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La vigne et ses alliés

Certification environnementale basée sur une démarche volontaire des exploitations et sur différents niveaux de progression au sein de quatre thématiques dont on pourra découvrir le détail ici (protection de la biodiversité, stratégie phytosanitaire, gestion de la fertilisation, gestion de la ressource en eau), le label Haute Valeur Environnementale concerne de plus en plus de propriétés viticoles. Dernier en date à annoncer avoir atteint le niveau 3 (le plus élevé) de cette certification, le domaine Les Clos de Paulilles – 90 hectares situés entre Collioure et Banyuls – a mis en place ces dernières années différentes actions « avec la conviction de protéger le sublime patrimoine naturel de Paulilles par des pratiques respectueuses de l’environnement et du vignoble. »

Entretien des dizaines de kilomètres de murettes en pierres sèches qui façonnent le paysage et servent de refuge à nombre d’insectes et de petits mammifères, installation de nichoirs pour oiseaux et chauve-souris, entretien des haies, bosquets et garrigues, mais aussi amélioration de l’oxygénation et de la vie des sols (enherbement naturel associé à de l’avoine, de l’orge, etc.) et abandon des méthodes chimiques sont autant de gestes qui, au-delà du travail essentiellement manuel mené dans ce vignoble en terrasses installé sur les derniers contreforts des Pyrénées, permettent de préserver ce bel écosystème. Allié à un meilleur enracinement des vieux ceps, ce soutien quotidien, parcelle par parcelle, a eu un bénéfice direct sur les raisins du domaine qui présentent « des pellicules épaisses chargées en tannins et en arômes olfactifs et de meilleurs taux d’acidité et états sanitaires. »

« Associé à notre savoir-faire ancestral de vigneron, le soin apporté à nos vignes, nos raisins, notre vendange, notre travail en cave, tout cet artisanat d’art se retrouve dans nos cuvées. La texture en bouche se trouve modifiée pour plus de finesse, de profondeur et d’élégance »

Aurélie Mercier,
responsable technique
Domaine Cazes

La disparition de Patrick Léon

Patrick Léon n’est plus parmi nous. Après avoir combattu pendant de nombreuses années une terrible maladie, son cœur si généreux a fini de battre. Œnologue brillant, esthète, humaniste, profondément inspiré par le meilleur de la tradition française, ouvert au monde comme peu d’autres dans sa génération, il cumulait des qualités rarement associées dans un métier parfois routinier. Il avait marqué certains grands crus du Médoc de son sens du style, particulièrement au château Mouton-Rothschild et, en famille, il produisait avec le même naturel et la même exigence un modeste mais délicieux fronsac. Il avait aussi conseillé de nombreux crus en Italie, son pays de cœur, et sur tous les continents. Sa plus grande réussite demeurera sans doute le vin rosé le plus recherché de la planète, conçu et mis au point avec Sacha Lichine au châteaud’Esclans. Sa prestance, son élégance naturelle de geste et de parole, renforçant l’impact d’un rare talent de dégustateur et de communicateur, resteront longtemps gravés dans nos mémoires, ainsi que notre reconnaissance envers tout ce qu’il nous a appris.

Michel Bettane
avec toute l’équipe de
EnMagnum

Crédit photo : PureTinCapsules

La Champagne en huit cadeaux

La preuve par six
Portant désormais un numéro d’édition, cette année a vu la sortie de la 166e, le champagne Krug Grande Cuvée ne s’est pas toujours appelé ainsi. D’abord baptisée Champagne n°1 par Joseph Krug, fondateur de la maison (en 1843) et créateur visionnaire de cette cuvée composée de plus de cent vingt vins issus de plus de dix années différentes, « mosaïque d’arômes et de saveurs d’une grande richesse, impossible à obtenir à partir d’une seule vendange », cette proposition sans cesse renouvelée de façon différente a aussi porté le nom de Cuvée Privée avant de devenir grande. Ce bel et unique assemblage est aujourd’hui élaboré par Eric Lebel, chef de cave de la maison Krug, qui travaille sur la base d’un palette d’environ quatre cents vins (de l’année et de réserve).
Champagne Krug, Verticale I – Grande Cuvée 161e, 162e, 163e, 164e, 165e et 166e édition, 2 000 euros

Grands crus
Cuvée créée en 1985, élaborée uniquement dans les grandes années et patiemment élevée sur lies fines durant un minimum de neuf années, le champagne Palmes d’Or Brut Vintage est la proposition d’exception de Nicolas Feuillatte. Expression de la richesse des terroirs champenois, cet assemblage réunit dix grands crus : Chouilly, Cramant, Oger, Le Mesnil-sur Oger et Avize pour le chardonnay, Bouzy, Verzy, Verzenay, Aÿ et Ambonnay pour le pinot noir. Son dernier opus, 2006, est un « millésime complexe et gourmand » à accorder avec des poissons et crustacés nobles (« langoustines, noix de Saint-Jacques, filet de turbot ou de bar en nages d’agrumes »), un carré de veau au miel ou encore une salade de fruits frais.
Champagne Nicolas Feuillatte, Palmes d’Or Brut Vintage 2006, 90 euros

Anticipation
Dans un bel esprit d’innovation, la maison Mumm a lancé cette année une cuvée baptisée Grand Cordon Stellar destinée à être dégustée en apesanteur. La création de cette bouteille et de ces verres défiant les lois de la gravitation (on peut s’en rendre compte dans les vidéos visibles ici) a exigé trois années de travail. Traits d’union entre l’avenir de la maison et ses racines, les trois millésimes de la “Collection du Chef de Caves” (1985, 1990 et 1996) proposés cette saison forment un « véritable hommage au travail de ses prédécesseurs et aux cuvées qui ont marqué l’histoire de la maison champenoise. » Ces champagnes sont uniquement proposés en magnum, « format éblouissant révélant toutes les caractéristiques d’un grand vin », dans une série limitée à 150 exemplaires chacun.
Champagne Mumm, Collection du Chef de Caves – Millésime 1985, 500 euros

Triomphal
Hommage à l’art de vivre à la française également décliné en un jéroboam proposé en édition limitée (1 000 euros), l’étui de fête qui accompagne la cuvée Impérial de la maison Moët & Chandon fait honneur aux patrimoines français et champenois. Parmi ces illustrations, l’Orangerie de la maison, « symbole de l’héritage et du rayonnement de Moët & Chandon tout au long de son histoire » situé à Epernay, côtoie la Tour Eiffel et l’Arc de Triomphe voulu par Napoléon, l’un des premiers amateurs célèbres de cette maison fondée en 1743 et l’inspirateur du nom de cette cuvée.Champagne Moët & Chandon, Moët Impérial, 32 euros

Glamour
Champagne rosé célébré pour son intensité et sa vinosité, la cuvée Rosé Sauvage de Piper-Heidsieck est mise en valeur de façon audacieuse par la maison en cette fin d’année. Un ton en dessous, sur la gamme des couleurs et non en terme de qualité, la cuvée Sublime a droit au même traitement, joyeux coffret rappelant que l’histoire de la maison rémoise est aussi jalonnée de rencontres avec des créateurs de mode (Jean-Paul Gaultier, Christian Louboutin) et éternellement teintée du bel aveu de Marylin.Champagne Piper-Heidiseck, coffrets Couleurs, 63 et 68 euros

Les bons accords
« Les belles années en 7 sont rares depuis 1947. Ce millésime énergique associé à un long séjour de dix ans de cave apporte à cette cuvée Celebris de la maturité et un équilibre gourmand », explique le chef de cave Odilon de Varine à propos de ce vintage 2007. Dernier-né de la lignée créée en hommage à Albert Gosset, qui compte désormais sept représentants (Celebris 1988, 1990, 1995, 1998, 2002, 2004 et 2007), cet assemblage de 57 % de chardonnay et 43 % de pinot noir est « un vin complexe et structuré avec un potentiel de garde exceptionnel. » Pour l’accompagner, la maison recommande aux gastronomes « des produits simples comme les huîtres, les belons, les langoustines ou les plats plus travaillés comme une dorade à la sauce thaï, un poulet à la citronnelle, un grenadin de veau ou encore une sole grillée. »

Champagne Gosset, Celebris Vintage 2007, 140 euros

Spécial
Ce brut sans année illustre le soin apporté par la maison Taittinger à l’ensemble de ses champagnes. Composé de 40 % de chardonnay et de 60 % de pinot noir et meunier, cette entrée-de-gamme est issue de plus de 35 crus différents. La forte proportion de chardonnay, peu commune dans l’assemblage des champagnes sans année, apporte beaucoup d’équilibre et de fraîcheur. Le vieillissement en cave de trois à quatre ans lui permet d’atteindre une grande complexité aromatique. Le temps où le brut non millésimé constituait le point faible de la maison est bien révolu. Aérien, floral et fruité, c’est un délice apéritif. Et c’est d’ailleurs à ce moment de partage et de fête qu’on peut le recommander. Mais il sera également très à l’aise avec des fruits de mers, des volailles crémées ou des desserts aux fruits.Champagne Taittinger, Brut réserve, 39,90 euros

 

Tenue de soirée
Uniquement disponible auprès du réseau de cavistes Nicolas jusqu’à la fin de l’année (et partout ailleurs ensuite), cette édition spéciale du flacon Cuvée Rosé de la maison Laurent-Perrier est habillée d’une “robe” Constellation qui donne un nouvel éclat à la « belle couleur framboise » et aux « notes de fruits rouges » qui caractérisent ce champagne rosé issu d’une « maîtrise parfaite de la macération du pinot noir. » Cadeau pour l’esthète qui sommeille en tout amateur, ce beau flacon est fait pour illuminer les dégustations de fin d’année.

Champagne Laurent-Perrier, Cuvée Rosé, édition limitée Constellation, 80 euros

Le Douro, en images et en musique

Ce soir et demain se tiendront à Bordeaux les deux derniers des différents événements qui ont accompagné tout l’automne l’exposition Porto : Douro, l’air de la terre au bord des eaux, visible jusqu’au 6 janvier à La Cité du vin (nous vous en avons parlé en détail ici).

Consacrée au cinéaste portugais Manuel de Oliveira, la soirée de ce jeudi se déroulera “hors les murs” du musée : rendez-vous est donné dès 17 heures au cinéma Jean Eustache de Pessac pour une conférence et la projection de deux films, Porto de mon enfance (2002) et L’étrange affaire Angélica (2012). Tous les détails sont .

Demain soir à 20 heures, à l’auditorium de La Cité du vin, le cœur de l’amateur battra au rythme des percussions de Sons do Douro, un concert qui sera suivi d’une dégustation. Plus de renseignements et billetterie (plein tarif : 12 euros) en cliquant ici.


897 – Sons do Douro – Lamego from Sons do Douro on Vimeo.

Le rosé par tous les temps

Avec plus de quatre millions de bouteilles commercialisées chaque année sur le circuit des cavistes et des restaurateurs, les producteurs réunis depuis 1964 sous la bannière des Maîtres Vignerons de la presqu’île de Saint-Tropez (en tout, dix domaines et trois caves) ont engrangé une expertise du rosé et de ses amateurs qui leur a permis de « comprendre et anticiper les tendances. » Bien avant l’explosion de la « folie rosé » au niveau mondial et national (« sur les 24 millions d’hectolitres consommés dans le monde en 2016, un tiers l’est en France »), ces vignerons lançaient dès 2008 un rosé d’hiver baptisé Grain de Glace.

Au-delà de la prouesse technique consistant à proposer « un rosé de qualité qui puisse être disponible, prêt à boire, au 1er décembre », cet assemblage de cinsault, grenache et syrah représente alors « une totale nouveauté dans le paysage méditerranéen », son profil aromatique plus intense étant adapté à une consommation à la froide saison. Le concept étonne et il plaît : la restauration et les cavistes suivent et Grain de Glace passe de 15 000 bouteilles vendues l’année de son lancement à plus de 140 000 bouteilles l’hiver dernier, avec un millésime 2017 qui a reçu une médaille d’or cette année lors du Concours général agricole de Paris. En dix ans, le rosé Grain de Glace est devenu grand et son flacon sérigraphié représentant chaque année un animal emblématique de l’hiver se décline désormais en formats magnum et jéroboam.

Du rosé sur les pistes

La consommation de vin rosé a bondi de 43 % entre 2002 et 2014 et cette couleur représente désormais 33 % de la consommation de vins tranquilles en France. Les codes de consommation se sont élargis jusqu’à rejoindre, bien au-delà des traditionnelles terrasses provençales, les stations de ski (où sont réalisées un tiers des ventes de la cuvée Grain de Glace) et les rooftops new-yorkais. Si certains engouements sont plus “tendance” que d’autres, ce que l’on qualifiait de “mode” semble désormais inscrit au rang des classiques. Ainsi, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le compte des maîtres vignerons de Saint-Tropez, 62 % des Français considèrent que l’on peut boire du rosé toute l’année et 74 % des amateurs de vins consomment du rosé en hiver, un chiffre porté à 83 % chez les consommateurs âgés de 18 à 49 ans. Plus précisément encore, parmi les 18-34 ans, 42 % des personnes interrogées trouvent que le rosé est « une boisson adaptée à l’apéritif » et 38 % le considèrent « un vin qui se marie bien avec la gastronomie. »

Chiffres : “Sondage OpinionWay pour Les Maîtres Vignerons de Saint Tropez”

La Champagne de demain

Le vin des Nobel

Hier, date anniversaire de la mort d’Alfred Nobel, la traditionnelle cérémonie de remise des prix Nobel à Stockholm (soit cinq disciplines, le Nobel de la paix étant décerné à Oslo, en Norvège) a donné lieu, en présence de la famille royale de Suède, à un dîner réunissant les personnalités mondiales de la recherche, de la science et de la littérature.

Evénement de grande ampleur succédant aux discours des lauréats et au concert philharmonique donné pour l’occasion, ce dîner fait évidemment l’objet de mois de préparation, un comité passant en revue les mets et les vins afin de choisir les accords. Ainsi, c’est parmi une pré-sélection de trois cents vins pouvant accompagner le menu de cette édition 2018 que l’Académie a choisi cet assemblage de sept cépages (syrah, carignan, merlot, cabernet franc, cabernet-sauvignon, caladoc et mourvèdre) issu du domaine de Cigalus.

Situé à Bizanet, dans l’Aude, Cigalus est à la fois la demeure familiale de Gérard Bertrand et l’une de ses quinze propriétés viticoles. Acquis en 1995, ce domaine de 75 hectares est cultivé en biodynamie depuis 2002 et ses vins, rouges comme blancs, sont tous certifiés Demeter.



« Nous sommes honorés et fiers de participer à la célébration de cet événement et je félicite tous les lauréats des prix Nobel 2018 »


Gérard Bertrand

Le Clos des Centenaires, entre terre et mer

Luc Baudet (© Lionel Flusin)

 

Après avoir fait les grandes heures du Château du Mas Neuf en costières-de-nîmes, Luc Baudet a dû en abandonner la direction technique. Il s’est recentré à quelques centaines de mètres de là sur les sept hectares qu’il détenait en propre et a créé le Clos des Centenaires.

Son talent technique et sa connaissance du vin ont convaincu son voisin, Bruno François, propriétaire de 14 hectares au Clos des Américains de se joindre à lui dans cette nouvelle aventure en apportant son outil de vinification ultra-moderne. Une petite activité de négoce existe mais n’aura pas vocation à se développer, Luc souhaitant garder un ensemble à taille humaine qu’il peut gérer en direct techniquement. Des replantations en blanc permettront à terme d’équilibrer l’offre entre les deux couleurs principales, le rosé restant anecdotique en volume. La culture est bio mais le domaine ne s’interdit pas un ou deux traitements conventionnels en cas d’attaque massive de mildiou ou de flavescence dorée comme en 2018.

Les vins sont impeccablement vinifiés, très nets, généreux (on est à Nîmes) mais toujours frais car les nuits en costières voient le thermomètre baisser significativement. Les deux domaines sont aujourd’hui regroupés techniquement et commercialement, et produisent pour l’essentiel deux cuvées, Les Centenaires et Le Clos des Centenaires. Luc Baudet sait produire des vins de grande gourmandise et à 8,90 euros, ses entrées de gamme offrent un excellent rapport qualité-prix.

La dégustation

Les Centenaires, costières-de-nîmes 2017 blanc
Bon volume dans ce blanc aux délicieuses notes de poires et de fruits blancs, frais et gras à la fois. On aime sa finale saline dont on apprécie la gourmandise.
14,5/20
8,90 euros

Les Centenaires, costières-de-nîmes 2017 rouge
Le style de la cuvée évolue en 2017 vers plus de gourmandise et de buvabilité immédiates. Le mourvèdre donnait des épaules au 2016 mais ne fait plus partie de l’encépagement. Les 40 % de vendange entière sont conservés pour contribuer à la fraîcheur.
14,5/20
8,90 euros

Clos des Centenaires, costières-de-nîmes 2017 blanc
La roussane donne ici un vin de gastronomie. Blanc bien enrobé, porté par un fruit gourmand, long en bouche. On se régale de ses notes de poire, de fruits jaunes mûrs mais il conviendrait de l’attendre un peu.
15/20
15,90 euros

Clos des Centenaires, cinsault, IGP d’Oc 2016 rouge
Uniquement réalisé à partir de cinsault en cuve béton, sans bois et avec 100 % de vendange entière. Nous ne pouvons qu’approuver cette cuvée rouge à base d’un cépage trop souvent cantonné à la production de rosé. On se régale de ce vin de grand fruit, mûr et frais, avec de superbes senteurs de pivoine et de violette.
15/20
15,90 euros

Luxe, Calme et Volupté, IGP d’Oc 2016 rouge
Un très bel élevage sur un vin bien extrait, puissant mais sans excès de matière ni de tannins. Superbe vin à dominante de cabernet-sauvignon et de petit verdot qu’il va falloir attendre.
15/20
14,90 euros

Les Centenaires, costières-de-nîmes 2016 rouge
40 % de vendange non éraflée contribuent à la fraîcheur et à l’expression aromatique de cette entrée-de-gamme portée vers le plaisir. Bien construit, épicé avec une belle finale sur les fruits noirs et la réglisse, c’est un costières-de-nîmes de caractère.
14,5/20
8,90 euros

Clos des Centenaires, cinsault-syrah, IGP d’Oc rouge 2016
Il conjugue la buvabilité du cinsault, dominant ici, à la complexité épicée de la syrah. Belle bouteille au fruité généreux, gourmande, fumée et lardée, plus puissante que la cuvée de pur cinsault.
14,5/20
16,90 euros

Clos des Centenaires, roussane, costières-de-nîmes blanc 2016
Le volume de la roussane emmène ce blanc de belle dimension, puissant, complexe, avec une finale de fruits jaunes très mûrs. Pour une viande blanche ou une préparation à base de poissons puissants en goût auxquels il saura répondre.
15/20
15,90 euros

Le whisky le plus cher du monde


Nouveau record d’enchères pour la distillerie The Macallan, le flacon ci-dessus, peint à la main par l’artiste irlandais Michael Dillon, a été adjugé 1,2 millions de livres (environ 1,35 millions d’euros) lors de la vente de vins et spiritueux rares organisée à Londres fin novembre par la maison Christie’s.

Cet événement que Tim Triptree, en charge des vins pour Christie’s International, qualifie d’étape importante pour le marché du whisky* a fait du single malt The Macallan 1926 – 60 ans d’âge le whisky le plus cher jamais vendu aux enchères et l’un des joyaux les plus rares de cette distillerie fondée en 1824 qui produit pourtant de « superbes exemples de single malts vieillis en fût », notamment une précieuse série de single cask, et nombre de flacons faisant l’objet d’éditions limitées.

Pour celle qui est concernée ici, douze artistes ont été sollicités, de Valerio Adami à Peter Blake (qui a signé la pochette du Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band des Beatles). Chacun a créé un habillage spécial pour accompagner ce très rare malt qui a passé soixante années dans d’anciens fûts de sherry avant sa mise en bouteille en 1986. Cette collaboration a donné naissance à douze séries de douze bouteilles numérotées. Œuvre unique, la création de Michael Dillon présentée aux enchères représente l’Easter Elchies House, propriété de The Macallan, dans son typique décor des Highlands.

* Outre le record mondial réalisé par The Macallan 1926, cette vente dont les résultats confirment selon Tim Triptree la force de ce marché a également vu la maison Christie’s proposer aux amateurs The Macallan – 50 ans d’âge (adjugé plus de 80 000 euros), l’Exceptional Single Cask assorti d’une visite privée de la distillerie (74 382 euros) et cinq bouteilles de l’édition limitée Genesis lancée à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle distillerie The Macallan au printemps dernier (un lot adjugé près de 13 000 euros qui seront reversés à des associations du Speyside).

Taillevent Paris, de dîners en coffrets

Outre la dernière édition de la saison des dîners “Secrets de terroir”, partition en six accords qui sera consacrée demain soir aux vins du domaine Jamet, en présence de Jean-Paul Jamet (295 euros le menu, plus de détails ici), la maison Taillevent Paris propose aux amateurs deux festifs rendez-vous en cette fin 2018. Concocté par le chef David Bizet, le menu unique qui saluera la nouvelle année au restaurant Le Taillevent déclinera « sept services autour de produits d’exception » (500 euros par personne hors boissons) pendant que Les 110 de Taillevent – parce que, rappelons-le, 110 vins au verre – permettra à l’amateur de découvrir en cinq services la cuisine de David Boyer (195 euros par personne hors boissons). Deux soirées de réveillon à découvrir et réserver ici et . Enfin, saison oblige, la maison Taillevent propose ici de très gastronomes coffrets, cadeaux à partager à deux (270 à 640 euros).