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C’est quoi, un système de management environnemental ?


Mis en place par le conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux (CIVB) en février 2010, ce système est
une démarche volontaire et collective impliquant un groupe d’entreprises. Il consiste en une mutualisation des informations et des outils et en des échanges constants entre les équipes des différentes sociétés concernées, toutes suivies par un animateur qualité. Le but de cet engagement est de réduire l’impact de l’activité sur l’environnement tout en améliorant les performances globales de chacune des sociétés, selon leur rythme et leurs moyens. La première association du SME du vin de Bordeaux réunit quatre-vingt onze entreprises du secteur vitivinicole. Le Château Lanessan en fait partie, poursuivant ainsi la politique environnementale qui a été mise en place lors de l’arrivée de Paz Espejo aux commandes de la maison, en 2009. Dès cette date, Lanessan s’est fortement engagé dans la minimisation de son impact sur l’environnement, la préservation et l’amélioration de son terroir, celle son outil de production et des conditions de travail de ses salariés.

En novembre 2011, à la suite d’une analyse environnementale approfondie, Lanessan met en place ce système
de management environnemental (SME) en même temps qu’une politique globale de production durable et de préservation de la biodiversité. Ce plan d’action a été élaboré et mis en oeuvre avec l’implication de la direction, des services de ressources humaines et ceux concernant la vigne et le vin. Une animatrice qualité a également été nommée afin de coordonner les actions, contrôler la mise en oeuvre et appliquer les procédures. L’objectif fixé est l’obtention de la certification ISO 14001 en 2014 afin de pérenniser ce processus d’amélioration. Pour la propriété, cette démarche s’inscrit dans une ambition de modernité et de durabilité. La mise en place du SME a permis de restructurer l’organisation du château, désormais plus forte d’une meilleure communication et d’une meilleure interaction entre ses différents services. Des systèmes pour réduire et maîtriser les consommations d’eau, d’intrants et d’énergie ont été imaginés et l’ensemble du personnel et des équipes a été sensibilisé à la préservation de l’environnement, en même temps que se sont améliorées les conditions de travail de chacun.

Le point sur le Beaujolais


Comme dans la majorité du vignoble français, le millésime 2013 s’annonce tardif par rapport à la moyenne
des dix dernières années, ses conditions climatiques étant comparables à celles des années 80 et 90. Suite à
un premier trimestre très peu ensoleillé et froid, avec une température moyenne inférieure de 2,2° C aux normales constatées depuis trente ans, le débourrement n’a eu lieu qu’autour du 20 avril. Des semaines de pluie et de froid ont caractérisé le printemps et la floraison a débuté tardivement, vers le 19 juin. Elle a duré une dizaine de jours conformément, cette fois, à la moyenne des dix dernières années. Avec un mois de juillet chaud, la fermeture de la grappe est intervenue autour du 26 juillet et la véraison a commencé vers le 17 août. Ce retard du cycle végétatif
de la vigne n’entache en rien le potentiel du millésime à venir. Ainsi, en 1983, les vendanges avaient débuté
le 19 septembre et la qualité du millésime comme son potentiel de garde ont été mémorables.

Pas d’inquiétude, donc, d’autant moins que l’état sanitaire est très bon, le vignoble ayant bénéficié en juillet et
en août d’un rayonnement global record, le plus haut depuis 1992, année des premiers enregistrements. Ces conditions climatiques idéales laissent présager le meilleur pour la récolte à venir. Le beau temps actuel permet
à la véraison de se poursuivre dans d’excellentes conditions et l’évolution de la maturation laisse envisager un début de récolte entre le 20 et le 25 septembre pour les zones les plus précoces. Si celle-ci s’annonce inférieure en volume à la moyenne des dix dernières années, le rendement devrait toutefois être supérieur à la très petite récolte de 2012. Les viticulteurs du Beaujolais vont donc continuer à suivre de près l’évolution de leurs parcelles afin de récolter le raisin à sa maturité optimale, avec l’aide des 50 000 vendangeurs prévus. Rappelons qu’ici, comme
en Champagne, les vendanges manuelles sont généralisées.

L’élevage sous bois en question

Dans un récent communiqué de presse, Les Tonneliers de France annoncent leur association à un nouveau concours concernant les vins élevés sous bois, une première. Organisée par Forum Œnologie, à l’origine de nombreux concours depuis vingt ans (Syrah du monde, Chardonnay du monde et Effervescents du monde),
la compétition Alliances du Monde-International Wine & Barrel Competition se tiendra les 9 et 10 octobre
à l’Abbaye de Noirlac (18). Sur ce site très symbolique situé à proximité des futaies de chêne qui constituent
la source même de la tonnellerie française, dont la célèbre forêt de Tronçais, seront donc dégustés et jugés
des vins issus de méthodes d’élevage qui concernent seulement 2 % de la production mondiale.

Si la tonnellerie française se réjouit de cette initiative qui va mettre en lumière, son savoir-faire, « la qualité de
sa matière première
» et sa position de leader *, la question se pose de la pertinence de ce nouveau concours
et du classement de vins qui en résultera. Voici ce qu’en pense Michel Bettane : « Vaste sujet, comme le disait
le Général. Qu’est-ce qu’un boisé supérieur à un autre ? Qui peut en décider, et sur quels critères ? Type de vin,
âge de vieillissement, développement du parfum dans le verre… ? Enfin, qui faudra-t-il féliciter ? Le vigneron,
la cave et son hygrométrie, la forêt d’où provient le bois, le tonnelier ? Le nom de ce dernier sera-t-il cité ?
» Moquant gentiment le ton très « cocorico, nos bois et nos tonneliers sont les meilleurs » qui émane, et c’est bien logique, de ce communiqué, Michel Bettane pose quand même de nombreuses questions. Nous attendrons
la tenue dudit concours pour trouver des réponses.


* La Fédération des Tonneliers de France regroupe cinquante entreprises. Installées dans les principales régions vinicoles, elles ont produit 525 100 unités en 2012, pour un chiffre d’affaires de 328,5 millions d’euros. 66 % de cette production a été exportée vers, principalement, les Etats-Unis, l’Italie, l’Australie et l’Espagne.
La profession emploie aujourd’hui 1 805 personnes (1 435 en tonnellerie et 370 en merranderie) qui, tout en maîtrisant des gestes ancestraux, ont su s’adapter aux techniques les plus innovantes.

La foire aux vins chez Nicolas, c'est parti

Aujourd’hui débute la foire aux vins de la célèbre enseigne. Jusqu’au 1er octobre et dans 480 points de vente, l’éminent caviste propose plus de 70 références dont de savoureux nectars et des surprises provenant de toutes les régions viticoles. Une sélection coup de cœur vient agrémenter le catalogue. Côté bordeaux, nous retiendrons le Château d’Arcins 2010 (haut-médoc cru bourgeois) pour son élégance, ainsi que le Tour-Prignac grande réserve 2009 (médoc cru bourgeois) pour son potentiel de garde. Côté blancs, le bourgogne vieilles vignes 2011 de chez Albert Bichot libère tous ses arômes complexes et singuliers, tandis que le Château de l’Hyvernière 2011 (muscadet-sèvre-et-maine) vous offrira fraîcheur et minéralité. Vous pouvez découvrir leur catalogue complet ici.

Pas de « philosophie » dans le vin



Les Français, en bons disciples des Latins, ont trop tendance à intellectualiser tout ce qui touche à la gastronomie ou au vin, comme on s’y est habitué pour les beaux-arts. Les artistes d’aujourd’hui cachent trop souvent leur inspiration ou leur manque d’inspiration sous la fumeuse bannière de « l’art conceptuel » avec des tonnes d’explications : plus elles sont incompréhensibles, même par des professionnels expérimentés, plus les marchands font monter la cote et plus les collectionneurs collectionnent.
Les vignerons sont encore plus ridicules en abusant du mot « philosophie » pour justifier le style de leur vin.
En principe, le vin n’est rien d’autre que le produit fermenté d’un jus de raisin. Mais ce qui rend ce produit si divers et si passionnant pour le petit monde qui s’intéresse à lui, c’est qu’il est au croisement exact entre le don de la nature et le savoir-faire humain. La diversité des sols et des climats des vignobles de la planète est pratiquement infinie, mais une seule règle morale vaut la peine d’inspirer le travail du vigneron : comprendre et respecter son vignoble pour qu’il exprime dans le vin sa personnalité avec le plus de fidélité possible. Tout le reste n’est que bavardage,
et même bavardage dangereux quand l’idéologie dicte les gestes de celui qui cultive et de celui qui vinifie.
Une génération de viticulteurs croyant au « progrès » et persuadée que le recours à la chimie et à la mécanisation progressive du travail permettrait de produire davantage, à moindre coût et sans perte de qualité, n’a fait que dégrader les sols et banaliser son vin soumis aux règles d’une œnologie triomphante, indifférente à l’origine.
Les viticulteurs les plus idéalistes de la génération suivante, dans leur volonté de racheter les fautes de leurs prédécesseurs, ont donné à la nature trop d’importance, dans un mouvement de balancier inverse, comme ce n’est que trop humain. Ils se persuadent avec une naïveté désarmante que la nature est toujours plus juste et plus morale que l’intelligence humaine. Leurs vins « nature », les fameux « sans, sans, sans », soumis aux hasards du climat
et du ferment, étrangers au meilleur des traditions et du style conquis de haute lutte des appellations historiques, séduisent une partie du public, déculturé (vive notre école) et succombant à l’attrait des mots qui définissent la « philosophie » de ces « rebelles » du « goût vrai ». Il est sûr que le caractère stéréotypé de certains vins
« de luxe », noyés dans le bois neuf et l’exagération volontaire des saveurs et des odeurs ne vaut guère mieux
que l’imprécision et les défauts des vins « nature » mal faits.

On admettra donc que les journalistes et les critiques se laissent séduire par les uns ou les autres, ayant à juger de plus en plus vite et de plus en plus tôt des vins commercialisés beaucoup trop jeunes. Cette course à l’information renforce leur tendance instinctive à projeter dans le vin leur propre idéologie et leur propre goût. Leurs préjugés dictent des généralisations abusives du genre « les bordeaux sont ennuyeux » ou « seuls les vins d’artisans et de petite propriété familiale respectent le terroir ». Personne bien entendu n’est obligé de suivre ce type de raisonnement infantile. Mais il y a plus pernicieux. Souvent le préjugé dicte les commentaires de dégustation et les notes accordées au vin par les « experts », dans un environnement où ces notes sont capitales pour le succès commercial du vin concerné. La dégustation à l’aveugle n’est d’ailleurs pas moins dangereuse que celle à étiquette découverte. J’ai le souvenir récent de commentaires publics d’un critique connu, cultivé et même souvent perspicace qui, au cours d’une dégustation à l’aveugle, croit reconnaître dans un vin de Bordeaux le millésime 2003 : il le décrit, aveuglé par ses préjugés sur le millésime, comme atypique du style authentique de son appellation, et donne même la cause, liée bien sûr au millésime, « déséquilibre » en alcool et « surmaturité »
du raisin. Dans la foulée, il ne manque pas de critiquer fermement la dérive du goût international actuel vers ces vins trop démonstratifs. On enlève l’étiquette, et à sa grande confusion le vin se révèle être un… 2002. Si cet expert se reconnaît, qu’il ne m’en veuille pas trop, j’aurais été capable, moi aussi, dans un mauvais jour, de faire comme lui.

Il serait bien utile qu’on en revienne à plus de simplicité et plus d’humilité dans nos jugements, en essayant de comprendre puis de traduire pour les autres l’histoire que chaque vin nous raconte, sans laisser de côté son esprit critique, mais sans tenir compte de son prix, de sa réputation, de la sympathie ou de l’antipathie que suscitent la personnalité ou les discours de celui qui le produit ou le vend. Je crains hélas qu’il faille encore attendre une génération pour y arriver.

Michel Bettane

Œnotourisme futé en Alsace





Bien entendu, la doyenne des routes des vins de France, qui fête cette année ses soixante ans d’existence, et dont
deux territoires ont été labellisés Vignobles & Découverte (Cœur d’Alsace et Terres & vins du pays de Colmar), figurait déjà dans d’autres éditions du Petit Futé. Mais elles était plus génériques, consacrées au tourisme en Alsace ou aux vignobles de France dans leur ensemble. Là, c’est à un guide rien qu’à lui que ce vignoble de près de 16 000 hectares a droit. Premier territoire de vin à proposer à ses visiteurs, dès 1953, ce qu’on appelle désormais une offre œnotouristique, l’Alsace viticole accueille chaque année plus de cinq millions d’amateurs venus découvrir ses caves et ses villages-producteurs. Un succès qui s’explique par la célébrité de ses crus,
celle de ses étapes gastronomiques, mais aussi par la grande clarté de sa « route » de 170 kilomètres de parcours fléchés. Du Nord au Sud, ou inversement, à pied, en voiture ou à vélo (la Véloroute du vignoble d’Alsace a été inaugurée récemment), le vignoble alsacien, ponctué de célèbres châteaux médiévaux et de douces collines, est très facile à aborder. Il l’est encore plus avec ce nouveau guide œnotouristique en main, dans sa version papier
ou numérique (il faut acheter la première pour pouvoir télécharger la seconde sur sa tablette ou son smartphone). On en lira plus ici sur la manière dont a été réalisée la sélection d’adresses viticoles.

Le Petit Futé Tourisme & Vignoble en Alsace 2013, 240 pages, 8,95 €

Belles balades en Val de Loire


Gros événement œnotouristique et belle vitrine pour les vignerons des appellations concernées, le week-end de randonnées dans les vignes proposé par l’interprofession des vins de Loire est en passe de devenir un classique. En septembre 2012, huit mille participants (un record) sont venus parcourir, en compagnie des vignerons et négociants locaux, les paysages de vigne classés au patrimoine mondial de l’Unesco qui caractérisent la région, dont de nombreux territoires sont labellisés Vignobles & Découvertes. Ce rendez-vous qui clôt la saison d’été autant qu’il ouvre celle des vendanges fêtera les 7 et 8 septembre ses dix ans d’existence. Quinze randonnées faciles dans des paysages de vignes très différents sont proposées, du vignoble nantais à la vallée du Loir en passant par l’Anjou et la Touraine, soit cinq départements concernés sur deux régions.






Parmi les parcours mis en place cette année (tous largement décrits ici et sur la très fréquentée page facebook de l’événement), douze sont inédits. Une nouvelle randonnée permettra de découvrir l’AOC touraine-mesland et la randonnée autour de Chinon aura lieu samedi et dimanche. Munis d’un kit de randonneur et d’un verre de dégustation, les marcheurs découvriront l’itinéraire en groupes d’une quarantaine de personnes, guidés par un vigneron. Des pauses gourmandes agrémentées de produits locaux jalonneront leur promenade, au même titre que les animations pédagogiques (dégustations commentées, lectures de paysages, coupes géologiques, découverte du petit patrimoine rural). Toutes les randonnées proposent également un concert acoustique. Les enfants apprécieront ce qu’est un jus de pomme ou de raisin artisanal et pourront participer comme les grands au quiz distribué à chaque participant. Il faut s’inscrire ici à la randonnée de son choix (tarif : 6 €).






Pour célébrer cette 10e édition, un photographe a été invité à immortaliser les paysages du vignoble ligérien. Ses images seront exposées sur le site de chaque randonnée et certains tirages seront vendus au profit de la Fondation du Patrimoine, qui s’engage à restaurer le petit patrimoine bâti cher aux vignerons et aux marcheurs, loges de vignes, chapelles, moulins… L’enquête réalisée l’année dernière auprès de 1 300 participants montrent d’abord leur satisfaction. 98 % disent recommander l’événement à leurs proches et souhaiter revenir. Mais elle met aussi en lumière ce qui fonde l’intérêt de l’œnotourisme, c’est-à-dire la transmission in situ, de ceux qui font à ceux qui apprécient, de savoirs permettant de mieux comprendre le vin. 95 % des sondés ont déclaré avoir une meilleure connaissance du vignoble. En conséquence (logique), plus de huit sur dix d’entre eux ont été incités à acheter des vins de Loire. Ce week-end, en plus de leurs éventuels achats, les groupes de promeneurs se verront remettre un cep emblématique du terroir parcouru, chenin pour le vouvray ou cabernet franc en AOC saumur-champigny.

Le vin de Bourgogne






En librairie dès mercredi, le livre que Jean-François Bazin publie aux éditions Dunod a été préfacé par Aubert
de Villaine, co-propriétaire du domaine de la Romanée-Conti dont les passionnantes interventions (ici, comme ) éclairent chaque fois un peu plus l’amateur. Après cette belle ouverture, l’ouvrage se poursuit par un portrait complet du vignoble bourguignon sous tous ses aspects, historiques, culturels, vitivinicoles, oenologiques, économiques et sociaux. Chaque année, deux cents millions de bouteilles emportent le vin de Bourgogne dans le monde entier. Cette goutte de (bon) vin dans l’océan des produits de la vigne porte l’âme et l’esprit d’un vignoble d’exception né il y a vingt siècles. En s’appuyant sur une cartographie détaillée et une riche iconographie, le grand connaisseur de la Bourgogne qu’est le journaliste et écrivain Jean-François Bazin (il a présidé le Conseil régional de Bourgogne et a été premier adjoint au maire de Dijon) raconte ici chaque climat, de Chablis au nord jusqu’à Mâcon au sud, et l’appellation régionale bourgogne aussi bien que les prestigieux grands crus. Attentivement penché sur cette longue histoire, ce livre ouvre de larges perspectives sur la vigne et le vin au XXIe siècle, s’interrogeant sur le phénomène bio, la mondialisation et d’autres grandes questions qui occupent aujourd’hui
les pensées de ceux qui font, et ceux qui aiment, le vin.


Jean-François Bazin, Le vin de Bourgogne, éditions Dunod, 27 €

L’Hermitage célébré

« Quand on est né ici, que l’on a grandi au pied de cette magnifique colline, on ne peut que ressentir une immense fierté au moment de l’annonce du classement de ce site au patrimoine national français. Depuis des siècles, les vignerons de l’Hermitage ont contribué à rendre cette colline la plus belle possible en travaillant cette terre avec respect et humilité. Nous tenons à continuer ainsi pour faire rayonner, partout dans le monde, le nom de ce vin unique, en blanc comme en rouge. »

C’est avec ces mots que Michel Chapoutier, le président de l’appellation Hermitage célèbre aujourd’hui, avec les vignerons et le maire de Tain l’Hermitage, le tout récent classement des coteaux de l’Hermitage. D’une superficie
de 140 hectares, le périmètre de ce site classé pittoresque et historique reprend celui de l’appellation d’origine contrôlée AOC hermitage, légèrement agrandi au nord par l’ajout du lieu-dit Les Grandes Vignes en ligne de crête, et concerne les communes de Crozes-Hermitage, Larnage et Tain-l’Hermitage.

Situés au confluent du Rhône et du Doux, à une vingtaine de kilomètres au nord de Valence, dans un méandre resserré du fleuve, au coeur du vignoble des Côtes du Rhône, ces coteaux sont emblématiques des paysages viticoles rhodaniens. Repère visuel très fort que certains prétendaient vouloir défigurer (voir ici les détails du vif combat contre l’installation d’une antenne qui a été mené l’année dernière par des blogueurs et vignerons, Caroline Frey en tête), le vignoble occupe la totalité de ces collines exposées plein sud, dont les lignes se découpent très lisiblement dans le paysage, et au pied desquelles, de part et d’autre du fleuve, se sont implantées les villes de Tain-l’Hermitage et de Tournon.

Outre cette situation géographique très singulière, les collines présentent un vif intérêt paysager et historique par leur organisation en terrasses, façonnées par des siècles de pratiques viticoles dont témoigne le petit patrimoine bâti qui ponctue les pentes des coteaux, murets de soutènement, dispositifs d’écoulement d’eau ou encore ces fameux murs peints affichant le nom du propriétaire de la vigne, visibles depuis la voie ferrée et construits pour solliciter le regard et l’attention du voyageur du XIXe siècle (celui de la maison M. Chapoutier est visible ).

Agenda des foires aux vins 2013

Nos boîtes aux lettres se remplissent de catalogues de vins. C’est le signal, le mois de septembre approche, les foires aux vins sont de retour. Cette rencontre classique de la grande distribution et des amateurs permet aux enseignes d’écouler près du tiers de leurs ventes annuelles de vin. En attendant le top départ, voici l’agenda complet des foires aux vins par enseignes.

Agenda des foires aux vins 2013

Wineandco : 28 août au 6 octobre
Vin Malin : 30 août au 30 septembre
Lavinia : 6 septembre au 8 octobre
Casino : 6 septembre au 21 septembre
Nicolas : 4 septembre au 1er octobre
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