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Intensément Camus


En l’an 2000, la maison Camus lançait un cognac qui bousculait audacieusement les codes de son appellation avec sa carafe pensée comme une épure, dont les lignes contemporaines rendait simplement hommage à l’assemblage qu’elle contenait. Toujours leader de sa catégorie après quinze ans (source : IWSR 2015), cet Extra Elegance se décline cette année dans une nouvelle expression “Dark & Intense” élaborée par Patrick Léger, maître de chai de la Maison, afin d’offrir aux amateurs « une expérience aromatique riche et puissante. » Cachée derrière une carafe laquée de noir présentée ces jours-ci à Singapour, au salon TFWA Asia-Pacific, la robe «aux reflets d’acajou et de topaze » de ce cognac est le fruit d’une technique exclusive.

« Il a d’abord fallu sélectionner les eaux-de-vie les plus adaptées, les soutirer en cours d’élevage, ouvrir les fûts (340 L) afin de régénérer leur plein potentiel aromatique, et les exposer à une flamme nue à température maitrisée. Cette opération délicate et minutieuse est réalisée à la main, fût par fût, grâce à l’expertise du maître tonnelier qui détermine la durée et le degré du brûlage qui permettra d’obtenir la meilleure harmonie avec le cognac. Les fûts sont ensuite remplis avec leur cognac d’origine. L’assemblage va alors lentement décupler ses arômes épicés. Seule la dégustation, que nous effectuons tous les jours, nous permet de décider d’arrêter la phase de “finish”, lorsque le cognac a définitivement pris son caractère singulier. »

Camus, cognac Extra Dark & Intense,70 cl, 480 €

La Chine en tête

Se faisant le relais de la conférence de presse donnée hier par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) et portant sur la conjoncture mondiale, Les Echos annoncent que la Chine est devenu en 2014 le deuxième plus grand vignoble au monde après l’Espagne (plus d’un million d’hectares) et avant la France (792 000 hectares). Avec 800 000 hectares de vignes, « le vignoble chinois, qui représentait moins de 4 % des vignes mondiales en 2000, compte aujourd’hui pour près de 11 %, selon l’OIV. » On lira l’article dans son intégralité en cliquant ici.

Le grand anniversaire

Fondée en 1715, « à l’apogée de l’art de vivre à la française, l’époque du règne de la gastronomie, du goût et de l’artisanat », la plus ancienne des grandes maisons de cognac a décidé de célébrer son tricentenaire avec un projet d’envergure « à l’image de Louis XIV (…) lorsqu’il réunit les plus grands artistes et figures culturelles de la nation à la cour de Versailles. » C’est au magazine L’Officiel que la maison Martell a confié la mission d’identifier un équivalent contemporain. Evoluant dans l’univers de la gastronomie, de l’art, de la mode ou encore du divertissement, trois cents jeunes talents incarnant « l’art de vivre à la française au XXIe siècle » feront partie du projet « Martell France 300 » dont l’annonce se fera en juin prochain.

Juste avant, la Maison célébrera son vénérable anniversaire à Versailles, le 20 mai, en présence de 300 invités et de l’ambassadrice de la marque pour cette belle occasion, l’actrice Diane Kruger. Après avoir également rendu hommage à sa longue histoire dans plus de trente villes du monde, Martell reviendra à son point d’origine, Cognac, où la Maison restaure en ce moment le site de Gâtebourse, acquis par Jean Martell en 1833 (plus d’infos et d’images dans cet article de Sud-Ouest). Le renouveau cet héritage industriel, redessiné pour s’ouvrir sur la ville, sera accompagné d’une exposition au musée d’Art et d’Histoire de Cognac. Conçue avec la Ville et l’association Cognac Patrimoine, « Martell dans la Cité » ouvrira en septembre 2015.

Primeurs 2014, la liste de mes envies (chapitre 1)

Cette année, on est tranquille. Pas de site-voyou pour nous faire craindre le pire. Pour autant, pas sûr que je fasse mes courses uniquement dans le classement de 1855 (au fait, c’est protégé ce chiffre magique ? Non ? Toujours pas ?).
L’émergence de cette notion de Super-Bordeaux, très bonne idée portée par Bettane + Desseauve, m’incite à aller regarder un peu plus loin que l’évidence.

Et sur quoi, je tombe tout de suite ?…lire la suite sur le blog bonvivant

Un vin francilien

Vendredi à 15 heures se tiendra la première vente aux enchères des vins des « Coteaux de Saint-Prix » (Val d’Oise). Parrainée par François Morel, comédien, metteur en scène et Saint-Prissien, cette vente au bénéfice du Centre d’accueil de la faune sauvage d’Alfort se fera dans le cadre des Instants Nature organisés par la municipalité et portera sur les récoltes 2009 à 2013. Cultivées selon les principes de la biodynamie, les vignes de Saint-Prix sont les héritières d’une histoire viticole qui remonte au XIIe siècle, quand les chanoines de Saint-Victor – afin de se procurer « le vin de messe et de table » – décidèrent d’étendre aux terres de leur prieuré une culture de la vigne alors très présente dans le massif montmorencéen (en lire plus ici). Economiquement rentable grâce à la proximité de Paris, le vignoble se développa jusqu’à couvrir les trois quarts de la surface cultivable de la commune.

©Saint-Prix « Les clos de gamay et chardonnay étaient gardés jour et nuit pour éviter les vols tandis que le ban des vendanges était soumis à l’article 20 du règlement de police du duché de Montmorency qui obligeait tout le monde à vendanger en même temps. Ainsi nul ne pouvait convoiter les vignes du voisin et le contrôle des redevances était facilité. Certains vins étaient réputés, comme le « Clos Rouillard » vendu à grand prix à Londres par Charles de Montmorency et servi en 1530 par Anne de Montmorency à sa table de Bordeaux. Il disparut (…) à la veille de la guerre 14-18, suite au départ des hommes, à la crise économique, aux invasions et à la contamination par le phylloxera. Un musée et des caves creusées à fleur de colline témoignent de la grandeur de ces vignobles en terres montmorencéennes. »

C’est sous l’impulsion du maire de Saint-Prix, Jean-Pierre Enjalbert, et d’une équipe municipale qui s’est engagée à « remettre la nature au coeur de la ville » que la renaissance de ce terroir historique a été initiée en 2006, d’abord avec un classement des coteaux en Espace naturel sensible, puis avec la plantation de 2 500 pieds de pinot noir. En 2012, 500 nouveaux ceps ont été plantés, cette fois de cépage gewurztraminer, dont 900 pieds sont encore ajoutés l’année suivante. La vendange 2013 donne 800 bouteilles. La plantation de 1 000 nouveaux ceps de pinot noir est prévue pour 2015. Si les vendanges de ce clos de 2 500 m2 sont assurées depuis 2009 par les membre de l’association « Le Clos Saint-Fiacre », c’est un œnologue qui se charge désormais de la vinification de ce vin « encore confidentiel » produit à quelques kilomètres de Paris. Récompensée à de nombreuses reprises pour ses actions en faveur de la diversité (on peut les découvrir ), la municipalité n’en dit pas moins de son vin, que nous n’avons pas encore goûté, qu’il est « l’une des grandes fiertés de Saint-Prix. »

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Plus d’informations sur le programme de la journée du 1er mai à Saint-Prix en cliquant ici.

10e week-end des grands crus

Le week-end au cœur des plus belles appellations du vignoble bordelais proposé chaque année par l’Union des grands crus de Bordeaux aura lieu les 30 et 31 mai. Pour les amateurs, c’est l’occasion de découvrir « en un lieu unique, dans le centre historique de Bordeaux » deux millésimes de plus de cent grands vins, le 2012 et un autre, choisi par les propriétés. Outre cette grande dégustation, des dîners dans les châteaux, des circuits de visites dans le vignoble (Rive droite, Graves & Sauternes, Médoc) et un tournoi de golf (Coupe de l’Union des grands crus) comptent au rang des diverses activités proposées, que l’on peut réserver séparément. Le programme complet de cette édition anniversaire est à découvrir ici. De Pomerol à Saint-Estèphe en passant par Sauternes et Margaux, la liste des châteaux concernés est . Tarifs et réservation ici.

L'autre rosé de l'été

Blushing Manhattan, Reverse Martini, Lillet Rougissant, Sweet Pink ou encore Pink Fizz, voici quelques-uns des cocktails dont l’amateur pourra trouver la recette sur le site de la maison Lillet (cliquer ). Fondée en 1872 par deux frères négociants en vins fins, liqueurs et spiritueux, cette dernière est à l’origine du premier – et unique – apéritif élaboré à base de vins de Bordeaux et de liqueurs de fruits artisanales.

Très à la mode dans les années 30, et coqueluche des bars new-yorkais après guerre, le « Lillet » sera d’abord blanc. Sa version rouge, issue de merlots, sort en 1962. Plus récente, la version ci-dessus, basée comme le blanc sur le cépage sémillon, est lancée en 2011 et immédiatement récompensée à l’Ultimate Spirit Challenge (Chairman’s Trophy 2011) et à la San Francisco World Spirits Competition (médaille d’or 2011).

Lillet, apéritif Lillet Rosé, environ 15 €

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?

Les domaines de l’appellation lalande-de-pomerol ouvrent leurs portes aux visiteurs samedi et dimanche, de 10 h à 19 h. Expositions, pique-nique, marchés de producteur, visites des chais, promenades en calèche, balades gourmandes, ateliers et, bien entendu, dégustations (parfois en verticale), toutes les animations proposées par les vingt-deux châteaux participant à cette édition 2015 sont à découvrir en cliquant ici.


saintamour
Après Romanèche-Thorins (AOC moulin-à-vent) l’an passé, c’est au tour du village de Saint-Amour de recevoir la fête des crus du Beaujolais, 35e édition d’un événement très couru par le public des amateurs (environ 20 000 visiteurs). Tout le week-end, les vignerons de chacun des dix crus du vignoble beaujolais (soit les AOC brouilly, chiroubles, chénas, côte-de-brouilly, fleurie, juliénas, morgon, moulin-à-vent, régnié et saint-amour) proposeront leur production à la dégustation, notamment leur dernier millésime. Mise en perce du cru de Saint-Amour 2014, intronisations par les confréries, démonstrations de cuisine, présentation de vieux millésimes et vente aux enchères sont au programme de ces deux journées de festivités, à découvrir ici.


chinon
Ce samedi, les vignerons de l’appellation chinon donnent rendez-vous aux amateurs au cœur même de Chinon pour la 8e édition de leur salon « Vignerons dans la ville », auquel participent cette année une soixantaine de producteurs. Au rang des festivités de la journée, le défilé de la Confrérie des Bons entonneurs rabelaisiens se tiendra à 10 h 30. Côté dégustations (verre disponible sur le salon, 4 €), le millésime 2014 sera évidemment à l’honneur. Les trois places du centre-ville dédiées à l’événement accueilleront également des expositions des métiers de bouches et artisans locaux, des démonstrations culinaires et des concerts. Plus d’infos ici.


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En Minervois, la cave coopérative de Ventenac occupe un imposant château du XIXe siècle dont la surface est bien plus grande que les besoins techniques des vignerons (en lire plus ici). Parce que cette cave vinifie aujourd’hui cinq fois moins d’hectolitres qu’autrefois, les producteurs ont fait de leur château un site œnotouristique à succès qui accueille, en plus de leurs chais et de leur maison des vins (dégustation et vente), un « Grenier des vignerons » dédié à l’histoire de leur terroir. Ce samedi, la deuxième « Journée machines & outils » de la saison, destinée à enrichir les collections du musée de nouveaux objets anciens, sera également l’occasion de déguster le millésime 2014 de l’AOC minervois, en blanc et en rosé. Plus d’infos sur la page facebook du château.

Quand et comment acheter les bordeaux 2014 en primeurs ?

Dès la fin du mois d’avril et pendant tous le mois de mai, les propriétés participant à la campagne détermineront leur prix de vente ; les sites de négociants bordelais accessibles aux consommateurs (chateaunet.com, millesima.fr, lacavedourthe.com, etc.), les grands cavistes (lavinia.fr, caves-legrand.com, etc.) et de nombreux sites spécialisés (wineandco.com, ventealapropriete.com, grandsvinsprivés.com, etc.) proposeront alors leurs offres.

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