Accueil Blog Page 332

Un dimanche gourmand

La treizième édition de la promenade organisée chaque troisième dimanche du mois de mai depuis 2003 par le syndicat des vignerons de l’appellation la-clape déroulera six étapes gastronomiques au long d’une randonnée pédestre dédiée à la vigne, au vin et au patrimoine languedocien, dans les vignobles de la cave de Gruissan et du château Capitoul.

« Coiffés d’un chapeau de paille et armés d’un petit sac avec couverts, d’un verre de dégustation, d’un carnet de note et d’un crayon, les participants déambulent à travers une promenade conviviale de six kilomètres, entre vignes et étangs »

Ancienne île, le massif de La Clape est le plus vaste site naturel classé du Languedoc et son vignoble d’environ mille hectares côtoie la Méditerranée. Cette année, les haltes des « Sentiers Gourmands » ont été orchestrées par Marc Schwall, chef du restaurant narbonnais Les Cuisiniers cavistes. Départs entre 10 h 30 et 14 h par petits groupes, plus de renseignements ici et billetterie en ligne . 


Wine Lister : le nouveau standard d'évaluation des vins

Bettane+Desseauve est fier de vous annoncer le lancement officiel de Wine Lister, le tout nouveau standard de notation, avec lequel nos équipes collaborent.

En effet, le monde du vin a besoin d’un système de notation objectif et complet, intégrant tous les indicateurs qui comptent :
la qualité
la notoriété de la marque
les facteurs économiques

Après plus de 4  années de recherche et développement, l’équipe de Wine Lister a :
interviewé pendant 12 mois les membres clés du monde des grands vins
établi des partenariats avec les meilleures sources d’informations
compilé des données exclusives que vous pouvez retrouver dès aujourd’hui sur le site wine-lister.com.

Trois équipes d’experts parmi les plus renommées au niveau international, Jancis Robinson, Antonio Galloni (Vinous) et Bettane+Desseauve se sont associées pour définir la note de qualité de Wine Lister ainsi qu’une évaluation du potentiel de garde de chaque vin.

Afin de déterminer la force des marques, Wine Lister a aussi analysé l’ampleur et la profondeur de la distribution dans les meilleurs restaurants du monde et conclu un partenariat avec Wine-Searcher, le site de vin le plus visité au monde, pour incorporer les analyses de recherches.

La force économique d’une marque se compose du volume traité compilé par le Wine Market Journal, le leader mondial des données relatives aux ventes aux enchères de vin, ainsi que de données de prix méticuleusement traitée par Wine Owners, une référence en termes de gestion de portefeuilles et plateforme d’échanges. Parmi les facteurs économiques, Wine Lister prend aussi en compte l’évolution des prix ainsi que leur stabilité.

Les algorithmes impartiaux et complexes de Wine Lister appliquent les mêmes paramètres à chacun des vins traités par le système, exploitant de manière anonyme l’abondance de données à leur disposition – approximativement dix fois plus que n’importe quel autre système de notation. L’échelle sur 1 000 points permet de conserver toute la précision et le potentiel de différentiation qu’offre cette combinaison de facteurs.

 

Unknown

Cette redéfinition fondamentale de l’échelle de notation permet à Wine Lister d’éviter la concentration des notes dans le haut de la traditionnelle échelle sur 100 points. Les notes de Wine Lister couvrent la totalité de l’échelle sur 1 000 points, ce qui signifie que les notes autour de 900 points sont beaucoup plus dures à atteindre que les notes autour de 90 données par les critiques.

Wine Lister est un centre d’informations détaillées pour tous ceux qui travaillent dans le monde du vin, s’y intéressent ou y sont impliqués d’une quelconque autre manière. Il vous apportera une aide unique et précieuse. Nous vous invitons à visiter le site et à découvrir près de 20 000 évaluations de millésimes, pour environ 2 000 étiquettes différentes (un chiffre qui atteindra 5 000 la première année) :

www.wine-lister.com

N’oubliez pas de jeter un œil aux indicateurs : Value Picks, Hidden Gems, Investment Staples et Buzz Brands. Des pépites à découvrir ou re-découvrir.

A très bientôt sur wine-lister.com

Twitter : @wine_lister
Facebook : https://www.facebook.com/VisitWineLister

Ce cognac vaut 26 000 euros


Les collectionneurs étaient au rendez-vous pour la dispersion par la maison Artcurial de 3 000 pièces provenant des collections du restaurant La Tour d’Argent, une vente qui s’est déroulée sur deux jours en trois vacations et s’est achevée sur le résultat de 725 457 euros. Parmi les enchérisseurs figuraient 18 nationalités et 50 % du volume de cette vente est le fait d’acheteurs étrangers. Sous les marteaux de François Tajan et Stéphane Aubert, et via internet pour 31 % des adjudications, 99 % des 670 lots présentés ont été adjugés, et ce bien au-delà de leur estimation pour 74 % d’entre eux.

Au rang des pièces iconiques de l’historique établissement du quai de la Tournelle, dont certaines vont rejoindre le musée Carnavalet et la Maison régionale des Arts de la table, la presse à canard Christofle estimée entre 4 et 6 000 a été adjugée 40 200 euros et un ensemble de six timbales gravées de l’emblème de la maison a été acquis 3 100 euros quand l’estimation était de 250-350 euros. C’est encore peu face à la multiplication par 25 du prix d’estimation de la série de six verres “Pauillac” en photo ci-dessous, issue de la collaboration, dans les années 80, entre le sommelier des lieux, David Ridgway, et la cristallerie autrichienne Riedel (elle a donné lieu à pas moins de 25 modèles).

Enfin, la vente d’une sélection de spiritueux provenant des caves de la maison, qui a clôturé ces deux jours de vente, a réalisé un total de 163 150 euros. La bouteille de Vieux Clos du Greffier 1788 en photo ci-dessus, un cognac dont la mise en bouteilles daterait des années 30 et dont David Ridgway dit qu’il est « encore étonnamment jeune », a été adjugée 26 000 euros (estimation 20-25 000 euros).

« Ce résultat bien au-delà
de nos attentes est spectaculaire, intimidant et touchant
je dirais même. »

André Terrail, propriétaire
de La Tour d’Argent

©Artcurial-catalogueLaTourd'Argent2

Quatre adresses à l'ouest

Belle reprise du Logis de la Cadène par la famille de Boüard (Château Angélus).
Pile dans un registre qui nous manquait.


[su_row]
[su_column size= »2/3″]

Logis de la Cadène

En plein cœur du village, le plus ancien restaurant de Saint-Emilion a été repris par la famille de Boüard en 2013. Une idée de Stéphanie (la fille d’Hubert) qui dirige aussi angélus et a dressé la carte de vins aux 400 références. Le jeune chef Alexandre Baumard a vite pris des libertés avec la ligne tradi-locale souhaitée au départ pour laisser libre cours à sa créativité et tenter de décrocher sa première étoile en 2016. tant mieux. Si le poisson a sa faveur, il se distingue aussi, cette saison, avec un « lièvre à la royale farci au foie gras et à la truffe tuber incinatum, churros de pommes de terre et « girolles » ou un « cerf rôti », légumes d’automne en différentes « textures ». les 11 et 18 décembre, uniquement sur réservation, deux dîners thématiques accords mets-vins mettront en exergue la truffe puis les crus de Michel Chapoutier. Pas envie de partir? Aux deux suites et deux chambres country chic de cette accueillante maison de famille seront ajoutées cinq autres chambres, au printemps prochain. Ici, la carte des vins est un enchantement. Premier prix, 25 euros pour un chinon de baudry. Dernier prix, 6 800 euros pour un montrachet du domaine Leflaive. 57 vins entre 50 et 100 euros, etc. Le coefficient multiplicateur est faible à modéré et le choix, très pointu, on n’est pas n’importe où. Ne pas rater le clos-rougeard des frères Foucault, vendu au prix du commerce ou à peu près.

[/su_column]
[su_column size= »1/3″]SalleAngelus

Logis de la Cadène

3, place du Marché au Bois,
Saint-Emilion
05 57 24 71 40

[/su_column]
[/su_row]
[su_row]
[su_column size= »1/3″]44

La Terrasse rouge

Château La Dominique
Saint-Emilion
05 57 24 47 05

[/su_column]
[su_column size= »2/3″]

La Terrasse rouge

Au-dessus du cuvier bardé de lames d’acier rouge, signé Jean Nouvel, 450 m2 de terrasse plein ciel pour admirer à 180° le paysage pomerolais. Petrus, lafleur, figeac, la conseillante sont en ligne de mire et cheval blanc à un jet de bouchon. L’hiver, même point de vue, cette fois depuis la salle, vitrée sur trois côtés. Le spectacle ce sont aussi les volailles fumantes sur la broche, les pièces de bœuf girondes sur le billot, les pains craquants sur le comptoir. La table du grand cru classé la Dominique, menée par Nicolas Lascombes (un succès de plus pour le patron de la brasserie bordelaise et du bouchon du ferret, entre autres), mise sur les valeurs sûres locales : huîtres de Joël Dupuch, entrecôte de blonde d’aquitaine, magret, lamproie, saint-émilion et pomerol majoritaires. Pineaux, cognacs et armagnacs en accolade

[/su_column]
[/su_row]

[su_row]
[su_column size= »2/3″]

Le Pape

De haut-bailly à le Pape, du vin au décor, variations sur un seul thème : celui de la sobriété luxueuse. Une mention spéciale pour la vinothèque, un écrin de chêne, de cuir fauve et de flacons de haute volée, la pièce la plus intimiste de cette chartreuse XVIIIe superbement restaurée.Passez le seuil, oubliez tout, sauf d’être heureux comme un pape. Luxe de l’espace, élégance du décor (luminaires années 40-50 et tissus thorp de toute beauté), prévenance du maître de maison, sérénité du silence des vignes environnantes et du jardin. Le havre caressant qui manquait à Haut-Bailly, cru classé de graves,distant d’une vrille, et à sa table privée.

[/su_column]
[su_column size= »1/3″]45

Le Pape

Château Le Pape
Léognan
05 56 72 56 12

[/su_column]
[/su_row]
[su_row]
[su_column size= »1/3″]restaurant1

Les Belles Perdrix

Château Troplong Mondot
Saint-Emilion
05 57 55 32 05

[/su_column]
[su_column size= »2/3″]

Les Belles Perdrix de Troplong Mondot

La butte de Mondot, c’est un balcon rare sur les vignes de Saint-Emilion, 360° de bonheur contemplatif, de flâneries entre les ceps, un privilège à cueillir au petit matin, après une nuit dans une chambre baptisée la Maison des vignes, l’Atelier ou encore Les Topiaires. De quoi se mettre en appétit pour la table du 1er grand cru classé Troplong Mondot, l’une des meilleures de Saint-Émilion. Le chef David Charrier a brillamment décroché sa première étoile en février dernier. Ex-second du génial Patrick Jeffroy à Carantec, il excelle aussi bien sur les poissons que sur les produits locaux comme le pigeon au sang de Monsieur Duleau ou la selle d’agneau de l’estuaire. Dans la salle, comme dans les chambres d’hôtes, la patte de Xavier Parienté, antiquaire et propriétaire du château, fait mouche.

[/su_column]
[/su_row]

Béatrice Brasseur

Rallye dans les vignes


Dans la famille des côtes-de-bordeaux, appellations essentiellement productrices de vin rouge, mais aussi de blancs et de liquoreux, qui vont accueillir cette année un cinquième membre (nous vous en avons parlé ), c’est le vignoble de Cadillac qui fera parler de lui cette semaine. Ses traditionnelles “portes ouvertes” se tiendront samedi et dimanche et une trentaine de propriétés accueilleront le grand public des amateurs (ils étaient 15 000 l’an dernier) pour leur faire découvrir leur patrimoine historique et viticole.

La Maison des vins de Cadillac proposera tout au long du week-end des visites du musée de la vigne et du vin ainsi qu’un parcours pédagogique dans les vignes et des initiations à la dégustation. Plusieurs marchés de producteurs sont également au programme, que l’on découvrira ici dans son intégralité. Temps fort de ces festivités, le rallye de voitures de collection est de retour pour cette édition 2016 avec de nouveaux modèles. « Chaque année, c’est un nouveau spectacle », précise Michel Girotti, le président de la commission “promotion” de l’appellation :

« De nouveaux véhicules, toujours plus originaux, s’inscrivent pour participer au rallye et sillonner nos coteaux. Nous accueillerons par exemple cette année, des répliques de célèbres voitures de films, séries tv ou encore bande dessinée, mais aussi certains modèles particulièrement rares comme la Lancia B50 Cabriolet ou la Lea Francis roadster 1948. »

De vin et de tuffeau


La traditionnelle dégustation de vins secs, demi-secs, moelleux et “fines bulles” organisée dans les caves troglodytiques de la Bonne Dame se fera cette année sous le signe de la célébration des 80 ans de l’appellation vouvray. Tout au long des trois jours de ce week-end de Pentecôte, une vingtaine de vignerons représentant la jeune génération de l’AOC (mais également des producteurs de spécialités gastronomiques, du foie gras aux charcuteries tourangelles) accueilleront les visiteurs sous terre, dans les galeries datant du XVe siècle qui caractérisent cette foire aux vins au cadre insolite, dans lequel il sera possible de déjeuner.

Entrée libre, 3 euros le verre à dégustation.
Plus de renseignements en cliquant .

Saint-Émilion : que valent les dix derniers millésimes ?

2014

Septembre exceptionnellement ensoleillé a rattrapé la médiocrité d’août et a permis de pro-
duire des vins nets, bien équilibrés, solides, certainement supérieurs à ceux des trois années
précédentes. Mais moins accomplis que leurs pairs du Médoc.

2013

Année difficile, où il a fallu maintenir à grand peine un bon état sanitaire du raisin et une
maturité convenable. Mais les propriétés sérieuses, après un tri impitoyable de la ven-
dange et des sélections rigoureuses, ont produit en petit volume un vin tout à fait convenable,
mais qu’il ne faudra pas trop attendre.

2012

Millésime tardif récolté sous la pluie après un été assez chaud qui a permis une réelle matu-
rité du raisin, particulièrement des merlots. quelques jolis vins souples, charnus, séduc-
teurs, avec un réel potentiel, souvent dans le secteur Cheval Blanc-Corbin.

2011

Millésime précoce marqué par des coups de chaleurs importants au début de l’été et des
pluies au plus mauvais moment, juste avant les vendanges des merlots. L’année a particuliè-
rement réussi au cabernet franc et ceux qui ont la chance d’en avoir en bonne proportion ont
produit les meilleurs vins. L’évolution après deux ans de bouteille est favorable, les vins ont
plus de corps que la plupart des 2012.

2010

Beau millésime puissant, dense, ferme, fait pour la longue garde, mais moins séducteur que
2009 pour le moment.

2009

Millésime crémeux, solaire, séducteur, parfois à la limite du raisonnable en alcool.

2008

Millésime strict, bien construit, qui se conservera bien, mais pas vraiment encore prêt à boire.

2007

Millésime très charmeur, ouvert dès sa naissance, mais capable de vieillir, très injustement
jugé lors de sa mise sur le marché.

2006

Millésime bien construit, un peu dans le style de 2008, un rien moins équilibré.

2005

Grand millésime homogène, certainement gâté par la nature, avec quelques excès d’extrac-
tion chez les producteurs les moins inspirés. Les prix ont logiquement flambé, mais on peut
encore trouver quelques perles dans les crus moins médiatisés. rien ne presse pour leur
faire honneur.

Cassis fête les 80 ans de son appellation 

Pour les 80 ans de son appellation, Cassis fête son vin : messe des vendangeurs, dégustations, rencontres avec ses vignerons et vigneronnes auront lieu la matinée du dimanche 15 mai.

L’INAO, Institut National des Appellations d’Origine, a été créé en 1935 pour organiser la viticulture et mettre fin à la fraude sur l’origine des vins, une pratique aussi ancienne que la production de vin. Ces escroqueries ont connu un point culminant après les terribles ravages du phylloxéra sur les vignes du Vieux Continent au début du XXe siècle, et l’importation de gros volumes d’Algérie pour compenser cette pénurie. La reconstruction du vignoble sur des plants greffés ouvrit une nouvelle ère et nécessita de réglementer le commerce des vins pour mettre fin à ces pratiques douteuses.

Les viticulteurs de Cassis furent parmi les premiers à obtenir l’appellation en mai 1936, un mois avant la création des congés payés par le Front populaire qui feront la fortune de cette station balnéaire au charme unique, en partie grâce à son emplacement exceptionnel entre le massif des Calanques et le Cap Canaille.

Douze domaines exploitent aujourd’hui 215 hectares de vignes. Cassis est blanc pour 71 % des vins, le rosé suit par ordre d’importance, complété par une production marginale de rouges, seulement 3 % de l’appellation. Le cépage principal est la marsanne additionnée de clairette et d’ugni blanc. En cépages secondaires, on trouve du sauvignon, du bourboulenc et du pascal blanc, une rareté qui n’est plus utilisée que par un seul domaine en France. En rouge et rosé, on trouve du cinsault et du mourvèdre que l’on peut compléter par du grenache et du carignan. Les sols sont divers, essentiellement des calcaires et des marnes (mélange de calcaire et d’argile). Le bio progresse dans cette appellation enclavée dans la ville, 70 % du vignoble aujourd’hui, avec un objectif d’atteindre 100 % pour apaiser les conflits de plus en plus fréquents entre citadins et viticulteurs. Le vignoble cassidain est entièrement intégré dans le Parc national des Calanques.

Les vins blancs sont aromatiques, toujours onctueux avec une typicité différente des bandols blancs et des côtes-de-provence car ils conjuguent de beaux amers à un supplément de profondeur. La dégustation de la totalité des vins disponibles dans l’appellation nous a amené à préférer les vins sans élevage bois. Plusieurs cuvées, en général dites haut de gamme, élevées en foudres ou en barriques nous ont semblé très marquées par ce type d’élevage qui a tendance ici à gommer l’expression du terroir. Le prix des vins est compris entre 12 et 17 euros pour les cuvées principales, les cuvées spéciales sont commercialisées de 5 à 10 euros plus cher.

Le programme ici

Nos blancs préférés

Clos Sainte Magdeleine, cuvée Bel-Arme 2014 

Initiative originale qui concentre les vignes les plus vieilles de blanc, sans élevage bois mais dans une cuve en béton en forme d’œuf. Profond, très original, fleuri, long et frais avec un charme évident.

15,5/20

Clos Sainte Magdeleine 2015 

Bien construit, épicé, avec de beaux amers, c’est le plus profond des cassis blancs avec un potentiel de garde de quelques années.

15/20

Domaine Cassis-Bodin, blanc de blancs 2014 

Assez gras, avec un début d’évolution vers la cire et le miel. Un vin onctueux, bien construit.

13,5/20

Clos d’Albizzi 2015

Bien fruité avec des amers présents mais intégrés, finale de bonne longueur.

13,5/20

Domaine du Bagnol

Fruité, frais, il est encore meilleur après une petite aération pour exprimer la qualité de son fruité et sa gourmandise. 14/20

Domaine Saint Louis,  2015

Gras, épicé, assez plein.

13/20


Nos rosés préférés 

Clos Sainte Magdeleine 2015 

L’amertume est bien maîtrisée, la finale gourmande, grasse donne une sensation lumineuse en bouche, mélange d’une grande fraîcheur et d’un fruité délicat et complexe.

15/20

Clos d’Albizzi 2015 

Frais et fruité avec de la profondeur en fin de bouche.

13,5/20

Domaine des Quatre Vents 

Assez gras, bien fruité, la fraîcheur est tempérée par une sensation d’alcool présent. 13,5/20

Domaine du Bagnol 2015  

Frais, fruité et gourmand, il ne lui manque qu’un supplément de longueur.

13/20

Domaine de la Ferme blanche 2015

Floral avec une finale fraîche.

13/20

Menu éphémère & vins au verre

Pour célébrer l’arriver des beaux jours et terminer en beauté cette année anniversaire qui marquait les 80 ans de Domaine Clarence Dillon, le restaurant Le Clarence propose dès à présent et jusqu’à la mi-juillet un menu éphémère, « véritable ode à la nature » que Christophe Pelé (en photo ci-dessus) a conçue en harmonie avec les étals du marché.

« Le printemps a vu le retour du rouget, des poissons bleus (yellow tail, maquereau, sardine), des crustacés (langoustine, tourteau), des légumes verts (asperges, févettes, petits pois, herbes fraîches), mais aussi de l’agneau, du pigeon, du lapin », des fruits et des fleurs (serpolet, fleur d’ail des ours, de ciboulette). Ces saveurs et de couleurs de saison caractérisent ce printanier “Menu C” servi au déjeuner comme au dîner du mardi au jeudi (130 euros par personne, quatre services).

Pour parfaire l’expérience, on pourra s’essayer aux accords parfaits avec l’une des sélections de quatre vins au verre (de 45 à 85 euros) imaginées par Antoine Pétrus (photo ci-dessous) sur la base d’une carte des vins de plus de 1 000 références, « où les étiquettes prestigieuses côtoient les crus les plus confidentiels », et au gré des inspirations du chef.

clarence-A.Petrus

Le Clarence, 31, avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.
Ouvert du mardi au samedi au déjeuner et au dîner. Fermé dimanche et lundi. Réservation au 01 82 82 10 10.

Belle récolte à Tokaj pour Manuel Peyrondet

Quatre lots, trois de secs et un liquoreux, plus de huit cent quilles : c’est la vendange de Manuel Peyrondet à Tokaj, samedi 23 avril, lors de la vente aux enchères organisée par la Confrérie de Tokaj, au coeur du vignoble. Il réalise ainsi la plus grosse vente pour la quatrième édition de ce rendez-vous des grands vins hongrois.

Le Meilleur sommelier de France 2008 a choisi des vins coups de coeur et exclusifs pour les membres de son club, Chais d’Oeuvre, pour lesquels il sélectionne depuis sa création en 2012 des bouteilles triées sur le volet et dénichées sur place.

Venu pour célébrer le Printemps de Tokaj, un évènement sur trois jours qui attire les fans du vin historique au nord-est de la Hongrie, il a été intronisé dans la Confrérie de Tokaj avant de participer à la vente, avec dix-sept autres restaurateurs, blogueurs, importateurs ou amateurs désormais ambassadeurs.

« Ma passion des vins de Tokaj remonte à mon enfance, confie-t-il. Mon père médecin est un collectionneur de grands vins moelleux. J’ai toujours été fasciné par les grands Tokaj pour leur histoire tout d’abord, mais aussi pour leur équilibre en bouche. Un grand Tokaj est comme une pâtisserie de luxe, le sucre devient un détail, chaque gorgée une gourmandise et un souvenir éternel. Dans Chais d’Oeuvre, je les classe dans la catégorie « Vins de Méditation ». Mon plus grand plaisir, c’est un grand Tokaj face à une cheminée qui crépite et une tarte Tatin de pomme à l’orange qui sort du four, avec un impromptu de Schubert… »

Le sommelier n’a jamais cessé de défendre les couleurs du vin ambré, au Cinq, au Bristol, au Grand Véfour, chez Taillevent et au encore aujourd’hui au Royal Monceau, dans le cadre des soirées qu’il organise.

Tendance grimpante des vins secs

La 4e édition de la vente mettait en jeu 27 lots de 19 producteurs, essentiellement des vins secs. 68 000 € ont été récolté en tout dont un lot de charité offert par le Cercle de Mád, association de producteurs : quatorze Tokaji Aszú au profit d’une cave croate détruite par un incendie en 2015.

Tous les lots de vins secs sont passés sous le marteau, confirmant la montée des vins sans botrytis dans cette région qui souffre de la rigueur du climat, sécheresse ou vagues de pluies destructrices en lieu et place des beaux étés indiens auxquels elle était habituée. Résultat : peu de grains aszú ces dernières années, 2013 étant la seule à en avoir fourni depuis le millésime 2008, rendant les liquoreux rarissimes.

2015 fut parfait pour les blancs secs : jamais millésime n’a offert autant de fraîcheur et de clarté pour commencer à détecter les nuances des terroirs volcaniques d’une incroyable richesse à Tokaj, où plus de quatre cents crus coexistent. En emportant trois lots différents, de Középhegy, de Szent Tamás et d’Öreg Király, trois crus du village de Mád, le jeune sommelier pourra transmettre aux passionnés de son club cette nouvelle lecture de Tokaj.

Et pour les amateurs de tarte Tatin au coin du feu, il a raflé la collection d’Aszú 2013 proposée par Disznókő, propriété d’Axa-Millésimes : 272 bouteilles des trois cépages de Tokaj vinifiés séparément, l’incontournable furmint, l’aromatique hárslevelű et le précoce zéta.