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Mes magnums (66), au bonheur d’un grand gigondas

Domaine Santa Duc, Les Hautes Garrigues, gigondas 2014

Pourquoi lui
Parce que gigondas. Toutes les appellations qui tournent autour des dentelles de Montmirail valent le détour. Des paysages pareils ne peuvent pas décevoir dans le verre. Avant, peut-être. Maintenant, c’est très bon.

On l’aime parce que
Cette sélection parcellaire s’appelle Les Hautes Garrigues. Déjà, on l’aime pour ça, pour cette poésie agricole. On l’aime aussi pour le parti pris par l’assemblage. Grenache et mourvèdre issus de vieilles vignes, pour 65 % et 35 %. Si vous n’avez jamais compris le grenache, c’est le moment. Et l’élevage, 18 mois en foudres, confirme l’intérêt.

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Le grand et le petit

D’un langage paresseux à un vin tordu, il n’y a qu’un peu de laisser-aller. Mais Michel Bettane veille.

En France, c’est sûr, nous aimons les petits. Le petit café du matin, avec son petit croissant, le petit dessert à midi, le petit digestif du soir, gentiment proposé peut-être pour recevoir un petit pourboire. Nous avons de l’affection pour ceux qui jouent petit bras sur un court de tennis ou qui roulent petit braquet à vélo, bref nous pardonnons tout au petit sauf quand nous nous trouvons gagne-petit sur notre feuille de paye. Dans le même esprit, si nous nous gargarisons parfois de rêves de grandeur, nous nous méfions plus souvent du grand. Nous ne manquons pas une occasion de rappeler les puanteurs du Grand Siècle, les désastreux choix politiques et le soleil de notre grand roi ou les crimes de nos grandes guerres. Le grand, c’est pour le sport. Pour le reste, nous coupons les têtes qui dépassent.
Le vin n’y échappe pas, forcément. Parlez de grand vin ou de grand terroir à un petit bourgeois de la petite famille des branchés, journaliste, blogueur ou pilier de bar, et vous verrez immédiatement sa réaction. Rappeler que la nature est tout sauf démocratique et sait faire des terroirs plus grands que d’autres vous fait passer pour un infâme réactionnaire. Appeler grand un vin malencontreusement convoité par une minorité, s’il est rêvé par tous, devient le comble du conformisme béat ou de la corruption généralisée, née évidemment du grand complot. Mais alors comment appeler la chose ? Dites vin noble, comme nous avons essayé de le faire à l’Académie internationale du vin, et c’est encore pire. Si nous n’avons pas oublié la Révolution, nos présidents n’ont pas guillotiné dans leurs bureaux le mobilier de l’Ancien Régime. Schizophrènes, nous méprisons une noblesse qui ne se donne que la peine de naître, mais nous sommes fiers de passer encore pour le pays du grand vin que nous ne buvons plus, tout en nous flagellant devant toutes les batailles perdues par lui sur le marché international, avec l’arrivée de concurrents forcément tricheurs ou malveillants. Par des raisonnements encore plus tordus, nous accusons ce grand vin, ce vin noble, de multiplier les entorses à la morale, la sienne compris, polluant les banlieues des vignobles, et les lois de Sainte-Isabelle Saporta, prêtresse du vin politiquement correct. Donc bien fait pour lui, si l’on ne croit plus en lui.
Mais après le désespoir, l’espoir renaît, on nous a trouvé l’antidote. Le petit vin du petit producteur, au petit prix. Mais oui. Celui avec une étiquette et une marque à lire et à comprendre au troisième degré, surtout quand des juges dénoncés comme partiaux et incompétents lui refusent l’appellation. L’erreur ou, plus encore, d’obscurs règlements de compte locaux sont certes possibles et humains, mais le plus souvent il suffit de goûter le produit pour comprendre le rejet. On vous répond alors immédiatement : « Tu n’as rien compris, (on a le tutoiement facile dans ce milieu), ton palais est formaté par les errements et les triches de la viticulture productiviste. Et ton vocabulaire, par les clichés élitistes d’une classe qui fabrique de fausses valeurs. » Dans notre langue, élégant est un adjectif à bannir. Et je ne dis rien de racé, avec son étymologie suspecte, qu’il faudrait remplacer par nature ou sans fard. On décline d’ailleurs toute la gamme des sans chez nos nouveaux sans-culottes, y compris sans talent. Le talent n’étant pas, par définition, égalitaire, démocratique, est un concept hautement suspect.
Si vous pensez que tout cela n’est que la comédie d’un petit clan, profitant d’une position privilégiée dans la communication pour jouer à l’armée mexicaine en faisant défiler en boucle sa petite troupe, vous avez sans doute raison. Mais je crains aussi la multiplication de dangereux dégâts collatéraux. Nos comiques font des émules à l’étranger. Du bon petit vin boisson, facilement industrialisable, on peut en faire partout, et partout avec des conditions de production souhaitables dans le domaine de l’écologie, comme moins de dépense énergétique pour le transporter et le distribuer, sans parler de la mise en valeur difficilement condamnable des savoir-faire locaux. Du grand vin œuvre d’art, on peut malheureusement en avoir moins le besoin ou le désir, parce que son coût d’élaboration est trop élevé par rapport au niveau de vie d’une majorité d’amateurs et que sa consommation demande une culture et un environnement que nous ne sommes pas encore en mesure, et il faut le regretter, d’enseigner ou de donner au plus grand nombre. De toute façon, les lieux où on peut le produire sont limités et en général reconnus depuis longtemps, ce qui laisse peu de chance à l’originalité de l’expertise ou à la créativité de la découverte. Les seuls points sur lesquels nous pouvons intervenir, en tant qu’experts, auprès de la communauté des amoureux du vin, dont nous faisons aussi partie, c’est la défense et la préservation des terroirs de qualité, quand le grand commerce ou la grande distribution, qui savent si bien jouer aux petits, n’acceptent pas de leur offrir un prix récompensant l’effort pour les perpétuer. Cela devient plus que jamais un devoir et une obsession pour toute notre équipe chez Bettane et Desseauve.

 

Article paru dans EN MAGNUM n°11 (mars-avril-mai 2018)

Bordeaux is back, dit-il

Du haut en bas de l’échelle des prix, Bordeaux secoue la torpeur et la mauvaise foi de ceux qui voudraient l’enterrer.

C’est Stéphane Derenoncourt qui balance le pavé avec cette belle détermination qui est sa marque. Au motif de faire valoir quelques-uns des domaines qu’il conseille dans des appellations moins prestigieuses, quoique bordelaises, il scande Bordeaux is back, c’est beau comme un hashtag. Déjà, voilà le t-shirt (photo).

De quoi s’agit-il ?
De faire pièce aux idées fausses sur Bordeaux et de porter le coup de grâce à l’idée idiote et à bout de souffle, cette cabale aussi appelée bordeaux bashing, qui voulait les vins de Bordeaux prétentieux et dévoyés, trop chers, agaçants, gosses de riches, on voit bien d’où le coup venait et pourquoi. Bordeaux is back, c’est sur le même ton. On ne frappe pas un homme à terre, non, mais un concept pourri, oui. Pour ancrer…

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Summer Wine Night, rendez-vous réussi entre le Languedoc et la nuit parisienne

Ceux qui y étaient ont aimé, les autres vous risquez de regretter de ne pas avoir fait le déplacement. Tous les ingrédients d’une soirée dégustation d’un nouveau genre étaient là, pour le plus grand plaisir des 80 vignerons venus spécialement du Languedoc faire découvrir la richesse de leurs terroirs à un public jeune et averti, sur un rooftop inédit. Le soleil a même décidé de se coucher sous nos yeux, nimbant cette belle dégustation d’une lumière digne d’une soirée languedocienne.

Les arômes des vins doux naturels

Souvent évoqués sur ce site, les coffrets tout aussi pédagogiques que ludiques proposés par les éditions Jean Lenoir, dans le cadre d’une démarche de transmission entreprise il y a plus de trente ans par ce « défricheur de la culture de l’odorat », invitent les amateurs à se familiariser avec les arômes du vin (et aussi avec ceux du café ou du whisky). Cette collection traduite dans de nombreux pays décline différents formats, du grand modèle du Nez du vin (54 fioles) au Clin de Nez (6 fioles). C’est dans ce dernier modèle que paraît un coffret exclusivement consacré aux arômes caractéristiques (chocolat, café, caramel, vanille, noix et pruneau) des vins issus des AOC banyuls, maury et rivesaltes, qui produisent 80 % des vins doux naturels français.



Ce nouveau livre-objet a été initié par Isabelle Cutzach-Billard, docteur en œnologie et conseil scientifique au sein des éditions Jean Lenoir, et mis en œuvre par le conseil interprofessionnel des vins du Roussillon (CIVR) dans le cadre d’une démarche de valorisation de ces vins qui a également donné lieu à la création d’un site de vente de très vieux millésimes*, lancé fin 2017 (c’est par ). Le but de ce jeu est de mieux faire connaître ce que Philippe Bourrier, le président du CIVR, qualifie de « monde exceptionnel et singulier » en permettant aux amateurs avertis ou néophytes de s’exercer à reconnaître les arômes des vins doux naturels de la région. Une « belle mission, » dit Jean Lenoir, « tant leur richesse olfactive est exceptionnelle. »

Le nez des vins doux naturels, banyuls, maury, rivesaltes, 35 euros.
Disponible dans les caves et domaines du Roussillon ainsi que dans certaines librairies de Perpignan.



* « Elaborés selon la technique du mutage qui consiste à arrêter la fermentation alcoolique du raisin par adjonction d’alcool afin de conserver une partie du sucre naturellement contenu dans le fruit, ont un potentiel de garde quasi infini. Les plus âgés dépassent ainsi les cent ans. », précise le CIVR.

Passage de relais et petite annonce

© Jean-Yves Bardin

L’un réalise un rêve, l’autre transmet « avec quiétude » l’œuvre de sa vie. Le premier, Ivan Massonnat, est un “nouveau-venu” qui détient depuis douze ans une maison aux environs de Chinon et a « développé une véritable passion pour le Val de Loire. » Le second, c’est Jo Pithon, vigneron installé en Anjou depuis 1978 qui a notamment contribué à la reconnaissance des vins blancs secs issus de terroirs jusque-là connus pour les liquoreux. L’un des gestes les plus notables de ce défenseur de la première heure d’une idée de la viticulture qui connaît depuis de plus en plus d’adeptes (sols vivants, agriculture bio, vins sans artifices, cuvées parcellaires) a été de ressusciter un coteau situé en surplomb du Layon abandonné depuis quarante ans. Après avoir racheté soixante-dix parcelles à vingt-cinq propriétaires différents, Jo Pithon a défriché et replanté un patrimoine viticole de sept hectares orientés plein sud, vierge de toute chimie, aujourd’hui reconnu comme l’un des plus beaux terroirs de l’Anjou.

C’est sur cette base qu’Ivan Massonat s’apprête à constituer un domaine de vingt-cinq hectares conduits en biodynamie avec « pour objectif de façonner des grands vins de gastronomie, secs et liquoreux », faits pour la garde et exprimant toutes la diversité des sols de l’Anjou noir. «J’inscris mon projet sur le très long terme, et donc je tiens à perpétuer cette noble tradition des liquoreux, reconnus depuis toujours parmi les plus grands de France. Ces cuvées magiques ont traversé les siècles et trouveront demain de nouveaux débouchés, j’en suis convaincu. » En même temps que le domaine Pithon-Paillé et son fameux coteau des Treilles (en image ci-dessus), il achète dix hectares en appellation quart-de-chaume grand cru et six sur l’autre rive du Layon. A terme, ce domaine disposant de vignes en AOC quarts-de-chaume, coteaux-du-layon 1er cru Chaume, savennières et anjou devrait produire entre 60 et 100 000 bouteilles.

De la mosaïque de terroirs “à la bourguignonne” à la promotion de l’Anjou et du chenin blanc (via un soutien à des initiatives collectives telles que la Paulée de l’Anjou noir qui se tiendra le 2 juillet prochain ou le congrès international du chenin programmé en 2019), c’est dans le respect des méthodes et valeurs de Jo Pithon qu’Ivan Massonnat s’apprête à prendre la tête d’une propriété dont le nom n’a pas encore été trouvé mais dont les projets de restructuration sont arrêtés et prévoient de porter « une attention particulière au matériel végétal (sélections massales, greffe anglaise, etc.). » Pour le moment, les deux hommes recherchent un vigneron ou une vigneronne « en amour avec le chenin » pour compléter l’équipe existante. Une recrue qui bénéficiera de l’accompagnement de Jo Pithon dans les premières années. Pour les contacter, rendez-vous sur leur site, évidemment baptisé we love chenin.

Bourgogne sans soufre

Ayant toujours eu à cœur de faire de grands vins « dans le respect du territoire bourguignon » la maison familiale Aegerter s’est engagée au début des années 2000, avec l’arrivée de Paul Aegerter, dans un processus de travail dont la dimension écologique ne cesse depuis de prendre de l’ampleur. En mettant en place au fil des ans des cahiers des charges toujours plus exigeants (herbicides proscrits, travail du sol), la maison s’est de plus en plus approchée d’une viticulture bio à laquelle elle convertit désormais progressivement son vignoble, avec pour horizon 2025.

Sur la base de la vendange 2017 d’un hectare en appellation bourgogne-hautes-côtes-de-nuits passé en bio en 2016, Aegerter lance une nouvelle cuvée vinifiée sans sulfites. « C’était une suite logique de notre engagement, » explique Paul Aegerter, « avoir des vins les plus purs possibles, traduisant toute la puissance de ce terroir bourguignon unique et où l’expression du fruit prime. » Cette première incursion dans le vin bio qui représente 900 bouteilles sera uniquement distribuée sur le circuit des cafés, hôtels et restaurants (CHR), pour environ 20 euros.

The Left Bank Bordeaux Cup 2018, les résultats

Après six mois de compétition et face à sept autres équipes d’étudiants, c’est le club d’œnologie de l’université d’Edimbourg (Ecosse) qui a remporté l’édition 2018 de la Left Bank Bordeaux Cup dont les épreuves finales se sont tenues vendredi dernier à Pauillac, au château Lafite Rothschild (nous vous avions parlé ). Avant l’épreuve ultime, cette compétition internationale à laquelle participaient cette année près d’une soixantaine d’écoles propose à ses huit équipes finalistes un séjour constitué de plusieurs sessions de dégustation dans les châteaux de la rive gauche. Ils ont été accueillis à Doisy-Vedrines, Fargues, Carbonnieux, Marquis d’Alesme, Montrose, Talbot, Lamote-Bergeron et aux aux Carmes Haut-Brion.

Débutée avec une série de dix questions (par exemple : « A quel dieu égyptien le vin est-il le plus souvent associé ? »* ; « En quelle année sera publié le prochain classement des crus bourgeois du Médoc ? »** ; « Pourquoi l’étiquette de Château Guiraud est-elle de couleur noire ? »***), la finale a ensuite permis de confronter les talents de chacun lors de trois séries de dégustations à l’aveugle. Pour chacun des vins listés ci-après, il s’agissait de distinguer le millésime et l’appellation et de répondre aux différentes questions posées par le jury présidé par le baron Eric de Rothschild et par Emmanuel Cruse, grand maître de la Commanderie du Bontemps :

Château de Fieuzal 2006, pessac-léognan
Château Malartic Lagravière 2009, pessac-léognan
Château Latour Martillac 2008, pessac-léognan

Château Calon Ségur 2006, saint-estèphe
Château Dauzac 2006, margaux
Château Lagrange 2006, saint-julien

Château Lafaurie Peyraguey 2009, sauternes
Château Doisy Védrines 2009, barsac
Château Rieussec 2009, sauternes

Les vainqueurs sont repartis pour l’Ecosse avec de rares flacons de château-lafite-rothschild offerts par Eric de Rotschild, une sélection de vins offerte par la Commanderie et des billets aller-retour pour revenir à Bordeaux.

* Osiris.
** 2020.
***En hommage à Napoléon 1er et aux valeurs révolutionnaires.

Dégustation créative

La deuxième édition d’une proposition d’expériences faites aux amateurs par la maison de champagne Moët & Chandon s’est installée jusqu’à dimanche à Paris, dans le neuvième arrondissement. Au fil des trois univers créés autour des cuvées emblématiques (Grand Vintage) ou plus innovantes (Moët Ice Impérial) de la champenoise maison, les participants sont invités à expérimenter à leur idée un espace de dégustation qui convoque un très fruité jardin tropical (bar de saison mis en scène par Sous les fraises, une jeune start-up qui invite la nature en milieu urbain, notamment avec des potagers poussant sur les toits parisiens), un bar lounge conçu par le collectif YA+K (lauréat 2016 du palmarès des jeunes urbanistes), « où grandeur et démesure mettront à l’honneur le format Mini-Moët » et enfin des cabanes de pêcheurs et étals de produits de la mer. Là, autour du champagne Grand Vintage 2009, les accords mets-vins sont signés par un « amoureux du homard et des pinces sous toutes ses formes », le jeune chef Xavier Pincemin (ex-Top Chef 2016). Pour ceux qui souhaiteraient prolonger chez eux ce bel apéritif, un service exclusif de livraison de bouteilles sera proposé pendant toute la durée de l’opération. Plus détails et tarifs sur la page facebook de l’événement, c’est par ici.

Grands voiliers et feux du dragon


Dans la ville et sur le fleuve, c’est parti pour cinq jours de fête à Bordeaux. Au rang des grands rendez-vous de cette édition anniversaire de Bordeaux fête le vin (le pass dégustation est en vente ici), il y a celui avec les grands voiliers et notamment ceux qui participent à la Tall Ships Regatta dont Bordeaux est la dernière étape. Du Kruzensthern (114,5 mètres) au Vera Cruz (23,8 m), en passant par Belle Poule (37,5 m), Étoile du Roy (47 m) ou encore Belem (58 m) et Tarangini (53 m), ils sont une trentaine à être présents (on les découvrira ), une vingtaine à se laisser visiter (5 euros ou gratuit selon les voiliers et les moments de la journée, plus de détails ici) et trois à proposer des sorties quotidiennes d’une heure sur la Garonne (sur réservation) avant leur départ pour le large, dimanche, au son de la parade et des cornes de brume.

Côté vins, outre la présence de 1 200 vignerons au long de la “route des vins” de deux kilomètres installée sur les quais et déclinant quatre-vingt appellations au sein de onze pavillons, signalons que l’union des grands crus de Bordeaux (UGCB) organise pour la première fois son traditionnel week-end et les dîners d’exception qui vont avec dans le cadre de cette biennale. L’amateur peut acheter ici son billet d’entrée (65 euros en ligne, 80 euros sur place) pour la dégustation de grands crus qui se tiendra samedi autour du millésime 2015, à laquelle participent plus de 110 propriétaires et représentants de l’UGCB. Côté vin bio, les amateurs ont rendez-vous vendredi soir à 18 h et 19 h 45 pour Love, love, love, une dégustation mise en musique par Paul Daniel, le chef de l’orchestre national Bordeaux-Aquitaine (tarif : 10 euros, sur réservation).

Autre événement majeur, le spectacle pyrotechnique Les Feux du dragon illuminera la Garonne chaque soir à 23 h 30, dès ce jeudi et jusqu’à dimanche. Créée par le Groupe F, qui a déjà célébré avec le public bordelais l’inauguration il y a cinq ans du pont Chaban-Delmas, cette « sarabande endiablée et pétaradante », parade nautique d’un dragon cracheur de feu, sera suivie d’un feu d’artifice tiré entre le Miroir d’eau et les Quinconces. Précisons que Bordeaux fête le vin s’inscrit dans une démarche de consommation responsable et que 50 000 guides sur le sujet, fournis par Vin & Société, y seront distribués (points Billetterie et Informations). Destiné à sensibiliser aux risques d’une consommation non maîtrisée, l’espace prévention mis en place en partenariat avec Vin & Société et la mission Sécurité Routière de la préfecture de la Gironde permettra de tester son alcoolémie avec des éthylotests à usage unique.