En l’an 2000, la maison Camus lançait un cognac qui bousculait audacieusement les codes de son appellation avec sa carafe pensée comme une épure, dont les lignes contemporaines rendait simplement hommage à l’assemblage qu’elle contenait. Toujours leader de sa catégorie après quinze ans (source : IWSR 2015), cet Extra Elegance se décline cette année dans une nouvelle expression “Dark & Intense” élaborée par Patrick Léger, maître de chai de la Maison, afin d’offrir aux amateurs « une expérience aromatique riche et puissante. » Cachée derrière une carafe laquée de noir présentée ces jours-ci à Singapour, au salon TFWA Asia-Pacific, la robe «aux reflets d’acajou et de topaze » de ce cognac est le fruit d’une technique exclusive.
« Il a d’abord fallu sélectionner les eaux-de-vie les plus adaptées, les soutirer en cours d’élevage, ouvrir les fûts (340 L) afin de régénérer leur plein potentiel aromatique, et les exposer à une flamme nue à température maitrisée. Cette opération délicate et minutieuse est réalisée à la main, fût par fût, grâce à l’expertise du maître tonnelier qui détermine la durée et le degré du brûlage qui permettra d’obtenir la meilleure harmonie avec le cognac. Les fûts sont ensuite remplis avec leur cognac d’origine. L’assemblage va alors lentement décupler ses arômes épicés. Seule la dégustation, que nous effectuons tous les jours, nous permet de décider d’arrêter la phase de “finish”, lorsque le cognac a définitivement pris son caractère singulier. »
Camus, cognac Extra Dark & Intense,70 cl, 480 €



« Les clos de gamay et chardonnay étaient gardés jour et nuit pour éviter les vols tandis que le ban des vendanges était soumis à l’article 20 du règlement de police du duché de Montmorency qui obligeait tout le monde à vendanger en même temps. Ainsi nul ne pouvait convoiter les vignes du voisin et le contrôle des redevances était facilité. Certains vins étaient réputés, comme le « Clos Rouillard » vendu à grand prix à Londres par Charles de Montmorency et servi en 1530 par Anne de Montmorency à sa table de Bordeaux. Il disparut (…) à la veille de la guerre 14-18, suite au départ des hommes, à la crise économique, aux invasions et à la contamination par le phylloxera. Un musée et des caves creusées à fleur de colline témoignent de la grandeur de ces vignobles en terres montmorencéennes. »




