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Cité des vins de Bourgogne,le temps des architectes

Pour promouvoir l’ensemble de ses appellations, expliquer les climats, ce « système cultural et culturel unique dans la viticulture de terroir », mettre en avant l’offre touristique riche et variée de la région et y aiguiller ses visiteurs, la Bourgogne va se doter d’un site œnotouristique d’envergure. Ce projet fédérateur et collectif entame une nouvelle phase en 2015 avec le lancement du concours d’architectes dont la première étape va consister à choisir, d’ici l’été, trois ou quatre candidats.

« Nous avons choisi la prudence, mais sommes désormais prêts », explique Claude Chevalier, le président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB). « L’étude de faisabilité, finalisée en 2013, nous a permis de nous lancer. Le travail réalisé depuis, avec les partenaires institutionnels, scientifiques et professionnels, affine notre dossier et détermine ses grandes lignes, tant en terme de contenu pédagogique que de modèle économique. »

Sur ces bases, les cabinets retenus auront cinq mois pour imaginer la future Cité des vins de Bourgogne. Ce projet majeur pour le vignoble, « mais aussi pour la région dans son ensemble », entrera dans sa phase concrète en novembre.

Photo ci-dessus, ©BIVB/Ibanez A.

Les bonnes nouvelles

La sinistrose ambiante, « les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent », ça suffit. Ré-éclairons la scène et trouvons-y de bonnes raisons de nous réjouir. Un millésime, des producteurs, des vins.

2014
Étrangement silencieux, les oiseaux de malheur n’ont pas (pas encore ?) investi les médias populaires pour expliquer à quel point le millésime est raté. Ils font bien de se taire. Le millésime est plutôt réussi. Bonne qualité, bonne quantité. Sauf le sud du Rhône, le nord s’en sortant un peu mieux. En revanche, à Bordeaux, le sourire est…lire la suite sur le blog bonvivant

Plus bio le liège

A l’heure où s’ouvre à Montpellier le salon professionnel Millésime Bio, les professionnels du liège – dont nous vous avions annoncé ici la campagne à destination des professionnels et du grand public – rappellent que le bouchon de liège est considéré comme « le mode de bouchage le plus respectueux de l’environnement pour 73 % des consommateurs* » et répètent leur souhait de le voir utilisé de façon exclusive pour les vins bios. « 100% biosourcé, 100% recyclable, le liège est une ressource naturelle incontournable. Son exploitation est une activité essentielle à la préservation des forêts de chênes-lièges, véritable vivier de biodiversité défendu par WWF. »

La production de bouchons de liège et la viticulture bio partageant une même approche responsable de l’environnement, la filière estime « parfaitement légitime de revendiquer que les vins bio soient bouchés avec du liège. » Précisant que la réglementation européenne de 2012 établit « les normes de certification bio de l’ensemble du processus de production des vins, de la vigne à la bouteille » sans un mot au sujet des bouchons, le président de la Fédération française du liège, Christophe Sauvaud, indique que des démarches ont été engagées « pour que la question du bouchage soit intégrée dans le cahier des charges des vins biologiques. »


*Sondage Opinion Way pour les Professionnels du liège réalisé les 12 et 13 février 2014 sur un échantillon de 1 010 personnes, dont 785 consommateurs de vin, représentatif de la population française.

Bordeaux, le doux bilan des vins blancs doux

Depuis 2009, les onze appellations de vins blancs doux de Bordeaux réunies sous l’emblème Sweet Bordeaux organisent différentes actions en France et à l’international dans le but d’élargir leur clientèle à de nouvelles cibles, notamment les femmes et les jeunes. En ce début 2015, la publication de leur bilan montre une belle évolution des ventes au niveau national (+ 3%) et une expansion qui s’est poursuivie à l’export (+ 9 %) vers les Etats-Unis, l’Europe mais aussi sur le marché asiatique. En cinq ans, l’exportation de ces vins a connu une hausse de 36 %. Les deux AOC stars, sauternes et barsac, représentent 50 % du volume des ventes de vins blancs doux de Bordeaux en 2014.

De salons en portes ouvertes dans le vignoble, 72 actions de promotion des Sweet Bordeaux auprès du grand public, des médias et des blogueurs ont eu lieu l’année dernière en France et 57 à l’international. En Asie, c’est « un véritable road trip » ponctué de masterclass à destination des professionnels et des formateurs du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) qui a été mis en place depuis trois ans. Deux fois par an, une délégation se déplace à l’occasion du salon Tang Jiu Hui (en mars) et du Wine and Dine Festival de Hong Kong (octobre-novembre), où les vins blancs doux de Bordeaux ont représenté cet automne 30 % des dégustations totales des vins de Bordeaux.

Enfin, le site web et le blog des Sweet Bordeaux, à découvrir respectivement ici et , totalisent plus 60 520 visites et près de 148 590 pages vues (France + Etats-Unis + Chine) et Facebook affiche 9 610 fans.

Jura et Savoie en dégustation

Lors des afterworks qu’ils organisent les derniers mardi et jeudi du mois (de 18 h à 21 h) dans les boutiques du Chemin des Vignes à Paris et à Issy-les-Moulineaux, Aude et Yves Legrand proposeront cette semaine deux dégustations autour des « cépages locaux et élevages parfois atypiques » des vignobles de Savoie et du Jura.

Les Abymes, Les Eboulis du Mont Granier 2012, Domaine Quenard (Savoie)
Chignin-Bergeron 2013, Domaine Quenard (Savoie)
Traminer 2012, Domaine Tissot (Jura)
Savoie, Chignin-Mondeuse, Vieilles Vignes 2012, Domaine Quenard (Savoie)
Trousseau 2012, Domaine Tissot (Jura)

Tarif : à partir de 3,50 € le verre, 15 € l’assortiment de 5 tapas (ou 3,50 € à l’unité), plus de renseignements ici. Tous les vins de la cave pourront être dégustés au prix boutique.

Ils vont faire 2015, deuxième partie


Des vieilles stars remises à niveau ou des jeunes gens en génération spontanée, voici une fine sélection établie par les experts de Bettane+Desseauve. L’idée est de parier sur la capacité de ces domaines, de ces vignerons à marquer l’année de leur empreinte.


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L'album de famille de Château Figeac


L’album de famille vous ouvre les portes et la mémoire des crus, humbles ou prestigieux.
Nous demandons chaque semaine à un grand producteur de nous ouvrir son album de famille
au travers de cinq souvenirs emblématiques de sa propriété.

Baladez-vous sur les images, qui seront dévoilées quotidiennement, et découvrez l’histoire du château.


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Le roi Chambertin, la suite


LES FONDEMENTS DE LA QUALITÉ


Les deux vignobles du Chambertin et du Chambertin Clos-de-Bèze sont mitoyens, couvrent des surfaces comparables (12,90 ha et 15,39 ha respectivement) à même hauteur de pente, et avec la même largeur par rapport à la côte (environ 225 mètres). Les sols sont ceux classiques des coteaux de la côte de Nuits, des marnes bajociennes, un peu plus blanches et retrouvant la grande oolithe sur la partie haute, contre le petit bois. Les expositions et le micro-climat même sur une surface aussi restreinte et apparemment homogène montrent quand même de petites différences. La terre est un peu plus riche et profonde dans le bas, un peu plus rouge brun (oxydation du fer), le vent froid venu de la combe Grisard balaie plus la partie haute du Chambertin, moins le Clos de Bèze, la pente devient un peu plus accentuée et accidentée, au-dessus du Clos de Bèze, autour de la cabane rose dite du docteur Marion, les vignes forment un petit promontoire un rien plus ensoleillé, de même que les vignes du Chambertin proches du Clos de Bèze, par rapport à celles proches du Latricières. Tout dans tout le Clos de Bèze pourrait l’emporter d’une courte tête ! Et le vin ? Arrêtons de rêver et de croire que systématiquement tous sont bons ou identiques, mais aussi qu’on pourrait les différencier à l’aveugle ! En fait tout dépend de l’âge des vignes, de la situation des parcelles, de la qualité du matériel végétal, de la qualité de la viticulture, de l’adresse ou de la chance du vinificateur, et de mille autres choses. Au domaine Jacques Prieur, au domaine Damoy, au domaine Rousseau et chez bien d’autres on sépare les parcelles en vinification et l’on constate évidemment des différences, mais on réassemble les vins ! Donnons un exemple. Charles Rousseau ne contredira pas que l’addition à son clos-de-bèze originel des parcelles achetées à la famille Marion ont donné plus de profondeur à son vin. Chez lui le Chambertin est un rien plus fermé en vin jeune, plus tendu, sans doute en raison de l’influence des vignes des parties hautes et un peu plus froides, que son clos de Bèze, plus fin, plus soyeux, et son goût personnel met le Chambertin peut-être au-dessus.

Mais les reconnaîtrait-il vraiment en dégustation aveugle ? Chez Damoy le Chambertin est viril mais le clos-de-bèze (issu d’une sélection dans ses imposants 5 hectares) a sans doute plus d’harmonie et de complétude. De façon générale le raisin des deux crus ne mûrit pas exactement comme celui des crus sudistes de Vosne ; il mûrit un peu plus tard (au moins une semaine en moyenne, ce qui n’est pas rien !) et profite parfois davantage des fins de saison, mais ses teneurs en sucres sont inférieures. Heureusement les 10° honteux et illégaux d’hier ont fait place aux 12°, 12°5 de moyenne, parfois treize, mais on n’atteint pratiquement jamais les 13°,5 ou 14° comme parfois au clos Saint-Jacques. Il y a donc toujours une sensation de relative fraîcheur dans le goût d’un beau Chambertin, et pratiquement jamais les notes de chocolat, de thé fumé, d’épices sensuelles qu’on retrouve à Vosne. La texture est plus droite, moins sinueuse, la saveur très noble rappelle souvent, si l’on n’abîme pas les raisins, la rose, rose ancienne, sans rien d’animal ou de musqué, avec une finale réglissée vraiment originale, d’ailleurs plus marquée sur certains chambertins que sur les clos-de-bèze. Le tannin est ferme, l’évolution des parfums lente et discrète, mais dès dix ou douze ans, si le vin provient de vignes assez âgées, il passe au-dessus de tous les voisins, plus décidé dans sa saveur, plus persistant, mais profond, harmonieux, sans désir de séduire comme une Romanée ou un Musigny, aussi fin qu’eux, et pour beaucoup, dont Lalou Bize Leroy, qui les connaît plus que tout autre au monde, pour les produire et les déguster depuis cinquante ans sur plus de 80 millésimes, sans doute le plus grand de tous.

À LIRE >Le roi Chambertin

 

À suivre >«Mes vins références» Michel Bettane… >Les propriétaires…

 

Château Grand-Mayne, grand cru classé de Saint-Emilion 2012, voluptueux


 

Château Grand-Mayne 2012

Superbe sève, tanin de grande finesse, voluptueux tout en restant un témoin du superbe classicisme que peuvent exprimer les plus beaux terroirs de Saint-Emilion.

16,5/20

CONTACTER LE PRODUCTEUR

Jean-Antoine Nony a repris la suite de sa mère, Marie-Françoise, pour porter ce cru au meilleur niveau, les tous derniers millésimes sont convaincants. Sans surprise, 75% de merlots construisent le vin du château avec sur le plan technique l’assistance de très longue date de l’œnologue Michel Rolland. La puissance tannique native du terroir est de mieux en mieux maîtrisée et le cru est plus en forme qu’il ne l’a jamais été, même au début de la décennie précédente. La qualité du fruit est mise en avant avec moins de rudesse qu’auparavant pour laisser transparaître la race que peut conférer ce terroir. Grand-Mayne peut ainsi se déguster bien plus facilement en vin jeune sans ne rien perdre en capacité de garde.

chateau-grand-mayne-2009