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Les hauts-de-pontet-canet 2012, on en boira

Faut-il vraiment mettre la presse du vin et ses commentateurs aux cent coups sous prétexte que tel vin n’est pas agréé par l’organisme d’appellation ? Ce qui est arrivé à Mélanie et Alfred Tesseron avec le second vin de Pontet-Canet, « les hauts de Pontet-Canet ». Bon. Dans la mesure où cela n’a aucun impact sur les ventes de ce vin au négoce, que reste-t-il à dire ? Et, d’ailleurs, s’agit-il vraiment d’une « affaire » ?
Il y a dix ans que Pontet-Canet a introduit la biodynamie dans ses vignes, premier cru classé du Médoc à le faire. À l’époque, on prenait Tesseron pour un illuminé, au mieux. Aujourd’hui, ses voisins se pressent pour essayer de comprendre ce qui rend les vins si bons. Le blogueur Vincent Pousson avance un certain nombre d’hypothèses, parmi lesquelles une légère augmentation de l’acidité volatile due à l’emploi d’amphores et à la biodynamie. Peut-être bien et c’est une piste intéressante, mais dans la mesure où les Tesseron ne répondent pas (et ils ont bien raison, never explain, never complain, hein), on n’en sait rien encore.
D’autres en profitent pour enterrer aussitôt le système des AOC, jugé obsolète. N’exagérons rien, surtout.
Moi, je me souviens que chaque fois qu’on apprend qu’un vin a été refusé à l’agrément, c’est toujours les meilleurs des appellations qui trinquent. Dürrbach à Trévallon, Richaud et ses cairannes, Bressy et ses rasteaus, les Tari et leurs bandols, d’autres encore, un peu partout. Peut-on se demander pourquoi ? Laissons les jalousies de village, aucun intérêt. Mais pourquoi les organismes de gestion des appellations ne sont pas des moteurs de progrès, d’innovation ? Pourquoi ne portent-ils pas très haut le flambeau de la grande qualité des vins ? Ces sempiternelles arguties sur la « typicité » sont des batailles périmées ou, c’est pire, un épouvantable nivellement par le bas

La vérité est dans le verre. Et c’est là qu’on se dira si les-hauts 2012 est un bon vin ou une pâle copie de ce qu’il était. Je ne suis pas très inquiet, je dois l’avouer.

Rossi & Co


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Menus 24 € (déjeuner), 45 € (dîner)
Fermé le dimanche et le lundi

10, rue Mandar 75002
09 54 96 00 38
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Marco Rossi est un bel Italien qui maîtrise parfaitement les codes de la cuisine du sud de l’Italie. Ne vous attendez pas pour autant à trouver le registre traditionnel dans son petit restaurant à la décoration spartiate. Car Rossi revisite, réinterprète et modernise avec beaucoup de talent et d’à-propos, jusqu’à proposer des plats originaux, inventifs et raffinés. Constituée des meilleurs produits de saison, maniant à la perfection les épices, les herbes et les fleurs, sa cuisine change tous les jours au gré de ses humeurs et de son inspiration comme en témoigne son menu surprise. Ajoutez une jolie sélection de vins italiens, une focaccia maison délicieuse, et vous ne regretterez pas d’avoir emprunter ce joli chemin insolite.

À LA CARTE:

  • Soufflé de mozzarella fumée champignon truffe 16 €
  • Truite de Banka badiane encre de seiche sésame noir 15 €
  • Carré d’agneau des Pyrénées croûte d’herbes carotte 28 €
  • Risotto agrumes fruits de mer rhubarbe 24 €
  • Baba au limoncello 10 €
  • Panna cotta cardamone caramel mangue 10 €

    Notre sélection

    • Etna Serra della Contessa 2004, Benanti 105 €
    • Fiano di Avellino 2008, Pietracupa 40 €
    • Trigalo 2009 Feudi di san Gregorio 32 €

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    DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY

    LOGO-LEBEY

    Crédits photo d’ouverture : http://todoinparis.fr/rossi-co-litalie-a-sa-facon/
  • Crozes-Hermitage Blanc, Domaine des Remizières


     

    Cuvée Christophe 2012

    Valeur sure de l’appellation, Les Remizières proposent ce crozes Blanc aux accents de fenouil et au corps ample. [/col]
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    Disponible à 18,90 euros la bouteille
    ACHETER


    Philippe Desmeure, aujourd’hui accompagné de sa fille Émilie, a bien développé ce domaine familial pour l’amener à 30 hectares de vignes. Les vinifications et les élevages sous bois donnent des cuvées au toucher de bouche habituellement caressant. Dans les tout derniers millésimes, le boisé un peu sec perturbe la dégustation en vin jeune des cuvées de prestige, les cuvées normales se montrant plus gourmandes.

    Crédits photo d’ouverture : Des verres de vin blanc (Eflon/Flickr/CC)

     

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    Tout l'art du Liban en une étiquette

    Assemblage de cinsault, carignan, tempranillo, syrah et cabernet-sauvignon, le millésime 2012 du Château Kefraya “Les Bretèches”, l’un des vins libanais les plus appréciés de par le monde (notamment lors de la dernière International Wine & Spirits Competition de Londres), est célébré par une édition spéciale dont l’habillage a été créé par l’artiste peintre, auteur de bande dessinée et musicien libanais Mazen Kerbaj, en photo ci-dessous. « C’est un honneur pour moi de contribuer au développement de la culture du vin au Liban » a déclaré celui qui, avec son dessin Bacchanales Beyrouthines, dit avoir voulu retranscrire l’énergie épicurienne libanaise dans l’esprit du dieu romain de la vigne, Bacchus.

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    Fabrice Guiberteau, l’œnologue français qui a pris la direction technique de Château Kefraya en 2006 et dit avoir la chance de pouvoir réaliser au Liban « des assemblages plus étonnants avec des terroirs très différents, mais aussi complémentaires », explique que ce millésime 2012 des Bretèches est le franchissement d’une nouvelle étape qualitative. « Sans vouloir en révolutionner le style, nous avons cherché à mettre en évidence le détail des terroirs de Kefraya. Nous avons œuvré à respecter le fruit mais aussi à gagner en structure et complexité pour acquérir plus de précision sur le profil du vin. »

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    Spécialiste des vins libanais, l’auteur et critique Michael Karam estime quant à lui que « le monde du vin commence à prendre conscience de l’expérience gustative exceptionnelle qu’offre le cinsault du Liban. Celui-ci, associé à d’autres cépages tout aussi séduisants, font du vin ‘‘Les Bretèches” une quintessence de vin libanais, à travers des tanins naturels soyeux, un fruité intensément riche et empreint des saveurs et arômes du terroir de la Bekaa. En terme de complexité, c’est un vin qui se situe bien au-dessus de sa catégorie. » Et dont le succès reflète l’engouement croissant pour le vin du Liban, ajoute Michel de Bustros, fondateur (en 1978) et directeur général de Château Kefraya.

    Bravo au meilleur de France

    Chef sommelier du restaurant parisien Spring, Jonathan Bauer-Monneret est devenu en ce dernier lundi d’octobre le 28e « Meilleur Sommelier de France », titre remporté à Beaune à l’issue d’une finale à laquelle participaient également Mikaël Grou (Four Seasons George V, Paris), Jean‑Baptiste Klein (Clos des Sens, Annecy-le-Vieux) et Florent Martin (Four Seasons George V, Paris). Devant plus de cinq cents spectateurs, dans une salle de restaurant reconstituée, ces quatre sommeliers sélectionnés à l’issue de la demi-finale organisée la veille « ont donné une très belle image de leur métier. »

    Connaissances pointues, savoir-faire technique et aisance, chacun avait trente minutes pour les faire valoir lors de différentes épreuves allant de la dégustation commentée à la préparation d’un repas de mariage en passant par la gestion de tables (et de clients, donc). A l’annonce du résultat, Jonathan Bauer-Monneret « a pu laisser éclater sa joie » d’avoir franchi une nouvelle étape après le titre de Meilleur jeune sommelier de France – Trophée Duval Leroy, remporté en 2009. Le jury, qui comptait notamment trois « Meilleurs sommeliers du monde », Serge Dubs, Philippe Faure-Brac et Olivier Poussier, a salué le beau « niveau » de la finale de cette compétition qui a lieu tous les deux ans.
     
    Ci-dessus, de gauche à droite, Michel Hermet, président de l’Union de la sommellerie française, Jonathan Bauer-Monneret, 28e Meilleur sommelier de France, et Claude Chevalier, président du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne. Photo : Jean Bernard.

    Les grands de demain : Vallée de la Loire


    Les experts Bettane+Desseauve ont sélectionné dans chaque vignoble de France les producteurs qui leur paraissent avoir le potentiel de s’affirmer au plus haut niveau de leur appellation.


    Quatrième étape de ce Tour de France de l’avenir, la Loire

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    suivre

    Crédits photo d’ouverture : http://www.cityzeum.com/tourisme/vallee-de-la-loire

    Les Crayères forever

    Le prestigieux magazine de tourisme américain Condé Nast Traveler publie régulièrement l’avis de ses lecteurs (ce sont les Reader’s Choice Awards) concernant les meilleures destinations du monde. Cette année, 77 000 lecteurs ont voté pour leurs établissements préférés. Pour la France, le domaine rémois Les Crayères mené par les frères Gardinier, tout récemment récipiendaires d’un prix pour leur participation au rayonnement français (en lire plus ici sur ce sujet), arrive en 3e position.

    « Plusieurs fois récompensé comme l’un des plus beaux hôtels au monde par la presse internationale, fleuron des Relais & Châteaux, le domaine conserve par delà ses cinq étoiles et les deux macarons de son grand restaurant, quelque chose de la Belle Époque qui l’a vu naître. Grâce à une implication quotidienne, l’équipe entière du Domaine Les Crayères voit ainsi récompensé un service impeccable. »

    Outre la célébration d’un certain art de vivre à la française, cette distinction honore également la richesse du livre de cave – plus de 600 références – et récompense à travers lui les relations étroites entre la famille Gardinier, les viticulteurs de Champagne et les Rémois en général, des « relations entretenues et élargies à une très importante clientèle internationale, et notamment anglo-saxonne, par Hervé Fort, le directeur du domaine, Philippe Mille, son chef, Philippe Jamesse, son chef sommelier, et leurs équipes. »

    Les 12 vins pour accompagner du gibier


    La saison du gibier commence. A plume ou à poil, ces idéaux compagnons des grands vins ont leurs chouchous. Les voici.


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    Château La Dominique

    Saint-Émilion grand cru 2011 39 euros 16/20

    Nez sur le gibier et la fourrure, beaucoup de générosité avec un peu plus de dureté dans le tannin que 2012. Le vin a pris plus d’assurance que l’an dernier.
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    Château La Commanderie

    Clos des Jacobins 2011 17,45 euros 15/20

    Sur le musc et le cuir, avec du répondant, vin de petit gibier.
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    Clos Blanc

    Domaine Albert Grivault 2011 29 euros 15/20

    Carafé et bien mis en scène, ce village aux accents épicés avec un tannin compact se montre à son avantage sur une terrine de gibier ou sur un filet de biche.
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    Mélusine

    Domaine Vecchio 2011 36 euros 15/20

    Toujours original sur l’iode, le marc, les herbes aromatiques locales, expression réussie du grenache. Savoureux et long, un vin pour les gibiers d’hiver.
    CONTACTER LE PRODUCTEUR

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    La sauvageonne grand vin

    Gérard Bertrand 2011 NC euros 17/20

    Syrah pour 60% et grenache sur schiste uniquement. Fraîcheur, grand potentiel, longueur brillante. Beaucoup de classe.
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    Les Vignes Oubliées

    Terrasses du Larzac 2012 17 euros 17/20

    Cette cuvée développe une bouche puissante et savoureuse, très pleine avec des tannins présents mais de grande qualité. À mettre en cave si vous ne craquez pas sur sa plénitude actuelle.
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    1610

    Château Grand Boise 2011 22 euros 15,5/20

    Nez complexe où se mêlent la pivoine, la fraise des bois, les aiguilles de pin et le poivre de Sichuan, la bouche offre un tannin élancé d’une grande fraîcheur. Belle évolution, potentiel évident. Vin de lièvre à la royale.
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    L’Excellence de mon Terroir

    Bernard Magrez Grands Vignobles 2011 NC euros 14/20

    Coloré, puissant, un brin sauvage au nez, un joli vin pour les gibiers.
    CONTACTER LE PRODUCTEUR

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    Château Montus

    Château Montus – Château Bouscassé 2011 19,90 euros 15,5/20

    Beaucoup d’ampleur, texture remarquablement veloutée, tannin plus suave, moins extrait que naguère, vin de style, apte aux plus hautes comparaisons.
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    Clos du Noyer

    Domaine Grosbois 2011 24 euros 17/20

    Le vin a digéré son élevage, c’est désormais une référence en chinon, puissante, suave, profonde.
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    Vieilles Vignes

    Tardieu-Laurent 2012 21 euros 16,5/20

    Expression profonde de fruits noirs, ensemble avec de la gourmandise et un fruité très fin, bonne harmonie. À réserver à une cuisine de gibiers.
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    Le Clos

    Montirius 2004 30 euros 16/20

    Excellente matière encore bien constituée. Beaucoup de présence et d’allonge, arôme délicat d’airelle, superbe évolution.
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    Clinet by Ronan


    Château-clinet est un pomerol de grande renommée. Ronan Laborde est particulièrement inconnu. Rencontre avec l’homme derrière le pomerol.


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    D’un château, Clinet n’a rien. Une allure d’école de filles époque Jules Ferry, une petite gare de basse province, ce genre de bâtiment municipal, ce charme-là. Un château, non. On est loin des édifices destinés à impressionner le travailleur des vignes et le client de passage. Le chai, récent, a une modernité, mais enfin, ce n’est ni Nouvel ni Portzamparc. Et on fait du vin quand même ? Oui et du bon. Château-Clinet met en marché un grand pomerol et deux vins de négoce, de fins breuvages dont les propriétaires n’ont qu’à se féliciter et nous aussi. Décryptage avec Ronan Laborde, un jeune homme pas si classique et très volontaire.

    Les propriétaires

    Clinet a été acquis par le père de Ronan Laborde en 1999. Ronan passait son bac et savait depuis l’âge de 15 ou 16 ans que sa voie passait par le fond d’un verre de vin. « Nous avons fait un grand tour en Argentine, je ne m’y suis pas senti chez moi. Je suis Parisien, Bordelais, pas du tout Argentin. » Ce sera Pomerol et c’est aussi la Hongrie avec deux propriétés. Ronan possède 71 % de la nue-propriété de Clinet, son père en a l’usufruit et sa sœur, les derniers 29 % que Ronan s’applique à racheter, petit bout par petit bout. C’est lui qui a la responsabilité du lieu et de son développement. Il a de cette charge une haute idée, de celles qu’on ne croise pas à tous les coins de château, de plateau. Il pousse l’engagement jusqu’à organiser aujourd’hui son déménagement personnel dans les vignes du plateau pomerolais, « La vie est courte, c’est pour ça qu’on s’installe à Clinet, pour être au plus près de ce que l’on fait. » Ils ne sont pas nombreux, les propriétaires qui habitent le vignoble, mais il ne sera pas seul, la famille Techer habite en face toute l’année, à Gombaude-Guillot. « Ils sont en bio, eux. Ils font bien. Gombaude-Guillot, c’est très bon depuis un moment. » C’est une caractéristique de Ronan Laborde, il aime bien la plupart de ses voisins, il a du respect et une forme d’admiration pour le travail entrepris, les résultats obtenus. Il encave des caisses et des caisses de leurs vins, parfois il échange avec d’autres, mais c’est compliqué les exigences, la parité n’est jamais vraiment respectée, il y a ceux qui veulent trois caisses contre une, alors il préfère acheter. Avoir tout ce qui se fait de bien comme autant d’exemples. Et du passé de Clinet, il ne fait pas table rase, il sait les grands millésimes d’avant, il cherche à s’en inspirer sans pour autant renier ce qu’il fait depuis dix ans.
    De son père, de la place qu’il occupe, il a une conscience nette. « Je suis la première génération à gérer ce qu’il a acquis. Ce ne sont pas ses affaires au quotidien. Nous n’avons pas cinq siècles d’histoire familiale dans le vignoble bordelais, alors il s’intéresse, mais c’est moi qui fais. »

    La propriété

    11,27 hectares, une bonne taille à l’échelle de la Rive droite. Elle a été agrandie de trois hectares depuis 1999, « Mais je n’irai pas au-delà, nous n’avons pas de volonté expansionniste. Le terroir de Clinet est assez unique et il n’est pas simple de trouver des parcelles disponibles à la vente et aussi qualitatives. » En arrivant à Clinet, il a arraché et replanté 20 % du vignoble et il se félicite de l’avoir fait. Aujourd’hui, ces vignes arrivent en pleine production et château-clinet s’améliore chaque année. Le vignoble est planté à assez faible densité de 6 500 à 7 200 pieds à l’hectare. On est loin des 10 000 pieds de certaines propriétés. « Le terroir de Clinet est exceptionnel et il porte ce qu’il faut de vignes. Nous récoltons chaque année entre 38 et 47 hectolitres / hectare. Je ne suis pas fou des petits rendements, il y a un équilibre que la plante doit atteindre. » Ronan est un des très rares propriétaires de grande étiquette à travailler sans consultant. Même pas peur. « Michel Rolland s’est occupé de Clinet de 1973 à 2008. Et puis, on a fini par se séparer. J’ai pensé que nous avions des compétences en interne avec Leonardo Izzo, notre directeur technique. Il est probable aussi que Michel et moi ne partagions pas la même vision de ce que devait être le vin de Clinet ». [/col]
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    Les vins

    Trois étiquettes à Clinet. Le grand vin, c’est château-clinet pour 60 000 bouteilles, « On vend en primeurs avec le négoce bordelais, on fait partie des quelques grands crus qui ont ce privilège. À notre niveau de prix, on peut toucher tout le monde, c’est un grand vin qui n’est pas inabordable. » L’autre vin, fleur-de-clinet, n’est pas à proprement parler un second vin. C’est un vin de négoce, plutôt, même si 10 % de la récolte du domaine lui est destiné, « 20 % en 2013, hein. » Fleur-de-clinet représente 40 000 bouteilles et il y a ronan-by-clinet, un bordeaux de négoce aussi, pour 360 000 bouteilles environ en année pleine.

    La Hongrie

    Les deux propriétés hongroises gagnent « un tout petit peu d’argent depuis trois ans », une performance assez peu partagée puisque deux affaires sur les seize qui comptent sont déclarées rentables. À Tokay comme à Pomerol, Ronan Laborde a innové. D’abord, sur les 700 000 bouteilles produites, seulement 100 000 sont des azsu, des liquoreux. Le reste est du vin sec et, pour 10 % de la production, un produit nouveau, un « late harvest » à l’alsacienne qui a très vite trouvé son public.

    Avant de prendre l’avion pour ailleurs, là où on vend du pomerol de belle origine, Ronan Laborde tient à expliquer qu’un vignoble est une entreprise comme une autre dont l’objectif n’est pas de frauder, mais de faire en sorte que tout le monde soit payé à la fin du mois, « Les hélicoptères de la MSA qui survolent les vignes pour repérer l’employé non-déclaré, vous trouvez ça sérieux ? Personne ne joue à ça à Pomerol, mais c’est pratique pour les gens de la MSA de justifier leur salaire en faisant de l’hélico. Je ne suis pas contre le système, je suis contre ses excès et ses facilités. Les moyens mis en œuvre contre nous, deux années de suite, sont aussi inutiles que coûteux pour les contribuables que nous sommes. Il n’y a rien à découvrir. » C’est dit, c’est écrit. Nous quittons Ronan, si peu héritier et si attentif à ce qu’il fait, avec le sentiment d’avoir croisé quelqu’un doté d’une énergie inhabituelle. D’ailleurs, avant l’avion, il a une réunion de chantier à quelques centaines de mètres de Clinet. C’est là qu’un nouveau chai va sortir de terre « pour les vins de négoce, pas pour clinet », qui sera aussi le siège de l’entreprise. Clinet avance.

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    Ronan 2005 15/20

    Bordeaux très harmonieux, finement construit et sans aucune lourdeur. Le fruit est très franc et assez complexe, la bouche est glissante et svelte.

    CONTACTER LE PRODUCTEUR


    Fleur de Clinet 2008 15/20

    Souple, agréable, fruité, très sain et franc, à apprécier dès maintenant !

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    Fleur de Clinet 2010 15,5/20

    Beaucoup de charme pour ce millésime aux accents de fruits noirs et de pivoine que l’on retrouve dans une bouche au tanin frais et dynamique.

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    Pomerol 2011 16,5/20

    Densité épicée avec une allonge soyeuse, on est dans le gourmand caressant.

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    Pomerol 2012 17/20

    Texture onctueuse avec un tannin crémeux, épicé et chocolaté.

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    Pomerol 2013 16/20

    La gourmandise du pomerol dans le millésime, raffiné, charmeur.

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