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Les coulisses du vin





Pourquoi certains vins sont plus rouges que d’autres ? Pourquoi certains vins se gardent plus longtemps que d’autres ? Quelle sont les différences entre un vin sec, demi-sec ou moelleux ? Quelles sont les techniques pour obtenir des bulles dans le vin ? Voilà le genre de questions que l’amateur est en droit de se poser et auxquelles
la maison saumuroise Langlois-Chateau se propose de répondre au long d’une visite guidée découpée en quatre actes. Le premier se déroule dans le décor d’une ancienne classe reconvertie en Ecole du vin. Là sont enseignées les bases de l’œnologie. Au programme, présentation des différentes appellations de la Loire, de la géologie,
des terroirs, des cépages ligériens et des vinifications dans les trois couleurs. Deuxième acte, visite du chai de la maison, en profitant au passage de la vue panoramique sur la vallée de la Loire. Après avoir vu le vendangeoir,
les pressoirs et les cuveries, on passe à l’acte trois, consacré aux caves de tuffeau (voir photo ci-dessus). Soit une balade souterraine qui est aussi l’occasion de découvrir l’élaboration traditionnelle du crémant (vieillissement sur lie, remuages manuels et mécaniques, dégorgement par la glace). Après la théorie vient évidemment la pratique,
le quatrième acte étant une dégustation commentée des différents vins produits par cette maison implantée à Saumur depuis 1885 qui exploite 71 hectares de vignes sur différentes AOC. Coup de cœur Smartbox du public en 2012 et recommandée par Tripadvisor, cette visite guidée d’une heure et demie (pour 5 euros) a déjà été effectuée par près de 12 000 personnes. Récompensé en 2011 par le réseau des caves touristiques du vignoble de Loire, Langlois-Chateau est labellisé France Qualité Tourisme. Réservation au 02 41 40 21 40.

Hecht & Bannier, négociants haute couture

Gregory Hecht et François Bannier ont créé leur maison de négoce en Languedoc avec des idées et même des idéaux. De qualité, en particulier. Forcément, l’accueil a été au rendez-vous. Quelques centaines de milliers de bouteilles plus tard, ils ajoutent le bandol à leur gamme. Quality first.
Cet entretien a été filmé à la Brasserie du Lutetia, à Paris, que nous remercions.


H&B par BDTMedia

Coup de cœur à Chassagne-Montrachet



Les dégustations se poursuivent dans l’optique du prochain guide Bettane & Desseauve. Bien sûr, il n’y a aucune garantie quant à la présence, ou pas, de ces vins dans la prochaine édition du guide.

« Fils de Bernard Morey, Thomas Morey est l’un des jeunes de Chassagne-Montrachet les plus doués de sa génération, à la vigne comme en cuverie. Il possède l’un des plus beaux patrimoines de vignes en premier cru du secteur. Jouant sur la tension des vins, il réussit à produire des cuvées d’une très haute expression reflétant parfaitement la personnalité des différents terroirs.

Chassagne-montrachet premier cru clos-saint-jean 2011
Cette partie des Rebichets convient bien au blanc. Au nez, on a la densité de l’argile, puis la minéralité s’installe en milieu de bouche, vin structural et traçant avec une finale vibrante. C’est la plus belle expression du clos-saint-jean en blanc ! 

Chassagne-montrachet premier cru vide-bourse 2011
Nez réservé, c’est à partir du milieu de bouche que le vin prend son assise, avec une densité de grand cru. Il faut absolument le carafer.

Chassagne-montrachet premier cru les-macherelles 2011
Sur ces terres brunes profondes, le pinot noir serait plus à son aise, c’est un terroir délicat qui ne donne jamais de grandes choses en blanc, belle attaque soyeuse, vin tout d’un bloc, un peu monolithique, néanmoins l’expression est la meilleure sur ce climat de toutes nos dégustations. » 

Denis Hervier

Offrez-vous un vin de stars

Dès demain à 9 heures sur le site familleperrin.com, soyez les premiers à acheter le vin
de Brad Pitt et Angelina Jolie.

Le mystère insoutenable n’est plus. Dès demain, à partir de 9 heures, vous aurez l’opportunité, et la chance, d’acheter du château-miraval 2012, le rosé de la propriété de Brad Pitt et Angelina Jolie. Ce vin est issu de l’association des stars hollywoodiennes avec la famille Perrin (Château Beaucastel à Châteauneuf-du-Pape).
C’est Marc Perrin qui dirige les travaux de viticulture, de vinification et de commercialisation.
Sur les 100 000 cols produits, mille caisses de six bouteilles seront à la vente sur le site internet du
château-miraval, au prix de 105 euros TTC, transport compris. Inutile de penser pouvoir faire une razzia, une seule caisse par personne.
Si un vin fait par des stars ne suffit pas à vous convaincre de vous en procurer, regardez la vidéo ci-dessous avec une interview de Marc Perrin et les commentaires de dégustation de Thierry Desseauve.



Château Miraval, côtes de provence rosé 2012

La robe est pâle mais avec des nuances dorées expressives. Au nez, pas de notes amyliques mais au contraire une profusion d’arômes de fruits –grenade, abricot, framboise- et de fleurs ; cette riche palette aromatique se poursuit dans une bouche sans raideur ni aspérité, déjà épanouie, à la finale pleine de fraîcheur et de dynamisme. C’est un rosé consistant et énergique qu’on appréciera plutôt à table avec un loup grillé ou avec un barbecue.

Coup de coeur en Champagne

Domaine Benoit Lahaye
Ici, le chien Bacchus et la jument Tamise vous souhaitent la bienvenue, il faut baigner en effet dans cet environnement de Benoit Lahaye pour comprendre qu’il est l’une des valeurs biodynamique montantes de la Champagne. Son respect de la nature se fait de la façon la plus intelligente et les vins dégustés ont ce supplément d’âme qui réjouit autant le cœur que l’esprit.

Cuvée Naturessence
50% de pinot noir de Bouzy et 50% de chardonnay de Vertus composent cette cuvée dominée par les fruits noirs au nez comme en attaque, une subtilité crayeuse s’installe progressivement, au bout d’une heure d’ouverture, ce champagne gagne en complexité. Grande bouteille pour moins de trente euros.

Blanc de noirs, cuvée Prestige
Constituée de 100% de pinot noir issu de Bouzy et Ambonnay, cette cuvée est dosée à 5 g/l. elle offre une belle vinosité, conjuguant puissance et élégance avec une suavité mouillante et de jolis amers, salins en finale. Pour 23 euros, c’est une cuvée de fête.

Denis Hervier

Un Pavie pour tous les jours






Pendant que Château Pavie était promu au rang de grand cru classé A dans le dernier classement de Saint-Emilion, la famille Perse – Gérard, Chantal et leur fille Angélique – travaillait à l’élaboration d’Esprit de Pavie, un vin accessible (comprendre que son prix se situe entre 12 et 14 euros) qui a été «conçu dans le même esprit que ses aînés, Château Pavie et Château Monbousquet.» Tout le savoir-faire et la philosophie viticole de Gérard Perse sont donc concentrés dans ce vin de simple appellation bordeaux élaboré à partir de raisins provenant de l’ensemble des vignobles Perse situés à Saint-Emilion et dans les Côtes de Castillon. Assemblage de 70% de merlot et de 30% de cabernet franc et cabernet-sauvignon, Esprit de Pavie est issu d’une grande diversité de terroirs situés sur les coteaux de la vallée de la Dordogne et tous exposés plein sud. Le vignoble, âgé de 37 ans en moyenne est conduit de façon raisonnée et après une récolte manuelle et un tri minutieux, ce vin bénéficie des mêmes soins, prodigués par les mêmes équipes, que Pavie et Monbousquet. C’est d’ailleurs dans les barriques de l’un ou l’autre que se déroule son élevage, pendant 15 mois. Fruité, rond, mature et bien équilibré, d’un grenat profond, Esprit de Pavie peut s’apprécier dans sa jeunesse, et gagner encore en expression après quelques années de garde.

Pol Roger, le concours 2013






C’est parti pour la dixième édition du concours inter-grandes écoles de dégustation de vins organisé par
la maison champenoise Pol Roger. La session parisienne des 31 janvier et 1er février, à laquelle ont participé l’Ecole Normale Supérieure, l’ENSTA, l’ESCP, l’ESSEC, les Mines Paris Tech, Paris-Dauphine, Polytechnique et Supélec (vainqueurs : Normale Sup’ et Dauphine) a été suivie le 14 février par les épreuves de Lille, remportées
par la Skema Business School, soit les meilleurs de l’année dernière. Les affrontements se poursuivront jeudi à Lyon et le 28 mars à Bordeaux. Départagés sur leurs aptitudes à comprendre et analyser les six vins rouges et six vins blancs qui leur sont présentés, les étudiants-dégustateurs doivent reconnaître les cépages, le pays d’origine,
la région, l’appellation et le millésime, mais aussi exprimer et décrire les émotions qu’ils ressentent pendant qu’ils découvrent et goûtent les vins. Importé en France en 2003, ce concours est la réplique d’un événement que la maison champenoise sponsorise depuis plus de vingt ans en Grande-Bretagne, le «Varsity Blind Tasting Match»
qui oppose les clubs de vins des universités anglaises les plus renommées, Oxford et Cambridge. A l’issue des concours français et britannique, les vainqueurs se retrouvent à Epernay pour une finale internationale (voir ici les résultats de 2012).

Moins de bulles ici, mais plus là-bas


Les chiffres du Comité interprofessionnel des vins de Champagne (CIVC) ont confirmé une tendance à la baisse des ventes de champagne, le mois de décembre généralement porteur affichant en France une baisse de 8,8 %
par rapport à décembre 2011. De façon plus globale, avec 308,8 millions de bouteilles vendues pour une valeur
de 4,37 milliards d’euros, l’année 2012 enregistre un recul de 4,4% en volume par rapport à 2011 (pour mémoire, 2007-année record affichait un total de 338,7 millions de bouteilles vendues). En valeur, la diminution n’est que
de 0,7 % et le chiffre d’affaires enregistré fait de 2012 la quatrième meilleure année du vignoble. Les raisons de cette stabilité sont à rechercher en dehors de l’Union Européenne. Si l’Hexagone reste le premier marché du champagne avec 55,5 % des volumes écoulés, cela représente un nombre de bouteilles (171,4 millions) qui, après un retrait de 1,9 % en 2011, a encore diminué de 5,6 %. Au niveau européen, le recul est de 7,1 %. En revanche,
la Chine (+ 98 %) et le Japon, qui se place désormais juste après les Etats-Unis avec une hausse de 26 %, font partie de ces marchés émergents sur lesquels le champagne conforte et valorise son image et ses exportations. Près de 20 % des volumes ont été expédiés hors UE, soit 61 millions de bouteilles, un niveau jamais atteint. Le porte-parole du CIVC, Thibaut Le Mailloux, a indiqué à l’AFP que «plus que jamais le champagne est une valeur internationale et les pays tiers représentent un relais de croissance essentiel par leur forte consommation de cuvées de prestige, symboles du luxe».

Les récompenses de Smith Haut Lafitte

Dans son millésime 2001, qui faisait partie de la dégustation de bordeaux organisée en janvier dernier par
le Grand jury européen (tous les détails sont ici), Château Smith Haut Lafitte s’est classé premier parmi trente
vins avec, nous dit-on, une très bonne cohésion d’opinion entre les quatorze dégustateurs, venus de cinq pays.
Si le millésime 2009 a eu droit l’année dernière à la note parkerienne de 100/100, c’est désormais au tour du 2010 d’être jugé par la presse internationale. Pour le Wine Spectator, qui lui attribue 96/100, ce vin se place en tête de son appellation des crus classés de Graves et de Pessac-Léognan, juste derrière Haut Brion et La Mission Haut Brion. Après les critiques, parlons business et même première classe, Air France servant en ce moment même
le millésime 2006 à cette catégorie de voyageurs pendant que Qatar Airways préfère le 2008. Côté blanc, la publication dans le Wall Street Journal des résultats d’une dégustation de grands blancs dans le millésime 2010 consacre également Château Smith Haut Lafitte avec un 95/100 (plus de détails , en anglais).

Hollande et le vin. Alors, inquiets ?

Le monsieur de l’Élysée a donc été faire sa crâneuse (faire son Chirac) au salon de l’Agriculture. Tout le monde a vu le mini-film multi-diffusé du paysan qui lui conseille de « faire comme le Pape ».
Dans un souci salvateur, il a été caresser l’électeur dans le sens du poil au Pavillon du vin. Ce que, bêtement, Sarkozy avait totalement zappé. Moi, bien sûr, je suis plutôt pour. Pour le vin, hein. Hollande a fait les choses comme il faut. Il s’est assis, a goûté trois vins en grignotant trois trucs. Bon. Claques dans le dos et gentils sourires, les mecs avaient jamais vu ça, ils se trémoussaient de bonheur. Dieu le leur pardonne, ils n’ont pas l’habitude.
Toutes ces singeries prouvent au moins une chose, les politiques semblent avoir percuté sur l’importance de la filière, on avance. Naturellement, il a beaucoup promis et son ministre de l’agriculture aussi. Le ministre a promis lire la suite…