C’est le nombre de “fans” des vins de Bordeaux sur Facebook. Depuis peu, ils sont 100 000 amateurs sur la page France, ouverte par l’interprofession (CIVB) début 2009. Le succès est aussi au rendez-vous sur Twitter et Weibo,
le réseau social chinois où le compte de Michel Bettane est suivi par de très très nombreux followers.
On en lit plus ici.
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Le fond et la forme
Selon une enquête UBIFRANCE/O-I*, les distributeurs chinois seraient plus sensibles à la forme de la bouteille qu’ils importent qu’à ce qu’elle contient. Que les ventes de vins vers la Chine aient été multipliées par dix-huit en cinq ans et que ce grand pays soit devenu (en 2012) le troisième client de la France n’aurait donc que peu à voir avec un goût pour ledit vin ? L’étude montre que si l’origine reste le principal critère de choix (à 100 %), le type
de vin (rouge, blanc, rosé, tranquille, pétillant…) n’arrive qu’en huitième position. Après le prix ou encore la forme
de la bouteille, un critère placé en cinquième position. Menée sur quatre mois entre janvier et mai 2013, auprès d’une cinquantaine de professionnels du vin, principalement à Shanghai et Chengdu, cette étude centrée sur les mécanismes de choix d’une bouteille par les distributeurs chinois portait sur douze critères concernant la bouteille (forme, couleur, poids, bouchon, gravure, piqûre, fond et étiquette) et le vin (origine, goût, type, prix, marque/nom de domaine). Pour Hélène Hovasse, responsable de la filière agroalimentaire d’UBIFRANCE Chine, en charge de cette étude avec son équipe, « cette enquête bouleverse l’approche marché jusqu’ici adoptée par les producteurs de vins français. (…) C’est la première fois que le contenu autant que le contenant sont scrutés et il en ressort que les distributeurs chinois ont une approche culturelle très différente du vin par rapport à leurs homologues français.
Elle démontre à quel point les critères symboliques revêtent une importance capitale. Pour vendre du vin en Chine, il faut raconter une histoire, et celle-ci débute avec la bouteille. », constate Hélène Hovasse. Cette étude sera suivie à l’automne d’un second volet concernant cette fois les critères de choix des consommateurs chinois.
* Owens-Illinois, Inc. est le premier fabricant mondial de bouteilles et pots en verre. La société, dont le siège est installé à Perrysburg dans l’Ohio (États-Unis), a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 7 milliards de dollars. Elle emploie aujourd’hui environ 22 500 collaborateurs et possède 79 usines réparties dans 21 pays.
Primeurs : la soirée parisienne
Les plus grands châteaux bordelais seront à Paris ce jeudi soir, chez Lavinia. Au programme de cette exceptionnelle dégustation qui se tiendra de 20 h à 22 h, plus de trente belles étiquettes, dont Château
Mouton-Rothschild. Le tarif est de 20 € et les membres du club Lavinia se verront rembourser cette entrée
pour toute commande passée ce soir là (à hauteur de 100 € minimum).
Pour réserver, devenir membre, s’informer et voir la liste des châteaux, on clique là.
Les Caves Legrand passent à l'Est
Dirigé par Christian de Chateauvieux et Gérard Sibourd-Baudry, le groupe Everget est spécialisé dans la distribution des grands vins français et possède, notamment, le célèbre caviste parisisen Legrand Filles et Fils ainsi que la société Vins Rares Peter Thustrup. Le groupe était à la recherche d’un partenaire stratégique afin de poursuivre son développement en Asie. C’est désormais chose faite. Un nouvel actionnariat familial japonais, représenté par Amane Nakashima, acquiert une participation majoritaire au capital du groupe Everget. Amane Nakashima est un passionné de vins. Assurant la distribution de crus français au Japon pour sa société Nakashimato, il possède également un petit vignoble en Nouvelle Zélande. En somme, Gérard Sibourd-Baudry change d’associé. Il continuera d’animer le comité opérationnel et la direction exécutive de Legrand Filles et Fils.
Les Caves Legrand changent de mains

Dirigé par Christian de Chateauvieux et Gérard Sibourd-Baudry, le groupe Everget est spécialisé dans la distribution de grands vins français et possède, notamment, le célèbre caviste parisisen Legrand Filles et Fils ainsi que la société Vins Rares Peter Thustrup. Le groupe était à la recherche d’un partenaire stratégique afin de poursuivre son développement en Asie, c’est désormais chose faite.
Un nouvel actionnariat familial japonais, représenté par Amane Nakashima, acquiert une participation majoritaire au capital du groupe Everget. Amane Nakashima est un passionné de vins. Assurant la distribution de crus français au Japon pour sa société Nakashimato, il possède également un petit vignoble en Nouvelle-Zélande. La transaction a coûté environ 16 millions d’euros à la famille japonaise qui détient maintenant 80 % du groupe contrôlant les activités de caviste, de négociant et de vins rares de Legrand.
Gérard Sibourd-Baudry reste le second actionnaire de référence et animera le comité opérationnel et la direction exécutive de Legrand Filles et Fils.
Le prix du vin, sujet creux

L’un des sujets les plus creux qui se puisse trouver dans ce monde qui nous passionne, c’est le prix du vin. Depuis qu’il a rompu d’avec le pain, qu’il n’est plus un aliment, mais un plaisir, son prix a connu une envolée certaine. Bien sûr, sa qualité aussi. On boit beaucoup moins, du coup, et on boit mieux. Tout le monde le sait et pourtant quelle agitation, que de débats, d’invectives.
Portés par l’enthousiasme de ceux qui, peu à peu, découvrent les subtilités du divin breuvage, les prix des plus célèbres étiquettes ont atteint rapidement des altitudes stratosphériques qui les ont définitivement coupés du monde des vivants que nous sommes. Devenues peu ou prou objets de luxe, parfois de spéculations, signes extérieurs de richesse, symboles statutaires, ces grandes cuvées ne touchent plus terre. Nous, oui.
Pour vous comme pour moi, le drame est très relatif. La qualité générale des vins a fait d’immenses progrès. La différence de qualité entre un lafite et ses suivants s’est amenuisée assez nettement. Seul son prix creuse un écart significatif. Aujourd’hui, ces vins extrêmes ont été remplacés dans les cœurs et dans les caves des amateurs par d’autres, un deuxième rideau d’excellence qui constitue une sorte de relève. S’il nous arrive de goûter ici ou là un pétrus ou un haut-brion, on pousse des petits cris de joie, on ferme les yeux et voilà tout. On ne boit pas de pétrus à tous les repas ? La belle affaire. Ça n’empêche personne de dormir ni de soigner sa cave avec…lire la suite
2003-2013 : cent jeudis de Legrand
Chez Legrand, il y a les soirées du mardi, consacrées à la dégustation et celles du jeudi, qui mêlent le vin et l’art. Pour fêter la centième de ces soirées, un beau programme est prévu ce jeudi à 20 h, à découvrir ici dans son intégralité. Les vignerons associés sont Margareth Henriquez, de la maison Krug (vin dégusté : La Grande Cuvée) et Christine Vernay et Paul Amsellem, du domaine Georges Vernay à Condrieu (vin dégusté : Côte-Rôtie «Rouge» 2010). Pour accompagner leurs vins, une assiette composée d’une terrine de la Maison Costa (Corse) ou de la Maison Hardouin (Loire), de saucisson fumé (Costa) et de comté millésimé (Maison QuatreHomme) sera proposée à la Vinothèque et au Salon Lucien Legrand au prix de 15 €.
Participation aux frais pour les artistes, 20 €. On réserve au 01 42 60 07 12.
Bientôt une AOC lugny ?
La cave de Lugny est l’une des plus anciennes de Bourgogne. Elle produit à raison de 100 000 hectolitres par an des vins typiques de la région du Mâconnais, dans seize appellations différentes. Elle détient également 99 % du vignoble de Mâcon‐Lugny, qui représente 25 % de sa production. Le travail effectué sur ce vignoble autant que sur l’assemblage et la vinification des vins qui en sont issus devrait sans doute conduire cette appellation à bénéficier sous peu d’une AOC village à part entière (la dernière date de 1998, c’était Viré-Clessé). C’est en tout cas l’objet
de la demande qui sera déposée auprès de l’INAO d’ici la fin de l’année. Pour le moment, ces mâcons portant la dénomination géographique “lugny” font parler d’eux en France et à l’international, notamment aux Etats-Unis et
en Angleterre. Les trois cuvées produites par la cave de Lugny sont le mâcon-lugny, lieu dit « La Carte », issue
d’un vignoble confidentiel de 10 hectares, le mâcon-lugny, lieu dit « Les Charmes » (105 hectares en monopole) et le mâcon-lugny « Eugène Blanc », élevé sur le territoire de Saint-Gengoux-de-Scissé (163 hectares). Ambassadeur de ce territoire à part, la cave partage avec d’autres producteurs* cette volonté de voir exister le lugny.
* Le Syndicat de défense et promotion de l’appellation lugny a été créé le 26 juillet 2012, on en appprendra plus ici.
Un mariage qui donnenaissance à des marques

Il ne suffit plus de vendanger pour vendre du vin. L’amateur boit moins mais mieux. Et demande du rêve. Après la firme américaine Gallo, parmi d’autres, des domaines français reprennent eux aussi les codes du luxe. Jean-Charles Boisset, qui dirige la maison familiale du même nom, ne dit pas autre chose. « Nous voulons créer des marques et vendre l’univers qui s’y rattache. Chacune de nos maisons a une personnalité et un imaginaire qui lui sont propres. L’art permet de les ancrer davantage dans une époque ou une tendance. » Le voyage commence dès les vignes et les chais, grands ouverts au public. Au château d’Arsac, Philippe Raoux se souvient avoir été marqué par un voyage en Californie à la fin des années 70. « Les wineries proposaient des parcours ludiques autour de la création du vin. À l’époque aucun château bordelais n’accueillait de visiteurs. » Les esprits évolueront avec les années. Mais la scénographie se révèlera parfois trop élitiste, et donnera trop souvent aux touristes l’impression que leur admission n’étaient faite qu’à contrecœur. « Les gens ne viennent pas uniquement pour déguster un verre de vin », insiste Jean-Charles Boisset. D’où l’impératif d’étonner un public français a priori blasé. Quoi de mieux que l’art pour susciter la curiosité ? « Nous ne pensions attirer que des amateurs éclairés, mais les week-end, je croise beaucoup de poussettes entre les ceps », se réjouit Florence Cathiard. « En agissant à contrepied de nos voisins, nous nous différencions et nous tirons notre image vers le haut », reconnaît sans ambages Maurice Giraud avant d’avouer que nombre de visiteurs repartent avec une ou deux bouteilles de Château de Pommard. Reste à transformer l’essai auprès des distributeurs. « Sur le long terme cela nous a ouvert de nouvelles portes. Mais il s’agit d’un effort de longue haleine » précise Florence Monmousseau pour Bouvet-Ladubay.
La Commanderie de Peyrassol inspire les artistes
En une dizaine d’années, ce vignoble du Var a mené deux chantiers de front. Hisser la qualité de ses vins et devenir un haut-lieu de l’art conceptuel. Devenu propriétaire de ce domaine en 2003, Philippe Astruy avait auparavant commencé une collection d’œuvres, notamment grâce à sa femme Valérie Bacq, propriétaire de la galerie du même nom à Bruxelles. Le virage vers le mécénat a été négocié une fois que la remise sur pied de cette propriété un peu assoupie était bien engagée, dans les vignes, les chais et les méthodes de vinification. Les artistes amis du couple sont alors invités à séjourner à Peyrassol et ceux que les lieux inspirent reçoivent toute l’aide nécessaire.
Par ricochet, les vins profiteront de cette publicité indirecte, en particulier à l’export. Quant aux voisins de Peyrassol, ils sont nombreux le dimanche à venir faire découvrir les œuvres à leurs amis en visite.
Vincent Bussière

