Accueil Blog Page 93

Tous les styles de Didier Mariotti

Ce Corse, pilote d’avion amateur, a déjà quelques heures de vol aux commandes des cuves des grandes maisons de Champagne. Aujourd’hui, c’est Veuve Clicquot qui profite de ses talents de chef de cave


Cet article est paru dans En Magnum #25.


Chef de cave de l’une des plus importantes maisons de Champagne, c’est comment ?
Je suis Champenois d’adoption et chef de cave parce que ce vignoble me passionne. Grande maison ou pas, ce n’est pas une question de taille. Chez Veuve Clicquot, j’ai endossé ce rôle en 2019 sans expérience préalable au sein de la maison. Il a fallu que je comprenne le style, la manière dont les équipes dégustent. Il faut réussir à se mettre au diapason le plus vite possible. Même si la crise de la Covid et les différents confinements ont été douloureux, j’ai pu passer du temps avec les équipes et échanger avec eux. Je crois que ma sensibilité s’intègre bien au style de la maison. J’aime la précision, la justesse, les équilibres et les harmonies. L’excès ne m’intéresse pas.

Justement, ce style Clicquot s’est beaucoup réinventé.
La maison a deux critères principaux qui fondent le style de ses champagnes. Texture et structure. La structure correspond à la verticalité, à la tension, à l’intégration des amers et au côté salin. La texture, c’est l’horizontalité, le gras, la gourmandise, tout ce qui donne le volume en bouche.

C’est dans ce sens qu’elle adopte un parcours technique bien particulier ?
Une fois nos vinifications terminées, sur nos sites de Reims, Vertus et Verzy, entre 600 ou 700 vins sont à notre disposition. À ce moment-là, on fait ce qu’on appelle chez nous une dégustation d’approche de l’ensemble des cuves. L’idée de l’exercice est d’avoir une première impression de la vendange de l’année. C’est un peu le principe d’une dégustation primeur et cela nous permet de cartographier la cuverie avant la dégustation des vins clairs, à la fin de l’automne.

Et la vigne, comment vous l’approchez ?
On s’adapte. Tout commence à la vendange et à la dégustation des baies. Aujourd’hui, nos circuits de cueillette sont faits en fonction de la connaissance de nos terroirs, par exemple ceux qui intègrent le plus souvent les cuvées La Grande Dame ou Vintage. C’est un travail d’échange avec le directeur des vignobles. Bien se coordonner, partager notre vision œnologique, expliquer le type de vins qu’on cherche pour définir ensemble une stratégie de cueillette appropriée.

La maison accorde beaucoup d’importance aux vins de réserve.
Avant d’effectuer cette dégustation d’approche, on commence toujours par déguster à nouveau nos 400 vins de réserve pour bien se remettre en tête de ce qu’on a en cuverie et comment les vins ont évolué. De cette manière, une fois le profil des vins de l’année défini, on peut commencer à imaginer le futur assemblage. Entre les vins de réserve et les vins de la vendange, nous goûtons à peu près mille échantillons. Tous sont dégustés, précisément décrits et notés, selon leur secteur d’origine, toujours à l’aveugle. L’objectif est de répondre à une seule question. Dans quelle cuvée les utiliser ? Est-ce pour Yellow (la cuvée Carte Jaune, NDLR), y a-t-il le potentiel pour intégrer La Grande Dame ou Vintage ? Est-ce que cela fera un bon vin de réserve ?

Ce qui implique une gestion précise de tous ces vins ?
Je pense que la maison a potentiellement l’une des plus belles collections de vins de réserve. On garde tous nos vins de réserve par cru, par cépage et par millésime. Très souvent, au moment de l’assemblage, une partie ne passe pas l’étape du tirage. On la conserve. La richesse de la collection est essentielle. Quand un échantillon intègre le programme des vins de réserve, il n’est plus touché jusqu’à ce qu’il soit utilisé dans l’assemblage du Yellow.

L’âge de ces vins est aussi déterminant, non ?
C’est le deuxième élément. On identifie trois grandes familles de vins de réserve. D’abord, les “réserve” jeunes, qui ont entre un et trois ans de vieillissement et que l’on retrouve à peu près dans toutes les maisons et chez les vignerons. Quand ils ont entre quatre et dix ans de vieillissement, on les appelle des “réserve” s. À ce moment-là, le vin commence à avoir la complexité que l’on recherche. Après dix ans, on les appelle “les épices”. Il s’agit de tout petits volumes qui apportent, comme en cuisine, la touche que l’on souhaite pour donner encore plus de complexité à l’ensemble. Des notes de miel, d’abricot sec, de torréfaction, voire d’hydrocarbure, tout en donnant du gras et de la texture à la bouche. Jusqu’à ce qu’ils soient utilisés, les vins de réserve sont conservés en cuve sur lies fines. Le plus vieux date de 1988. Chaque fois qu’on les déguste, on cherche à savoir combien de temps ils vont encore pouvoir vieillir. Sont-ils à l’apogée ou en phase de complexification ? S’ils commencent à décliner, on les utilise avant qu’ils n’aillent vers l’oxydation. L’idée est vraiment d’utiliser les vins à leur optimum.

La maison est connue pour élaborer des champagnes au profil aromatique bien spécifique. Lequel ?
Le style Clicquot n’admet pas de notes oxydatives. Nous ne considérons pas que ce n’est pas bon, ce n’est pas du tout dans l’identité de la maison. Pour moi, la réduction donne plus de potentiel d’évolution au vin. Être en réduction veut dire qu’on est en déficit d’oxygène et, donc, en capacité d’absorber de l’oxygène pendant le vieillissement. Si je mets aujourd’hui des vins de réserve qui sont déjà légèrement oxydatifs, ils n’auront pas la même capacité d’absorption. En revanche, utiliser la réduction, ce n’est pas aussi simple. Lorsque les vignes sont plantées sur des sols en carence d’azote, ça peut déclencher des réductions désagréables. C’était essentiel pour nous de travailler sur ce point.

Pourtant, la réduction est un concept difficile à saisir pour le consommateur.
Il y a beaucoup de sortes de réductions. On veut absolument éviter la réduction soufrée, sur l’odeur d’allumette craquée et de pierre à fusil. Mais on recherche la réduction positive qui vient donner des notes grillées et de noisette. Pour suivre toutes ces possibilités au plus près, on vérifie chaque jour, pendant les fermentations, si nos cuves présentent déjà des réductions. On veut aussi éviter le beurré oxydatif, les fruits compotés, le lactique, les notes de caramel au lait, ce n’est pas du tout ce qu’on recherche.

Le bois est aussi au cœur des questions stylistiques d’aujourd’hui. Quel est la ligne de la maison à ce sujet ?
Nous avons quelques foudres dans lesquels sont vinifiés chardonnays et pinots noirs, exclusivement ceux de notre cuvée Vintage, soit entre 10 à 15 %. Le bois apporte quelque chose, c’est indéniable. La difficulté, selon moi, c’est d’arriver à trouver ce point d’équilibre entre l’apport du bois et le comportement de la matière première. Si celle-ci n’a pas suffisamment de charpente et de corps, le bois prendra le dessus. Par exemple, on sait maintenant que certains lots correspondants à certaines parcelles bien identifiées ne pourront pas résister à la barrique. Avec le foudre, on n’a pas ce problème-là. Après deux ans de vinification, le bois est très discret et on peut travailler sereinement sur la micro-oxygénation.

Mais le foudre induit un environnement où l’oxygène est présent ?
Il faut être vigilant. Évidemment, il y a plus d’apport d’oxygène dans un fût ou un foudre que dans une cuve inox. Ce qui compte, c’est que le vin ait la capacité de l’absorber. Il ne faut pas confondre micro-oxygénation et oxydation. L’oxydation résulte d’un apport important d’oxygène sur un moment très court. Le vin n’arrive pas à le supporter. La micro-oxygénation correspond à une alimentation régulière qui fait que le vin arrive à le digérer sans s’oxyder. Chez nous, on fait attention à limiter tout apport d’oxygène dans le temps. Les lies fines préservent de l’oxygène tout en donnant énormément de gras et de texture au vin pendant le vieillissement. Quand on décide qu’un vin a le potentiel pour devenir un vin de réserve, on ne touche plus à la cuve. Même si elle est au beau milieu de la cuverie et qu’elle nous gênera à la prochaine vendange.

Carte Jaune est à nouveau l’un des champagnes les plus intéressants de la catégorie brut sans année. Là-aussi, les vins de réserve y sont pour quelque chose ?
Quand on a des vins de réserve aussi vieux que les nôtres, il faut faire attention à ce chacun trouve sa place, sans dominer l’ensemble. Ils sont là pour construire la texture des milieux de bouches. Les vins de l’année, notamment les pinots noirs, apportent les amers. Le chardonnay confère de l’attaque et de la nervosité. Ce qui est intéressant, c’est qu’après trois ans de vieillissement, ce champagne garde toujours son registre de fruits frais tandis que les vins de réserve commencent à libérer leur aromatique toastée. On arrive à obtenir cette complexité sans utiliser de bois, ni dans l’assemblage, ni sur les vins de réserve. Toute la torréfaction et les notes d’évolution viennent des vins de réserve. Pour autant, l’ambition pour cette cuvée est d’aller chercher systématiquement de la délicatesse, de l’harmonie, de la fraîcheur et du pep. C’est un vin de plaisir apéritif. On s’oblige aussi à avoir un dosage qui respecte cette tension, cette précision, cette droiture.

Au sommet de la gamme, vos champagnes ont des profils bien différents.
Pour nous, il y a deux dimensions à prendre en compte dans l’élaboration de nos champagnes, la verticalité et l’horizontalité. La cuvée La Grande Dame, c’est un travail sur la verticalité où la tension, la droiture, les amers sont importants. Pour cette cuvée, on prend les pinots noirs situés au nord de la montagne de Reims. La cuvée Vintage est un travail sur l’horizontalité, sur la texture du vin en bouche, qui lui donne beaucoup de gourmandise et de rondeur. À l’inverse, ce champagne est issu de pinots noirs du sud de la Montagne. On joue sur la date de vendanges et la maturité pour obtenir plus de matière. Juste avec ces origines et proportions différentes, on arrive à avoir deux expressions complètement différentes. Pour le millésimé, on intègre parfois 1 ou 2 % de pinot meunier. Quant aux chardonnays, ceux d’Avize et du Mesnil-sur-Oger entrent régulièrement dans le grande-dame parce qu’ils ont cette salinité et ce côté minéral prononcé. Dans l’imaginaire des amateurs, un assemblage avec beaucoup de pinot noir sous-entend forcément beaucoup de puissance. Aujourd’hui, il y a 90 % de pinot noir dans la cuvée La Grande Dame quand le vintage n’en intègre que 65 %.

À ces profils correspondent deux instants de consommation distincts ?
Oui, nous voulions vraiment positionner ces vins pour des moments différents. Le vintage est plus un vin de gastronomie, par sa rondeur et sa gourmandise. Il a plus de polyvalence, notamment sur la cuisine japonaise. Le grande-dame est avant tout un vin d’apéritif qui peut être servi avec une entrée raffinée ou sur un grand poisson. C’est un vin qui doit à la fois être immédiatement rafraîchissant et qui doit se révéler petit à petit dans le verre. Quand on a construit le discours autour de cette cuvée, je voulais qu’on arrête de parler de puissance. Ça ne traduit pas son énergie et sa force. C’est peut-être plus compliqué à comprendre dans sa jeunesse, mais après dix ou quinze ans de vieillissement, le niveau de complexité d’un grande-dame devient exceptionnel. Tout est dans la nuance et dans les équilibres, dans l’harmonie. Aucun élément ne prend le dessus sur l’autre.

Photo : Mathieu Garçon

Château Angélus tourne le dos au classement de Saint-Émilion

La furia procédurale qui entoure ce classement depuis 2006, les tracasseries interminables dont Hubert de Boüard a été la cible depuis dix ans, sa récente condamnation à une amende pour avoir consacré une partie de sa vie et beaucoup d’efforts à la défense du bien commun, de son environnement immédiat, le village, les vins, l’appellation, ont eu…

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Le sens de la fête (suite)

Champagnes, blancs, rouges, la large sélection de notre classe de maître parue dans En Magnum#26 (disponible chez votre marchand de journaux et sur notre site) regarde dans toutes les directions, proposant à côté des grands flacons rares des vins abordables capables de jouer les premiers rôles. Nous vous avons dévoilé les 23 champagnes pour les fêtes. Voici les blancs et les rouges

Les vins blancs, les meilleurs sont là

Domaine Louis Sipp, Kirchberg de Ribeauvillé 2019, alsace grand cru
Il séduit par ses parfums floraux. En bouche, on aime son entame arrondie qui lui donne beaucoup de charme. Sec et élancé, voici un riesling à la finale pure et rafraîchissante. Cette intensité le place parmi les meilleurs du millésime.
25 euros

Domaine Trimbach, Clos Sainte-Hune 2017, alsace
C’est le sommet de notre dégustation de riesling alsacien, à retrouver en intégralité dans le Nouveau Bettane+Desseauve. Complexe et intense, floral et fruité, épuré en bouche, c’est sa tension citronnée vibrante qui impressionne dans ce millésime. La perfection.
200 euros

Domaine Zind-Humbrecht, Clos Windsbuhl 2019, alsace
Nez d’agrumes et d’abricot frais, on reconnaît la trame calcaire dans le sol, beaucoup de finesse et d’énergie dans cette bouche vibrante et d’une grande pureté. Un riesling déjà en forme sur l’un des plus grands terroirs d’Alsace.
70 euros

Joseph Drouhin, beaune 1er cru Clos des Mouches 2017
Élégance, précision, longueur, son équilibre se balance entre une délicate élégance et minéralité. Un chardonnay à la fois aérien et ancré dans le sol. Cette famille géniale sait tirer la quintessence de ce terroir iconique de Beaune.
104 euros

La Chablisienne, chablis 1er cru Les Lys 2018
Pur dans son fruit, avec un caractère traçant et pierreux superbe, ce terroir frais mérite qu’on s’y intéresse de près. Fruit pur, éclat final, beaucoup de style. La Chablisienne continue sa marche en avant, y compris sur ce premier cru injustement méconnu.
22 euros

Domaine Nathalie et Gilles Fèvre, chablis 1er cru Vaulorent 2019
La bouche exprime la puissance du cru, avec une force et une densité saline déjà en place. Splendide sur des volailles crémées aux champignons, sa persistance fera merveille. Au niveau d’un grand cru dans la définition de bouche. Ce duo attachant est à son meilleur niveau.
NC

Château La Nerthe, Clos de Beauvenir 2020, châteauneuf-du-pape
Réalisation magistrale du domaine avec ce vin proche de la perfection, harmonieux, séveux, porté par des notes de miel d’acacia splendides et une complexité florale qui lui donne une sacrée personnalité. Un vin hors norme et une référence.
85 euros

Domaine La Barroche, Pure 2020, châteauneuf-du-pape
Une 100 % clairette, dans un style qui rappelle les plus grands vins de Meursault, avec son large fruit, son caractère tendre et enrobant, le tout animé par une énergie considérable. Un vin à déguster au moins une fois dans sa vie.
NC

Baudry-Dutour, Château de Saint-Louans 2019, chinon
Beaucoup d’énergie et un changement de style avec moins d’élevage que par le passé. Ce chenin exprime dès à présent de la pureté et du plaisir dans sa finale anisée. Rares sur le marché, les chinons blancs valent le détour.
23 euros

Domaine Vial Magnères, Armenn 2018, collioure
Finesse, longueur, velouté et nerf, allonge pure et minérale relevée par des zestes d’agrumes confits, de la tension, de la complexité aromatique et de la persistance. Un collioure blanc dans nos pages, il était temps.
32 euros

E. Guigal, La Doriane 2019, condrieu
Toujours cette note boisée grillée propre à la maison qui donne un charme fou aux vins. Toucher caressant, on devine une maturité importante que l’élevage a bien contenue. Comme toujours, la cuvée évoluera bien dans le temps.
62 euros

Domaine de la Taille aux Loups, Les Hauts de Husseau 2019, montlouis-sur-loire
Ce parcellaire froid tire pleinement partie de ce millésime solaire. Le calcaire étire le charnu raffiné de la bouche. Fusion de tous les éléments, finale d’une parfaite pureté. Compter les secondes ne sert à rien, passons aux minutes.
22 euros

Domaine Luneau-Papin, Excelsior 2018, muscadet sèvre-et-maine
Le domaine, incarné par Marie et Pierre-Marie Luneau, est au sommet du Pays nantais et propose une gamme de muscadets capables de se comparer aux meilleurs blancs de l’Hexagone. Priorité absolue dans la gamme, cette cuvée enchante par sa trame cristalline et son potentiel de garde.
23 euros

Domaine de Chevalier 2018, pessac-léognan
Nez subtilement fruité et floral, bouche savoureuse, fondante, avec une chair dense, des arômes raffinés qui sont soutenus par une excellente vivacité et une touche de salinité. Énergique et racé, le grand vin blanc d’Oliver Bernard continue sa marche en avant.
116 euros

Plaimont Producteurs, Cirque Nord 2017, saint-mont
Une des meilleures parcelles de l’appellation, en forme d’amphithéâtre, donne ce grand blanc racé. Petit et gros manseng, avec un peu de courbu, c’est l’un des blancs les plus aboutis de ce secteur, entre expression minérale et puissance de fruit.
35 euros

Domaine Matthias Planchon, Les Herses 2019, sancerre
Bouche fringante et équilibrée. La finale saline lui donne une vraie dimension. Son auteur est un jeune vigneron prometteur dont le domaine hautement recommandable est notre grande découverte de l’année à Sancerre.
54 euros

Château Suduiraut 2017, sauternes
Tant que des crus comme celui-ci continueront d’afficher ce niveau incroyable de régularité, le Sauternais n’aura pas dit son dernier mot. Réjouissons-nous du caractère toujours pur et ciselé de ce liquoreux de grande classe. Grand millésime, grand vin.
68 euros

Domaine Huet, Clos du Bourg – Première Trie 2010, vouvray
Le calcaire souligne la densité du millésime tout en l’étirant et en sculptant une finale qui défiera le prochain demi-siècle. Sur la réserve, le nez s’ouvre progressivement, laissant échapper des flaveurs de safran, de mangue, de miel d’acacia. La bouche allie le gras à la tension.
50 euros


Vins rouges, ceux qu’il vous faut

Clos Lunelles 2018, castillon-côtes-de-bordeaux
Si Gérard Perse, l’homme derrière la réussite de château Pavie à Saint-Émilion s’est installé sur les terroirs de Castillon, ce n’était pas pour y faire de la figuration. Voilà le meilleur clos-lunelles jamais produit, grâce à une fraîcheur aromatique qui donne de l’énergie à l’intensité tannique et au soyeux de la texture. Finale fraîche et poivrée. Un délice. Que nos lecteurs s’emparent de tous les vins de Castillon. En plus d’être de grands rapports qualité-prix, ils sont aussi les concurrents les plus sérieux pour bon nombre de saint-émilions, pas toujours bon marché.
30 euros

Domaine Henri Rebourseau, charmes-chambertin 2019
La jeune génération de Surrel continue la remontada de ce domaine parmi l’élite de Gevrey-Chambertin. Méticuleux au possible, Bénigne et Louis ont concentré tous leurs efforts sur la viticulture et sur les élevages, signant une collection de grands crus parfaitement recommandables. Un charmes assez puissant, aux tannins veloutés et à la bouche racée. Bien élevé, sa finale saline et dense incitera à le garder, il le mérite. Un domaine à retrouver en masterclass lors du Grand Tasting Paris 2021.
175 euros

Domaine Grosbois, Clos du Noyer 2019, chinon
En dix ans, Nicolas Grosbois s’est construit une solide réputation, propulsant son domaine parmi les tous meilleurs de Chinon. Avec une gamme équilibrée entre vins de plaisir et vins plus sérieux, il signe sur cette parcelle de premier ordre un superbe clos-du-noyer, magnifique d’énergie dans le tannin, avec de la complexité et une fraîcheur bienvenue dans le soyeux de la texture, en phase avec le sol argilo-sableux qui donne naturellement plus de souplesse que l’argilo-calcaire.
29 euros

Domaines Gérard Bertrand, L’Hospitalitas 2019, la-clape
Aromatique intense et complexe, sa grande profondeur et son amplitude en bouche lui donnent beaucoup de potentiel. Vin magnifique et doté d’une énergie considérable. Une bonne piqûre de rappel à tous ceux qui voient Gérard Bertrand seulement comme un gros faiseur. À La Clape comme sur ces différents clos, il ne cesse de nous impressionner par sa régularité et par les progrès réalisés. Un grand vin du Sud à mettre entre toutes les mains.
47 euros

Château Batailley 2018, pauillac
Lors de nos dégustations à l’aveugle, on hésite souvent quand vient l’heure d’identifier ce cru. Paullacais par sa force de tannin, saint-julien par sa suavité de tannin, son onctuosité et sa délicatesse aromatique. Vin complet, associant puissance, finesse, haute maturité de raisin en même temps qu’une belle fraïcheur. Exemplaire du classicisme bordelais, à l’image de la famille qui le produit. Sur ce terroir de premier ordre mais parfois difficile, les Castéja ont tout bon.
60 euros

Château Beychevelle 2018, saint-julien
Sous l’impulsion de l’excellent directeur Philippe Blanc, ce cru grandiose de Saint-Julien retrouve le rang qui doit être le sien, compte-tenu de la finesse de son terroir. Sublime finesse et chair infiniment délicate dans un corps généreux, ce 2018 est le plus artiste et le plus complet des de l’histoire. Plus onctueux et plus crémeux que jamais, il joue dans la cour des plus grands.
120 euros

Domaine de Terrebrune 2017, bandol
Pur et minéral, avec cet éclat et cette énergie dans le fruit propre aux vins du domaine. L’élevage superbe renforce avec justesse sa profondeur et sa sève. Un style à part dans l’appellation entretenu avec succès par Jean d’Arthuys et Reynald Delille.
32 euros

Château de Mercues 2018, cahors
Propriété de la maison Georges Vigouroux, dont l’ambition est de signer des grands vins de malbec sur les terroirs cadurciens, ce mercuès 2018 impose son nez fumé, aux notes de fruits rouges et noirs. Bouche charnue et fruitée qui ne manque pas de fraîcheur en finale. C’est toujours aussi agréable à boire.
22 euros

Château Beaucastel 2018, châteauneuf-du-pape
L’un des sommets de notre dégustation annuelle, fidèle à son style et à la hauteur de sa réputation, monumental en bouche par sa texture et son corps corsé et épicé, beaucoup de mesure dans sa puissance et sa finesse de parfum toujours aussi spectaculaire. Beaucastel est au top.
83 euros

Château Mont-Redon, Le Plateau 2017, châteauneuf-du-pape
Palette aromatique florale immédiatement perceptible, presque déjà sur les notes de pot-pourri si recherchées, grande distinction et caractère racé du tannin. Magnifique travail réalisé par la famille Abeille-Fabre sur l’un des terroirs les plus réputés de l’appellation.
125 euros

Domaine d’Aussières 2018, corbières
Le vinificateur a su extraire l’intensité de la matière, la race sans faire ressortir les tannins. Ils sont parfaitement enrobés par un élevage judicieux qui apporte du fumé et des notes empyreumatiques dont beaucoup pourraient s’inspirer.
39 euros

Faiveley, corton grand cru Clos des Cortons Faiveley 2019
2019 confirme l’évolution du style de la maison et de la perception qu’elle a de ce cru. Sans rien renier de son origine, il se montre sous un jour tendre dans sa jeunesse, floral avec des tannins délicats et subtils. Le fleuron des Faiveley est toujours aussi grand.
190 euros

Maison Gabriel Meffre, Laurus, côte-rôtie 2018
Plutôt discret dans nos colonnes, ce négoce a pourtant toute sa place dans notre sélection de vins de fêtes. Un côte-rôtie séduisant et gourmand, porté par une bouche tout en rondeurs, un jus aux tannins enrobés par l’élevage mais sans marquage excessif d’arômes vanillés.
64 euros

Domaine Pierre Gaillard, Rose Pourpre 2019, côte-rôtie
On ne peut que s’attacher à cette famille vigneronne, aussi bien pour ses activités dans le Rhône que dans le Roussillon. Concentré et dense, son tannin délicatement extrait peut encore se fondre, sa finale caresse comme le velours. La cuvée tutoie ses brillantes réussites d’autrefois.
90 euros

Domaine de Montbourgeau, Poulsard 2019, côtes-du-jura
Magnifique par la finesse de son bouquet entre grand fruit à juste maturité, fleurs fanées, épices douces subtiles. Souplesse des tannins, gourmandise naturelle et élégance évidente. Ce poulsard racé est l’œuvre des Deriaux, l’une des familles vigneronnes les plus talentueuses du Jura.
15 euros

Château Citran 2018, haut-médoc
Cette marque médocaine a su se construire une solide réputation grâce à une distribution maîtrisée de bout en bout. Elle revient sur le devant de la scène dans un millésime particulièrement propice aux assemblages équilibrés. Puissant, large et enrobé dans ses tannins, Citran est l’ami des belles viandes.
20 euros

Château Clarke 2018, listrac-médoc
Ce cru Rothschild, branche Edmond, ne cesse de progresser dans sa démarche stylistique, proposant un vin typiquement bordelais, marqué par le terroir de Listrac, entre fermeté de tannins prêts à s’assouplir avec le temps et fraîcheur finale évidente. Plus facile à boire sur sa jeunesse qu’autrefois.
30 euros

Château d’Issan 2018, margaux
En faisant l’acquisition de quelques parcelles voisines bien situées, cette propriété de la famille Cruse a désormais toutes les armes pour jouer les premiers rôles dans la cour des grands margaux. Un 2018 conforme au style Issan, entre puissance civilisée, tannins particulièrement fin et raffinement des arômes.
70 euros

Domaine de l’Arlot, nuits-saint-georges 1er cru Clos de l’Arlot 2019
Nez sur la ronce et les fruits noirs. Son tannin fin et la qualité de la matière lui permettra de bien évoluer, l’une des constantes de ce clos en monopole. Preuve supplémentaire que le travail impeccable de Géraldine Godot, la directrice technique, donne de grands résultats.
90 euros

Château Lynch-Moussas 2017, pauillac
Ce cru classé de Pauillac, propriété de la famille Castéja, est un compromis idéal entre le pauillac sérieux taillé pour la garde et le bordeaux moderne tourné vers une consommation plus rapide. Jolies notes de cèdre et de menthol, profondeur des arômes, tannins déliés. C’est déjà excellent.
35 euros

Château Les Carmes Haut-Brion 2018, pessac-léognan
Guillaume Pouthier aura mené bien des révolutions, inspirant plus ou moins officiellement bon nombre de winemakers bordelais. Son exigence dans les tris de vendanges et sa maîtrise de la vinification en grappe entière ont fait de Carmes l’un des crus les plus recherchés de Pessac-Léognan. Un vin de lieu au cœur de la ville.
180 euros

Château Petit-Village 2018, pomerol
Belle référence, un 2018 subtil, harmonieux, avec un vrai cœur de bouche grâce à un soyeux juteux et une relance florale stylée. Déjà expressif, il pourra traverser le temps sans problème. Petit-Village tutoie à nouveau les meilleurs de son appellation. Grand rapport qualité-prix (pour Pomerol).
86 euros

Château Belair-Monange 2018, saint-émilion grand cru
Installé sur son terroir calcaire à l’entrée sud de Saint-Émilion, Belair-Monange appartient aux établissements Jean-Pierre Moueix. Ce 2018 étincelant a le niveau pour regarder les premiers du classement dans les yeux. Attaque délicate et crémeuse, bouche étirée, grain calcaire, fin de bouche magistrale.
240 euros

Château Pavie-Macquin 2018, saint-émilion grand cru
On lira, un peu plus tôt dans ces pages, le portrait que nous faisons de l’un des directeurs les plus attachants et les plus expérimentés de la Rive droite. Nous ne nous souvenons pas, cette dernière décennie, avoir rencontré un pavie-macquin en dessous de son potentiel. Grand vin, vibrant, longiligne et élancé. 90 euros

Le mondovino de la semaine n°46 tourne à fond

Confidentiel • Nouveaux habits • 1033 • En tête de peloton • Parfums du Sud • Grande champagne • Noval nouveau • Marc de Provence • Top chef • Chaque jour du nouveau, en voici neuf

Confidentiel

Sans sulfite ajouté, ce vin rouge est la dernière création du château de Lastours. Situé entre la Méditerranée et le massif des Corbières, ce domaine possède entre 850 hectares de garrigue un vignoble de 100 hectares et une oliveraie de 10 hectares. Optimus est une sélection de vieux carignans de plus de 50 ans qui proviennent de la parcelle La Combe blanche. L’accent est mis sur le fruit grâce à un élevage de douze mois en amphore.
Château Lastours, Optimus, 18 euros sur chateaudelastours.com

Nouveaux habits

Le blanc du château Malherbe change d’habits pour les fêtes. Ses nouvelles lignes, sobres et épurés mettent en avant la qualité de ce vin certifié bio. Rolle et sémillon, issus des meilleures parcelles, sont vendangés à la main, pressés délicatement, assemblés avant fermentation et élevés sur lies fines et sous bois. Avec sa robe brillante, son nez miellé et sa bouche généreuse, il a sa place à votre table de fête.
Château Malherbe 2016, Grand vin blanc, 48 euros sur chateau-malherbe.com

1033

Installé sur les contreforts des gorges du Verdon, le château Mentone s’étend sur 170 hectares dont 30 sont plantés en vignes d’un âge moyen de 30 ans. Une position idéale pour la production de beaux vins blancs. La clairette (90 %) complétée par un peu de rolle pour cette nouvelle cuvée 1033 rend hommage à l’origine de ce lieu. Joli nez de fleurs blanches, bouche suave et persistante.
Château Mentone, Cuvée 1033, 40 euros (cavistes), boutique-chateau-mentone.plugwine.com

Le calendrier de l’Avent

#champagne #vinrouge #cognac #porto #eaudevie #accessoire

Retrouvez ces cadeaux et 115 autres dans En Magnum Spécial Noël sur https://www.mybettanedesseauve.fr/…/les-cadeaux-sensibles/

En tête de peloton

Hors Catégorie est une collection d’assemblages uniques, en édition limitée et élevés au moins cinq ans en cave avec un dosage à 6 g/l. Chaque nouvelle édition est baptisée du nom d’un col de montagne mythique, classé hors catégorie dans le monde du cyclisme. Ce troisième opus est siglé CM 1993. En 2013, année de tirage de cette version, le peloton gravit pour la vingt-cinquième fois le col de la Madeleine, qui culmine à 1993 mètres.
Champagne Castelnau, Hors Catégorie CM 1993, 100 euros, boutique.champagne-castelnau.fr

Parfums du Sud

Un coffret composé d’une bouteille de rouge et une bouteille de rosé, une bouteille d’huile d’olive et d’un savon de Marseille. Niché au cœur d’une nature préservée s’étendant sur 1 100 hectares dont 110 de vignes et 60 d’oliviers, le château Calissanne produit des vins élégants et fins.
Château Calissanne, coffret de Noël, 61 euros, calissanneboutique.fr

Grande champagne

Pour la maison Frapin, l’année 1989 marque un changement de premier ordre. C’est le premier millésime vieilli en chai humide et non dans les greniers comme le voulait la tradition. Un cognac exceptionnel, issu du seul terroir de Grande Champagne, arrondi
et assoupli par le temps et l’atmosphère ombreuse des caves.
Cognac Frapin, Millésime 1989 – 30 ans, 175 euros, frapin.cognatheque.com

Noval nouveau

Produit en petite quantité, ce porto Tawny millésimé 2007 exprime avec précision et finesse le caractère du vignoble de Quinta do Noval, propriété d’Axa Millésimes. Style oxydatif accompli, notes d’épices et de réglisse accompagnées de saveurs d’amandes grillées, de fruits et d’agrumes, tout est en place pour illuminer un apéritif ou une fin de repas. Pour le plaisir des papilles, on osera l’accord avec un bleu ou un parmesan.
Quinta do Noval Colheita 2007, 64 euros, quintadonoval.com

 

 

Marc de Provence

Cette eau-de-vie, à la robe jaune paille lumineuse, est élaborée à partir des rafles des cépages cultivés au château de Saint-Martin. À déguster à l’apéritif, en digestif ou avec un sorbet de raisins.
Saint-Martin, eau-de-vie de marc, 55 euros, chateaudesaintmartin.com

 

Top chef

Maximiser le potentiel des ingrédients avec une cuisson juste et un minimum de stress infligé aux aliments, c’est la philosophie de cet outil formidable de cuisine. Inspiré par des méthodes ancestrales japonaises associées à des matériaux d’exception comme le graphite de carbone, il est complété par des technologies innovantes qui sublimeront les cuissons.
Anaori, 3,4 litres, 2 490 euros ; 5,1 litres, 4 290 euros, anaori.com

 

Philippe Cambie, le révélateur du grenache

Philippe Cambie nous a quitté trop tôt samedi 18 décembre chez lui, à Châteauneuf-du-Pape. Cet œnologue fin, prolixe, passionné aura profondément influé sur l’expression des grands vins de grenache, en particulier ceux de Châteauneuf. De son arrivée à l’Institut coopératif du vin à la fin des années 90 jusqu’à ces derniers jours, il a exercé la profession de consultant œnologique, aidant un nombre impressionnant de domaines et maisons à révéler la grandeur de leurs terroirs. Une bonne trentaine de domaines de Châteauneuf-du-Pape ont fait appel à ses talents de révélateur d’expression, et autant dans toutes les appellations du Vaucluse et du Gard, plusieurs autres en Languedoc ou dans des vignobles moins connus, jusqu’en Macédoine du Nord ou au Maroc. Son nom et son influence sont également intimement liés au travail de son ami Michel Tardieu, qu’il a accompagné tout au long de l’aventure brillante de la maison Tardieu-Laurent et dans d’autres missions de consulting faites ensemble. Il avait aussi créé avec un autre ami, Michel Gassier (Château de Nages en costières-de-nîmes), en tout petit volume, ses propres cuvées de Châteauneuf et d’autres appellations rhodaniennes sous le nom des Halos de Jupiter.

Je me souviens encore de l’éblouissement ressenti en dégustant, au début des années 2000, les vins qu’il avait conçu avec Sylvie Vacheron au Clos du Caillou. Un fruit d’une immense saveur, un corps voluptueux et ample, une générosité époustouflante qui se déclinaient en plusieurs cuvées d’ambition et de personnalité différentes, d’un délicieux côtes-du-rhône jusqu’au très riche Quartz. L’expression intensément épanouie et veloutée du grenache, dominant dans tous ces vins, s’y révélait avec une extraordinaire dimension et un naturel d’expression inédit. Philippe Cambie savait comme personne jouer avec la générosité et le naturel du cépage grenache ; il savait aussi transmettre à de très nombreuses vigneronnes et vignerons cette capacité d’expression en respectant le terroir et souvent le style de chacun. Il exerçait son art avec bonté, modestie et une immense sympathie.

A ses proches et à tous ses amis, nous adressons nos plus sincères condoléances. Adieu, cher Philippe.

Le mondovino de la semaine n°45 tourne à fond

Le champagne augmenté • Les grands hommes • Fabrication française • Retour des grands fonds • Pavie par quatre • Saint-Trop’ au top • Toujours +, toujours nouveau  • Couleur café • Bonde 1855, rien que pour vos yeux • Chaque jour du nouveau, en voici neuf

Le champagne augmenté

Scanner une étiquette pour entrer dans le monde des champagnes Penet, c’est désormais possible. Idéal pour vivre une expérience inédite en découvrant le patrimoine, l’histoire et le savoir-faire de ce domaine familial. Cette expérience de réalité augmentée est disponible avec la cuvée Terroir & Sens extra-brut et grâce au sysytème Smarbottle. Une innovation que nous saluons.
Plus d’informations sur lamaisonpenet.com

Les grands hommes

Impossible de finir l’année sans rendre hommage au travail formidable de nos vignerons de talent. Certains nous ont quitté bien trop tôt. 71 ans seulement pour Éloi Dürrbach, grand vigneron, visionnaire et artiste géniale qui a imaginé et fait Trévallon, le grand vin qui a hissé les Alpilles au sommet. Ce livre lui rend hommage.
Guy Jacquem, Trévallon, une famille d’artistes, un vin rare domainedetrevallon.com/livre

Fabrication française

Voilà un gin français et bio, distillé artisanalement et embouteillé à Cognac à partir de baies de Maceron, de thym citronné, de fleurs de bleuet, de camomille, de graines de coriandre, de fenugrec et de verveine citronnée. Une création signée par Pauline Raffaitin dont l’ambition est « d’élaborer un gin d’exception qui a du sens et qui allie authenticité et savoir-faire ». Elle s’est donnée les moyens en faissant appelle à Dominique Touteau (maître de chai de Delamain depuis plus de 30 ans), Philippe Laclie (maître distillateur réputé de Cognac) et Guillaume Quenza (bartender).
Anaë, coffret découverte, 45 euros, whiksy.fr et lavignery.fr

Le calendrier de l’Avent

#champagne #vinrouge #vinblanc #guide #rhum #accessoire

Retrouvez ces cadeaux et 115 autres dans En Magnum Spécial Noël sur https://www.mybettanedesseauve.fr/…/les-cadeaux-sensibles/

Retour des grands fonds

La Champagne a toujours des histoires à raconter. Après une année passée à plus de soixante mètres de profondeur au large de l’île d’Ouessant en Bretagne, nul doute que cette cuvée iconique de la maison Leclerc-Briant, astucieusement nommée Abyss, a des choses à dire. Notes salines, dosage inexistant, culture bio, bref, le savoir-faire de la maison est au rendez-vous dans ce flacon si particulier.
Champagne Leclerc-Briant, Abyss 2016, 150 euros

Pavie par quatre

Dans ce coffret rare, numéroté et édité en cent exemplaires, c’est d’abord le millésime 2016 qui est à l’honneur, en plus de la signature de Gérard Perse à Pavie, propriété de Saint-Émilion et premier grand cru classé A. Bouteille, magnum, double magnum et impériale (6 litres), ces quatre contenants sont présentés dans un écrin d’exception fabriqué par la caisserie Adam, un partenaire local de la propriété labellisé Entreprise du Patrimoine Vivant.
Château Pavie, La Collection Aliénor 2016, 9 000 euros

 

Saint-Trop’ au top

Sa pureté saline marque son identité provençale et les notes de bourgeon de cassis et de pamplemousse lui confère une identité planétaire. Ce blanc de château Saint-Maur, à la texture fine, est tout en fraîcheur. Un joyau provençal, en magnum et dans un coffret bois.
Château Saint-Maur, L’Excellence blanc, 54,30 euros, domainesrogerzannier.com

Toujours +, toujours nouveau

Le monde change, le monde du vin aussi. Le Nouveau Bettane+Desseauve créé l’an dernier éclaire cette nouvelle donne. Moins encyclopédique, plus sélectif ; mettant en avant ces « génies » du vin qui apportent une vision régénérée de notre passion commune ; consacrant ceux qui demeurent des références absolues du vignoble, dénichant sans relâche les nouveaux talents et les émotions inédites. Un palmarès qu’on peut dévorer depuis la première page jusqu’à la dernière ou picorer à loisir au gré de ses envies.
Le Nouveau Bettane+Desseauve 2022, Flammarion, 19,90 euros, le-nouveau-bettanedesseauve-2022

 

Couleur café

Si le Guatemala est le pays aux 37volcans, c’est aussi celui de Secha de la Silva, un rhum vieux infusé au cacao et au café. Un beau coffret pour voyager pendant les fêtes.
Coffret Secha de la Silva, 44 euros, whisky.fr

Bonde 1855, rien que pour vos yeux

Objet indissociable du prestigieux classement des grands crus de Bordeaux en 1855, cette bonde en verre permet de poser un bout d’histoire des vins de Gironde sur votre bureau ou votre bibliothèque. Pas mal.
Bonde 1855, en exclusivité sur grand-cru-classe-1855.com, 49 euros

Le sens de la fête

Champagnes, blancs, rouges, la large sélection de notre classe de maître parue dans En Magnum#26 (disponible chez votre marchand de journaux et sur notre site) regarde dans toutes les directions, proposant à côté des grands flacons rares des vins abordables capables de jouer les premiers rôles. Nous vous dévoilons aujourd’hui les 23 champagnes pour les fêtes. Les rouges et les blancs, la semaine prochaine.

 

Bollinger, B13
Deux nouveautés en deux ans, c’est assez rare pour être souligné, surtout quand on s’appelle Bollinger. Après PNVZ 15 et 16, son pinot noir de Verzenay, la maison continue de sortir le grand jeu avec cet autre 100 % pinot noir, issu du seul millésime 2013.
Une année atypique en Champagne, avec des vendanges parmi les plus tardives de ces vingt dernières années. Un champagne classique, intense et complexe, long et velouté en bouche, à la structure parfaitement ronde et intégrée grâce au savoir-faire de la maison en matière de vieillissement. Grand style, ça « bollinge ».
115 euros

Moët & Chandon, Grand Vintage 2013
Preuve supplémentaire que l’année 2013 a produit de grands champagnes, ce grand-vintage rappelle à tout le monde a quel point le millésime a été favorable pour les chardonnays. Le talent de Benoît Gouez, le chef de la cave de la maison, combiné à cette vendange d’octobre, donne à ce nouvel opus de la cuvée un style à part dans la série. Nez automnal, entre épices et miel, elle retrouve en bouche un caractère finement iodé qui
en fait un champagne capable de jouer sur tous les registres, de l’apéritif à la table. Finale lumineuse.
60 euros

Piper-Heidsieck, Collection Hors-Série 1971
Le plus souvent, l’art inspire la Champagne. Plus rarement, la musique. Et encore moins, la pop. C’est pourtant l’angle choisi par la maison Piper-Heidsieck, habituée du glamour, pour mettre en avant sa nouvelle collection de vieux millésimes. Avec ce millésime 1971, Emilien Boutillat explore les archives de la maison et propose 2021 flacons de ce grand champagne, impressionnant de fraîcheur aromatique et d’élégance pour son âge. De nombreux trésors dorment encore dans les caves champenoises. Celles de Piper
en sont pleines. La chance.
590 euros

Ruinart, Dom Ruinart Blanc de blancs 2009
Dans le numéro précédent, En Magnum revenait sur les raisons qui avait conduit Frédéric Panaïotis, le chef de cave de la maison Ruinart, à ne pas millésimer sa cuvée de prestige en 2008, lui préférant l’atypique millésime 2009, plus favorable aux chardonnays et à l’identité blanc de blancs de Dom Ruinart. Grand coup de nez sur le citron frais et les fleurs blanches, notes de fruits plus mûrs en bouche qui lui donnent de la force et de la persistance. Sa longueur n’enlève rien à la sapidité de sa finale. Que c’est grand.
170 euros

Taittinger, Comtes de Champagne 2011
On retrouvera dans la dernière édition du Nouveau Bettane+Desseauve une verticale consacrée à ce champagne de classe, symbole de l’esprit Taittinger. Style inimitable, pureté, élégance et aptitude à traverser le temps, Comtes de Champagne souligne à quel point la maison est de retour au plus haut niveau. Dans ce millésime 2011 contrasté, Vitalie Taittinger et ses équipes signent l’un des meilleurs blancs de blancs de la région. Long vieillissement en cave (dix ans), caractère iodé, sensation crayeuse omniprésente, suavité de tous les instants. La perfection n’est pas loin.
170 euros

Veuve Clicquot, La Grande Dame 2012
On savait ce champagne au panthéon des cuvées de prestige. Désormais, il profite en plus du renouveau stylistique de la maison Clicquot et de son goût immodéré pour un style de pinot noir, lumineux et tranchant, qui compose cet assemblage à hauteur de 90 %. Un peu de chardonnay vient renforcer la vitalité et la fraîcheur de cet ensemble qui donne du sens à la minéralité. Si on prendra soin de le laisser vieillir, ce grande-dame réussit déjà l’exploit d’être en place, jouant la carte de la grande gourmandise.
190 euros

Alexandre Bonnet, Blanc de blancs
En plein renouveau, cette maison recommandable des Ryceys fait le pari de s’orienter vers une approche parcellaire bourguignonne. Son blanc de blancs a considérablement gagné en précision par rapport aux versions antérieures de cette cuvée, toujours gourmande mais plus apéritive que d’habitude.
49 euros

AR Lenoble, Intense
Excellente définition des arômes, fruit plaisant et charnu, intensité crayeuse, ce champagne de bonne longueur, s’achève en finesse. C’est aussi le porte-étendard de cette maison recommandable qu’on aura plaisir à découvrir en masterclass lors du Grand Tasting Paris 2021.
30 euros

Ayala, Brut Nature
Ce brut nature (zéro dosage) patiente au minimum quatre années en cave avant d’être mis sur le marché. Parfums d’écorce d’agrumes et de fruits blancs, notes crayeuses intense, on le recommande pour sa tonicité et sa précision en bouche. Le meilleur compagnon de quelques huîtres, c’est lui.
31 euros

Castelnau, Origine ES 9.0
Il faut d’abord décrypter son nom de code. ES comme Elisabeth Sarcelet, l’ex-chef de cave de la maison qui tire sa révérence cette année, 9 pour le millésime qui compose ce champagne et 0 pour rappeler que c’est le point de départ de cette nouvelle solera. Grand fruité mûr, intense par ses notes miellées et d’abricot confit, c’est un champagne de table, onctueux et précis.
39 euros

Charles Heidsieck, Blanc des Millénaires 2006
Notre lecteur sait tout le bien que nous pensons de cette cuvée, paroxysme stylistique du style Charles. Un blanc de blancs parmi les plus aboutis de sa catégorie, riche et d’une complexité inouïe, mêlant avec beaucoup de naturel le registre noblement vineux et celui de l’élégance crayeuse. Il nous laisse sur un fil, bluffé et ému.
170 euros

Deutz, Cuvée William Deutz 2009
Toujours plus élégants, toujours plus harmonieux, les champagnes de la maison Deutz, du brut Classic jusqu’à la cuvée Amour, ont encore franchi un cap ces derniers millésimes, réaffirmant légitimement leur place dans l’élite de la Champagne. Dans cette cuvée hommage au fondateur, 5 % de pinot meunier vient marier pinots noirs et chardonnays. Délicatesse, élégance, pureté. Tout y est.
120 euros

Drappier, Carte d’Or
En attendant de pouvoir déguster les nouvelles créations de la maison au Grand Tasting Paris 2020, l’amateur de beaux champagnes (à bon prix) trouvera son bonheur avec cette référence des champagnes bruts sans année. Cette célèbre cuvée a encore gagné en gourmandise et en raffinement, tout en renforçant ses prédispositions apéritives. Bref, Drappier est toujours au rendez-vous.
30 euros

Gosset, Celebris rosé 2008
Seulement la quatrième version en vingt-cinq ans pour ce champagne rosé de prestige qui aura su s’imposer aux yeux de tous comme une référence incontournable de la couleur. Après 1998, 2003 et 2007, il réunit le meilleur du savoir-faire Gosset tout en gagnant encore en profondeur et en onctuosité de texture. L’ensemble impressionne.
175 euros

Damien Champy, ce passionné de vin est un patron de coop de grand talent

J’ai déjeuné souvent avec Damien Champy. En plus de découvrir ou confirmer ses derniers tirages des beaux champagnes Le Brun de Neuville, il dégaine toujours un grand très grand vin rouge. De ceux qu’on ne boit que rarement ou jamais, les grands d’Espagne, les princes d’Italie, des magnums de mouton ou de calon-ségur, des vins californiens rarissimes et même Ao Yun, le vin chinois vu par LVMH. Il aime le vin follement et n’a pas d’autre urgence que de vous faire partager cette passion. L’autre particularité de ce garçon, être à la fois le président de la coopérative qu’il dirige d’une main ferme en Champagne et le directeur général. Avantage double, il économise un (gros) salaire et il raccourcit la chaîne de décision, il gagne deux fois, ses collaborateurs aussi. « Je suis aussi propriétaire d’un peu plus de cinq hectares de vignes, intégralement destinées à Le Brun de Neuville. L’une des règles pour être au conseil, c’est d’être adhérent à 100 % à la coopérative. »

 

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Le mondovino de la semaine n°44 tourne à fond

Les vendanges de la Saint-Sylvestre. Une belle escale rhodanienne. Mixologie. L’âme de la Champagne. L’atelier. Le calendrier de l’Avent #champagne #vinrouge #vinblanc #cognac #accessoire. Chaque jour du nouveau, en voici dix

Les vendanges de la Saint-Sylvestre

Récolter les derniers raisins la nuit du 31 décembre est une tradition unique au cœur de l’appellation pacherenc-du-vic-bilh. Pour célébrer leur cuvée Pacherenc de la Saint Sylvestre et la 30e édition des Vendanges de la Saint-Sylvestre, les vignerons de Plaimont et la cave de Crouseilles invitent les amateurs à des vendanges insolites, une soirée conviviale et un réveillon unique.
Plus d’informations sur plaimont.com et crouseilles.com
Réservations 05 59 68 57 14

Une belle escale rhodanienne

Maison historique d’Ampuis, Vidal-Fleury a été fondée en 1781 par M. Vidal. Elle est aujourd’hui gérée de façon autonome par Antoine Dupré qui a progressivement mis en place des installations neuves et performantes qui permettent aux vins de gagner en précision et en qualité. On sélectionne ce condrieu 2019 au nez marqué par des parfums de fruits jaunes. Bouche fraîche et délicate bâtie sur des arômes d’abricot et de pêche, finale tendre.
Vidal-Fleury, condrieu 2019, vidal-fleury.com

Mixologie

Comme une invitation au voyage, la Maison du Whisky et l’Experimental Group ont créé des cocktails en bouteilles prêts-à-déguster. L’idée est simple, profiter rapidement d’un véritable cocktail de mixologue chez soi. Paris, Venezia et New York sont les trois premiers cocktails imaginés par l’Experimental Cocktail Club avec des spiritueux de qualité minutieusements sélectionnés par la Maison du Whisky. Travellers Cocktails sont en vente à La Maison du Whisky et dans les hôtels de l’Experimental Group.
Paris, l’Orchard Keeper, 36 euros (50 cl.)
Venezia, le Negroni, 39 euros (50 cl.)
New York, le Manhattan, 45 euros  (50 cl.)
whisky.fr

L’âme de la Champagne

À la tête du restaurant des « Crayères » à Reims, le chef doublement étoilé Philippe Mille, meilleur ouvrier de France, célèbre l’âme de la Champagne. Artisans, terroir, patrimoine, gastronomie, palette aromatique des champagnes rythment les 288 pages de ce grand livre joliment illustré par les photographies d’Anne-Emmanuelle Thion. Cet ouvrage unique en son genre est structuré autour de 16 matières. De la craie, par où tout commence, au verre et à l’assiette, pour un accord met-vin parfait.
Philippe Mille et Anne Emmanuelle Thion, L’âme de la Champagne, Albin Michel, 49 euros

L’atelier

Du 9 au 19 décembre, de 11h à 20h, H.Theoria donne rendez-vous aux amateurs de spiritueux dans son nouvel atelier parisien transformé pour l’occasion en pop-up. Lors d’ateliers quotidiens, les participants pourront rencontrer les créatrices de la marque et déguster les quatre liqueurs de la collection : Cuir Lointain, Electric Velvet, Amour Matador et Midi Fauve.
Informations et réservations sur www.htheoria.com, 15 euros par personne

 

Le calendrier de l’Avent

#champagne #vinrouge #vinblanc #cognac #accessoire

Retrouvez ces cadeaux et 115 autres dans En Magnum Spécial Noël sur https://www.mybettanedesseauve.fr/…/les-cadeaux-sensibles/

Amazone

Ce coffret élégant et écoresponsable est fidèle aux valeurs fondatrices de Palmer & Co. La sélection exclusive de raisins issus des grands terroirs de la montagne de Reims, le remuage manuel sur pupitre, le vieillissement de plus de dix ans, la forme ovale du flacon et le magnifique écrin offrent un style singulier à cette cuvée.
Palmer & Co, coffret Amazone, 110 euros

Dauzac taille magnum

On reconnaît ses couleurs. Le jaune empereur, c’est la signature emblématique de la propriété de Margaux qui propose pour la fin d’année ce superbe coffret au design travaillé. Un écrin parfait pour ce magnum du grand vin dans le millésime 2017. Issu d’un vignoble de 40 hectares planté sur un terroir de croupes graveleuses, ce grand cru classé en 1855 se démarque par son beau tannin ferme, son boisé soigné et son raisin parfaitement mûr issu d’une sélection rigoureuse. Un beau margaux de garde.
Château Dauzac 2017, 185 euros le magnum (au domaine)

Haute couture

Le domaine Au Pied du Mont Chauve (nommé d’après le surnom donné à la colline du célèbre montrachet) a la chance de posséder un riche parcellaire sur trois communes viticoles d’exception : Saint-Aubin, Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. L’excellente Francine Picard y produit des vins ciselés et expressifs comme ce blanc aussi délicat qu’élégant. Il a sa place sur vos tables de fêtes.
Au Pied du Mont Chauve, chassagne-montrachet 1er cru  Les Macherelles 2019, 76 euros, millesima.fr

L’or des Charentes

Un assemblage de crus provenant de Grande Champagne et de Petite Champagne réputés pour leur remarquable potentiel de garde. Ce cognac XO Fine Champagne est exceptionnel Le flacon est magnifique. Il est l’œuvre de l’Atelier Thiery, marque française labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant. Pour magnifier l’ensemble et en s’inspirant du centaure qui symbolise Rémy Martin et de l’or, le designer Charles Kaisin a créé une sculpture mobile monumental composé de 1724 centaures
de métal recouverts un à un à la main par une feuille d’or 18 carats. Ensemble, ils représentent la quintessence du savoir-faire, de l’art et de l’art de vivre à la française.
Cognac Rémy Martin x Atelier Thierry, XO Limited Edition, 225 euros, remymartin.com

Express

Gagnez en temps et en précision avec cet aérateur intelligent Aveine. Plus besoin d’ouvrir la bouteille plusieurs heures avant le repas. Quelques secondes suffisent à Aveine pour le faire. L’aération se fait directement en versant le vin dans le verre. Vous pouvez ainsi changer le temps de l’aération en fonction du goût de chaque convive.
Aveine Essentiel, 249 euros, aveine.fr

Le comeback spectaculaire d’une grande marque de champagne

Lanson, Le Black Réserve

Pourquoi lui
Parce que Lanson. Il y a longtemps que nous suivons le redressement spectaculaire de cette maison et son attachement à retrouver la place que sa notoriété lui impose. Chaque année, le tirage est meilleur que l’année précédente et on dirait bien que tant d’efforts portent de jolis fruits. Dans le verre, c’est clair.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant