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SPIT 2017, une finale très disputée

La neuvième édition du concours international de dégustations à l’aveugle orchestré par In Vino Veritas, l’association œnologique de Sciences Po, a vu s’affronter ce week-end les étudiants de douze grandes écoles* devant un jury présidé par Gérard Basset, Master of Wine et Meilleur sommelier du monde 2010 et composé de Jérôme Philipon, le directeur de la maison Bollinger, Gilles Descôtes, son chef de caves, Elsa Ginestet, rédactrice web chez Idealwine et Joëlle Boisson, journaliste “champagne” pour Terre de Vins. A l’issue des trois séries d’épreuves théoriques et pratiques (champagnes Bollinger, millésime 2002 ; quatre vins rouges « le long du Rhône » ; quatre blancs liquoreux), cette compétition dont la vocation internationale s’est concrétisée un peu plus lors de cette session 2017 par la présence de 50 % d’équipes étrangères, a couronné l’université américaine Cornell (Ithaca, Etat de New York).

Si le niveau technique des questions a cru, le niveau des candidats est également de plus en plus élevé d’année en année et la finale « a donné du fil à retordre au jury » puisqu’elle a vu s’affronter quatre équipes au lieu des trois prévues. Après la qualification de l’EM Lyon et Oxford, il a été impossible de départager Cornell et l’Essec. Ex-æquo lors de l’épreuve “vins mystères” menant à la finale, leurs équipes ont du participer à une épreuve improvisée portant sur le coteaux-champenois La Côte aux Enfants de la maison Bollinger qui n’a pas eu l’effet escompté, les dégustateurs se montrant à nouveau d’égale valeur. Joué à quatre, le match final s’est conclu par la victoire de l’université américaine : « La finesse de leur commentaire et de leur proposition d’accord mets-vins sur les deux vins de finale, La Grande Année Rosé 1995 de Bollinger et le porto Graham’s tawny single harvest 1972, a séduit le jury. »

* France : Essec, Assas, Polytechnique, Normale Sup, AgroParisTech, EM Lyon. Royaume-Uni : University of Oxford, University of St Andrews. Suisse : Ecole hôtelière de Lausanne, Ecole polytechnique de Lausanne. Etats-Unis : Cornell University. Chine : The Chinese University of Hong Kong.

Escapade à Chavignol

La saison des pique-niques vient de rouvrir au domaine Henri Bourgeois dans le Sancerrois. Outre la réception des visiteurs au caveau pour des dégustations et visites du chai gravitaire, « une expérience unique à Sancerre, pour comprendre toute la richesse et l’élégance du sauvignon blanc et du pinot noir » (tous les jours de 9 h 30 à 18 h 30, réservation au 02 48 78 53 20), cette famille de vignerons installée depuis dix générations dans le village de Chavignol propose depuis deux ans maintenant des promenades balisées dans ses vignes assorties d’un pique-nique berrichon concocté par Jean-Marc Bourgeois, chef du restaurant gastronomique La Côtes des Monts Damnés (il y a aussi un bistrot et un hôtel, cliquez ici pour plus de détails). Cette besace est à réserver au 02 48 54 01 72, tarif : 15,80 euros.

The Winemaker’s Collection, saison 11


Partant du principe que « les meilleurs vins sont aujourd’hui élaborés par les meilleurs œnologues » et que ces signatures parlent bien plus à l’amateur que les pourcentages de cépages présents dans l’assemblage, Philippe Raoux, propriétaire du château d’Arsac à Margaux invite chaque année un vinificateur ou un œnologue reconnu à venir créer “le vin de ses rêves” dans cette propriété historique du Médoc (également connue pour la collection d’œuvres d’art de son Jardin des sculptures).

Après des débuts remarqués, une note Parker 93/100 a salué le premier opus de cette Winemaker’s Collection, millésime 2006 créé par Michel Rolland, l’aventure s’est poursuivie millésime après millésime sur le terroir d’Arsac, selon des règles invariables. Pas de contrainte, carte blanche à l’invité qui bénéficie de l’assistance de l’équipe du château et se charge de tout le processus de création du vin, du choix des parcelles (le vignoble d’Arsac compte 107 hectares de vignes, 54 en AOC margaux, 49 en AOC haut-médoc et 4 en AOC bordeaux Blanc) jusqu’à la mise en bouteilles.

thewinemakerscollection_saison11Après Michel Rolland, Denis Dubourdieu, Andrea Franchetti, Stéphane Derenoncourt, Eric Boissenot, Zelma Long, Susana Balbo, Ntsiki Biyela, Dany Rolland et Alain Raynaud, c’est Hubert de Boüard qui a signé le millésime 2016 de cette collection de cuvées à découvrir ici. « Présent tout au long de l’année sur les terres d’Arsac, avalant des kilomètres, se glissant entre les rangs de vignes, Hubert de Boüard est resté près du terroir, à l’affut des conditions naturelles. Une discipline salutaire tant cette année 2016 a sans cesse surpris, à la vigne comme au chai, pour aboutir à un millésime de rêve. »

A propos du résultat de son travail, le winemaker d’une année à Arsac, évoque « une gourmandise, des tanins charmeurs, une appétence, un équilibre {qui} inscrivent ce millésime dans le livre des grands ! » Outre les conditions météorologiques exceptionnelles qui ont marqué l’année, Hubert de Boüard estime avoir bénéficié « d’une rencontre humaine exceptionnelle » avec Philippe Raoux et ses équipes et d’un terroir de grande qualité : « J’ai pris un immense plaisir pendant cette année, comprenant jour après jour les parcelles d’Arsac, puis goûtant les raisins et enfin décidant du meilleur moment de ramassage et choisissant une vinification qui permettait l’expression du meilleur de ce millésime. » On en apprendra plus sur l’élaboration de cette cuvée en cliquant .

L'autre grand cru classé de la famille Cazes

Propriétaire de Lynch-Bages depuis plus de 80 ans, la famille Cazes vient d’acquérir un autre grand cru classé de Pauillac, le château Haut-Batailley, propriété de Madame Des Brest-Borie et de sa famille (et ce depuis les années 30). Exploité par François-Xavier Borie, ce vignoble d’une quarantaine d’hectares dont les installations techniques ont été récemment rénovées est planté à 70 % de cabernet-sauvignon et de merlot et de cabernet franc pour respectivement 25 % et 5 %. L’âge moyen des vignes est de 35 ans. Cette transaction « entre deux familles très solidement ancrées dans le paysage médocain et pauillacais depuis plusieurs générations » s’est faite avec le concours de la banque Rothschild.

« Nous sommes heureux que cette transmission puisse se faire avec la famille Cazes, qui aura à cœur de poursuivre le travail entrepris sur la propriété. Nous sommes persuadés que l’identité et la qualité de ses vins seront pérennisés. » 

François-Xavier Borie

Egalement sensible au fait que « deux familles qui entretiennent depuis toujours des relations amicales » se transmettent la destinée de cette belle propriété dont elle a toujours apprécié les vins, la famille Cazes précise que si cette acquisition renforce son ancrage à Pauillac, elle s’inscrit dans un projet distinct de celui mené à Lynch-Bages. Ainsi Jean-Charles Cazes, le directeur général du groupe familial, a-t-il indiqué que Château Haut-Batailley conserverait son intégrité et bénéficierait d’une équipe technique dédiée : «  La propriété sera gérée de manière indépendante. »

L’autre grand cru classé de la famille Cazes

Propriétaire de Lynch-Bages depuis plus de 80 ans, la famille Cazes vient d’acquérir un autre grand cru classé de Pauillac, le château Haut-Batailley, propriété de Madame Des Brest-Borie et de sa famille (et ce depuis les années 30). Exploité par François-Xavier Borie, ce vignoble d’une quarantaine d’hectares dont les installations techniques ont été récemment rénovées est planté à 70 % de cabernet-sauvignon et de merlot et de cabernet franc pour respectivement 25 % et 5 %. L’âge moyen des vignes est de 35 ans. Cette transaction « entre deux familles très solidement ancrées dans le paysage médocain et pauillacais depuis plusieurs générations » s’est faite avec le concours de la banque Rothschild.

« Nous sommes heureux que cette transmission puisse se faire avec la famille Cazes, qui aura à cœur de poursuivre le travail entrepris sur la propriété. Nous sommes persuadés que l’identité et la qualité de ses vins seront pérennisés. » 

François-Xavier Borie

Egalement sensible au fait que « deux familles qui entretiennent depuis toujours des relations amicales » se transmettent la destinée de cette belle propriété dont elle a toujours apprécié les vins, la famille Cazes précise que si cette acquisition renforce son ancrage à Pauillac, elle s’inscrit dans un projet distinct de celui mené à Lynch-Bages. Ainsi Jean-Charles Cazes, le directeur général du groupe familial, a-t-il indiqué que Château Haut-Batailley conserverait son intégrité et bénéficierait d’une équipe technique dédiée : «  La propriété sera gérée de manière indépendante. »

Flavescence dorée, moins de traitements en 2016

L’interprofession bourguignonne (BIVB) a indiqué que le bilan de la campagne de lutte et de prévention contre la flavescence dorée qui a été menée en Bourgogne en 2016 était positif : « la maladie étant à peu près circonscrite, l’usage des traitements continue de bien diminuer. » Les professionnels se sont une nouvelle fois largement mobilisés pour prospecter le vignoble et elle n’a été observée ni dans l’Yonne, ni en Côte-d’Or. Le nombre de cas identifiés, concentré autour du foyer historique situé dans le nord du Mâconnais, est resté stable. En conséquence, aucune parcelle ne sera soumise à arrachage obligatoire en 2017.

Ce dispositif régional de lutte, et notamment l’utilisation sous condition de certains traitements, a permis cette année de réduire encore un peu plus l’application d’insecticides. Comparées à l’année 2015, les surfaces traitées en Côte-d’Or et en Saône-et-Loire dans le cadre de la lutte obligatoire contre la flavescence dorée ont considérablement diminué (respectivement – 88 % et – 55 %). Depuis 2013, la baisse est de 99,5 % en Côte-d’Or, une évolution due à la mise en œuvre conjointe de quatre piliers de lutte contre cette grave maladie de la vigne : « prospection, arrachage des pieds atteints, traitement à l’eau chaude de tous les plants et lutte insecticide. »

Même si la maladie recule, la forte mobilisation des acteurs du vignoble ne saurait se relâcher. Pour maintenir le statut d’exception de la Bourgogne, « l’une des rares régions viticoles ayant réussi à mettre en place un plan de lutte et de prévention régional concerté et efficace, permettant une diminution des insecticides et un nombre de cas de flavescence dorée faible et stable », les organismes concernés ont commencé à travailler dès cet hiver sur le plan de lutte 2017. Leur concertation a notamment porté sur des axes d’amélioration de la campagne et sur ce défi majeur qui consiste à maintenir la vigilance et les efforts de l’ensemble des professionnels.

La soirée des gastronomes

A la manières des Césars pour le cinéma, la gastronomie se voit décerner chaque année depuis quatre ans par les éditions Lebey des prix dans différentes catégories : meilleure entrée, meilleur poisson ou crustacé, meilleure viande ou volaille, meilleur dessert, meilleur dessert au chocolat, meilleure première installation, meilleur service du fromage et meilleure carte des vins.



Ces récompenses sont le fruit d’une sélection en deux temps. D’abord proposées par les vingt-cinq enquêteurs du Guide Lebey des restaurants (qui référence 1 200 adresses), ces créations qui ont marqué l’année font ensuite l’objet d’une dégustation (celle de la session 2017 s’est tenue le 13 mars dernier à l’école Ferrandi). Certifiée par huissier, la note finale pondère ces deux étapes de vote.

Point d’orgue de cet hommage au meilleur de la table, la soirée de remise des Lebey de la gastronomie réunit professionnels et gastronomes avertis autour d’un dîner de prestige signé cette année par Eric Fréchon, Nicolas Sale, Jean-Pierre Vigato et Claire Heitzler (420 euros par personne, réservation ici). Il se tiendra le 10 avril prochain au Pavillon Gabriel à Paris et sera précédé par des ateliers de dégustation animés par cinquante artisans et vignerons « réputés pour l’excellence de leurs produits » et suivi par une after party dédiée aux cocktails des meilleurs barmen de Paris. Tous les détails sont .

Vente aux enchères très étoilée

La vingt-huitième édition de la vente aux enchères caritative lancée par Sieur d’Arques en 1990, et devenue depuis la deuxième plus importante du genre après celles des Hospices de Beaune, se tiendra le dimanche 9 avril à Limoux. Comme le veulent les usages de ce très gastronome rendez-vous languedocien, Toques & Clochers sera parrainé cette année par Dominique Loiseau et Patrick Bertron, chef du Relais Bernard Loiseau qui succède ici à Arnaud Donckele, parrain de la dernière édition.

Evénement dédié au patrimoine historique local dont le but est la rénovation des quarante-deux clochers des villages de l’aire d’appellation limoux, ce rendez-vous est aussi l’occasion d’une grande fête qui réunit chaque année environ 30 000 visiteurs (dans le village bénéficiaire de la restauration, cette année c’est à Cépie) autour de la présentation du nouveau millésime issu de ce terroir de blanc situé sur le piémont pyrénéen dont les quatre type de sols sont à découvrir .

Quant à la célèbre vente des “clochers”, ces vins issus de parcelles identifiées dans chacun des villages de l’AOC dont la production « cristallise la fusion de terroirs d’exception et de l’engagement du vigneron qui les cultive dans la recherche de la perfection » et dont la vinification, la dégustation et la sélection – par une commission indépendante de douze sommeliers – sont le fruit d’un très rigoureux processus, elle devrait réunir environ deux cents acheteurs du monde entier*.

toquesclochers2017_vignoble

* Animée par Rémy Fournier, commissaire-priseur à Toulouse, et Aymeric de Clouet, expert en vins, expert auprès de la Cour d’appel de Paris, la vente aux enchères caritative Toques & Clochers aura lieu le 9 avril 2017 à 14 h 30 à Limoux (espace Sieur d’Arques). Les fûts encore en cours d’élevage seront présentés à la dégustation aux acheteurs quelques heures avant la vente, en présence des vignerons.

Vinexpo feat Bettane+Desseauve

Vinexpo a choisi Bettane+Desseauve pour rassembler quelques domaines et piloter des masterclass de haut niveau au sein de l’événement Vinexpo à Bordeaux en juin, du 18 au 21 juin.

C’est certainement un honneur, mais c’est aussi une responsabilité de conduire une trentaine de masterclass représentatives autant qu’il est possible de l’excellence du vin à la française.
Pour ce faire, nous avons battu la campagne et réuni des gens aussi divers qu’un Pio Cesare, le grand Piémontais, et le sauternes de Raymond Lafon ou encore des vignobles à découvrir comme la Tenuta Masciarelli (latitude de Rome, côté Adriatique) ou des vins déjà célèbres comme les délicieux pouilly-fumé du château de Tracy. En tout, une belle trentaine de domaines mettront leurs vins à la dégustation dans l’espace Bettane+Desseauve ou partiperont aux masterclass, ou les deux.
Comme toujours, s’agissant d’un événement cautionné par Bettane+Desseauve, les domaines et leurs vins ont été dégustés au préalable par l’équipe d’experts composée par Michel Bettane et Thierry Desseauve et ces vins sont dûment agréés avant de pouvoir occuper un stand ou être commentés dans une masterclass.

Nous espérons retrouver à cette occasion les professionnels présents à Vinexpo cette année. C’est sûrement la chance de faire quelques découvertes immanquables.

Château-Figeac chez Christie’s, les résultats

La vente qui s’est tenue à Londres le 16 mars dernier et proposait aux enchères de rares bouteilles de château-figeac provenant des caves de la propriété (nous vous en avions parlé ici) a réalisé un total d’environ 119 500 euros pour 100 % des lots vendus. Madame Manoncourt estime que le premier d’entre eux, un magnum de château-figeac 1947 adjugé 3 410 euros (soit deux fois son estimation la plus élevée), « a tout de suite donné le ton de cette vente » au cours de laquelle des amateurs du monde entier ont pu enchérir, en salle, par téléphone ou via internet. Parmi les lots phares, un jéroboam de château-figeac 1949 (photo) a été adjugé 9 546 euros, une caisse de six bouteilles du millésime 1966 a été vendue 6 548 euros et une bouteille issue de la récolte 1934 a trouvé acquéreur pour 1 091 euros.

« L’exceptionnel terroir de Figeac a parlé ! C’était la rencontre pleine d’enthousiasme entre des flacons rares, qui n’ont jamais quitté les caves de la propriété, et des connaisseurs avisés. Cela confirme l’intérêt pour nos vins et leur personnalité unique reconnaissable entre mille. Cela nous renforce, dans notre dynamique et notre détermination à œuvrer pour la qualité des vins de Château-Figeac qui ont cette si belle capacité à vieillir »