Allez les verres !
LE HAUT NIVEAU RAPPROCHE SOUVENT LE MONDE DE LA VIGNE DE CELUI DU SPORT. NOUS AVONS DEMANDÉ À THIERRY DESSEAUVE, EXPERT EN VINS DU CABINET BETTANE ET DESSEAUVE, DE MENER UN PARALLÈLE ENTRE CHAMPIONS ET DIVE BOUTEILLE. PAR BRUNO GARAY (L’ÉQUIPE MAGAZINE)
Promenades en Cadillac
Outre la ronde de nuit qui attend les visiteurs ce samedi soir dans la ville et les jardins du château de Cadillac (Sur les traces de Molière, plus de renseignements ici), les amateurs ont droit à deux rendez-vous supplémentaires avant la clôture de l’édition 2016 du festival estival et culturel Les balades en Cadillac organisé en partenariat avec la maison des vins de l’appellation.
Les 17 et 18 septembre, les Journées européennes du patrimoine donneront l’occasion aux amateurs de découvrir des propriétés de l’AOC cadillac-côtes-de-bordeaux (Château Peneau le samedi, 05 56 23 05 10 ; Château Lamothe le dimanche, 05 57 34 53 00 ; Château Le Sens tout le week-end, 05 56 21 06 43) ainsi que la villa gallo-romaine de Loupiac (06 48 21 91 25).
Le dimanche 2 octobre, une randonnée au cœur du vignoble dans le cadre des vendanges est au programme. Visites de propriétés, balades dans les vignes, pique-nique avec les vignerons, explications sur les processus de fermentation et de vinification, la participation à cette journée est gratuite, mais il faut s’annoncer en s’inscrivant ici avant le 28 septembre.
L’Oregon, l’autre pays du pinot noir

Il fallait être visionnaire pour deviner que, trente ans plus tard, l’Oregon serait la deuxième patrie du pinot noir. Quand Robert Drouhin est tombé sur ces coteaux couverts de forêts et de prairies, il a tout de suite compris que c’était là qu’il fallait planter de la vigne.

« Moi, je voulais la Californie. » Véronique Drouhin parle ici de la destination de son premier stage. Elle avait une vingtaine d’années et devait engranger quelques expériences de vinification avant de rejoindre Joseph Drouhin, la maison familiale installée rue d’Enfer, à Beaune, sur le castrum romain dont elle a conservé les caves époustouflantes. La Napa Valley, peut-être, mais la Californie, bien sûr. Ça claquait – et ça claque toujours – plus fort dans le conscient collectif que l’Oregon.
Ce sera l’Oregon. Son père, Robert Drouhin, a décidé. Elle ira chez un de ses amis, David Lett, grand pionnier du pinot noir dans les collines de la Willamette et créateur du domaine The Eyrie. Sa femme se souvient en riant : « Un cépage inconnu, un nom incompréhensible, une région ignorée, on avait tout bon. Finalement, David y avait gagné un surnom. Tout le monde l’appelait Papa Pinot ». Peu de temps après ce stage, Lett signale à Robert un beau coteau bien exposé, une cinquantaine d’hectares à vendre dans les collines de Dundee. Il viendra avec Véronique et se décidera rapidement. Non sans avoir convaincu au préalable sa fille de porter le projet d’un bout à l’autre, ce qu’elle fera. Trente ans plus tard, Véronique et ses frères ne regrettent rien. Mieux même, ils viennent d’acquérir un magnifique coteau d’une centaine d’hectares (la moitié est plantée) dans les collines d’Eola-Amity, à quelques kilomètres du domaine originel. Là, quand on lève les yeux, on se retrouve nez à nez avec le mont Fuji. Non, nous ne sommes pas au Japon, c’est le mont Hood. Même silhouette conique, même neiges éternelles, un volcan aussi. C’est frappant, cette ressemblance.

Quand les Drouhin sont arrivés dans les collines de Dundee, les quelques-uns qui faisaient pousser du pinot noir en Oregon ont surtout poussé un ouf de soulagement. L’arrivée d’une maison beaunoise d’aussi parfaite réputation, d’un empereur du pinot noir pour ainsi dire, ne pouvait que profiter à leurs vignobles. L’Oregon est l’autre patrie du pinot noir, plus personne ne discuterait. Ainsi, les Lett, les Aldersheim et les autres du premier contingent de pionniers ont réservé un très bel accueil aux Bourguignons de chez Drouhin, comme ils le font aujourd’hui avec Louis-Michel Liger-Belair (La Romanée à Vosne-Romanée), Jean-Nicolas Méo (Méo-Camuzet à Vosne-Romanée aussi), Dominique Lafon (Comtes Lafon à Meursault) ou Louis Jadot, l’autre grande maison beaunoise qui se décide enfin à tenter l’expérience. Ils ont eu raison, au moins partiellement, puisque la Nouvelle-Zélande est une candidate très performante. Disons qu’avec l’Oregon, la Bourgogne et la Nouvelle-Zélande, le marché globalisé peut compter sur les pinots noirs qu’il réclame. Sans oublier quelques vignerons alsaciens, suisses, nord-italiens ou autrichiens. Bien sûr.
Photos : Mathieu Garçon
Krug sublime l'œuf
Après la pomme de terre, c’est l’œuf qui a été choisi par la maison Krug pour être associé à son champagne emblématique, assemblage de 120 vins (de l’année et de réserve) recréé tous les ans par le chef de cave Eric Lebel et dont la « mosaïque d’arômes et de saveurs » autorise bien des accords. Comme chaque année, cet ingrédient tout à fait « ordinaire » sera travaillé par différents chefs dans le monde afin de créer une expérience de dégustation inédite autour de Krug grande Cuvée, déclinée en « temps forts gastronomiques, de la bouchée apéritive à la déclinaison verticale d’un dîner d’exception. »
A Paris, l’audacieux accord Krug & Œuf est à découvrir dès à présent et jusqu’à la mi-novembre au Royal Monceau. Roberto Rispoli, chef étoilé du restaurant Il Carpaccio, propose un déjeuner (149 euros) et un dîner (350 euros) gastronomiques autour de la question – les menus sont là – et Laurent André, le chef exécutif en charge de l’offre culinaire de l’hôtel depuis sa réouverture en 2010, a composé un Croq’Krug servi au bar qui associe en toute simplicité un verre de Krug Grande Cuvée à un œuf, des lamelles de truffes et des mouillettes (49 euros). Renseignements et réservation au 01 42 99 88 77.
Krug sublime l’œuf
Après la pomme de terre, c’est l’œuf qui a été choisi par la maison Krug pour être associé à son champagne emblématique, assemblage de 120 vins (de l’année et de réserve) recréé tous les ans par le chef de cave Eric Lebel et dont la « mosaïque d’arômes et de saveurs » autorise bien des accords. Comme chaque année, cet ingrédient tout à fait « ordinaire » sera travaillé par différents chefs dans le monde afin de créer une expérience de dégustation inédite autour de Krug grande Cuvée, déclinée en « temps forts gastronomiques, de la bouchée apéritive à la déclinaison verticale d’un dîner d’exception. »
A Paris, l’audacieux accord Krug & Œuf est à découvrir dès à présent et jusqu’à la mi-novembre au Royal Monceau. Roberto Rispoli, chef étoilé du restaurant Il Carpaccio, propose un déjeuner (149 euros) et un dîner (350 euros) gastronomiques autour de la question – les menus sont là – et Laurent André, le chef exécutif en charge de l’offre culinaire de l’hôtel depuis sa réouverture en 2010, a composé un Croq’Krug servi au bar qui associe en toute simplicité un verre de Krug Grande Cuvée à un œuf, des lamelles de truffes et des mouillettes (49 euros). Renseignements et réservation au 01 42 99 88 77.
Crus bourgeois, la dégustation parisienne
Mercredi prochain, le caviste parisien Lavinia propose à l’amateur de venir découvrir les meilleurs crus bourgeois médocains, vins qui ont sélectionnés à l’aveugle par un jury d’experts lors de la dégustation organisée par l’Alliance des crus bourgeois du Médoc. Plusieurs étiquettes seront proposées à la dégustation et à la vente, dont Château Belle-Vue, le gagnant de la coupe des crus bourgeois 2016. Réservation ici, tarif 20 euros (remboursé dès 50 euros d’achats ce même soir).
Dites 33
Première proposition œnotouristique du genre, l’expérience proposée par l’agence Bourgogne Gold Tour d’une dégustation de la totalité des grands crus de Bourgogne est un must pour l’amateur qui ne sera organisé, sur demande, qu’une fois par an. Imaginé par Youri Lebault, 33 Grands Crus Wine Experience est le fruit d’un pari fou quand on sait la rareté des étiquettes concernées, celui de permettre aux amoureux des bourgognes de goûter à ces vins parmi « les plus désirés et les plus chers au monde. »
« Pendant près d’un an, j’ai rencontré les domaines, les maisons et les partenaires de prestige avec qui nous travaillons en toute confiance. Le programme sera construit comme un écrin sur-mesure autour de dégustations mémorables : rencontres avec les plus grands domaines, survol en hélicoptère des parcelles les plus mythiques (…) Ce qui est important, c’est de prendre le temps. » Ces vins de légende seront dégustés par petites séries, soit dans les caves des propriétés, soit à la table des chefs étoilés de Bourgogne, au cours d’un luxueux séjour pour deux à six personnes dont on trouvera le détail ici.
La foire aux vins Casino, c’est jusqu’au 17 septembre. Dépêchez-vous ! Voici nos (très) bonnes affaires
PRIX INCROYABLE
- Tapada d’Elvas, Alentejo, rouge. Note B+D : 14/20. Note Prix-Plaisir : 5/5
DECOUVERTE DE L’ANNEE
- Gérard Bertrand, Narbo Martius, coteaux-de-Narbonne, 2015, rouge . Note B+D : 16/20. Note Prix-Plaisir : 5/5
VALEURS SÛRES
- Château du Cèdre, cahors, 2012, rouge. Note B+D : 16/20. Note Prix-Plaisir : 5/5
- Domaine Carillon, meursault, 2013, blanc. Note B+D : 17/20. Note Prix-Plaisir : 4,5/5
- Château Pape Clément, pessac-léognan, 2012, rouge. Note B+D : 18,5/20. Note Prix-Plaisir : 4,5/5
LE GRAND LUXE
- Maison Dominique Laurent Vieilles Vignes, bonnes-mares grand cru, 2014, rouge. Note B+D : 18,5/20. Note Prix-Plaisir : 4/5
- Château d’Yquem, sauternes, 2011, blanc liquoreux. Note B+D : 19/20. Note Prix-Plaisir : 4,5/5