A la fin du mois, durant quatre jours, les professionnels et les amateurs sont invités à découvrir l’histoire de la maison Ruinart, son savoir-faire et ses collaborations artistiques via une installation éphémère et digitale baptisée Maison 1729, en référence à l’année de la fondation à Reims, par Nicolas Ruinart, de cette maison qui est la plus ancienne de Champagne. Les dégustations proposées au public se tiendront le mercredi 1er et le jeudi 2 juin, sur réservation (cliquer là).
Menées par l’œnologue de la maison, ces sessions d’une heure et demie tout entières dédiées au cépage chardonnay porteront sur les champagnes Ruinart brut, Ruinart millésimé 2009, Ruinart rosé en magnum et la cuvée de prestige Dom Ruinart Blanc de Blancs 2004, accordés à des mets créés par le chef étoilé Mathieu Pacaud. Le tarif de cette très complète expérience mêlant les sens au savoir, comme en témoigne la photo de la “salle des arômes” ci-dessous, est de 70 euros.
Avant son coup de cœur en 2013 pour le domaine viticole californien dont elle présente ces jours-ci les toutes premières cuvées, Béatrice Cointreau a acquis son savoir-faire en France. Diplômée de l’institut d’œnologie de Bordeaux, elle débute à 24 ans auprès de la maison de Cognac Frapin, qu’elle dirigera ensuite durant 23 ans avant de se charger de Champagne Gosset, maison dont la production est passée de 350 000 à un million de bouteilles sous sa direction. Chevalier de l’ordre du Mérite agricole et de la Légion d’honneur, l’arrière-petite-fille du créateur de la liqueur Cointreau est également membre de l’Académie du vin et auteur. Outre le travail mené sur son blog, elle a publié différents ouvrages parmi lesquels Le Paradoxe du vin bio, sorti en France en avril 2014 et tout juste paru aux Etats-Unis. A Malibu, Béatrice Cointreau gère les trois hectares du domaine Admirable Family Vineyards avec son fils Alexandre, en charge de la commercialisation des vins, qui l’a rejoint il y a un an.
Planté de chardonnay, syrah et viognier* face à la mer et de cabernet, merlot et petit verdot côté vallée, ce vignoble est situé à Kanan Dume, au cœur des 80 hectares de l’appellation Malibu Coast AVA (American Viticultural Area) officialisée en 2014. Béatrice Cointreau s’est beaucoup investie pour cette reconnaissance des qualités d’un terroir longtemps éclipsé selon elle par « l’image glamour, sea, surf and sun » de Malibu. Elle prédit que les vins de cette appellation dont les origines viticoles remontent au début du XIXe siècle seront bientôt aussi réputés que ceux issus des vallées de la Napa et de la Sonoma et compare l’endroit à la Provence, les montagnes de Santa Monica en lieu et place du massif des Maures : « Les deux régions font face à la mer. Le sol et le sous-sol sont similaires. La vigne se développe bien car ses racines peu gourmandes en eau s’enfoncent profondément dans le sol pour trouver des nutriments. (…) Nous n’avons pratiquement pas d’hiver non plus, ou alors ceux-ci sont très doux. »
Protégées durant les périodes chaudes par les brises venues de l’océan, les vignes restent en pleine activité végétative, le brouillard et les nuits fraîches évitant la déshydratation des plants. Sous ce climat et sur la base de principes vinicoles et de pratiques familiales solides (illustrées par le dicton « le grand-père plante les vignes, son fils fait le vin, son petit-fils saura pourquoi »), les vignes sont menées selon les règles de la viticulture bio. Un respect pour le terroir et sa transmission d’ores et déjà relayé par Alexandre Cointreau qui explique que, pour jeune, héroïque et pionnière qu’elle soit, la viticulture de la maison est « guidée par les connaissances acquises au fil des siècles. » Ainsi, la restauration de vignes abandonnées va de pair avec les défis posés par de nouvelles situations qui exigent « des choix clairs et précis (…), la qualité reposant sur les détails : choix du porte-greffe, taille Guyot, exploitation équilibrée et durable des plants et soin méticuleux du vignoble. » Les trois cuvées ci-après sont là pour en témoigner.
Malibu Pearl, It Takes 2 et Fantastic 4, les trois vins d’appellation Malibu Coast du domaine Admirable. Trois autres cuvées sont en AVA Santa Barbara County (en blanc et en rouge) et le rosé de la maison, So Happy!, est en appellation California.
*Béatrice Cointreau rappelle qu’au milieu des années 80, il ne restait que 32 hectares de viognier dans le monde, presque tous à Condrieu, et constate que ce cépage se plaît beaucoup à Malibu « grâce à sa brume matinale, au brouillard de ses nuits fraîches et à sa brise océanique rafraîchissante. »
C’est un dîner conçu par Alain Dutournier en accord avec les vins de Château Marquis de Terme qui ouvrira demain soir la 22e édition de la gastronome manifestation bordelaise Les Epicuriales, qui transforme durant deux semaines les allées de Tourny en un restaurant à ciel ouvert. Ce n’est pas la première fois que le grand cru classé de Margaux s’associe au chef étoilé, le « couple » ayant déjà imprimé sa marque sur le dîner d’ouverture de la semaine des Primeurs l’an dernier. Un succès qui a mené à cette nouvelle aventure, plus grand public, qui accordera les millésimes 2005, 2009 et 2011 du château Marquis de Terme au menu ci-dessous (95 euros par personne) :
Amuse Bouche
Homard bleu en transparence d’herbes, aux fraicheurs du jardin et en rouleau végétal
Caneton croisé Bigarade, jeune navet surprise
L’aile rôtie sur l’os, la cuisse fondante aux olives
Fromages (maison Jean d’Alos)
Framboises en pavlova, sorbet rose, gelée de litchis
Café accompagné de chocolats (maison Cadiot Badie)
Le chef étoilé Alain Dutournier et Ludovic David, directeur du château Marquis de Terme
Les Epicuriales de Bordeaux, du 20 mai au 4 juin 2016.
Renseignements et réservation en cliquant là.
Il faut avoir et du culot et de la culture pour oser cet hommage à « Vulcani, le vermouth des intrépides », breuvage fabriqué et commercialisé par l’inénarrable Jean Carmet (et son irascible maman) dans un inoubliable nanard réalisé par Michel Audiard, « Comment réussir quand on est con et pleurnichard ». Pour être de conception artisanale et même familiale, ce vermouth ne s’en révèle pas moins être un redoutable tord-boyau. Mais Jeff Carrel, flying winemaker impertinent, a joliment créé ce « vin des intrépides », à la personnalité autrement plus amène. D’un autre côté, hélas, ce n’est pas Jean Carmet qui vous le servira, à ras bord dans un verre ballon Duralex.
La macération, la distillation, une huile essentielle, un “esprit”. Si ces notions ne vous sont pas familières, si vous souhaitez en savoir plus sur l’art des liqueurs, sur leurs secrets de fabrication, sur la façon de les utiliser dans un cocktail,… les liquoristes ouvrent leur porte au grand public dans une trentaine de sites ouverts à travers toute la France métropolitaine et d’Outre-mer.
Maisons des liqueurs – Participants 2016
BIGALLET – Virieu-sur-Bourbre (38)
CHARTREUSE – Voiron (38)
CHERRY ROCHER – La Côte Saint-André (38)
DENOIX – Brive (19)
DISTILLERIE CHARLES MEUNIER – Saint-Quentin-sur-Isère (38)
DISTILLERIE COMBIER – Saumur (49)
DISTILLERIE DE LA VERVEINE DU VELAY / PAGÈS – Saint-Germain-Laprade (43)
DISTILLERIE DU CENTRE – Limoges (87)
DISTILLERIE DU NOYAU DE POISSY – Poissy (78)
DISTILLERIE GUY – Pontarlier (25)
DISTILLERIE MASSENEZ – Dieffenbach-au-Val / Villé (67)
DISTILLERIE MERLET – Cherac (17)
DISTILLERIE MOUTARD DILIGENT – Buxeuil (10)
DISTILLERIE PAUL DEVOILLE – Fougerolles (70)
DOMAINE FRANCIS ABECASSIS – Claix (16)
EYGUEBELLE – Valaurie (26)
GIFFARD – Avrille (49)
GRANDES DISTILLERIES PEUREUX – Fougerolles (70)
JOSEPH CARTRON – Nuits-Saint-Georges (21)
LE CASSISSIUM VEDRENNE – Nuits-Saint-Georges (21)
LECOMTE BLAISE – Le Syndicat (88)
LEJAY LAGOUTE – Dijon (21)
L’HÉRITIER GUYOT – SUPREX– Dijon (21)
MANGUIN – Avignon (84)
MARNIER LAPOSTOLLE – Bourg-Charente (16)
MUSEE BURONS DE LA SALERS – Salers (15)
MUSEE DES EAUX-DE-VIE – Lapoutroie (68)
PALAIS BÉNÉDICTINE – Fécamp (76)
RÉMY COINTREAU – Saint-Barthélemy-d’Anjou (49)
RHUMS ET PUNCHS ISAUTIER – Saint-Pierre (Île de la Réunion) – Le 19 mai 2016
RHUM CLÉMENT – Le François (Martinique)
Trois appellations d’origine de la région Centre-Val de Loire se sont associées pour mettre en place une opération de communication sous forme de set de table vantant « l’alliance gastronomique » entre le fromage de chèvre produit à Selles-sur-Cher* et les vins des AOC cheverny (rouge, rosé et blanc) et cour-cheverny (rien que du blanc, issu du seul cépage romorantin). Si l’accord est déjà connu des amateurs, c’est la première fois qu’il fait l’objet d’une campagne commune.
Celle-ci sera mise en place chez les restaurateurs de la région tout au long de la saison estivale, les deux syndicats concernés misant sur le succès croissant de l’agritourisme et de l’œnotourisme pour toucher un grand nombre de visiteurs français et étrangers avec cette mise en scène de leurs vins et fromage « dans une atmosphère chaleureuse aux airs de campagne » qui rend hommage à la richesse d’un terroir et, plus largement, d’une région déjà fort réputée pour son art de vivre.
« Entièrement réalisés par des prestataires locaux et imprimés sur papier recyclé, les 100 000 sets de table valorisent le savoir-faire des producteurs et une certaine idée du goût et de l’élégance qui font toute la réputation de la gastronomie française. »
*Fromage au lait de chèvre entier, le selles-sur-cher a la forme d’un disque à bords biseautés, légèrement tronconique. Il est salé et cendré au charbon végétal. Sa texture est onctueuse et fondante. Il a obtenu son appellation d’origine contrôlée en 1975. Désormais reconnu au niveau européen pour sa typicité et ses caractéristiques particulières, il bénéficie d’une appellation d’origine protégée (AOP) qui inclut quatorze cantons situés en Champagne berrichonne, Basse-Sologne et vallée du Cher et concerne une partie des départements de Loir-et-Cher (41), de l’Indre (36) et du Cher (18). Le syndicat de défense et de promotion de l’appellation regroupe l’ensemble des intervenants de la filière, producteurs de lait, producteurs fermiers, affineurs et transformateurs.
Pour s’en faire le relais, on se pensait habitué aux dégustations d’un genre nouveau, plus éclectique et terriblement mélomane, régulièrement organisées à Paris par Wine Fictions. L’inattendu surgit pourtant à chaque fois et c’est avec un « cadeau improbable » et « introuvable ailleurs » que les amateurs peuvent envisager de célébrer la fête des mères (un peu en avance, certes).
Mardi 24 mai, une dégustation de six grands chablis (village et premiers crus) se fera aux rythmes du tango délivrés par un quatuor de saxophonistes. Cette soirée « qui se présente à première vue à l’opposé de la logique » jouera donc du contraste entre la voluptueuse musique argentine et les vins « minéraux, tendus, verticaux » de Chablis, pour mieux les révéler.
Venu d’Amsterdam et « connu pour ses arrangements géniaux », le Pannonica Quartet est composé d’un Français, un Espagnol et deux Argentins. Deux d’entre eux ont reçu une formation classique, deux autres une formation jazz et leur ensemble a gagné la compétition du Doble Ocho International Tango Festival. Ils joueront ce soir-là leur dernier disque, dont on peut découvrir des extraits sur leur site (cliquez là).
Chaud Froid !
Quartet Pannonica & chablis (+ accords mets-vins) : 25 euros. Achat des billets ici.
Rémunération des musiciens au chapeau.
Certes, le rendez-vous est pour le dimanche 5 juin, 10 h 30. Mais, le nombre de places étant limité, c’est dès maintenant qu’il faut s’inscrire (en cliquant là) si l’on veut participer à la cinquième édition de l’Envie épicurieuse. Balade gourmande en Provence orchestrée par quatre vignerons, deux chefs et un sommelier, cette journée débutera par l’ascension de La Vautubière, une randonnée d’une heure encadrée par les accompagnateurs professionnels du « grand site de France » qu’est la Sainte-Victoire (plus d’infos sur ces “pros de la rando” en cliquant ici).
Alors que la Provence se consacre essentiellement au rosé, qui représente 90 % des volumes, plus de la moitié de la production issue du terroir d’altitude situé sur les contreforts nord de la montagne Sainte-Victoire est constituée de rouges et de blancs, les écarts de température entre la nuit et le jour permettant à une plus grande diversité de cépages de s’épanouir (grenache noir, syrah, cinsault, cabernet-sauvignon, carignan, alicante, merlot, pinot noir, rolle, grenache blanc, clairette, sauvignon blanc, sémillon, chardonnay, roussanne, ugni blanc).
La découverte de cette diversité se fera au cours d’un déjeuner dans un restaurant éphémère installé en pleine nature. Une succession de cinq plats a été créée par deux chefs attachés à la qualité des produits et à leur saisonnalité, Olivier Scola (Ze Bistro, Aix-en-Provence) et Nicolas Monribot (Le Millefeuille, Aix-en-Provence), en accord avec les huit cuvées – vins en magnum, vieux millésimes, etc. – qui seront servies par les quatre vignerons et amis à l’origine de cette proposition : Peter Fischer (Château Revelette, Jouques), Christian Valensisi (La Chapelle Saint Bacchi, Jouques), Pierre Michelland (domaine de La Réaltière, Rians) et Bengt Sundstrom (Château Vignelaure, Rians). Cette dégustation outdoor et en musique sera commentée par le chef sommelier Pascal Paulze (L’Oasis**, Mandelieu-la-Napoule).
Envie épicurieuse, 95 euros par personne.
Renseignements et inscription ici avant le 20 mai.
Le principe est simple. Vous prenez un peu plus de 1 400 bouteilles, un peu moins de 150 dégustateurs et vous vous retrouvez avec environ 400 médailles d’or, d’argent, de bronze. Les vins coûtent moins de 15 euros (moins de 25 pour les champagnes), les dégustateurs sont des amateurs comme vous et moi encadrés par les experts de l’équipe Bettane+Desseauve et les résultats sont enthousiasmants. Oui, on peut boire de bonnes choses pour pas (très) cher. A vous de faire votre choix (on vous a bien simplifié la tâche).
Jolie proposition faite pour accompagner la belle saison, ses balades improvisées et ses longs déjeuners ou dîners sur l’herbe, dans les jardins urbains ou à la campagne, ce panier de la maison Laurent-Perrier est le parfait accessoire de l’amateur nomade. Disponible chez les cavistes, il contient deux bouteilles de champagne Laurent-Perrier Brut.
Champagne Laurent-Perrier, « Panier Duo »
75 euros (prix de vente indicatif, tél. : 03 26 58 91 22)
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