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Le jeu du sommelier

Meilleur jeune sommelier de France en 1984, meilleur sommelier de France en 1988, puis meilleur sommelier du monde en 1992, à Rio de Janeiro, Philippe Faure-Brac, qui dirige le parisien Bistrot du Sommelier, propose aux amateurs un jeu de société sur le thème du vin disponible dès aujourd’hui
en librairie. Région après région, appellation après appellation, de cartes « questions » en cartes « surprises », ce parcours ludique au travers des vignobles français a pour objet l’acquisition de bouteilles afin de se constituer une cave.

Vinitour, le jeu des vins de France. Editions du Chêne, 35€

Le dîner solidaire de Nicolas Feuillatte

Après le succès des deux premières éditions, le Centre Vinicole-Champagne Nicolas Feuillatte (CV-CNF) organise ce mardi 4 novembre son troisième dîner de gala au profit de la Banque alimentaire de la Marne. Après les chefs Arnaud Lallement (L’Assiette Champenoise) et Dominique Giraudeau (Le Grand Cerf), c’est le vainqueur de la quatrième saison d’un célèbre concours culinaire télévisé qui officiera aux fourneaux du centre vinicole. « Fidèle à son positionnement de découvreur de talents, le CV-CNF a décidé cette année de faire confiance au talent de Marc Boissieux, jeune chef prometteur, révélé par l’émission de TF1 MasterChef. » Sacré meilleur cuisinier amateur de France en 2013, l’ancien infirmier désormais formé à la gastronomie sera épaulé pour l’occasion par la brigade du traiteur rémois Dugourd (en lire plus ici). Les bénéfices de cette soirée caritative seront reversés à la Banque alimentaire de la Marne que le Champagne Nicolas Feuillatte soutient depuis 2009 en organisant également chaque année une collecte de denrées alimentaires. Les deux premières éditions de ce dîner de gala ont permis de récolter 28 250 €.

Les grands de demain : la Champagne – Vallée de la Marne


Les experts Bettane+Desseauve ont sélectionné dans chaque vignoble de France les producteurs
qui leur paraissent avoir le potentiel de s’affirmer au plus haut niveau de leur appellation.


Cinquième étape de ce Tour de France de l’avenir, la Champagne – Vallée de la Marne

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suivre

Crédits photo d’ouverture : http://www.excel-automobiles-brest.fr/septembre-la-naissance-du-champagne

Ils nous aiment tant…

Deux heures d’attente à l’aéroport de Narita, au Japon, juste ce qu’il faut pour coucher sur le disque dur de mon ordinateur les réflexions qui me viennent à l’esprit au milieu de cette « tournée » asiatique qui nous mène, Michel Bettane et moi, de Tokyo à Shanghai puis de Shanghai à Hong Kong. La première impression est toujours la même. Quel fossé entre la perception qu’ont de la France les Asiatiques que nous rencontrons – Japonais comme Chinois, pour une fois d’accord – et celle que nous avons de nous-même. On parle souvent de french bashing pour évoquer le traitement à notre égard de certains de nos voisins européens. De fait, avant même nos amis anglais, les Français sont les champions du french bashing. En Asie, c’est au contraire de french loving dont il faudrait parler. Je suis toujours aussi épaté par la cote d’amour dont nous jouissons ici – ou plutôt là-bas pour vous – et plus encore par le fait que nous avons fait si peu pour la mériter. Si peu. En fait, sans nous en apercevoir, nous avons, générations après générations, créé un cadre de vie que cette partie du monde sinon nous envie, du moins idéalise.
Ce cadre de vie et je parle volontairement de cadre et non d’art de vivre (je trouve que le plus fort là-dedans est que 99,9 % des Français ne sont pas des artistes), on le connait bien, surtout vous et moi, un peu plus hédonistes que la majorité. C’est notre façon bien particulière d’avoir tous nos ports d’attache si indubitablement attachants, ce sont ces « repas à la française » qui n’ont pas attendu l’Unesco pour faire partie de notre ADN, ce sont évidemment les belles étiquettes qui dorment dans un coin de l’appartement pour les plus jeunes et dans cette cave soignée comme un jardin – avec gravier et arrosoir pour contrôler l’hygrométrie – pour les plus maniaques. Ce sont la Touh oieffel, wobushon et Mouton Wotchailde. Mais je sais bien que, revenu en France, au lieu de célébrer la Tour Eiffel, Robuchon et Mouton-Rothschild, on me bassinera avec la désindustrialisation, le suicide français et la déconfiture du PS (1).
D’accord, dans notre beau pays d’ingénieurs et de politiques, on rêve toujours d’une France qui serait un assemblage de l’Angleterre de la Révolution industrielle, couverte d’usines et de hauts-fourneaux, de la France de la Révolution avec un zeste des États-Unis de Roosevelt, montrant au monde la marche à suivre sans pour autant trop abreuver nos sillons d’un sang impur et le Brésil de Pelé, histoire d’écraser Allemands et Anglais au foot. Ben non. Contentons-nous de nos atouts, ils sont immenses. Les USA ont-ils honte d’Hollywood ? Faire des films de super-héros n’est tout de même pas moins anecdotique que produire de très bons vins. Et pourtant les deux font rêver le monde. Puissent les Français, leurs politiciens, leurs médias, vous et moi, en prendre conscience, en tirer fierté et idées pour entreprendre et, au final, faire avancer le pays plus sûrement que tous les pactes de simplification et les chocs de compétitivité qui ne sauraient tarder à être mis en place.

(1)Faut-il réindustrialiser la France ? (Challenges n°407, p. 44), Le phénomène Eric Zemmour (Match n°3415, p. 86) et Feu sur le quartier général du PS (l’Obs n°2608, p. 58) Oui, j’ai eu le temps de lire la presse…

Décès de Pierre Caslot

Enfant de Bourgueil et de la Paulée des vins de Loire, Pierre Caslot, du domaine de la Chevalerie, s’est éteint quelques heures avant la Toussaint des suites d’une longue maladie. Ses bourgueils 1964 et 1955 avaient enflammé le Grand Tasting et ses millésimes vénérables constituent autant de témoignages des grands cabernets francs. Il avait fait de sa cave de tuffeau, une des plus belles cathédrales du vignoble français ; on s’y laissait bercer par les busardières, chevaleries, peu-muleaus, ou crus bien en tanins très recherchés des amateurs. Ses anecdotes truculentes, son sens du casse-croûte en faisaient un compagnon de libations très recherché. Il était au vignoble ligérien ce que Jean Carmet fut au cinéma avec la même poésie de la vie. Stéphanie sa fille et son frère Emmanuel perpétuent la flamme.

Crédits photo d’ouverture : Jim Budd

Châteauneuf-du-Pape, Château de Beaucastel

 

Chateauneuf-du-Pape 2011

Indissociable de l’histoire de l’appellation, le Château de Beaucastel atteint une expression racée, aux tannins profonds et à la longueur interminable. Idéal pour vos fêtes de fin d’année.

17/20

Disponible à 60 euros la bouteille
ACHETER


La propriété est d’un seul tenant, située sur un terroir très spectaculaire de galets roulés, avec un sous-sol très argileux (limitant ainsi le stress hydrique) qui occupe tout le nord-est de l’appellation, autour du lieu-dit Coudoulet. Outre un côtes-du-rhône issu de terroirs contigus, coudoulet-de-beaucastel, le domaine produit quatre vins. En blanc, une cuvée classique où la roussanne est dominante, et même exclusive dans la cuvée roussanne vieilles-vignes. En rouge, le mourvèdre joue un grand rôle, puisqu’il représente près d’un tiers des plantations, autant que le grenache. Dans la cuvée hommage-à-jacques-perrin, les vieilles vignes de mourvèdre sont souvent dominantes. L’ensemble de ces vins est depuis longtemps au sommet de l’appellation mais les vinifications ont gagné en précision et en raffinement dans les dernières années.

Crédits photo d’ouverture : http://hitek.fr/bonasavoir/verre-vin-equivaut-une-heure-sport_592

 

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Le Jardin – Les Crayères


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Menus de 31 euros à 47 euros

Ouvert tous les jours

64 Bd Henri Vasnier 51 100 Reims

03 26 24 90 00

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Voila un havre de paix au cœur de Reims. Sous l’œil bienveillant d’Hervé Fort, le directeur général des Crayères, le « Jardin » est la brasserie soignée et résolument actuelle de cette institution rémoise.

Passé la porte, l’œil est attiré par cet ensemble de bois, d’acier et de verre restituant les origines même de la Champagne viticole.

Philippe Mille, chef doublement étoilé et MOF cuisine 2011 livre une lecture précise de la gastronomie champenoise : jambon des Ardennes, saumon fumé de Mardeuil comme la très classique andouillette à la ficelle sauce moutarde de Reims rencontrent une sélection des jeunes talents locaux : Frédéric Savart, les frères Bérèche, Emmanuel Brochet et de grandes maisons de Champagne.

Une vraie sélection de vins « ouverts », servis avec respect et tact par Philippe Jamesse, recense le meilleur de chaque terroir. Alors entre deux dégustations dans le vignoble, une halte gourmande s’impose à plus que raison.

À LA CARTE:

Menu jardin à 31 € et menu des producteurs à 47 € pour le dîner

  • Sardines en escabèche
  • Gaspacho de tomates
  • Cuisse de lapin façon gibelotte
  • Dos de rascasse au basilic
  • Soupe de pêches et framboises de la Marne à la verveine
  • Crème brulée à la vanille de Madagascar

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    Crédits photo d’ouverture : http://www.buybuy.com/evasion/actualite-luxe/E-N-crayeres-paques-04042012

Le décès d'Hubert de Montille

Ex-bâtonnier du barreau de Dijon, vigneron de talent sur Volnay, Hubert de Montille était un épicurien de la robe. C’est en soulevant la jupe d’un pommard-rugiens 1999 au milieu de ses amis qu’il goûta une dernière fois à ce cru fantastique admirable de soyeux, d’énergie et de distinction avec ses accents de tabac, de cèdre et une touche de noyau. Cette figure picaresque du vignoble mondial garda contre vent et tanins le goût juste des grands pinots de la Côte d’Or alors que dans les années 1980 et 1990, une bonne partie de la Bourgogne faisait dans la facilité. Il connaissait tous les codes du vin et de la table. Acteur majeur de l’Académie nationale du vin, cette tête d’affiche du film Mondovino est mort sur scène comme un preux chevalier du Tastevin et en digne commandeur de la confrérie bourguignonne de la tête de veau.

Le Féret nouveau est arrivé

L’année dernière, en manière de célébration de son bicentenaire, la maison d’édition Féret rééditait la première version du guide des vins de Bordeaux rédigé par l’Anglais Charles Cocks, professeur agrégé installé à Bordeaux qui voulait faire partager son enthousiasme pour la région et ses vins à ses compatriotes (en lire plus ici). Tout récemment, c’est la dix-neuvième édition de cet ouvrage devenu un incontournable guide paraissant à peu près tous les sept ans, « Le Féret », qui a paru en librairie. Plus touristique que viticole, même si les vins y sont pour la première fois classés « par ordre de mérite », le guide paru en 1850 comportait 316 pages. Sa version 2014 est une somme de connaissances qui en couvre près de 2 000. Témoin du travail et de l’économie de toute une région, dont le caractère exhaustif s’est affiné au fil du temps, cette nouvelle « bible des vins de Bordeaux » est le fruit de la collaboration de nombreux experts. Une « équipe incomparable » de spécialistes a rédigé la première partie de l’ouvrage, consacrée aux données fondamentales de la vigne et du vin en Gironde, des terroirs au droit des marques en passant par l’environnement ou l’œnotourisme.

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Cœur de l’ouvrage, la présentation des crus girondins, « état des lieux d’un vignoble millénaire et de la perfection de ses techniques », inclut la quasi totalité des propriétés vinicoles du Bordelais, soit 114 000 hectares sur les 115 000 hectares que compte le vignoble. Elles sont répertoriées de façon impartiale selon le système de classification Féret, par appellation, par commune, puis par ordre de mérite dans chaque commune, « manière de souligner l’histoire et l’ancienneté de chaque cru et donc de prendre en compte la notoriété “construite” de la marque viticole, sa pérennité au fil du temps, et bien entendu la capacité de ce même cru à produire des vins de qualité de façon régulière. » Enfin, la troisième partie est consacrée à la place de Bordeaux, « clef de voûte de la mise en marché. » Au total, 425 communes viticoles, 4 900 vinificateurs et 12 000 propriétaires, exploitants, œnologues, chefs de culture, négociants, figurent dans ce tour d’horizon du vignoble bordelais auquel 22 auteurs ont contribué et dont la réalisation, par 66 personnes, a demandé 3 années de travail.

Couv Feret






Bordeaux et ses vins, L’Edition
du Bicentenaire 1814-2014
,
1968 pages. Editions Féret, 125 €

Du porto à Dijon

Inauguré avec succès l’année dernière, l’espace de la foire gastronomique de Dijon dédié aux vins d’une région viticole étrangère fait cette année honneur aux vins de la vallée du Douro. A partir d’aujourd’hui et jusqu’au mardi 4 novembre, cette deuxième édition de Vinidivio, parrainée par Manuel de Novaes Cabral, le président de l’Institut des vins du Douro et de Porto, proposera à la dégustation les vins de dix-neuf domaines. Pour retrouver tout le programme de la 84e édition de la Foire internationale et gastronomique qui se tient à Dijon jusqu’au 11 novembre, c’est par . Pour les événements liés à Vinidivio, conférences, journée professionnelle, concours des vins et domaines participants, c’est ici. Entrée : 10 € (verre, carnet de dégustation, éthylotest), billet combiné Foire + Vinidivio : 16 € (ou 13 € via la billetterie en ligne).


Le vignoble du Douro, ©PhilippeMaupetit
Le vignoble du Douro, ©PhilippeMaupetit