Accueil Blog Page 155

Environnement : Rémy Martin accompagne et salue l’engagement de toute la filière du cognac

De gauche à droite, Eric Le Gall, directeur des produits et des domaines Rémy Martin, Sonia Sicaire, viticultrice, Philippe Farnier, directeur général de la maison Rémy Martin, et Christophe Forget, président d'Alliance Fine Champagne.

Deux cents exploitations de Petite et Grande Champagne certifiées HVE (pour haute valeur environnementale), c’est la belle annonce faite à l’heure des vendanges par la maison Rémy Martin et la coopérative Alliance Fine Champagne au sortir de leur réunion annuelle d’information sur le millésime, rendez-vous réunissant plusieurs centaines de viticulteurs. Cette étape de plus sur la route de l’engagement envers l’environnement réjouit le directeur général de Rémy Martin, Philippe Farnier : « Nous progressons rapidement vers les objectifs que nous nous sommes fixés : 50 % des surfaces de nos partenaires devront obtenir la certification HVE d’ici trois ans. »

Fortement impliquée, avec la coopérative Alliance Fine Champagne, dans la promotion de pratiques agroécologiques auprès des viticulteurs, Rémy Martin a été la première maison en Charente à voir ses domaines certifiés HVE par le ministère de l’Agriculture. C’était en 2012. Depuis, sa stratégie environnementale s’est déployée à ses partenaires (via des formations proposées à partir de 2014 avec le soutien des chambres d’Agriculture) et s’est incarnée dans les récompenses qu’elle leur remet depuis deux ans, “Centaures de l’environnement” venant saluer les certifications HVE. En avril dernier, pas moins de 88 exploitations ont reçu l’emblématique statuette. A ce jour, 43 % des surfaces viticoles qui livrent la maison sont certifiées HVE et plus de 95 % sont engagées dans la démarche.

Heureuse d’avoir fait partie du groupe pilote créé par la maison Rémy Martin, Sonia Sicaire, viticultrice à Segonzac, est l’une des premières à s’être vu attribuer le label HVE : « Le projet de certification environnementale me confortait dans mes convictions, à la fois personnelles et professionnelles, d’une démarche responsable et respectueuse de l’environnement dans le but notamment de préserver la biodiversité de mon vignoble. Cette certification m’a permis d’apporter des améliorations à la fois à mon outil de travail mais aussi et surtout de redonner à mes eaux-de-vie l’expression la plus pure de leur terroir d’origine. » En janvier 2019, plus de 1 500 exploitations certifiées HVE était recensées par le ministère de l’Agriculture, dont 166 en Charentes. Une dynamique forte de la filière cognac que le programme de certification lancé en juillet dernier par l’interprofession (Bnic) devrait encore renforcer.

Un nouveau président et une nouvelle maison du vin à Saint-Estèphe

Basile Tesseron (photo), qui dirige le château Lafon-Rochet, grand cru classé de Saint-Estèphe, vient de succéder à Bernard Audoy à la tête du syndicat viticole de l’appellation. Membre du bureau depuis deux décennies, le président sortant souhaitait laisser sa place et son engagement a été salué par le conseil d’administration qui l’a remercié pour sa « contribution sans faille » et les qualités professionnelles et humaines qu’il a mises au service de l’AOC saint-estèphe.



Le mandat du nouveau, jeune et dynamique président de l’appellation, « représentant la nouvelle génération des viticulteurs de Saint-Estèphe », impliqué depuis plus de dix ans dans l’exploitation familiale et possédant déjà « une solide expérience en tant que dirigeant de Château Lafon Rochet », comprendra notamment la mise en place de nouvelles activités dans le domaine de l’œnotourisme et la rénovation de la maison du vin de Saint-Estèphe.

Les travaux, qui débutent ces jours-ci, devraient s’achever au printemps prochain. Ce nouvel écrin permettant de valoriser les vins et le patrimoine viticole de l’AOC déploiera un pôle dégustation et vente au rez-de-chaussée et accueillera à l’étage « un parcours initiatique » ponctué d’animations (film en 3D, expositions, collection minéralogique des “cailloux” de Saint-Estèphe, etc.).

Le nouveau chef de cave de la maison Mumm entrera en fonction début 2020

Avec enthousiasme, le blog La Champagne de Sophie Claeys annonce la nomination de Laurent Fresnet (photo), en tant que chef de cave de la maison Mumm à partir de janvier prochain. Cet œnologue né dans une famille de vignerons est un « Champenois pur jus », nous dit-elle, et le vice-président de l’Amicale des chefs de caves présidée par Hervé Deschamps (Perrier-Jouët). Depuis 2006, il est le chef de cave de la maison de champagne Henriot, au sein de laquelle il continuera à exercer jusqu’à la fin de l’année. Sa biographie complète par Sophie Claeys est à découvrir ici.

Foire aux vins, nos quatre pépites chez Monoprix

A l’occasion des traditionnelles Foires aux vins, les experts Bettane+Desseauve ont tout dégusté (ou presque). Vous pourrez retrouver leur sélection intraitable sur l’appli Le Grand Tasting, onglet Évènement, FAV 2019 puis Rendez-vous pour sélectionner l’enseigne qui vous intéresse.

En attendant, Véronique Raisin vous livre en vidéo ses choix ultimes chez Monoprix (9-27 octobre).

Foire aux vins, nos quatre pépites chez Leclerc

A l’occasion des traditionnelles Foires aux vins, les experts Bettane+Desseauve ont tout dégusté (ou presque). Vous pourrez retrouver leur sélection intraitable sur l’appli Le Grand Tasting, onglet Évènement, FAV 2019 puis Rendez-vous pour sélectionner l’enseigne qui vous intéresse.

En attendant, Pierre Guigui vous livre en vidéo ses choix ultimes chez E. Leclerc (exclu jusqu’au 30 septembre sur www.macave.leclerc et du 1er-13 octobre en magasin).

Château Pavie se livre

« L’un des meilleurs vins du monde » d’après l’influent critique américain Robert Parker, le château Pavie méritait bien un livre. Le voici, dans son élégante couverture rouge, à l’image de ce premier grand cru classé A de saint-émilion. Par Pascale Cassagnes

Un vignoble mythique
Le grand reporter Jean-François Chaigneau et la photographe Anne-Emmanuelle Thion racontent l’histoire d’une nouvelle vie. Celle de Chantal et Gérard Perse, propriétaires de supermarchés en région parisienne, tombés amoureux il y a 25 ans du vignoble mythique de Pavie. Ceux qui « se sont faits eux-mêmes » font l’acquisition du grand cru en 1998 avec l’envie de conquérir « la plus orgueilleuse, la plus rayonnante des buttes de Saint-Emilion ». Aidés par Michel Rolland, un des œnologues les plus réputés du Bordelais, ils réorganisent le vignoble, repensent le style des vins, conçoivent l’architecture des bâtiments et la décoration avec Alberto Pinto, figure légendaire du design d’intérieur.

Derrière le mythe du grand cru classé de saint-émilion, un art de vivre
Conscient que le monde entier vient à Saint-Émilion pour y découvrir un certain art de vivre, les Perse donnent à Pavie un espace réceptif de 8 500 m2 qui permet au visiteur de déguster les grandes cuvées en admirant la fameuse « côte Pavie ». Un niveau d’excellence que l’on retrouve aussi dans leur l’Hostellerie de Plaisance, au cœur du village de Saint-Emilion, dont la table a été récompensée par deux étoiles au guide Michelin. Plus loin, c’est en Provence et sur leur huile d’olive que l’on retrouve leur signature, au domaine de La Clusière. Derrière le mythe du château Pavie, voilà donc le récit de l’aventure des Perse. Une histoire humaine dédiée avant tout à l’art du vin et à l’art de vivre.

Château Pavie, Signature Perse, Edition Glénat, 60 euros

Primum Familiae Vini : 12 vins d’exception mis aux enchères par Sotheby’s

©Francis Selier

Le 16 octobre prochain, le grand amateur pourra acquérir le coffret en photo ci-dessus, exceptionnel éventail de douze bouteilles provenant de la cave personnelle des douze familles membres de Primum Familiae Vini (PFV), association internationale regroupant d’historiques propriétés familiales* créée en 1992. Depuis vingt-cinq ans, cette dernière s’attache chaque année à collecter des fonds pour soutenir des organisations caritatives du monde entier, le plus souvent engagées auprès des enfants défavorisés ou des hôpitaux spécialisés. Trois millions de dollars ont été collectés depuis 1995, dont une grande part grâce à une collaboration avec Opus One lors de la vente organisée dans la Napa Valley en 2015.

C’est à New-York que se tiendra l’édition 2019 de cette vente (et du dîner de gala qui l’accompagne), sous la houlette du président de Sotheby’s Wine, Jamie Ritchie, et au profit de l’association No kind hungry. Les douze vins listés ci-dessous seront présentés dans le coffret en bois en photo ici, « réalisé à la main à partir d’un chêne d’une extrême rareté dont les origines remontent à l’an 41 avant J-C. » Outre sa sélection unique de millésimes de légende, cette caisse est assortie d’un “passeport PFV” qui permettra à son futur propriétaire de visiter chacune des propriétés de Primum Familiae Vini en compagnie d’un membre de la famille. Autrement dit une très belle et privilégiée promenade dans le vignoble.

« Occasion unique pour les amateurs de vin du monde entier d’acquérir une collection de douze vins rares, exceptionnels et authentiques dans des conditions parfaites », ainsi que le rappelle Marc Perrin (Château de Beaucastel), l’actuel président de PFV, cette vente sera accessible à tous via la maison Sotheby’s. « Pour Primum Familiae Vini, la famille est le seul garant de la durabilité et du plus haut niveau d’excellence dans le monde du vin. Nous avons choisi No Kid Hungry comme bénéficiaire de cette vente aux enchères car cette cause rejoint nos valeurs familiales et d’entraide. Il ne peut y avoir de meilleure cause que celle qui aide les enfants dans le besoin », précise-t-il encore.



©Francis Selier

Les douze vins choisis par leurs propriétaires respectifs

Vega Sicilia, Único 1953

Graham’s Vintage Port 1963

Familia Torres, Mas La Plana 1971

Weingut Egon Müller, Scharzhofberger Trockenbeerenauslese 1976

Famille Hugel, Riesling Sélection de Grains Nobles 1976

Tenuta San Guido, Sassicaia 1977

Joseph Drouhin, musigny grand cru 1978

Marchesi Antinori, Tignanello 1982

Champagne Pol Roger, Winston Churchill 1986

Château Mouton Rothschild 1986

Château Haut-Brion (rouge) 1989
Château de Beaucastel, Hommage à Jacques Perrin 1989

* Marchesi Antinori (Toscane), Baron Philippe de Rothschild (Bordeaux), Maison Joseph Drouhin (Bourgogne), Domaine Clarence Dillon (Bordeaux), Egon Müller Scharzhof (Mosel), Famille Hugel (Alsace), Pol Roger (Champagne), Famille Perrin (Vallée du Rhône), Symington Family Estates (Portugal), Tenuta San Guido (Toscane), Familia Torres (Espagne) et Vega Sicilia (Ribera del Duero).

©Michael Boudot

“Etoilés et solidaires”, l’initiative gastronomique saluée par Gosset

Remis chaque année à des hommes et des femmes du monde de la gastronomie « qui ont choisi de mettre leur notoriété, leur savoir-faire et leur passion au service d’une grande cause », le trophée Gosset Celebris a honoré hier l’association Etoilés et Solidaires fondée en 2019 par Marie Guillois, engagée depuis huit ans contre l’isolement social des seniors.

Inédite, son initiative a pour but de mener des projets gastronomiques et solidaires à destination des personnes âgées isolées et des publics fragilisés. Une première édition a eu lieu en juin dernier dans le cadre de l’Institut culinaire de Paris avec la contribution de quatre chefs : Julien Dumas (Lucas Carton), Thomas Vételé (Le Lobby, hôtel The Peninsula), William Ledeuil (Ze Kitchen Galerie) et Camille Grâce, pâtissière au Peninsula. Christophe Raoux, meilleur ouvrier de France et chef du Peninsula a quant à lui apporté « bienveillance et disponibilité » dans la préparation de cet atelier.

Remis dans le cadre du restaurant parisien Apicius, où le jury s’est réuni sous l’égide de Jean-Pierre Cointreau, le président de Champagne Gosset, ce 25e trophée de l’Initiative gastronomique a été assorti d’un prix spécial du jury pour le Club des chefs des chefs d’Etats. Surnommé « le G20 de la gastronomie », ce club créé en 1977 réalise de grands dîners au bénéfice de nombreuses associations caritatives partout dans le monde et s’efforce de favoriser toute tentative pour rapprocher les peuples des pays en conflit, selon sa formule : « La politique divise les hommes, mais la bonne table les réunit. »

Une nouvelle venue dans les vignes d’Olivier Decelle

Jusqu’alors directrice marketing et communication des vignobles Fayat, Camille Poupon, 39 ans (photo), vient de prendre la direction du marketing stratégique des vignes Olivier Decelle. Situées dans quatre régions différentes, celles-ci sont constituées par les 170 hectares de Mas Amiel (Roussillon), les 18 hectares du château Jean Faure (grand cru classé de Saint-Émilion), les 7,5 hectares de Decelle-Villa (Bourgogne) et les 11 hectares du vignoble de Boisseyt (Rhône-nord), domaine historique de l’AOC côte-rôtie repris par Olivier Decelle en septembre 2017.

Avec pour objet la mise en oeuvre de projets de développement sur l’ensemble de ces propriétés, ce recrutement intervient dans le cadre d’une structuration des domaines qu’Anne et Olivier Decelle ont acquis depuis plus de vingt ans. Dans le même ordre d’idée, la direction générale du château Jean Faure avait été confiée l’an passé à Marie-Laure Latorre, œnologue, ingénieure-agronome et ancienne acheteuse pour un important négoce de Bordeaux. Au printemps dernier, c’est leur fils aîné, Romain Decelle, qui a pris la direction du domaine de Boisseyt. Autant de décisions qu’Olivier Decelle résume par ces mots : « Préparer l’avenir, s’assurer de transmettre. »

Reconquête de la biodiversité dans le vignoble ardéchois

Dans le but de mener « une démarche commune en faveur de la biodiversité », les producteurs réunis au sein de la structure Vignerons Ardéchois (union qui concerne environ 85 % de ce vignoble) et la Ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes (LPO – AuRA*) ont signé une convention de partenariat. Déjà très engagée sur tous les plans, économique, environnemental, touristique, agronomique, etc., l’activité viticole ardéchoise fait la démonstration d’une réelle amélioration du vignoble du fait des pratiques adoptées par ses vignerons depuis plusieurs années (la charte Ardèche par Nature, dont nous vous avions parlé ici, a été mise en place en 2016).

Considérant que l’aspect environnemental est «  d’une importance capitale pour les générations futures, mais aussi pour l’image du département de l’Ardèche et pour son attrait en matière touristique », l’union des vignerons ardéchois accompagne les domaines dans leur transition vers l’agriculture bio et vise la certification HVE de la quasi-totalité du vignoble à l’horizon 2025. Mais le chemin à parcourir pour intégrer au mieux la biodiversité au sein des exploitations est aussi long qu’il est ambitieux. Ce partenariat avec la LPO permettra de développer trois axes principaux ces prochaines années, « dont deux auront pour objets principaux de sensibiliser le public sur la biodiversité dans les vignobles. »

Outre l’installation de refuges LPO, le projet prévoit un programme en faveur de la biodiversité sur et aux abords des parcelles qui ira de la formation des vignerons à la créations d’habitats favorables aux espèces. Les actions en cours depuis le printemps dernier ont permis l’observation de diverses espèces d’oiseaux, dont la Pie-grièche à tête rousse et le Pipit rousseline, caractéristique des milieux méditerranéens ouverts, et le recensement de 37 espèces de papillons de jour. Des pièges-photos ont révélé la présence sur le vignoble de sangliers, renards, blaireaux et chevreuils et des enregistreurs d’ultrasons ont été installés afin de déterminer les espèces de chauves-souris fréquentant les vignes (à ce propos, lire notre article La chauve-souris, amie du vignoble).

* Association loi 1901, à but non lucratif, la LPO Auvergne-Rhône-Alpes a pour objet d’agir dans les domaines de la recherche, de la connaissance, de la protection, de la conservation, de la valorisation et de la reconquête de la biodiversité. Elle est apolitique, indépendante et revendique intégrité et transparence dans son action. La LPO AuRA dispose des agréments de protection de l’Environnement et de représentativité aux instances régionales. Un conseil d’administration composé de 19 administrateurs définit les actions mises en oeuvre dans les 8 délégations territoriales au bénéfice de tous les citoyens. La base de données participative contient 16 millions de données naturalistes grâce à la participation de 11 760 contributeurs. La maîtrise complète de ces données, de la collecte à la validation, nécessite le savoir-faire propre à la LPO AuRA. L’association contribue ainsi à l’observation, à la compréhension et au suivi de l’évolution de la biodiversité afin d’assurer la sauvegarde des espèces sauvages et de leurs habitats.