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Les rouges de Provence d’une star du vignoble

Domaine Hauvette, Améthyste,
les-baux-de-provence 2016

Pourquoi lui
Je ne connais pas Dominique Hauvette, mais d’où que viennent les informations, elles donnent envie de la rencontrer, nous avons commencé par ses vins.

On l’aime parce que
Un grand rouge de Provence est un cadeau du ciel. Ici, c’est de cinsault qu’il s’agit. Grand, le cinsault ? Oui, ça dépend qui en fait du vin. Là, visiblement, c’est bien joué d’un bout à l’autre. Le vin qui vibre est un concept enviable.

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Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #10

La famille Muré est une des plus entreprenantes et des plus accueillantes d’Alsace. Elle pratique une viticulture d’élite et respectueuse depuis de nombreuses années. Le vignoble spectaculaire du Clos Saint-Landelin, au sud de Rouffach, orienté plein sud avec ses grands murs terrasse sur un des sols calcaires les plus purs du département possède une bien curieuse histoire. Les Alsaciens sont convaincus que pendant l’occupation par l’armée victorieuse de Bismarck en 1871, tout a été fait pour favoriser la production de vins allemands par rapport à leurs concurrents français. À Rouffach, c’est bien l’administration allemande qui a renforcé, construit et réparé ces fameux murs, sans doute par le travail forcé des prisonniers comme cela se pratiquait alors. Je peux me tromper et les Muré nous le signaleront immédiatement. Nous sommes au sud de Colmar et le micro-climat accentue jusqu’à la caricature la chaleur continentale des étés et le manque d’eau. Ici, le calcaire permet à la vigne de mieux se comporter en période de grande sécheresse que les granits voisins.
Toujours à la pointe du progrès technique, armés d’un anticonformisme viscéral, sur des raisins très mûrs et peu chargés en acide malique, les Muré depuis longtemps favorisent la fermentation malolactique, ce qui affecte la saveur et la forme d’un cépage comme le riesling, habitué à des climats plus froids qui le contrarient. Les habitudes gustatives des amateurs, sauf ceux qui par sagesse ou modestie se laissent aller à leur propre plaisir, sont contrariées tout autant. J’avoue avoir il y a vingt ans été intrigué et souvent perturbé dans mes convictions par ce nouveau style, largement répandu depuis, aussi bien sur les rieslings que les sauvignons et les chenins. J’avais donc gardé en cave quelques bouteilles pour voir si le vieillissement rétablissait l’équilibre qui semblait manquer et mettait aussi bien en valeur l’expression du raisin et du sol. J’ai profité du confinement pour ouvrir le millésime 1999, millésime chaleureux et abondant. J’ai pris mon temps pour laisser développer tout son caractère dans le verre. Le vin ne ressemble à rien d’autre de ma connaissance. D’abord par sa couleur avancée, et certainement pas ambrée, plutôt lumineuse avec des nuances rouge safran peu courantes. Le nez puissant n’est ni de la famille des fleurs, ni de celles des fruits, ni même des notes amères et terpéniques qui sont la définition même du cépage. Au contraire, l’expression puissante et complètement étrangère à la notion de fruit, impossible à décrire par des mots, semble venir du tréfond du sol. Cela ne doit pas étonner, les terroirs à très forte personnalité, c’est sans doute le cas du Vorbourg comme, dans un tout autre style, le Rangen de Thann, dominent et même parfois écrasent l’expression variétale. La construction du vin en bouche est monumentale, avec une vinosité qui manque cruellement à tant de cuvées affadies, mais toujours chères et célèbres de Bourgogne. La sensation sucrée est évidente en fin de bouche, même si elle semble en fusion complète avec l’alcool et partie intégrante de la saveur. (Axel Marchal de l’ISVV de Bordeaux, au secours pour m’expliquer la chose). Bref, c’est impressionnant, original, vraiment « sui generis » comme on le dit en latin et en droit, mais cela questionne sur l’accord met-vin. Avec quoi boire ce champion ? Il tiendra sur les épices, pas les épices douces type thaï/coco, celles à base de coriandre en grain, de gingembre, sans piment. Il supportera une petite charge en sucre et en caramel et, surtout, des sauces courtes et fortement réduites de cuisson rôtie de canard, à la shanghaïenne. On est vraiment avec ce type de vin entré dans l’univers des saveurs de la gastronomie de l’Est et du centre de l’Europe et on quitte celle des beurres à la française ou des cuissons vapeur des poissons.

Domaine Muré, clos saint-landelin, vorbourg grand cru, riesling 1999

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 12

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Chaque jour Thierry Desseauve déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave. Aujourd’hui c’est un beau-livre qui parle de vin.
Jour 12 : Le vin et la table, Alain Senderens, Flammarion, 1999

La recette de la tartelettes fines à la tomate :

– Un rouleau de pâte feuilletée toute prête
– 6 tomates moyennes bien mûres
– 1 bouquet de basilic
– 1 branche de romarin
– 1 branche de thym
– 1 feuille de laurier
– Zeste d’orange
– 1 clou de girofle
– 2 gousses d’ail dans leur peau
– 1 jaune d’œuf pour dorer la pâte
– Huile d’olive, sel, poivre

Étaler la pâte. Découper six petits disques à l’aide d’une tasse à thé renversée. Travailler les chutes de pâte au rouleau à pâtisserie et les étirer en une longue bande étroite. Badigeonner le bord des disques d’un peu d’eau et coller une petite bande pour former un rebord.
Ébouillanter les tomates, les peler et les épépiner. Les couper en quartier et les faire fondre doucement dans de l’huile d’olive avec tous les ingrédients aromatiques, sauf le basilic, pendant 30 minutes. Préchauffer le four à 200° C (thermostat 6).
Après avoir retiré tous les aromates ayant servi à la cuisson, étaler la préparation de tomates sur chaque fond de tarte. Passer le bord au jaune d’œuf à l’aide d’un pinceau pour obtenir à la cuisson une belle couleur dorée. Enfourner et laisser dorer 20 minutes.
Parsemer les tartelettes de basilic haché au moment de servir.

L’accord parfait : un cairanne du domaine Marcel Richaud dans un millésime récent, mais on peut essayer avec un côtes-du-rhône, un costières-de-nîmes, un ventoux jeune ou un rosé charnu et coloré.

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #9

Pendant le confinement, de nombreux amateurs rangent leur cave. La mienne en avait largement besoin et c’est une punition à la Sysiphe dont je ne verrais jamais la fin. En rangeant, on tombe parfois sur une bouteille mystère. Plus d’étiquette, forme étrange de la bouteille, collerette de style inconnu. Comme celle-ci, rangée à côté d’une petite collection de vins espagnols de la Ribera del Duero. Mystère tentant à élucider. Après examen archéologique, il reste la trace d’un petit rond indiquant une médaille d’Or dans un concours illisible de 2000. Excitation supplémentaire, ce n’est donc pas un vin espagnol. Heureusement, le bouchon était plus bavard : millésime 1998 sur un miroir, et Celliers Saint-Martin à Roquefort. Immédiatement, recherche sur internet qui confirme qu’il s’agirait d’un vin des Corbières. Ces celliers étaient en fait une cave coopérative disparue, près de Castelmaure, région que j’ai fréquentée de près entre 1982 et 1985 avec même le projet d’acheter une vigne, tant j’avais trouvé beau et prometteur le paysage viticole. Comme je voulais y planter des cépages blancs qui auraient mieux convenu au sol et qui n’étaient pas autorisés, devant la bêtise (déjà) de l’administration, j’y avais renoncé. Heureusement pour les producteurs actuels, ces cépages sont désormais autorisés. Revenons sur cette bouteille. Il semblerait que ces Celliers ont fusionné avec les caves de Leucate et que leur cru fétiche du Château Roquefort-Saint-Martin continue d’exister. En tout cas, j’ai eu la confirmation qu’il avait eu la médaille d’or, au premier concours régional des vin de Corbières en 2000. Tout concorde. Et le vin ?

Belle surprise pour un grenache, syrah, carignan de 20 ans. Pas d’altération de la couleur qui garde un côté pourpre profond, un nez sans le moindre départ d’oxydation, sentant encore le cuir et les herbes aromatiques de sa naissance, une bouche généreuse, un tannin parfaitement extrait. L’ensemble est savoureux, sans finesse ou complexité particulière, très franc, évidemment un peu chaleureux — on sent qu’il ne faudrait pas en boire plus de deux verres si l’on ne peut pas faire une sieste post-prandiale — et, en tout cas, fort agréable sur mon tournedos à la poêle, cuit dans un bain 1/3 beaujolais, un tiers tawny de 30 ans, un tiers Volvic, et copieusement épicé à la poudre de poivron fumée catalane. Une heureuse découverte.

Cave de Leucate, château roquefort-saint-martin, celliers saint-martin, corbières 1998

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 11



Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Chaque jour Thierry Desseauve déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave.
Jour 11 : Château du Grand Caumont, capus monti, corbières 2017

Découvrez Chablis via Memphis sur Netflix

Memphis + Chablis + Netflix = Le Goût du Vin, un film américain dont le héros est Elijah, un jeune afro-américain qui rêve de devenir sommelier. Le réalisateur, Prentice Penny (auteur-producteur de la série Insecure, ndlr) a planté sa caméra dans le vignoble chablisien pour les scènes viticoles de son premier long métrage. Un assemblage de drame et de comédie à déguster sur Netflix à partir du 27 mars.

Certains rêves ne peuvent pas rester en bouteilles 
La baseline du film (Uncorked en VO) annonce la couleur. Partagé entre sa passion du vin et les attentes de son père, Louis (Courtney B. Vance) qui voudrait le voir reprendre les rênes du populaire barbecue familial de Memphis, Elijah (Mamoudou Athie) va devoir se battre pour aller au bout de son rêve. Un nouvel amour, Sylvia (Niecy Nash), puis une tragédie vont pousser père et fils à revoir leurs priorités et apprendre à communiquer.

Le vignoble chablisien sur Netflix
En quelques dégustations à l’aveugle (nombreuses dans le film), nous voici partis des bords du Mississipi aux rives paisibles du Serein. Les séquences dans les vignes et les chais ont pour décor le Domaine Long-Depaquit. Elijah en est un véritable fan. Depuis qu’il a dégusté, lors de ses cours de sommellerie, le chablis Grand Cru Moutonne 2017, monopole de haut vol, mais aussi le pommard Clos des Ursulines 2015 et le corton Grand Cru 2016 Clos des Maréchaudes, il rêvait de fouler le terroir bourguignon, de visiter en particulier cette propriété menée par Cécilia Trimaille, une des rares femmes à régir un domaine viticole à Chablis et qui apparaît dans le film.

Pour accompagner sa séance de cinéma maison…
La Maison Albert Bichot suggère du pop-corn aux arômes de citron (de la Maison Gramm’s ou à faire soi-même), parfaits pour donner la réplique à son Chablis 2018 du Domaine Long-Depaquit, dont les raisins ont été vendangés lors du tournage. La sucrosité et la douce acidité d’un côté, la vivacité et les notes de fleurs blanches de l’autre, pour se mettre dans l’ambiance.

Par Pascale Cassagnes

Le Goût du vin, 1h44, à partir du 27 mars sur Netflix
BA https://bit.ly/2QLaKUj

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #8

Je continue mon parcours aléatoire des rieslings que je possède, avec d’autant plus de délectation et aussi de tristesse liée à leur conformisme, que mes invités snobs et sans une vraie curiosité d’amateur, me demandent toujours d’ouvrir une bouteille de chardonnay bourguignon (ils connaissent ma cave). Je ne leur ai pourtant jamais caché mes goûts et mon envie de les faire partager. En Bourgogne, les chablis qu’ils méprisent dans leurs délires sur les vins de Côte d’Or et les rieslings des deux rives du Rhin. Donc je me rattrape. Après la Rheingau, ma chère Alsace, si souffrante en ce moment. Pendant de nombreuses années, le regretté Jean Meyer fut mon collègue à l’Académie du vin de France. Merveilleux gourmet, homme raffiné et d’une rare culture, il rédigeait comme personne le compte rendu des voyages d’étude des académiciens dans les vignobles du monde. Dans sa propriété de Turckheim, il s’était spécialisé dans la production de vins secs délicats, digestes qu’il adorait boire tous les jours. Sans négliger les vins de crus avec ses belles parcelles du fameux coteau du Brand. Ses filles continuent magnifiquement son œuvre, après avoir converti l’ensemble du vignoble à la viticulture biodynamique, ce qu’il aurait bien sûr encouragé.

Ce 2004, dans mon esprit, devait contraster complètement avec le Gräfenberg allemand ouvert il y a deux jours. Le Brand est un terroir granitique, au sol très différent du métamorphisme de Kiedrich. Le micro-climat chaud et sec du sud de Colmar pousse parfois le cru à se caricaturer quand, sur les sables, le manque d’eau de l’été stresse la vigne. Les années d’alternance de soleil et de pluie l’exaltent et, parfois, encouragent le développement du botrytis. La robe de ce 2004 était encore jeune, avec un début d’évolution vers l’ambre. Avec les vieux rieslings de 15 à 30 ans, à leur apogée dans l’expression du terroir, la température de service joue un rôle capital. Trop froid, en dessous de 10°C, le vin reste muet. Il s’ouvre lentement à partir de 12°C et trouve son expression la plus juste vers 14°C. En l’occurrence une expression discrète et qui demande une certaine culture du vieux vin pour être comprise du premier coup. Le premier coup de nez évoque la prune quetsche cuite, celle des tartes, avec une touche de cannelle, ce qui n’est plus un arôme à la mode florale comme on les aime aujourd’hui. Si on lui laisse dix minutes pour devenir plus complexe dans le verre, cette petite note oxydative se rafraîchit et le vin part avec discrétion sur l’abricot et les fruits jaunes, rehaussé d’un soupçon d’amertume terpénique liée au cépage. Le botrytis se sent de plus en plus, apportant ses nuances de confiserie et cachant la salinité du granit. Ici aussi, une pointe de sucre résiduel équilibre une forte acidité, avec un peu plus de lourdeur que dans le Gräfenberg de l’autre jour. Il faut naturellement un peu d’imagination pour lui trouver un plat le mettant en valeur. J’imagine, par exemple, une quiche salée au saumon et potimarron. Bon, le problème est que, confinement oblige, je ne peux pas me faire livrer les ingrédients sur l’instant et que j’aurais eu bien du mal d’ailleurs à en optimiser la cuisson. Le feuilleton riesling n’est pas terminé, tant pis pour les snobs.

Josmeyer, brand, riesling grand cru 2004

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 10

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Aujourd’hui, Thierry Desseauve reçoit Michel Bettane qui déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave.
Jour 10 : Domaine Courbet, château chalon 2010

Voyage autour de ma cave par Michel Bettane #7

Depuis un séjour lointain à Oxford, je suis devenu un inconditionnel des meilleurs rieslings allemands et je possède plusieurs centaines de flacons issus des meilleurs vignobles et des meilleurs producteurs, ce qui n’est hélas pas fréquent chez nous. Au siècle de nos grands romanciers, le vin dit du Rhin était sans doute le plus réputé et le plus populaire de tous les vins blancs et le fait que la plupart des vignobles bordaient les frontières françaises en rendait le transport facile. Les absurdes conflits germano-français ont créé une barrière infiniment plus stupide et efficace que notre fumeuse ligne Maginot, mais dans l’autre sens.

Le cœur du vignoble rhénan s’appelle la Rheingau avec comme épicentre, au confluent du Rhin et de la Nahe, le beau village de Rüdesheim et ses imposants coteaux. Kiedrich n’est pas loin et possède un vignoble aussi prestigieux dont le lieu-dit le plus connu est le Gräfenberg, la colline des comtes. Remarquable par sa pente, son exposition et la qualité de son terroir de schistes du Taunus, différent des sols plus alluvionnaires des zones les plus proches du fleuve. Il appartient en quasi-totalité à une des propriétés les plus respectées d’Allemagne, la Weingut Robert Weil, acquise par le géant japonais Suntory.

L’instrument de travail a bénéficié des investissements considérables de la firme japonaise et permet au perfectionnisme de Wilhelm Weil, descendant direct du fondateur, lui-même originaire du cœur de terroir de la Moselle, de pratiquer une viticulture et une vinification d’élite. Je sais que le mot choque quelques-uns de nos beaux esprits, mais sans élite il n’y a jamais de progrès et rarement du beau et du grand. La célébrité de la propriété est née de ses vins de vendanges tardives, largement botrytisées, de la famille des auslese, en raison d’un micro-climat très favorable au développement du botrytis. Wilhelm Weil a donc pris son temps avant de mettre au point un grand type de vin sec. Le cahier des charges de ces vins a été mis au point dans les années 1990 par le VDP, très influent regroupement privé de producteurs, pour regagner tous les marchés perdus par une législation antérieure trop difficile à comprendre. Il a fallu sélectionner les terroirs dignes de le produire, définir les conditions de production, donner un nom au produit, en l’occurrence Erstes ou Grosse Gewächs (premier ou grand cru). Les meilleurs d’entre eux reçoivent désormais un accueil enthousiaste des grands amateurs du monde entier et, par comparaison, font apparaître la routine qui banalise trop souvent nos rieslings alsaciens. Ce 2002 en est un excellent exemple. Après 18 ans, sa couleur n’a presque pas varié, d’un jaune tirant encore sur le citron, son impeccable fraîcheur aromatique montre les bienfaits d’un usage intelligent du SO2 qui permet de conserver et même de magnifier l’éclat de naissance d’un vin à l’acidité vivifiante et à la concentration impressionnante en extrait sec. Une touche de sucre résiduel équilibre cette acidité sans préjudice à l’usage gastronomique, comme je me le suis imposé en l’associant à une belle tranche d’Espadon au beurre blanc, légèrement aromatisé au zeste de mandarine. La saveur noble n’aime pas le glaçage et il faudra attendre que la température du vin atteigne et dépasse 10° dans le verre pour que les plus fins arômes de fleur blanche, de fruits blancs et jaunes (abricot, en particulier), relevé d’une pointe d’agrume amer se développent en liberté. À 12°C, on commence à entrevoir une touche plus minérale ou fossile, pouvant rappeler le pétrole, ce qui est la signature du riesling, mais comme une caresse, presque aérienne, et qui allonge et rend plus complexe la fin de bouche. Un triomphe qui a pris du temps pour trouver sa perfection en bouteille et qui l’a trouvée.

Weingut Robert Weil, riesling, kiedrich gräfenberg, erstes gewächs 2002  

Voyage autour de ma cave par Thierry Desseauve – Jour 9

Voyage autour de ma cave, ou la chronique quotidienne d’un amateur pas désespéré par temps de confinement. Chaque jour Thierry Desseauve déniche, ouvre et raconte une bouteille mémorable de sa cave.
Jour 9 : Château Haut-Marbuzet, saint-estèphe 2008