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Toujours aussi exclusive, la troisième version du blanc de noirs d’Armand de Brignac associe 2009, 2010 et 2012

Après un premier assemblage élu “meilleur blanc de noirs au monde” en 2016, au sortir d’une dégustation à l’aveugle de 250 cuvées (classement annuel de Fine Champagne Magazine et tastingbook.com) et un deuxième noté 96 points par le magazine Decanter, voici le troisième blanc de noirs élaboré par la marque de champagne Armand de Brignac. Si cette dernière est la propriété de Shawn Carter, on l’a dit et redit, c’est bien la champenoise famille Cattier, treizième génération, qui signe cet assemblage issu des pinots noirs des meilleurs villages producteurs de la montagne de Reims, dont Bouzy, Verzenay, Chigny-les-Roses, Ludes et Rilly-la-Montagne.

Le président-directeur général d’Armand de Brignac, Sébastien Besson, rappelle que le premier blanc de noirs de la marque a été lancé en 2015, exactement un an après son acquisition par son propriétaire : « La première sortie de cette cuvée extraordinairement rare est le résultat de la première tentative de nos œnologues de créer un champagne prestige 100 % pinot noir. Nous avons la chance d’avoir reçu un accueil exceptionnel de la critique tant pour le premier que pour le deuxième assemblage, et après avoir goûté l’A3 avec nos œnologues, nous sommes convaincus qu’il est parfait et prêt à sortir maintenant, et qu’il ne décevra certainement pas. » Prêt à être dégusté, ce multimillésime associant les années 2009, 2010 et 2012 peut aussi être gardé en cave jusqu’en 2030.

Jean-Jacques Cattier précise que l’absence de pression pour créer du volume permet d’être extrêmement sélectif : « En utilisant de petites parcelles des meilleurs pinots noirs, nous sommes capables d’équilibrer méticuleusement l’acidité et le sucre, obtenant un blanc de noirs puissant, mais avec équilibre et élégance. Le blanc de noirs A3 est un vin extraordinairement gourmand avec de la richesse, de l’intensité et de la longueur. » Après six ans de repos sur lies, cette cuvée dégorgée le 9 avril dernier et dotée d’une étiquette en étain datée et numérotée, a été mise en vente à 3 535 exemplaires dans le monde (à Paris, c’est chez Lavinia, chez Legrand ou à la cave des Galeries Lafayette).

En conclusion, comme une parfaite ouverture aux fêtes de fin d’année, rappelons que la série de bouteilles métallisées qui composent la gamme Armand de Brignac contiennent cinq cuvées produites de manière artisanale et systématiquement issues de l’assemblage de trois millésimes. Ci-dessous, de gauche à droite, l’iconique cuvée Brut Gold (40 % pinot noir, 40 % chardonnay et 20 % meunier), suivie du champagne rosé, du demi-sec, du blanc de blanc et du dernier-né de la marque, le blanc de noirs A3.

Notre top 10 champagne Prix Plaisir, à moins de 30 euros

Du champagne pour attendre les fêtes et oublier le froid de l’hiver (et les problèmes de transports) ? On dit oui. À l’apéritif, à table ou au pied du sapin, voilà les dix champions qu’il vous faut déguster ou offrir. Ils sont tous médaillés d’or du Concours Prix-Plaisir 2019, primés par les consommateurs et approuvés par nos experts. Ces dix bulles ont tout pour elles et elles coûtent entre 13 et 28 euros. C’est un bon plan et c’est cadeau

Sélection Louis-Victor Charvet pour Bettane+Desseauve

Toujours glamour
Champagne Bauchet, Origine
À Bisseuil, la nouvelle génération a hérité de la volonté de l’ancienne. Entre exigence de qualité et innovation, les Bauchet expriment tout leur savoir-faire dans 34 hectares de bons terroirs.
Un champagne tout en finesse, avec une finale aux notes minérales et gourmandes. De l’élégance et du glamour. Après Paris, Hong Kong. Le champagne rosé du domaine a obtenu la médaille d’argent au Grand Tasting Wine Awards, le petit frère du concours Prix-Plaisir.
20,15 euros
https://www.champagne-bauchet.fr/

Le charme et la tradition
Champagne Xavier Alexandre, Grande Réserve
Bienvenue à Courmas, charmant village entre Reims et Épernay. Les sept hectares dispersés dans le vignoble permettent à Xavier Alexandre de s’inscrire da            ns la tradition vigneronne de cette famille.
Sept à huit ans de vieillissement pour cet assemblage de pinot noir, chardonnay et meunier. Bulle fine, allonge et gourmandise. Quelle énergie. Depuis avril 2019, le domaine habille ses champagnes avec de nouvelles étiquettes sobres et reconnaissables.
23 euros
http://www.champagne-xavier-alexandre.com/

Gourmandise
Champagne Lionel Girard et Fils, Tradition
Depuis 2008, Joris Girard a rejoint son père Lionel pour conduire ce vignoble situé dans la vallée de la Marne, à Neuville-aux-Larris. Lutte raisonnée et travail du sol lui permettent d’offrir des champagnes de bonne facture. Généreux au nez comme en bouche, ce champagne de style classique se distingue par sa gourmandise incontestable. La tradition a du bon. Vous ne savez pas où trouver leurs cuvées ? On peut les acheter sur leur site de vente en ligne, sommaire mais efficace.
13,50 euros
https://www.champagnelionelgirard.com/

Rosé d’été, rosé d’hiver
Champagne Lacroix Triaulaire, Poésie Fruitée, rosé 2011
Terroirs de l’Aube, côte des Bar, voilà le décor d’une fratrie champenoise qui fait du bon boulot. À Merrey-sur-Arce, Marie-Claire et Théodore Lacroix donnent un nouvel élan à ce vignoble familial de huit hectares. L’été, l’hiver, le champagne rosé, c’est tout le temps. Avec sa structure, ses notes d’agrumes et de fruits rouges, on le sert de l’apéritif au dessert. Six ans de vieillissement ? Le vin s’enrichit en arômes au contact des levures. Un millésimé, c’est minimum 36 mois. Ce rosé, c’est 72. Tout est dit.
24,60 euros
http://www.champagne-lacroix-triaulaire.fr/

Avenir, fruit et finesse
Champagne Xavier Loriot, Fragment de noirs
Charlène Loriot tient les rênes de ce domaine innovant et bien équipé. Un pied dans la tradition, l’autre dans l’innovation, mais pas de grand écart. Cinq générations de vignerons ont construit ce vignoble d’une dizaine d’hectares. De la finesse et beaucoup de fruit. Cet assemblage de meunier et de pinot noir offre de la tension et un équilibre certain. Le blanc de noirs qu’on aime. Rendez-vous sur leur site internet. Interface fluide, présentation minimaliste et visuels soignés, tout y est et c’est très bien.
17,90 euros
http://www.champagne-xavier-loriot.fr/

La famille d’abord
Champagne Albert de Milly, Prestige 2009
Albert, c’est le père. Alain, c’est le fils. Avec sa femme Odile, Il s’occupe d’un vignoble de 12 hectares. Le domaine continue sa marche en avant et propose une gamme cohérente. Chardonnay, pinot noir, meunier en complément, trio classique et gagnant. Cinq ans de repos sur lattes ont donné à cette cuvée l’élégance d’une bulle très fine. Comme c’est une histoire de famille, Aline et Thomas ont rejoint l’aventure et aident leurs parents depuis quelques temps.
15,50 euros
http://www.demilly.com/

Success-story
Champagne Esterlin, Brut éclat
23 hectares en 1948, 116 aujourd’hui dont 11 en propre. Esterlin est une réussite comme seule la Champagne sait en faire. L’histoire et les nombreux investissements ont su convaincre quelques 200 adhérents de la suivre dans son développement. On mesure souvent le style d’une maison à son brut sans année. En voilà un bien équilibré offrant un nez élégant et complexe, une bouche longue et une bulle fondante. Vignoble certifié HVE et « Viticulture durable en Champagne », le succès est parti pour durer.
24 euros
https://www.champagne-esterlin.com/

Félicitations du jury
Champagne Sanger, Terroir natal, blanc de blancs
1919, Grande Guerre, phylloxéra, champagne en deuil et vignoble ravagé. Nombre de négociants ruinés lèguent leurs biens. C’est le cas de ce vignoble qui donnera naissance à l’école de viticulture d’Avize. 80 % des futurs vignerons champenois s’y forment depuis. Certains d’entre eux ont créé en 1952 une cave coopérative et le champagne Sanger. Chardonnay sur calcaire, voilà une cuvée d’excellente facture, minérale et crayeuse comme les terroirs des villages dont elle est issue. Mention spéciale pour le travail de ces élèves. L’avenir est à eux.
26 euros
http://boutique.sanger.fr/

Assemblage réussi
Champagne Collard-Picard, Prestige
Le bon champagne est l’assemblage réussi des cépages, des terroirs et des hommes. Ce domaine est la réunion de deux vieilles familles champenoises, les Collard et les Picard, et de deux vignobles, ceux de la vallée de le Marne et de la Côte des Blancs. Ensemble, Caroline et Olivier exploitent un vignoble de 15 hectares. Tension et intensité aromatique sont au rendez-vous de ce champagne énergique, complexe et harmonieux. Comme le duo est talentueux, il a aussi lancé sa cuvée d’exception, Synesthésie, vieillie dix ans, tirée sur liège et à seulement 500 exemplaires.
27,50 euros
http://champagnecollardpicard.fr/

La relève est là
Champagne de Villepin, Millésime 2013
A la suite de son père, Bruno de Villepin, bourguignon d’origine, a repris en 2016 cette propriété familiale achetée, il y a longtemps, à la duchesse d’Uzés, petite-fille de la Veuve Clicquot. Lui aussi fait partie de cette nouvelle génération champenoise pour qui l’environnement est au cœur des débats. Les sept hectares de son vignoble sont certifiés HVE. Millésime pourtant difficile, l’année 2013 donne ici une belle complexité au nez et un équilibre certain, idéal avec des Saint-Jacques. Le bon plan ? Bruno fait aussi un coteau-champenois à prix très sage. On en veut.
23 euros
https://champagnedevillepin.fr/

Retrouvez la sélection champagnes Prix Plaisir dans En Magnum #18, actuellement en kiosque.

 

Photo : Emmanuel Goulet

 

Le millésime 2019 au Château des Jacques (beaujolais)


Michel Bettane, co-fondateur de Bettane+Desseauve, a rendu visite à Cyril Chirouze, régisseur du Château des Jacques en Beaujolais. Ils nous ont parlé d’un millésime hors normes, des vendanges, des bienfaits de la viticulture en bio.

Champagnes de vignerons, trois profils pour mieux guider l’amateur

En partenariat avec l’enseigne Lavinia, le syndicat général des vignerons de la Champagne met en place ces jours-ci à l’intention des amateurs un “carnet d’empreintes”, plus précisément trois pictogrammes conçus comme des clés de lecture des différents profils de vin issus du vignoble champenois.

La Champagne et ses vins

A l’origine de cette initiative, il y a ce constat : « si le mot champagne est est connu sur l’ensemble de la planète comme synonyme de fête et de célébration, ses qualités de grand vin restent plutôt floues chez la plupart des consommateurs. » Pour ne rien arranger, la diversité de l’offre champenoise n’aide pas l’amateur au moment du choix. Une étude menée par l’agence Sowine a en effet montré que si celui-ci est séduit par les valeurs d’authenticité et d’artisanat portées par ce vignoble, la multiplicité des propositions « devient presque un frein à l’acte d’achat » et profite aux cuvées de marque, « dont la notoriété est rassurante. » Conçues pour aider les consommateurs à appréhender selon leurs goûts et leurs attentes la découverte des cuvées des 4 300 vignerons et coopératives réunis depuis 2001 sous la bannière collective Champagne de vignerons, ces empreintes illustrent trois grands profils aromatiques du terroir champenois, fruit, sol et cave, envisagés comme autant de promesses de dégustations marquées par la gourmandise, la vivacité ou la maturité des vins.

Le goût de chacun

Avec 316 cuvées de champagnes référencées, dont une majorité de champagnes de vignerons, l’incontournable caviste parisien Lavinia est l’endroit idéal pour inaugurer cette démarche pédagogique s’appuyant sur les critères d’achat d’un champagne de vigneron* : choix éthique, valorisations des producteurs (43 %) ; découverte de champagnes de goûts différents (31 %) ; prix bas par rapport à un champagne de marque (25 %). Virginie Morvan, responsable de la sélection des vins et des achats, confie avoir adhéré au concept « qualitatif et intelligent » du carnet d’empreintes. « Il présente en effet l’intérêt d’être une clé d’entrée simple (…) clairement destinée à aider le consommateur dans ses choix », estime-t-elle. Chez Lavinia, depuis fin novembre, au sein de la cave comme au restaurant, chacune de ces empreintes prend vie de façon « ludique et visuelle » accompagnée d’un descriptif précisant les arômes et les terroirs d’origine en lien avec la sphère gastronomique. L’idée étant de « nouer un nouveau dialogue avec l’amateur », centré sur son plaisir gustatif.

* Source : Sowine-Dynata 2019, étude menée auprès de 1 000 clients potentiels.

Le vin, cette histoire d’amour

Dernier opus de la collection Vinifera, série d’albums racontant l’histoire de la vigne et du vin en bande dessinée de l’Antiquité à nos jours, Bio, le vin de la discorde (Glénat) dévoile ce qu’implique le choix du bio pour les vignerons : « Rêveur et idéaliste, Émilien veut aller toujours plus loin dans les traitements new age et expérimentaux. Plus pragmatique, Louise, elle, n’oublie pas que le but reste de vendre suffisamment de bouteilles et reproche à son compagnon ses fantaisies. Leurs divergences d’opinion, déjà à l’origine de tensions dans leur couple, se cristallisent lorsqu’Émilien se prend de passion pour Alma Mater, un blog de vignerons vantant les mérites d’un retour aux méthodes traditionnelles, tenu par une énigmatique jeune et belle femme rousse. » Le dessin est signé Federico Pietrobon (Deep, Escape This) et le scénario est de Fabien Rodhain (Les Seigneurs de la Terre) et Corbeyran (Châteaux Bordeaux).

Corbeyran, Rodhain, Pietrobon, Bio, le vin de la discorde.
Editions Glénat, 14,50 euros

Plus cher, le vin chaud ?


A l’approche des fêtes de fin d’année et de la saison des sports d’hiver, la fédération française des vins d’apéritif, structure présidée par Aymeric de Beauvillé et regroupant trois syndicats professionnels (le conseil national des vins aromatisés, le syndicat français des vins mousseux et le syndicat des grandes marques de porto), « s’inquiète et s’étonne » de la volonté du gouvernement de taxer « de manière prohibitive » les vins de Noël, vins chauds et autres vins à la cannelle.

Ces traditions hivernales, « particulièrement importante dans l’est et le nord de la France, dans les Alpes, mais aussi en Auvergne et dans d’autres régions de France », précise la Fédération, seraient ainsi envisagées de la même façon que les “premix”, mélanges de boissons alcoolisée et non alcoolisée qui ont donné son nom à cette taxe qui concerne désormais également les boissons à base de vin (voir l’amendement concerné sur le site de l’Assemblée nationale).

Women Equity 2019, le palmarès côté vins et spiritueux

Fruit d’une méthodologie rigoureuse qui met chaque année en lumière les performances de PME et ETI françaises dirigées ou co-dirigées par des femmes, les surperformances pour être précis, le palmarès Women Equity dévoilé il y a quelques jours est à découvrir ici dans son intégralité. Parmi les cinquante entreprises indépendantes qui affichent les meilleurs résultats de l’Index Women Equity 2019, dont l’analyse a porté sur les performances comparées de 28 563 entreprises dont les chiffres d’affaires s’établissent entre 4 et 150 millions d’euros entre 2015 et 2018, le monde du vin et des spiritueux est représenté par le château Angélus, dirigé depuis 2012 par Stéphanie de Boüard-Rivoal, la société Whiskies du Monde, dont la direction générale est assurée par Florence Oliet-Pontoizeau et enfin Idealwine, la plateforme dédiée à l’achat de vin, la revente de cave et la cotation de grands crus co-créée (en 2000) et co-dirigée par Angélique de Lencquesaing (avec Cyrille Jomand et Lionel Cuenca). Avec les quarante-sept autres lauréates de ce dixième palmarès, qui révèle plusieurs tendances de fond quels que soient les secteurs (positionnement de niche porté par l’innovation, développement responsable, nouvelles formes de travail), ces dirigeantes représentent 8 525 emplois et 1,9 milliard de chiffre d’affaires, en progression de 34 % sur la dernière année.

Ma vie au Grand T

Le Grand Tasting, vous savez, ce magnifique salon de vins, luxueux et confortable, où tout est fait pour embellir la vie de l’amateur comme celle de l’exposant. Grandes allées, 350 producteurs, des verres Riedel pour déguster, une température sans excès dans un sens ni dans l’autre, des masterclasses de folie et des Ateliers gourmets pour les fondus de l’accord met-vin et ceux qui sont juste gourmands. Le Grand Tasting, je pourrais y passer deux jours, d’ailleurs je le fais, c’est une autre histoire.

Cette année, je dirai bonjour à tout le monde et je passerai un peu de temps avec les producteurs qu’on croise moins souvent.
Par ordre régional, commençons par l’Alsace et le domaine Trapet, dont je connais le merveilleux pinot noir, mais pas Andrée Trapet. Et bien sûr, une visite à Agathe Bursin, pour les souvenirs.
En Beaujolais, il y a du beau monde, dont Mee Godard que je ne connais pas. À voir.

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Entrepreneuriat féminin : l’audace récompensée par Veuve Clicquot

Prix créé en 1972 par la maison pour mettre en lumière « des femmes qui ont bâti, repris ou développé une entreprise » et inspirer ainsi des générations d’autres à être toujours plus audacieuses, les Bold Woman Awards de la maison de champagne Veuve Clicquot sont aujourd’hui remis dans vingt-sept pays et intègrent cette année un programme international, Bold by Veuve Clicquot, série d’initiatives conçues « pour générer la conversation » avec plus d’impact et d’inclusivité. Jeudi dernier, deux lauréates françaises ont été récompensées lors d’une cérémonie qui a réuni précédentes lauréates et personnalités du monde des affaires et de la culture.

Chrystèle Gimaret et Julie Chapon, respectivement récipiendaires du Bold Woman Award 2019 et du Bold Future Award 2019 ont ainsi rejoint le cercle des 350 bold women (femmes audacieuses) déjà distinguées de par le monde, sources d’inspiration qui se sont démarquées par « leur audace entrepreneuriale, leur capacité à réinventer les codes et traditions de leur industrie et leur approche éthique et engagée. » Pour la première fois, la maison a remis un prix d’honneur, créé cette année « pour récompenser un homme qui participe par ses actions concrètes à une meilleure représentation et considération des femmes dans la société. » C’est le directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, qui a reçu ce Bold Champion Award.

Bold Woman Awards 2019, les deux lauréates françaises :

Chrystèle Gimaret, 
présidente fondatrice de Artupox International
Lauréate du Bold Woman Award, prix récompensant une cheffe d’entreprise accomplie, Chrystèle Gimaret est onvaincue de la responsabilité environnementale, sociale et sociétale de l’entreprise. Elle a créé Artupox International, entreprise de nettoyage écologique BtoB, en 2005 en inscrivant en son cœur la dimension RSE. Elle a notamment instauré des interactions humaines entre ses clients et son entreprise en faisant travailler ses “kleaneurs” de jour : « Les collaborateurs que j’ai recruté étaient enthousiastes à l’idée de travailler tout en ayant également une vie personnelle, grâce aux conditions calées sur les horaires de jour de mes clients. On montre et met en scène le nettoyage. Et je masculinise ce secteur, souvent réservé aux femmes. »

Julie Chapon, 
cofondatrice de Yuka
Lauréate du Bold Future Award, prix concernant les start-up, Julie Chapon a fait une école de commerce et passé cinq ans dans un cabinet de conseil avant de participer à un food hackathon avec son meilleur ami François et le frère de celui-ci, Benoît. Le trio a remporté ce marathon créatif et l’application Yuka, qui permet de scanner les produits alimentaires et cosmétiques et de connaître leur composition, est lancée en 2017. Elle compte aujourd’hui quatorze millions d’utilisateurs : « Au-delà de conduire chaque individu à prendre soin individuellement de sa santé, Yuka contribue à ce que cette consommation plus éclairée de chacun fasse changer les choses et conduise les industriels à améliorer la composition de leurs produits. »

Entrepreneuriat féminin, encore des freins à lever

Publié au printemps dernier, le premier baromètre international Veuve Clicquot* sur l’entrepreneuriat féminin montre que les femmes font encore face à trop de barrières structurelles et mentales, qui les freinent dans leurs ambitions entrepreneuriales. Ainsi, en France, si les femmes accordent plus d’importance que les hommes au fait d’être son propre patron (72 % vs 65 %), elles sont seulement 28 % à vouloir devenir entrepreneure. Parmi celles qui aspirent à l‘entrepreneuriat, 91 % considèrent les entrepreneures comme des femmes inspirantes, mais elles sont seulement 12 % à pouvoir citer le nom d’une entrepreneure qui a réussi. Et selon 41 % d’entre elles, les hommes sont plus crédibles quand ils essaient de lever des fonds pour financer leur projet (48 % au niveau mondial).

* Etude conduite par l’institut Market Probe sur un échantillon représentatif de 10 171 individus dans cinq pays (Afrique du Sud, France, Hong-Kong, Japon, Royaume-Uni). Résultats analysés par BETC Corporate.

La Dauphine et la 2CV, une balade en or dans le Libournais

©ChâteauLaDauphine


Dans le cadre de la vingtième assemblée générale du réseau des Great Wine Capitals qui s’est tenue il y a peu à Bordeaux, le meilleur de l’œnotourisme dans la région bordelaise a été récompensé lors de la cérémonie de remise des Best of Wine Tourism. A cette occasion, le château de La Dauphine a reçu deux nouvelles récompenses et engrangé son quatrième Best of d’or (catégorie “Découverte et Innovation”). Ce dernier distingue la visite “Patrimoine” de la propriété, qui emmène l’amateur en 2CV à la découverte des atouts culturels, historiques et gastronomiques du vignoble de Fronsac.

Depuis 2012, le château de La Dauphine ouvre ses portes aux visiteurs français et étrangers au travers d’une collection de visites et d’ateliers – à découvrir ici – déjà récipiendaires d’un trophée Best of Wine Tourism d’or en 2014 (catégorie “Architecture et Paysages”), en 2016 (catégorie “Restauration à la propriété”) et en 2018 (catégorie “Valorisation œnotouristique des pratiques environnementales”). Si tout cela dit assez l’excellence de l’accueil déployé à La Dauphine, la propriété a également reçu un trophée international. Tous les lauréats 2020, dans les sept catégories, sont à découvrir .