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La maison Drouhin soutient les bistrots parisiens

Comme elle le fut il y a quelques années pour porter la candidature des climats du vignoble de Bourgogne, la maison Joseph Drouhin, née à Beaune en 1880, est membre fondateur de l’association des bistrots et terrasses de Paris pour l’inscription de ces derniers au patrimoine de l’Unesco. A ce titre, elle participera ce soir à la soirée de remise de la médaille de la Ville aux cent établissements membres de cette association souhaitant faire reconnaître ce typique art de vivre apprécié des Parisiens autant que des touristes, français et étrangers. Aux côtés de ces restaurateurs dont elle partage les valeurs de « convivialité, générosité, excellence du produit, transmission », la famille Drouhin affirme sa volonté de ne pas voir disparaître ce patrimoine culturel parisien, également porteur de lien social.

« Notre maison est déjà membre fondateur de l’association des climats du vignoble de Bourgogne. Il nous a semblé évident de rejoindre l’association des bistrots et terrasses de Paris, les deux entités ayant de nombreux points communs :
protection et transmission du patrimoine, de la vigne au verre »
Frédéric Drouhin,
président du directoire
de la maison Joseph Drouhin

Retrouvez la sélection des meilleurs bistrots parisiens dans le Lebey des Bistrots 2018, Paris et sa banlieue, Albin Michel, 12,90 euros.
Save the date : le nouveau guide Lebey des bistrots, restaurants et bars à cocktails sortira en mars 2019.

Mes magnums (89): un nouveau champagne. C’est possible ?

Château de Bligny, champagne blanc de blancs, brut NM

Pourquoi lui
Cette marque renouvelée est issue d’une importante maison de négoce et porte de grandes ambitions consultables dès l’étiquette, qualitative et furieusement « tradi », comme on dit chez les modernes. C’est un vin issu des 30 hectares de vignes qui entourent le château, c’est donc un mono cru.

On l’aime parce que
C’est un blanc de blancs précis et aérien. Plutôt tonique, on est content d’y goûter.

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Trévallon, un mythe aux enchères

Au rang des chapitres qui ont participé à transformer en mythe le domaine créé au cœur des Alpilles par Eloi Dürrbach (en photo ci-dessous), l’enthousiasme de Robert Parker à propos du millésime 1982 de Trévallon n’est pas le moins important, le célèbre dégustateur américain ayant dit de ce vin qu’il était « la plus belle découverte de sa vie. »

En ce début d’année, c’est en format magnum et avec un record que ce 1982 refait parler de lui. Il a en effet été adjugé 1 000 euros, le double de son estimation et une somme jamais atteinte par un vin de Provence, lors de la vente aux enchères de fin d’année organisée par la maison Besch (Cannes).

Un éclatant résultat qui vient ajouter une nouvelle facette au joyau que constitue pour les amateurs ce domaine mené en bio qui couvre aujourd’hui 17 hectares et où, hier comme demain, Ostiane, la fille d’Eloi Dürrbach, s’étant préparée à prendre la relève aux côtés de son père, « un soin extrême est apporté à chaque parcelle qui sera ensuite vinifiée avec la moins d’intervention possible. »

Le domaine de Trévallon est noté 5 étoiles dans le Guide des Vins Bettane+Desseauve. Retrouvez tous les commentaires sur ces vins (à partir du millésime 1995) sur l’appli Le Grand Tasting. #AppliLeGrandTasting

Un week-end en jaune

La mise en perce du dernier millésime de vin jaune du Jura donnera lieu samedi et dimanche à la vingt-deuxième édition des traditionnelles festivités itinérantes qui accompagnent chaque année la découverte de ce vin issu du cépage savagnin, élevé sous voile pendant six ans et trois mois et produit sous quatre appellations, les AOC arbois, château-chalon, côtes-du-jura et l’étoile. Parrainée par le gastronome Vincent Ferniot, journaliste culinaire (Télématin, Midi en France, Place du Marché) et fondateur de Boco, enseigne proposant une cuisine de chefs à emporter, cette session 2019 de la Percée du vin jaune se tiendra à Poligny et accueillera pour la première fois, aux côtés de la production des vignerons jurassiens (la liste est ), un stand de vignerons invités : 


« Tout comme le Jura, la région de Jerez de la Frontera, située au sud-ouest de l’Espagne, élabore plusieurs types de vins oxydatifs, élevés sous voile. Pour cette édition, trois bodegas espagnoles (Grupo Estevez, Bodegas Gutierrez Colosía et Bodegas César Florido) font le déplacement et s’apprêtent à affronter le froid jurassien pour faire découvrir leurs vins. »

Outre l’emblématique vente aux enchères de vieux millésimes – le catalogue est  – qui constitue le point d’orgue de ce week-end et proposera cette année l’une des dernières bouteilles d’un arbois issu de la vendange 1774 (un vin dont nous vous avions parlé ici), les visiteurs pourront assister à la quinzième édition du concours de cuisine Trophée André Jeunet et à des “battle” culinaires entre amateurs (plus d’info en cliquant ). Le défilé des ambassadeurs des vins jaunes se tiendra dimanche matin à 11 heures, après la bénédiction du vin et avant la mise en perce du tonneau et la dégustation de ce millésime 2012. Tarifs : 20 euros le pass pour la journée (accès au site + dix tickets et un verre de dégustation), 35 euros pour deux jours, tous les détails sont .

Devenez juré du Concours Prix Plaisir 2019

Bettane+Desseauve organise le Concours Prix Plaisir depuis neuf ans déjà. La bonne idée ? Proposer un label de prescription pour les consommateurs qui concerne tous les vins français et étrangers qui coûtent entre 2 et 18 euros et des champagnes à moins de 30 euros. Le seul critère : le rapport prix-plaisir.

Dégustation à l’aveugle par des consommateurs
Lors de ce concours, les vins sont dégustés à l’aveugle et notés par un jury de consommateurs, encadré par les experts Bettane+Desseauve. Les jurés, des amateurs passionnés de vins, disposent uniquement de deux informations : la gamme de prix et la région.

En 2018, sur les 1 771 vins goûtés par les jurés, 576 vins ont obtenu une médaille d’or, d’argent ou de bronze.

La nouveauté 2019 : la médaille bio qui récompense des vins bios qui ont obtenus une médaille d’or, d’argent ou de bronze en dégustation à l’aveugle.

Vous avez envie de vivre une expérience unique de dégustateur dans des conditions « professionnelles » ? Alors inscrivez-vous vite, avant le 1er mars à minuit. Le principe est « Premier inscrit, premier servi ».


Pour s’inscrire, cliquez ici
Quoi ? Concours Prix Plaisir Bettane+Desseauve
Quand ? Vendredi 29 mars et samedi 30 mars 2019.
Où ? Le Chemin des Vignes, 113bis avenue de Verdun, 92130 Issy-les-Moulineaux.
Qui ? Contact : Alice Boinet : [email protected] ou 01 48 01 90 10. https://prixplaisir.bettanedesseauve.com/fr

Bordeaux, un vin dans la ville

Très à la mode aux Etats-Unis (allez faire un tour à Brooklyn…), le phénomène des wineries urbaines gagne petit à petit du terrain dans les villes françaises. Après Paris et Marseille, c’est à Bordeaux que l’une de ces petites entreprises vinicoles s’est installée. Avec les Chais du Port de la Lune, la cité emblématique du vin en produit enfin entre ses murs.

Faire du vin là où on le boit
C’est une initiative entrepreneuriale plutôt surprenante. Avec 120 000 hectares de vignes plantées dans toute la Gironde, le bordelais est, en surface, le deuxième plus grand vignoble de France après celui du Languedoc-Roussillon. De la Rive droite à la Rive gauche, en passant par l’Entre-deux-mers, la culture de la vigne représente presque la moitié des surfaces agricoles du département. Beaucoup de bordeaux à Bordeaux mais pas de vignes, à l’exception du jardin de la Béchade. Même si en périphérie du centre historique, l’agglomération ceinture les parcelles de quelques prestigieux châteaux. L’installation des Chais du Port de la Lune dans le quartier de Bacalan marque le retour d’une production de vin dans la ville.
Au cœur de ce nouveau quartier artiste et branché, proche des quais de la Garonne et de la Cité du Vin, la winery a vu le jour entre les épais murs de béton d’un ancien blockhaus de la cité Claveau. Rien de très glamour jusqu’ici même si cette nouvelle « cité jardin » est au centre d’un plus large projet de réhabilitation souhaité par la mairie bordelaise. A l’origine du projet, un œnologue, Laurent Bordes, et une responsable juridique spécialisée en droit du vin, Annica Landais-Haapa. Le tandem a une idée simple : faire du vin là où on le boit, dans une démarche artisanale, pour montrer que des alternatives locales sont possibles. Idée un peu folle, dans une ville où les traditions viticoles sont solides. Après plusieurs vinifications dans le Bordelais et en Californie et quelques micro-cuvées produites dans son appartement, créer un chai de vinification s’est imposé dans le parcours de Laurent, technicien-artiste. L’aventure doit aussi permettre de mieux connaître le consommateur final, l’éloignant d’une logique de distribution du vin qui échappe souvent au producteur.

1 600 bouteilles d’un assemblage réussi
Avec son statut de négociant-vinificateur, l’entreprise achète un peu de la récolte de vignerons partenaires. Tous conduisent leurs domaines respectifs en bio, biodynamie ou sont en conversion. Le duo vendange, transporte et vinifie l’intégralité du raisin avec ses propres méthodes et dans l’optique de produire un style de vin bien précis. La sélection des baies est exigeante. Première cuvée de la winery, la bien-nommée « Prélude » est un assemblage de cabernet-sauvignon en provenance de Blaye, de syrah des Corbières et d’un peu de merlot de la Dordogne. Les bouteilles sont numérotées et commercialisées en Vin de France, principalement à Bordeaux. L’étiquette, très originale, est le détail d’une toile du peintre symboliste Odilon Redon.
Moderne et accessible, c’est un vin gourmand et charmeur, doté d’une belle structure tannique. Une belle promesse à la hauteur des ambitions des Chais du Port de la Lune et qui fera sans doute des émules à Bordeaux comme en France. D’ailleurs, avec un prix du foncier viticole toujours élevé dans les vignobles réputés, le modèle américain de la winery est peut-être une alternative à suivre de près.

Les Chais du Port de la Lune
31 bis, rue Barillet-Deschamps
33000 Bordeaux
Cuvée Prélude, vin de France 2017
Environ 15 euros.

Louis-Victor Charvet

Le printemps en avant-première

Inspirée du rituel japonais consistant à aller admirer chaque année l’éphémère et ravissante floraison des cerisiers ornementaux (sakura), contemplative tradition qui marque le début du printemps, la dernière proposition de la marque Nicolas Feuillatte est une édition limitée baptisée “Premier rosé de printemps”. « Symbole de joie et de renouveau » fait pour honorer le 14 février tout autant que le 20 mars, la branche de cerisier qui habille ce champagne rosé Réserve Exclusive – assemblage de 10 % de chardonnay, 45 % de pinot noir et 45 % de meunier – ne fleurira que quelques semaines chez les cavistes et dans les boutiques Nicolas Feuillatte (Paris et Chouilly). Pour parfaire cet hommage, sachez que cette cuvée peut passer à table et que sa trame « fine et dynamique » s’accorde fort bien à la cuisine japonaise, des sashimis aux tempuras en passant par des crevettes épicées.

Champagne Nicolas Feuillatte, Premier Rosé de Printemps – Réserve Exclusive, 35 euros

Les adresses Lalique saluées par le Michelin


Distingués tout récemment par le Gault et Millau (nous vous en avions parlé ici), Jérôme Schilling et son équipe viennent d’accrocher une étoile au vignoble de Sauternes grâce à la qualité de la table du château Lafaurie-Peyraguey, distinguée par le guide Michelin 2019. Une réussite que Silvio Denz, président-directeur général de Lalique a commenté de la sorte : « Nous sommes extrêmement heureux de cette consécration qui vient saluer le savoir-faire et le travail de nos équipes aussi bien derrière les fourneaux qu’en salle. Le travail de synergie entre le vin et la gastronomie imaginé par Jérôme Schilling permet d’honorer le grand vin de Lafaurie-Peyraguey. » En rappelant que le Michelin reste « la référence absolue » dans la reconnaissance du travail des cuisiniers, Jérôme Schilling a quant à lui accueilli cette première étoile par ces mots : « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin. (…) Cette distinction est la récompense du travail de toute mon équipe et est une première étape incontournable. Nous continuerons à travailler ensemble pour décrocher une deuxième étoile, notre nouvel objectif. »

Mais l’hôtel et restaurant Lalique ouvert au printemps dernier dans le Bordelais n’est pas le seul à briller, le chef-pâtissier de l’adresse alsacienne de Lalique à Wingen-sur-Moder ayant également été mis à l’honneur en intégrant la promotion Passion Dessert 2019. Agé de 38 ans, Nicolas Multon (photo) a débuté sa carrière à l’Auberge des Templiers (Boismorand) et a travaillé avec Philippe Morvan, champion de France des desserts en 2000, Antoine Westermann (Buerehiesel, Strasbourg) et Jean-Paul-Abadie (L’Amphitryon, Lorient) avant de rejoindre Jean-Georges Klein à L’Arnsbourg (Baerenthal) puis à la Villa René Lalique, établissement doublement étoilé ouvert en 2015. Nicolas Multon confie aller régulièrement observer le travail des verriers de Lalique pour s’inspirer de leurs techniques : « C’est un honneur de recevoir le prix Passion Dessert 2019 de la part du guide Michelin, qui met cette année pour la première fois à l’honneur la profession de pâtissier. Je remercie toutes les personnes qui, travaillant à mes côtés et donnant le meilleur d’elles-mêmes chaque jour, contribuent à cette belle récompense. »

La 800e, c’est demain

Seule émission de radio en France consacrée aux vins et aux spiritueux, In Vino offre chaque semaine à l’amateur – en l’espèce, deux millions d’auditeurs – une plongée dans le mondovino et ses actualités, à la rencontre de ses personnalités et de ses passionnés. Présentée par Alain Marty, président-fondateur du Wine & Business Club et producteur de cette émission qu’il a lancée en 2004, Philippe Faure-Brac (meilleur sommelier du monde 1992) et David Cobbold (co-fondateur de l’Académie du vin de Paris) et animée par une équipe de quarante-cinq chroniqueurs et experts, In Vino proposera ce week-end sa 800e édition :

« En compagnie d’Hélène Piot, co-animatrice, l’équipe célébrera l’événement avec des invités prestigieux : Pierre Hermé, meilleur pâtissier du monde 2016, la comédienne Macha Méril qui vient de terminer sa superbe prestation au théâtre du Montparnasse dans La Légende d’une vie de Stefan Zweig, et le chef Eric Briffard, meilleur ouvrier de France 1994 et chef d’établissement de l’institut Le Cordon Bleu Paris. » Pour écouter cette émission anniversaire, enregistrée en public au bar à vins Nicolas de la place de la Madeleine à Paris, rendez-vous samedi et dimanche à 12 h 30 sur Sud Radio.


Au centre, la comédienne Macha Méril a participé à la 800e édition d’In Vino, qui sera disponible en podcast sur le site de l’émission, c’est par .

Tout en haut du Languedoc

Situés au cœur de l’AOC terrasses-du-larzac, au pied du mont Saint-Baudille, à 320 mètres d’altitude, les seize hectares du domaine du Causse d’Arboras dominent la vallée de l’Hérault. Ce vignoble mené en bio et certifiée depuis le millésime 2011 propose en ce début d’année chez les cavistes et sur le réseau des cafés, hôtels et restaurants les deux nouvelles cuvées en image ci-contre. A gauche, L’extrême est un vin bio d’AOC terrasses-du-larzac. Cet assemblage de syrah (75 %), grenache noir (20 %) et mourvèdre (5 %) – vignes âgées de 24 ans en moyenne – est issu du millésime 2016 et d’un vignoble “extrême”, qu’il s’agisse de l’altitude, de la faille géologique qui caractérise la propriété ou de la densité de plantation (7 000 pieds par hectare).

Ci-dessous, L’Autochtone est un vin nature d’IGP saint-guilhem-le-désert, issu à 100 % du cépage vermentino, qui vient compléter – deux ans après L’autochtone rouge, 100 % cinsault – une gamme que Mathieu Carliez, directeur technique de Vignobles Jeanjean (huit domaines et 240 hectares en tout) et responsable du domaine Causse d’Arboras, définit ainsi : « Le terme de vin nature chez Vignobles Jeanjean est très précis. Seuls les vins remplissant les cinq critères suivants en bénéficient : les raisins sont vendangés à la main, le vin est biologique. En vinification, nous utilisons nos propres levures originelles, issues d’un processus d’identification et de sélection mené depuis six ans. Il n’y a aucun intrant, en particulier pas d’addition de soufre, et pas de filtration avant la mise en bouteille. »

Domaine du Causse d’Arboras, L’Autochtone 2018 et L’Extrême 2016,
respectivement 15 et 18 euros (prix caviste recommandés)