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Bordeaux

Vignobles Despagne
Château Tour de Mirambeau, Bordeaux, rouge
[85/100] Une allonge sur les fruits rouges avec une souplesse harmonieuse.


Château Sainte-Barbe
Vieilles vignes, Bordeaux Supérieur, rouge
[85/100] Tanin juteux et épicé avec de la souplesse, se goûte déjà bien.


Établissements Thunevin
Virginie Thunevin, Bordeaux, rouge
[86/100] Souple, fruité, franc.


Château Dudon
Château Malagar, Bordeaux, blanc
[86/100] Bon bordeaux blanc bien inscrit dans le millésime, vif et frais, à boire sur son fruit. De l’apéritif à un poisson délicat.


Vins François Janoueix
Château Trincaud, Bordeaux Supérieur, rouge
[86/100] Souple, frais et floral, ce vin du secteur de Bonzac a du charme.


Château Sainte-Marie
Le Moulin, Bordeaux, rouge
[87/100] Rouge d’Entre-deux-Mers, il y a une attaque sphérique et une allonge épicée déjà agréable.


Château Brun Despagne
Château Brun Despagne, Bordeaux Supérieur, rouge
[87/100] Nez déjà bien dégagé, bouche élégante avec du soyeux et un bon glissant de tanin. C’est une réussite dans sa catégorie.


Château L’Isle Fort
Château L’Isle Fort, Bordeaux Supérieur, rouge
[87/100] Fruit assez tendre, bouche ronde et ample, dans la douceur, mais avec un équilibre frais.


Domaine de Courteillac
Domaine de Courteillac, Bordeaux Supérieur, rouge
[87/100] Souple, fruité, impeccable par son équilibre et sa fraîcheur fruitée.


Château de Reignac
Château de Reignac, Bordeaux, rouge
[88/100] Nez très subtil, avec une grande qualité de fruit, des nuances minérales, miellées et d’aubépine, bouche chaleureuse, tout aussi aromatique, avec de la vivacité et une touche d’amertume bien agréable.


Château Grand-Village
Château Grand-Village, Bordeaux, rouge
[88/100] Souplesse fruitée, allonge brillamment équilibrée, fruit sans verdeur, vivacité et gourmandise.


Château Grand-Village
G, Bordeaux Supérieur, rouge
[88/100] Élancé, fondé sur des merlots très frais et de belle pureté, une nuance de vert mais avec de la rondeur fruitée et une fraîcheur savoureuse.


Château Le Pin Beausoleil
Château Le Pin Beausoleil, Bordeaux Supérieur, rouge
[88/100] Bouche juteuse avec un fruit bien dégagé.


Château Grand-Village
Château Grand-Village, Bordeaux, blanc
[89/100] Fruit finement citronné, allonge séduisante et gourmande, tournée vers le zeste d’agrumes, profondeur précise.


Château Croix-Mouton
Château Croix-Mouton, Bordeaux Supérieur, rouge
[89/100] Charnu et épicé, avec un fruit gourmand, ce vin joue la séduction dans un millésime qui en est souvent dépourvu.


Roc de Cambes
Domaine de Cambes, Bordeaux, rouge
[90/100] Nez associant avec originalité du fruits rouges assez confits aux notes de sous-bois, corps souple, sans aucune lourdeur, tanin fin, allonge très grasse et voluptueuse. Beaucoup de personnalité dans son registre assumé d’un terroir alluvionnaire.


Château de Reignac
Balthus, Bordeaux, rouge
[90/100] C’est le raffinement qui caractérise cette cuvée. Nez de fruits très mûrs, nuances d’épices, boisé subtil, bouche tout-à-fait dans le même esprit avec une qualité de tannins superbe et de la fraîcheur.


Château de Reignac
Grand Vin de Reignac, Bordeaux, rouge
[90/100] Très joli fruit, corps onctueux et raffiné, définition sans amertume en finale, saveur suave.


Château Grand-Village
Les Champs Libres, Bordeaux, blanc
[90/100] Une démarche à mi chemin entre Bordeaux et Bourgogne explique Baptiste Guinaudeau pour décrire cette nouvelle expérience : des sauvignons blancs d’une grande onctuosité, ample et savoureux, supportant remarquablement son bois à 100% neuf. Longueur brillante, finale précise mais voluptueuse.


Château Marjosse
Château Marjosse, Bordeaux, blanc
[90/100] Pas de caractère variétal, bouche ronde et souple, de la vivacité et du volume.


Château Valandraud
Virginie de Valandraud, Bordeaux, blanc
[90/100] Gras, ample, beau fruit, bel équilibre plein et frais.


Établissements Thunevin
Bad Boy, Bordeaux, rouge
[90/100] Gras, ample, intense et voluptueux, un grand vin.


20 Mille
20 Mille, Bordeaux Supérieur, rouge
[90/100] Une vraie persistance soyeuse, avec ce vin qui tapisse tout le palais.


Jean-Philippe Janoueix
Croix mouton, Bordeaux Supérieur, rouge
[90/100] Assez plein, bonne dimension avec de la sève et des tanins sans dureté. Allonge sur le fruit noir avec de la vivacité et de la vigueur.


Château Margaux
Pavillon Blanc, Bordeaux, blanc
[91/100] Grande finesse dans les arômes floraux et légèrement exotiques du sauvignon, corps très équilibré, finale saline, beaucoup de nerf et de fraîcheur, superbe vinification, mais il sera moins puissant et complet que les grands millésimes du début du millénaire.


Château Guiraud
Le G, Bordeaux, blanc
[92/100] Remarquable complexité aromatique associée à une finesse d’expression splendide : franchement, un grand blanc sec.


Château Monbousquet
Château Monbousquet, Bordeaux, blanc
[92/100] Très belle définition du sauvignon, pure et intense, longueur brillante.


Château Valandraud
Château Valandraud, Bordeaux, blanc
[95-96/100] Ample et racé, chair généreuse et racée, le génie de Murielle Andraud et d’Athanase Fakorelis a construit l’un des plus grands blancs de France.


Blaye Côtes de Bordeaux

Château Bertinerie
Château Haut-Bertinerie, Blaye Côtes de Bordeaux, rouge
[84/100] Tanin pour l’instant abrupt, il y a de la matière derrière.


Château Belle Coline
Château Belle Coline, Blaye Côtes de Bordeaux, rouge
[88/100] Bouche au fruité croquant sur le cassis et le poivre de Sichuan.


Château Magdeleine Bouhou
Château Magdeleine Bouhou, Blaye Côtes de Bordeaux, rouge
[88/100] Un vin qui vous embarque du début à la fin de bouche par sa gourmandise.

Canon-Fronsac

Château Moulin Pey-Labrie

Château Moulin Pey-Labrie, Canon-Fronsac, rouge
[86/100] Tanin qui s’étire de façon dynamique avec une finale fraîche.


Château Vrai Canon Bouché
Château Vrai Canon Bouché, Canon-Fronsac, rouge
[88/100] De la vivacité et de la souplesse, tanin délicat, bonne fraîcheur fruitée.


Château Canon-Pécresse
Château Canon-Pécresse, Canon-Fronsac, rouge
[90/100] Le grain de tanin est racé et témoigne de l’excellence du terroir : vin délicat, raffiné, à la profondeur veloutée, d’une puissance modeste, mais d’un brillant équilibre.


Barsac et sauternes, les primeurs 2013

Château Romer du Hayot
Château Romer du Hayot, Sauternes
[85/100] Pas très rôti, bonnes notes aromatiques d’agrumes, pour le moment il n’y a pas la richesse et la suite en bouche attendue d’un cru classé. Mais le produit est tout à fait honorable.


Château Suau
Château Suau, Sauternes
[85/100]Robe pâle et claire indiquant une filtration récente et un ajustement en S02 qui durcit le vin, en lui conférant une amertume excessive pour le moment. Ne donne pas le sentiment d’un vin suffisamment rôti.


Château Lamothe
Château Lamothe, Sauternes
[87/100]Beau nez d’ananas, ensemble net, pas trop rôti, devrait bien trouver sa place en apéritif ou au verre dans trois ou quatre ans.


Château Lamothe-Guignard
Château Lamothe-Guignard, Sauternes
[87/100]Bien net sur le plan aromatique, belle fraîcheur et fin de bouche saine et précise. On n’a pas recherché la plus grande concentration, ce qui va assez dans le sens de l’année. Bon vin, mais pour un cru classé petit manque de sève.


Château Caillou
Château Caillou, Barsac
[89/100]Belle franchise aromatique, ensemble équilibré, bon rôti, bonne persistance, vin d’avenir. Mais il n’égale pas cette année ses voisins les plus prestigieux.


Château Filhot
Château Filhot, Sauternes
[89/100]Très clair et sans doute filtré, dominé par le SO2 à ce stade, assez riche et très typé avec ses notes d’acacia et d’iode rappelant la coquille d’huître. Vin de homard à ne pas ouvrir avant huit ou dix ans.


Château Nairac
Château Nairac, Barsac
[90/100]Notes d’agrumes (citron dominant), salinité amusante en fin de bouche, ce qui équilibre bien la liqueur, puissant, mais sans excès, belle suite en bouche. Très bien fait sans égaler les vins de premier plan.


Château d’Arche
Château d’Arche, Sauternes
[90/100]Bon nez vanillé, niveau d’alcool bien calibré, excellente présence en bouche, rôti du raisin suffisant, petit manque de pureté aromatique sans doute temporaire en vin de bouche.


Château de Malle
Château de Malle, Sauternes
[90/100]Bel arôme d’abricot et d’ananas, excellent équilibre général, joliment rôti et assez complexe en fin de bouche, vrai niveau de cru classé.


Château de Myrat
Château de Myrat, Sauternes
[90/100]Robe pâle, un échantillon trop boisé, l’autre bien équilibré, très belle matière, rôti évident du raisin, bonne liqueur, longueur de vrai cru classé.


Château Broustet
Château Broustet, Blanc, Liquoreux
[90/100]Complexe et fin au nez, excellent rôti en bouche, bien construit, fait selon les règles et donc le vin retrouve son niveau de vrai cru classé! il fera un vin de début de repas assez idéal.


Château Rabaud-Promis
Château Rabaud-Promis, Sauternes
[91/100]Un peu plus coloré et évolué dans ses arômes que quelques pairs, sans doute en raison d’une protection modérée en SO2, beau rôti, long, saveur classique du secteur, finale sur les amers de pamplemousse liés au millésime et qui équilibrent le sucre de la liqueur. Beau vin qui pourrait mériter une note plus haute dans un an.


Clos Haut-Peyraguey
Clos Haut-Peyraguey, Sauternes
[91/100]Riche et très rôti, mais avec une évolution du fruité marquée sur tous les échantillons, ce qui lui donne moins de fraîcheur immédiate et de séduction pour une consommation précoce. On verra plus clair sur ses possibilités de garde dans un an.


Château Doisy-Védrines
Château Doisy-Védrines, Barsac
[92/100]Beaucoup de race au nez avec les évolutions vers le pamplemousse légèrement amer et le miel d’acacia attendues à Barsac, beau rôti, finale impeccable.


Château de Fargues
Château de Fargues, Sauternes
[92/100]Le vin se dégustait de façon superbe au château La Lagune, avec toute l’intensité et le rôti d’un grand terroir de Sauternes dans un grand millésime et une prise de bois remarquable. Un peu plus discret, mais racé et subtil en deux autres occasions.


Château Guiraud
Château Guiraud, Sauternes
[92/100]Robe d’un jaune plus marqué que d’autres, première prise de bois un rien insistante mais superbe rôti de la texture, produite par un puissant développement de la pourriture noble, long. Un rien d’acidité volatile peut-être lié à la prise de bois, grande longueur.


Château Raymond-Lafon
Château Raymond-Lafon, Sauternes
[92/100]Très riche, bien rôti, long, complexe, du vrai sauternes récolté selon les règles de l’art avec la puissance des coteaux du Haut-Sauternes. Petite prise de bois agressive, mais cela passe après trois ou quatre ans.


Château de Rayne-Vigneau
Château de Rayne-Vigneau, Sauternes
[93/100]Belles notes de pourriture noble pure et racée (gelée d’abricot), rendues encore plus complexes par des arômes de pin et d’acacia, riche, net, plein en alcool transformé ce qui le rendra apte à de grands accords gastronomiques, grand avenir garanti.


Château Coutet
Château Coutet, Barsac
[93/100]Robe assez pâle liée à un soutirage de janvier, admirable finesse aromatique, très droit, riche, précis, long, complexe, un barsac ultra classique. Il se goûtait bien mieux à La Lagune (une semaine plus tard) qu’à Coutet. Vive les glorieux hasards des échantillons primeurs.


Château Doisy-Daëne
Château Doisy-Daëne, Barsac
[93/100]Robe pâle, étonnante fraîcheur aromatique, immense finesse, grande longueur, équilibre irréprochable, grand avenir, un maître vin.


Château La Tour Blanche
Château La Tour Blanche, Sauternes
[93/100]Grande richesse en liqueur et remarquable finesse, dans le style inimitable de la propriété, tout en douceur et en crémeux de texture. Sauternes d’hédoniste.


Château Lafaurie-Peyraguey
Château Lafaurie-Peyraguey, Sauternes
[94/100] Le vin est l’un des plus riches, mais aussi des plus élégants des dernières années, avec toute la gamme des arômes d’agrumes propres à l’année. Grand avenir et superbe départ pour Silvio Denz, le nouveau propriétaire.


Château Rieussec
Château Rieussec, Sauternes
[94/100]Nez glorieux, d’une phénoménale diversité et fraîcheur aromatique, entre l’ananas, les agrumes et la fleur de vigne, complet en bouche, admirablement vinifié. À ne pas manquer pour tout amateur de sauternes.


Château Suduiraut
Château Suduiraut, Sauternes
[94/100]Tous les échantillons concordent, ce vin est une splendeur avec ses incomparables notes d’agrumes (mandarine, cédrat et orange amère), et son charme de texture. Grand millésime de toute évidence et même pour le S sec, dense, minéral, avec une grande matière.


Château d’Yquem
Château d’Yquem, Sauternes
[96/100]Splendide pureté presque cristalline de saveur et élégance supérieure de texture, parfait équilibre alcool liqueur, grande suite en bouche, formellement avec sigalas le plus parfait (du moins en échantillon) des sauternes du millésime. S’il prend bien son bois, dans deux ans il approchera d’une note parfaite.


Château Sigalas-Rabaud
Château Sigalas-Rabaud, Sauternes
[96/100]Admirable pureté, finesse et complexité aromatique au nez, perfection évidente du botrytis au nez et en bouche, intensité et race se rapprochant singulièrement du style d’yquem dans ce millésime, évidente réussite à ne pas manquer.


Sur la route des Primeurs

Comme chaque année, la première semaine d’avril dans le Bordelais est synonyme de Primeurs. Thierry Desseauve s’est rendu sur la Rive droite, sur les plateaux de Pomerol et de Saint-Émilion. Qu’est-ce qu’une journée de Primeurs pour un dégustateur et malgré un millésime 2013 compliqué, quelles propriétés tirent leur épingle du jeu ? Les réponses, en voiture, avec Thierry Desseauve.

Primeurs 2013 à Pomerol, par Denis Hervier

Dans ce millésime jaloux, sauf à Lafleur qui cabernette franchement de la meilleure façon, Pomerol tire son épingle du merlot grâce à ses terroirs plus précoces. Sur les terroirs sableux, les meilleurs sont allés chercher un fruit croquant avec une suavité immédiate, en revanche il ne fallait absolument pas trop extraire sous peine de durcir et de déséquilibrer le vin.
Sur le plateau mythique, il y a de grands vins de charme à l’image de l’Evangile, La-Conseillante ou Bourgneuf. Au fil des jours, Vieux Château-Certan et Pétrus ont gagné en assise. Ce dernier est un cas d’école : dégusté par trois fois le jeudi à 11H30, Pétrus est apparu le 27 mars tout en fruit avec un tanin coulant, le 3 avril, il avait pris du volume et le 10 avril, il se révélait complet, complexe avec une suavité de texture de grand charme.
Ce schéma s’est reproduit sur un certain nombre de vins du secteur. Cette évolution favorable des vins démontre la nécessité de repousser la date des dégustations primeurs de quelques semaines pour avoir un meilleur rendu du millésime, cela rendrait service à tout le monde.
Denis Hervier

Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?

Printemps de Saint-Pourçain

Dès 9 h 30, dimanche, l’union des vignerons de Saint-Pourçain accueillera les visiteurs pour une journée dédiée aux vins et au produits du terroir. Concours des vins, ateliers œnologiques (à partir de 14 h) et dégustation occuperont les plus grands pendant que les enfants pourront profiter d’un espace d’animation dédié – structures gonflables, jeux géants en bois – qui sera géré par deux animateurs. Restauration possible sur place (assiette « découverte du « Périgord » : magret fumé, rillettes d’oie, papitou, gâteau au noix). Toutes les infos sont .


Cairanne2014MarcheMarché aux vins de Cairanne



Ces 12 et 13 avril, les vignerons de Cairanne se réunissent pour faire découvrir les vins du sud de la Vallée du Rhône. Outre l’AOC cairanne (voir ici la liste des domaines présents), cette cinquième édition accueillera les productions des appellations voisines, rasteau, gigondas, châteauneuf-du-pape, vacqueyras, beaumes-de-venise, lirac ou encore tavel, ainsi que des produits régionaux. Plus de 3 000 visiteurs sont au rendez-vous chaque année et des animations de plus en plus nombreuses rythment cet événement, de dégustations à thème en cours de cuisine et balades en calèche. Plus de renseignements ici.


Dimanche, pour la première fois depuis l’obtention de l’AOC en 2010, tous les viticulteurs de l’appellation moselle seront rassemblés autour de leur production. Outre des dégustations de vins (accès 5 €), le village de Vaux – situé sur la Route des vins du pays messin – accueillera de 11 h à 18 h différents stands. Produits du terroir, initiation aux accords mets-vins, aux cépages, et présentation des vignobles situés tout au long de la Moselle, en France, en Allemagne et au Luxembourg, cette première Fête des vins de Moselle fera la part belle à un vignoble méconnu, dont la surface au XIXe siècle était très importante (plus de 30 000 hectares, en lire plus ici sur son histoire).

FeteVinMoselle

Blaye2014Printemps des vins de Blaye




La vingtième édition du rendez-vous proposé par l’appellation blaye-côtes-de-bordeaux se tiendra tout le week-end au sein de la citadelle de Blaye. Vous pourrez vous faire une idée de la façon dont se déroule cet événement auquel 14 000 visiteurs ont fait honneur l’année dernière dans cette vidéo. Outre les dégustations proposées par les 80 vignerons présents cette année (pass 6€), de nombreuses animations seront proposées, dont de belles promenades sur l’estuaire ou dans le vignoble (plus de renseignements )

[Primeurs 2013] Thierry Desseauve : la fin des petits millésimes ?

On ne le cachera pas, 2013 n’est pas un « grand » millésime. Les conditions climatiques de l’année ont été à la fois inédites et ultra compliquées à gérer par les vignerons. Un hiver très froid suivi d’un printemps glacial et pluvieux entraînèrent un retard et une hétérogénéité terrible dans la floraison de la vigne. En juin, quelques orages de grêle ravagèrent en outre certains crus. Mais les mois de juillet et d’août furent chauds, ensoleillés, splendides en un mot : la vigne rattrapa une partie de son retard, même les rendements apparaissaient déjà extrêmement limités et les différences de maturité d’un raisin à l’autre souvent énormes. Septembre fut agréable jusqu’à ce que des murs de pluie se déversent à la fin du mois, puis après le 9 octobre. Au final, petite récolte et grosses difficultés. Ce millésime me rappelle l’un des premiers millésimes bordelais que j’ai suivi, 1984. Pas en primeur, mais dès la mise en bouteille. Avec 1992, 1984 est certainement le plus mauvais millésime bordelais de ces trente dernières années. À l’époque, on parlait plus de vinification et d’élevage que de viticulture. En dégustant ces 1984, j’avais été surpris par la raideur des tanins et souvent la dilution du vin provenant de raisins gorgés d’eau et souvent attaqués par la pourriture. Pourtant, cette mauvaise matière première avait subi des cuvaisons plus longues que dans les millésimes précédents-pour extraire plus de tanins et faire des vins plus charpentés- et avait été élevée dans des barriques de chêne plus récentes, parfois neuves. Les redégustant quelques années plus tard, on découvrait des vins décharnés, aux tanins secs et verts et toujours dominés par des arômes qui rappelaient ceux d’une planche de bois. J’en avais tiré une leçon : récolter un raisin à la meilleure maturité possible est la clé des vins réussis.
Précisément, ce millésime 2013 montre à quel point la viticulture a progressé et sait aujourd’hui maîtriser ce type de conditions. Au milieu de vins dilués ou au contraire raides, on trouve aussi beaucoup d’échantillons harmonieux, jouant avec intelligence la finesse et la fraîcheur plutôt que la puissance, témoignant du génie de leur terroir plutôt que du savoir-faire de leurs œnologues. « Il n’y a plus de mauvais millésimes », entend-on de plus en plus. C’est certainement vrai si l’on considère que l’on sait aujourd’hui s’adapter à beaucoup d’aléas climatiques. Mais il reste des mauvais vignerons…

12 vins accessibles et à ne pas manquer

  • Château Figeac, parce qu’il se rapproche des plus grands et que son prix restera sage
  • Château Jean Faure, confirmant son statut de super challenger à Saint-Émilion
  • Château Laroze, une vraie personnalité pour connaisseurs
  • Clos Saint Julien, minuscule propriété de Saint-Émilion, mais grande classe
  • Clos du Clocher, toujours bon et encore cette fois-ci
  • Château Haut-Carles, parce qu’il serait temps que l’on s’aperçoive de l’excellence de ce cru de Fronsac
  • Château Croix-Mouton, le bordeaux de Philippe Janoueix a du nerf, de la profondeur et beaucoup de personnalité
  • Château Le Boscq, discret saint-estèphe qui s’impose avec force et sérénité
  • Château Monbrison, la classe de Margaux, tout simplement
  • Château Durfort-Vivens, incontestablement revenu dans son rang
  • Château Dauzac, ou le début d’un renouveau ?
  • Château Pédesclaux, où le renouveau se confirme.

… et un blanc extraordinaire

  • Château de Valandraud, bordeaux blanc

Thierry Desseauve

Le nouveau Montrose

Au terme d’un chantier de rénovation d’envergure, débuté en 2007 et inscrit dans une démarche de développement durable, le grand cru médocain Château Montrose a accueilli son millésime 2013 dans un tout nouveau chai de 1 000 m2 (et 11 mètres de hauteur sous plafond) doté d’équipements viti-vinicoles pointus. Racheté en 2006 par Martin et Olivier Bouygues, ce vignoble de 95 hectares dont l’encépagement est dominé à 60 % par le cabernet-sauvignon (merlot 32 %, cabernet franc 6% et petit verdot 2%) a bénéficié depuis d’important moyens, consacrés à l’embellissement de la propriété autant qu’à l’amélioration et à la valorisation de son potentiel.

©Saison d'or
©Saison d’or
Ce chantier de sept ans, durée justifiée par la volonté de respecter les grands cycles d’activité de la propriété, a été supervisé par Bouygues Rénovation Privée et Yves Grémont, architecte des Bâtiments de France. La réalisation a été confiée à l’Atelier Bernard Mazières, spécialiste des rénovations viti-vinicoles. Portant sur 10 000 m², il a répondu aux quatre enjeux majeurs fixés par les nouveaux propriétaires. D’abord donner à Montrose les meilleurs équipements pour un élevage sur mesure de ses grands vins (Château Montrose, La Dame de Montrose et le saint-estèphe de Montrose). Ensuite, mettre en œuvre toutes les opportunités d’économie et de production d’énergie (il y a 3000 m² de panneaux photovoltaïques sur la toiture des bâtiments). Evidemment, respecter l’environnement et réduire de façon significative l’empreinte carbone du domaine.

©H.Fabre
©H.Fabre
Enfin, il s’agissait aussi de maintenir l’ensemble architectural dans son style XVIIIe, typique de la région bordelaise. Surnommé « le latour de Saint-Estèphe », Montrose a connu seulement trois familles en deux siècles. Elles ont porté et maintenu à un haut niveau ce grand cru classé (le plus proche de la Gironde) dont le vignoble d’un seul tenant situé sur un plateau graveleux bien drainé bénéficie d’un microclimat très tempéré. Sous la présidence de Mélissa Bouygues et la gérance d’Hervé Berland, qui apporte au domaine 35 années d’une expérience acquise notamment à la direction générale d’un premier grand cru classé, l’équipe qui travaille aujourd’hui à Montrose se compose de professionnels de la vigne et du vin, spécialistes du terrain et universitaires.

©GuyChameau
©GuyChameau



La photo du grand chai de Montrose figurant en une de l’article est signée Alain Benoit

Trophées Mumm 2014

La douzième édition du concours organisé par le ministère de l’Education nationale et la la Maison de champagne G.H.Mumm, récompensant les finalistes des mentions complémentaires « sommellerie » et « bar » des lycées hôteliers de France, s’est déroulée le lundi 31 mars à Reims, en public. Cinq lycéens ont concouru dans chacune des catégories et ont démontré au jury leurs compétences en situation professionnelle. Cette compétition pédagogique, qui permet aux enseignants et aux professionnels de penser ensemble l’évolution des métiers du secteur, est aussi un atout pour la future carrière de sommelier ou de barman des lauréats, qui peuvent faire valoir leur créativité et leur talent auprès d’établissements de prestige qui leur offriront peut-être leur première tribune.

Cette année, Didier Mariotti (chef de caves de la Maison G.H.Mumm) faisait partie du jury de la catégorie « sommellerie » aux côtés de Jean-Loup Dezaphi, chef de travaux au lycée Oehmichen de Châlons-en-Champagne et Antoine Woerle, professeur de restaurant au lycée hôtelier de Strasbourg/Illkirch et Meilleur ouvrier de France 1993. Côté « bar », on trouvait Johan Costet, le chef barman de l’hôtel Hyatt Paris Etoile, également responsable des concours de l’Association des barmen de France (ABF) et Stéphane Ginouves, chef barman du Fouquet’s Barrière Paris (Meilleur ouvrier de France 2011), aux côtés de Maurice Cauderlier et Jean-Luc Barral, professeurs de restaurant aux lycées hôteliers de Montpellier et de Blois.
 
En photo ci-dessus, les deux élèves qui se sont distingués cette année en faisant preuve de finesse, d’audace et de professionnalisme, s’appellent Alexandre Guillin (Trophée G.H. Mumm du Meilleur jeune sommelier 2014, lycée de Chamalieres) et Alexandre Robin (Trophée G.H. Mumm du Meilleur jeune barman 2014, lycée de Saint-Nazaire). Ils ont reçu leur récompense des mains du parrain de cette édition 2014, Philippe Faure-Brac, (Meilleur sommelier du monde 1992). Un cocktail et un dîner de gala ont suivi l’annonce des résultats. Organisés dans les caves du champagne G.H.Mumm, ils ont été préparés et servis par les élèves du lycée hôtelier Gustave Eiffel et du lycée hôtelier de Bazeilles, sous la direction de Richard Demoulin, cofondateur du trophée G.H.Mumm.