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Qu’est-ce qu’on fait ce week-end ?

ampélofolies
Pour la quinzième édition des Ampélofolies de l’AOC Cabardès, la plus grande manifestation dédiée à la truffe
et aux vins de la région Languedoc-Roussillon, différentes manifestations « truffées » sont prévues ces samedi et dimanche. Atelier de cuisine, rencontres littéraires, concours de recettes, promenades viti-trufficoles, le programme complet est visible ici. Le marché aux truffes aura lieu dimanche à Moussoulens à partir de 14 h 30.



 On peut se renseigner et réserver (notamment pour le dîner de samedi soir) au 04 68 24 92 46.

A Paris, le Bistrot du Sommelier de Philippe Faure-Brac fête ses 30 ans cette année. C’est une bonne raison
supplémentaire de participer ce soir au lancement de la 9e édition de ses Vendredis du Vigneron, rendez-vous gourmand à la découverte d’un vignoble et de ses vins. C’est la Maison M. Chapoutier qui ouvre le bal de cette saison de rencontres dont nous reparlerons et qui verra défiler, jusqu’en juin, Daniel-Etienne Defaix (Chablis), Laurent Delaunay (Languedoc), Rémy Gresser (Alsace), Philippe Modat (Côtes du Roussillon) et Francis Jourdan (Chinon). Réservation au 01 42 65 24 85.



En Bourgogne, le village de Saint-Aubin recevra pour la première fois de son histoire la Saint-Vincent-Tournante, une tradition de solidarité vigneronne créée par les Chevaliers du Tastevin en 1938 (en lire plus ici). Outre les différentes dégustations prévues dans neuf caveaux du village, cette fête dédié au saint protecteur donnera lieu
tout le week-end à de nombreuses animations dont le programme complet est annoncé ici . L’entrée (15 €) ouvre droit à un verre et 7 tickets de dégustation. D’autres dégustations sont prévues dans la région, notamment à Pommard, on clique pour accéder à l’agenda de l’interprofession bourguignonne.


saint-aubin

Une caisse sur-mesure, ça vous dit ?

Caisse panachée 2 millésima bd

Semaine de fashion week oblige, Millésima lance un nouveau service sur-mesure. Le célèbre négoce bordelais offre la possibilité à l’amateur d’acheter une caisse de vins selon ses goûts et ses envies. Cette nouvelle offre rend ainsi (plus) accessible une grande étiquette qui ne l’était pas forcément en étant vendue par carton de six ou caisse de douze.

Le leader européen de la vente à distance de grands vins propose ici un catalogue de plus de 1 500 références, provenant des meilleures régions viticoles françaises et étrangères. Les amateurs de bourgognes pourront, notamment, choisir un vin d’Olivier Leflaive, d’Albert Bichot, de Bouchard Père et Fils, du Domaine de Courcelle, du Domaine des Perdrix, mais aussi un richebourg-grand-cru de Thibault Liger-Belair. Les vins de Bordeaux ne sont pas en reste avec pas moins de 25 appellations. Tous les grands crus classés sont référencés, mais aussi de nombreux sauternes, graves, pessac-léognan, pomerols et crus bourgeois.

Point important. Millésima garantit bien sûr l’authenticité des produits proposés, mais aussi et surtout, un soin rigoureux apporté aux conditions de stockage, éléments essentiels qui rentrent en jeux pour la garde du vin.
Ce service est l’occasion de (se) faire un beau cadeau, mais aussi un astucieux moyen de reconstituer sa cave après les fêtes.

Pierre Grenié

Concours d'amoureux



moêtrosé
La Maison Moët & Chandon lance aujourd’hui un concours permettant aux valentins et valentines de gagner une expérience gastronomique à deux, le 14 février. Cette belle proposition étant totalement digitale, il faut se rendre sur la page Facebook de la Maison (avant le 7 février) pour découvrir l’application « Dégustation Moët Rosé Impérial » qui y est attachée. Là, l’amateur pourra hésiter entre trois restaurants parisiens, la Maison Blanche, le Georges et
le Café Marly. Une fois choisi le cadre de la soirée, il ne lui restera qu’à inviter la personne avec qui il veut la passer afin de valider son inscription. Le nom des trois gagnants sera tiré au sort parmi tous les participants le 10 février 2014, sous contrôle d’huissier. 


L'exception M



M
Samedi dernier, un record mondial a été battu lors d’une vente aux enchères à Hong Kong dont les revenus seront versés à des associations caritatives locales. La maison Sotheby’s a adjugé six cent vingt huit mille dollars la très grande carafe de whisky écossais ci-dessus. Signée Lalique, cette impériale (six litres) de single malt The Macallan « M » est née de la collaboration entre Bob Dalgarno, whisky maker pour The Macallan, de Silvio Denz, président directeur général de la maison Lalique et de Fabien Baron, le fondateur et directeur artistique de Baron&Baron. Pour célébrer la conception de « M », quatre carafes de six litres (parmi les plus grandes jamais créées par la cristallerie) avaient été spécialement fabriquées par Lalique. Un travail de précision qui a exigé le savoir-faire de dix-sept artisans et plus d’une cinquantaine d’heures pour chacun des flacons.

David Cox, pour la maison The Macallan, s’est déclaré « très heureux de la générosité de l’acheteur de la version
6 litres de la carafe M, dont l’important bénéfice sera entièrement reversé à plusieurs oeuvres caritatives de Hong Kong.
» Cet impressionnant record, qui n’est pas le premier pour une carafe The Macallan *, « témoigne de l’artisanat, de la qualité et de la passion réunis pour créer cette carafe. C’est un moment unique pour nous. »
Silvio Denz confirme que « ce résultat incroyable met en évidence l’unicité de la carafe M et la qualité remarquable du whisky. La création de cette carafe fut un défi tant par sa taille, son poids, que sa forme totalement inédite.
Ce prix souligne également l’intérêt et la valeur de carafes si extraordinaires.
» Enfin, Robert Sleigh, de Sotheby’s Hong Kong, ajoute : « Imperiale, la carafe M de The Macallan a suscité un intérêt général de la part des enchérisseurs, attirés par une opportunité unique et une qualité exceptionnelle qui a permis à la fois d’atteindre
un nouveau record mondial pour le whisky single malt, mais aussi d’en faire bénéficier des associations caritatives.
»


* Fondée en 1824 au coeur du Speyside, The Macallan a été l’une des premières distilleries en Ecosse à être légalement autorisée. C’est un des single malt les plus recherchés au monde et son nom figure au Guinness World Record en tant que whisky vendu aux enchères au prix le plus élevé au monde, 460 000 dollars, à New York en 2010, déjà avec une carafe Lalique.

Les amis de Miss Glou Glou, #6 Thomas Henriot

Thomas Henriot

À 39 ans, Thomas Henriot, président des champagnes Henriot, représente la 7e génération de la famille. Son père est président du conseil de surveillance du groupe, qui englobe désormais la maison Bouchard Père et Fils depuis 1995 et les chablis Wiliam Fèvre. So chic.

Quand on travaille avec son père, doit-on prendre ou recevoir le pouvoir ?
Le pouvoir, c’est un gros mot pour une entreprise familiale. Je m’entends extrêmement bien avec mon père et c’est une joie de travailler avec lui. J’aurais tort de ne pas m’appuyer sur son expérience et son savoir-faire pour les décisions importantes. J’ai besoin de son regard. Voilà ce que je pense : il est juste que ce qui est juste soit suivi.

Pourquoi la cuvée blancs de blanc reste-t-elle votre préférée ?
Le chardonnay est un cépage incroyable. Ma famille lui doit énormément. On n’oublie jamais que le chardonnay a donné à Meursault et à Montrachet des vins d’une race exceptionnelle. Et sur la Côte des blancs, il représente énormément de légèreté, de dentelle. On aime les vins aériens à la maison. Et sérieusement, qu’est-ce que je changerais à quelque chose qui fonctionne si bien ? Croyez-vous que je vais réinventer la roue ? On ne sort pas comme ça une invention tous les mois. Ça fait quinze ans qu’on travaille sur un projet, on vous en parlera en temps voulu. Mais une chose est sûre : je ne vais pas faire un ramdam pour 0,2g/l de sucres en moins. On sait ce que la nature est capable de nous donner et aussi de nous reprendre. Je ne suis pas le petit chimiste, moi. Je suis un nain sur les épaules d’un géant. Je suis un passeur.

Comment vous changez-vous les idées ?
J’aime beaucoup la montagne. J’y vois la pureté du ciel, la grandeur de la nature, la petitesse de l’homme. Et puis il y a une idée de dépassement de soi, on peut se mettre en cause. C’est un choix très personnel. Le contact avec la roche, que ce soit du calcaire ou du granit, les sensations ne sont pas les mêmes, les textures, les lignes et failles des rochers. Le rapport qu’on peut avoir avec la montagne est incroyablement puissant. Et sensuel.

Et comment descendez-vous ?
Ça dépend des saisons. Je fais du télémark depuis plus de quinze ans. J’y ai trouvé des sensations extraordinaires. C’est élégant, c’est gracieux. C’est très exigeant aussi. Et ça provoque de grandes sensations.

Comme le champagne. Vous en buvez en montagne ?
C’est très curieux, mais l’altitude change la perception du goût, compte tenu de la raréfaction de l’oxygène.

Du champagne dans votre bain ?
Quand on parle du bain aujourd’hui, c’est un lieu exigu. Mais autrefois, c’était un endroit de plaisir. Dans une baignoire, je ne bois jamais seul.

Quels vins avez-vous dans votre cave en dehors des champagnes et des bourgognes ? (il botte en touche, j’insiste) Avez-vous des muscadets ou des languedocs ?
Non, mais je ne vais pas vous le dire.

Donc en fait, vous n’en avez pas.
(rires) Je… Je ne vais pas vous dire ce que j’ai dans ma cave. J’ai plein de belles choses. Clos Saint-Hune, ça vous parle ?

Cet interview a été publié le 1er décembre sous une forme différente dans Mes Dimanches Vin, le supplément mensuel du Journal du Dimanche.

La viticulture bourguignonne de demain



bivb

Engagée depuis plusieurs années dans une démarche de développement durable (via son plan Amplitude 2015), le filière bourguignonne participe au programme européen Vintage, lancé en 2012 et visant à limiter les traitements à la vigne et à maximiser le potentiel qualitatif des vignobles. Le sujet, c’est la création d’outils d’aide à la décision pointus et faciles d’utilisation. Le but, c’est que les viticulteurs puissent raisonner toujours plus leurs pratiques grâce aux nouvelles technologies. Les outils créés donneront des indications en temps réel sur les données climatiques, les propriétés du sol ou le risque d’atteinte par une maladie, grâce à divers modèles appliqués à la viticulture.
Dans certains cas, ils permettront aussi un choix de cépage le plus en adéquation avec chaque parcelle. Au terme des études et expérimentations sur le terrain, un portail internet de gestion intégrée du vignoble sera mis en place que chaque producteur de vin pourra s’approprier facilement.



Les 29 et 30 janvier prochains, une phase importante va s’amorcer avec l’implantation, à titre expérimental,
de six stations météorologiques sur l’appellation Saint-Romain. Elles permettront d’obtenir, à une échelle fine,
des données climatologiques qui serviront à valider le bon fonctionnement du modèle développé par les chercheurs, particulièrement pour le mode de prévision des maladies (mildiou, oïdium, vers de la grappe). Elles devraient également valider la pertinence des modèles indiquant la climatologie d’un site donné et son évolution régulière, en se basant sur des informations constantes, comme la topographie ou l’exposition. L’implication du bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) s’inscrit dans sa volonté permanente d’accompagner
les professionnels dans leurs prises de décision, et notamment dans leur objectif de diminution des intrants.
Fort de l’idée que la force du vignoble bourguignon est d’allier tradition et modernité, il s’agit ici de préserver
un patrimoine millénaire grâce à des technologies de pointe.

L’appellation Saint-Romain a été retenue pour deux raisons principales. D’abord parce qu’il fallait un territoire
qui ne soit pas trop grand, mais présente des situations géographiques très variées. Ensuite parce que le projet nécessitait aussi que les professionnels soient volontaires pour participer et accueillir les stations météo sur leurs parcelles. Après un an et demi de développement dans les divers laboratoires européens des universités et entreprises impliquées *, le projet Vintage, qui devrait s’achever en 2015, entre donc dans sa phase d’application. Le budget à la hauteur des ambitions affichées. Sur 2,8 millions d’euros, 2,1 sont pris en charge par l’Europe.
Le BIVB apporte quant à lui 546 000 euros sur trois ans (dont 417 000 euros de fonds européens). Son soutien
est également constitué de temps de travail de membres de l’équipe permanente de l’Interprofession, de communication autour du projet et de mise à disposition, grâce à la collaboration des professionnels, de sites d’expérimentation.

* Au total, quatre associations européennes représentant plusieurs milliers de producteurs (Vignaioli, Grupo Rioja, BIVB, Andovi), deux entreprises (Gaiag, Bodegas) et six laboratoires de recherche (LABOR, Université de Bourgogne/Centre de Recherche de Climatologie, ARPA, Tu-Wien, Mavigex, INRA).

Crédit photo : BIVB / GADENNE D.


Une soirée en Italie



italielegrand


Les dégustations du mardi reprennent en beauté dès ce soir chez Legrand Filles & Fils. Au programme
d’une série consacrée à l’étude des terroirs, place aux grands vins du nord de l’Italie, et du Piémont en particulier, que la maison considère faire partie « des plus grands rouges, au même titre que les grands vins de Bordeaux, Bourgogne ou de la Vallée du Rhône. » Poursuivant méthodiquement ses investigations pour défricher « cette fascinante région », elle proposera ce soir une sélection de Barbera, Barolo et Barbaresco d’anthologie, ainsi que les rouges en biodynamie de Foradori, dans le Trentin. Un grand voyage qui sera animé par Jean-Emmanuel Simond. Participation, 100 €. Plus de renseignements et réservation ici.

Les vins :

– Dolcetto 2011 Sandrone
– Barbera d’Alba 2010 Sottimano
– Barbera d’Alba 2010 Conterno
– Granato 2008 Foradori
– Langhe Nebbiolo 2010 Sottimano
– Nebbiolo d’Alba Valmaggiore 2010 Sandrone
– Barolo Castiglione 2009 Vietti
– Barbaresco Pajé 2007 Roagna
– Barolo Cannubi Boschis 2000 Sandrone

Pendant que j'y pense #25

Fonsalette syrah 99

Un côtes-du-rhône
Une cuvée 100 % syrah du Château de Fonsalette, autre propriété de la galaxie Rayas. Certes, ce n’est pas la cuvée mythique de Fonsalette, mais quelle émotion. Longtemps, je n’ai pas mordu aux vins d’Emmanuel Reynaud (le grand rayas mis à part), je n’y comprenais rien et, poussé par Thierry Desseauve qui voue une passion à ces vins, j’ai vingt fois recommencé l’expérience sans plus de succès. Jusqu’à cette bouteille d’exception. Et j’en suis bien content. L’impression euphorisante de rejoindre une couche de la stratosphère dont je n’avais pas la clef.

GG96

Un pomerol
Il s’agit de gombaude-guillot 96, en magnum. Un vin d’une belle finesse qui a enchanté une tablée d’amateurs rigolards et tâtillons. Pour ses 17 ans, il porte beau sans marque de vieillissement exagéré. Suave et complet, le magnum se révélera tout petit, on aurait voulu un autre. Gombaude-Guillot, c’est un petit domaine…lire la suite

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?

Cahors

Deux randonnées en forme de découverte du vignoble sont au programme de la fête de la Saint-Vincent
organisée pour la première fois en 2010 par les vignerons de Saint-Vincent-Rive-d’Olt. Ce dimanche, c’est le
comité des fêtes qui se chargera d’accueillir les participants à cette « Rando Malbec » qui comptera deux parcours différents (difficulté moyenne, quelques passages escarpés). Qu’on choisisse de marcher 8 à 9 kilomètres ou près de 14 kilomètres, les points de vue sur le vignoble, ses terroirs, le causse et le petit patrimoine rural, seront beaux. Ouverture des inscriptions à 7 h 30 (salle des fêtes), départ 8 h 30 pour une balade d’environ 3 h 30.
Tarif : 7 €, plus d’infos ici.

Vallée du Rhône
Incontournable pour les amateurs des vins du nord de la vallée du Rhône, la 86e édition du marché aux vins d’Ampuis – Côte-Rôtie a démarré aujourd’hui et se poursuivra jusqu’à lundi. Des milliers de visiteurs sont attendus (ils étaient près de 14 000 en 2013) pour ces quatre jours de dégustation dédiés aux appellations côte-rôtie, condrieu, cornas, crozes-hermitage, hermitage, saint-joseph et saint-péray. Au total, 200 vins seront présentés
par une soixantaine de maisons. Droit d’entrée : 8 € incluant un verre de dégustation gravé au nom de Côte-Rôtie
et la participation à un tirage au sort. Plus de renseignement .


marchéampuis

Enfin, pour rappel, il se passe également des choses à Reims et dans les Alpes.

Les amis de Miss Glou Glou, #5 Gilles Pons

Gilles Pons

Il y a 15 ans, Gilles Pons quittait Paris pour acheter avec sa femme Pascale un vieux mas provençal et quelques vignes. Aujourd’hui, ils en possèdent 35 hectares et le domaine s’appelle Château Les Valentines. Leurs vins, en côtes-de-provence-lalonde, connaissent un franc succès. Dans cette histoire, il y a beaucoup d’amour.

Vous avez tout fait à deux en amoureux ?
Ce domaine, c’est notre troisième enfant. C’était une volonté commune, de A à Z. Quand on a mis les mains dans ce projet, on a dû y mettre les bras, puis tout le corps. Pour être très franc, notre première idée était de pouvoir faire ça à mi-temps. Comme beaucoup de citadins, je crois. Mais personne n’avait jamais vinifié sur ce mas, le raisin allait à la coopérative. On est parti d’une page blanche, on s’est laissé guider par nos envies. Donc on s’y est consacré à 100% et voilà.

Comment avez-vous inventé les noms ?
D’abord on s’est creusé la tête pour trouver un nom de domaine, parce qu’il n’y en avait pas. On a mélangé les prénoms de nos enfants, Valentin et Clémentine, pour créer Les Valentines. Un vin d’amoureux. En plus, par le plus grand des hasards, notre tout premier vin, notre 1997, a été prêt le jour de la Saint-Valentin.
Les noms de cuvées viennent de nos expériences dans les vignes. « Bagnard », c’est une plantation qu’on a fait pendant trois semaines, quasiment jour et nuit. On nous avait livré des jeunes plants mais notre terrain était envahi de cailloux. On avait très peu de temps et on a levé les pierres à la main comme des bagnards. « La punition », c’est l’histoire d’une parcelle de vieux carignans laissés à l’abandon. Quant on l’a récupérée, on avait 50 à 60 micro-grappes par pied de vigne. Avec les vendangeurs, on passait 15 à 20 minutes sur chacun. Le nom s’est imposé.

Vous avez découvert les joies de l’ administratif.
Le rapport entre l’administration et le monde vigneron est catastrophique. Les vignerons de plus de 75 ans sont en train de lâcher prise, les enfants ne veulent pas reprendre parce que la pression administrative et informatique est épouvantable. Il y a deux ans, je me suis énervé. Pour la troisième fois dans la semaine, quelqu’un me contactait pour venir contrôler mes surfaces et j’avais fait le compte : huit structures en tout dans l’année viennent mesurer. Mais sur les huit administrations, personne n’a trouvé la même surface. Et encore, on n’a que 35 hectares… Enfin, entre 35 et 40. C’est kafkaïen.

Comment vous vous détendez ?
En se promenant dans le monde avec nos bouteilles. On discute, on échange, on fait goûter. Par exemple, on est très bien distribué aux Maldives, c’est assez fou. On y va tous les 18 mois car c’est notre gros marché d’export. Une bouteille sur un ponton au coucher de soleil sur l’île la plus au sud des Maldives, c’est assez magique, je n’ai pas trouvé plus romantique.

Le vin et vous – l’anecdote honteuse :
Nous les vignerons, quand on voit quelqu’un se servir un rosé piscine, avec des glaçons, ça nous fait mal au ventre. Parce qu’on se bat pour faire des vins élégants. Mais bon, quand je vais faire du bateau avec les copains au large de Porquerolles, on n’hésite pas à rajouter de l’eau pétillante dans le rosé. Parce que ça désaltère super bien. Mais il ne faut pas le dire, hein.

Cet interview a été publié le 1er décembre sous une forme différente dans Mes Dimanches Vin, le supplément mensuel du Journal du Dimanche.