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Château Marquis de Terme, son directeur et son chef

Propriété de 40 hectares appartenant à la famille Sénéclauze, le margalais château Marquis de Terme célèbre ces jours-ci les dix ans de présence de Ludovic David à sa tête. Outre le travail rigoureux mené par cet œnologue et ingénieur agronome (en photo ci-dessus) pour ce qui concerne les vins de ce grand cru classé en 1855 et certifié HVE depuis quatre ans – une politique d’envergure entreprise avec le soutien des propriétaires et incluant de nombreuses innovations techniques, viticoles et architecturales – sa direction a également transformé les modalités d’accueil de l’endroit. Proposant dès 2014 aux amateurs d’insolites, ludiques et gourmandes activités œnotouristiques dans une gamme de prix allant de 15 à 100 euros (notamment une escapade guidée de 10 kilomètres pour découvrir les différentes zones d’encépagement de l’AOC margaux et un éduc-tour incluant des dégustations chez les voisins, Pédesclaux et Léoville Poyferré), le château est devenu au fil des ans une propriété viticole dont le dynamisme est « à l’image des domaines californiens, australiens ou d’Amérique du Sud. »

Un restaurant au printemps

Chargée de développement à Marquis de Terme, Sandrine Chamfrault participe activement à l’éventail de propositions de cette destination devenue une référence en la matière qui a accueilli 14 000 visiteurs en 2019. Ultime engagement de cette propriété récompensée par deux “Best of Wine Tourism” et arborant le label Vignoble et Découverte, le restaurant qui s’apprête à ouvrir au sein du domaine en association avec le chef Grégory Coutanceau (Les Flots à La Rochelle, Vivres à Rochefort, etc.), vainqueur du prix de la plus belle carte des vins de France en 2019, participe de cette même envie de faire de Marquis de Terme « un lieu unique, moderne et élégant, ouvert à tous, à l’image des femmes et des hommes qui y travaillent. » Le tout premier établissement de Margaux situé au cœur d’un domaine conjuguera vin, gastronomie et hospitalité sur deux étages (130 couverts). Doté d’une cuisine ouverte, d’un salon privatif (pour dix personnes) et d’une terrasse avec vue sur les vignes du domaine (40 couverts), Au Marquis de Terme sera ouvert sept jours sur sept, au déjeuner et au dîner. Vivement le mois de mai.


Marquis de Terme, côté chai :

• Vendanges triées dans les vignes puis avec la plus grande attention sur table
• Vinification parcellaire et peu interventionniste
• Fermentation alcoolique en cuves béton, bois et inox thermorégulées
• Elevage de 16 à 18 mois en barriques de chêne
• Production d’environ 100 000 bouteilles
• Les étiquettes : Château Marquis de Terme (pensez au magnum) ; La Couronne de Marquis de Terme ; 9 de Marquis de Terme (une cuvée spéciale de 999 bouteilles) ; Rosé Marquis de Terme (issu d’un partenariat avec un domaine provençal) ; Vieux Rhum de Marquis de Terme (avec l’Habitation Saint-Etienne en Martinique, nous vous en avions notamment parlé ici)

Encore de l’or pour le “triple malt” de Bellevoye

Déjà distinguée par une médaille d’or au concours mondial de Bruxelles, en 2018 puis en 2019, avec son édition tourbée (Bellevoye noir), la marque de whisky de France a récemment été doublement couronnée lors du concours agricole de Paris. Cette fois, c’est Bellevoye rouge (finition grand cru) qui emporte l’or, Bellevoye noir recevant quant à lui une médaille d’argent. Un beau palmarès pour cet assemblage des « trois meilleurs whiskies single malt de France (Charente, Nord, Est) » dont c’était la première participation à ce concours récompensant les produits du terroir français. Lancée il y a moins de quatre ans en circuit traditionnel (et récemment dotée de sa propre distillerie, nous vous en avions parlé ici), la marque Bellevoye est déjà en tête du classement des whiskies français.

Du vignoble familial au “luxe rural”, en passant par le succès international d’Arrogant Frog, deux décennies d’innovations en Languedoc

Tout a débuté en 2000 sur la base d’un vignoble de 35 hectares hérités de son père. Aujourd’hui, les domaines Paul Mas comptent 850 hectares, répartis sur quinze propriétés. Et les 22 millions de bouteilles par an que commercialise l’entreprise créée et développée par Jean-Claude Mas sont expédiées dans plus de 71 pays. Cette success-story est émaillée d’étapes cruciales comme le rachat en 2002 du domaine Astruc, une cave de vinification à Limoux (« Jean-Claude Mas accède au statut de négociant-vinificateur et, à l’instar des wineries du Nouveau Monde, achète des raisins qu’il vinifie lui-même pour maîtriser le style de ses vins ») ou le succès mondial de la grenouille à béret de la marque Arrogant Frog, dont 90 millions de cols ont été vendus depuis son lancement en 2005. C’est l’année suivante qu’ont commencé les différentes acquisitions foncières de Jean-Claude Mas et ces implantations « sur les plus beaux terroirs de la région » ont été accompagnées par le développement d’une viticulture bio et la mise en oeuvre techniques viticoles innovantes.

Vingt ans, ce bel âge

Depuis 2011, le concept de “luxe rural” décline à la languedocienne les notions d’art de vivre à la française, avec en figure de proue de cet ensemble œnotouristique la brasserie Côté Mas ouverte au cœur du vignoble. Fort de ces expériences, le dynamique Jean-Claude Mas ne compte par pour autant en rester là. En cette année anniversaire, il s’est fixé un nouveau challenge : « Réinventer les traditions viticoles en Languedoc, avec une nouvelle approche du tandem sol-cépage, afin d’exprimer la quintessence des terroirs. » Rodé à l’élaboration des vins plaisirs (largement plébiscités par les amateurs lors du dernier concours Prix Plaisir, on en lira plus ici à ce sujet), il s’attache désormais à la création d’une gamme de cuvées d’exception. Maîtrise des pratiques culturales (bio), vinification sur-mesure, raisins particulièrement choyés et associations idéales sol-cépage sont les piliers de cette nouvelle étape sur la route de cet « infatigable ambassadeur des vins de sa région. »

Vos bouteilles, vous préférez qu’on vous les livre ou qu’on vous les garde ?

C’est une question à laquelle vous pourrez réfléchir souvent une fois que vous serez un habitué de “Canons”, petite dernière parmi les propositions d’abonnement vin. Lancé par Gilles Dumas (photo) sur la base d’une “expérience client” qui « tient la route », dit-il avec humour, ce nouveau et convivial concept – qui devrait se développer avec l’ouverture prochaine de bars à vins – permet à l’amateur de découvrir une sélection de flacons chaque mois, « sans que ça pique ou que ce soit engageant. » Deux bons points, donc, auxquels on ajoutera à l’intention des Parisiens-ou-presque la possibilité de récupérer soi-même ses bouteilles dans son casier plutôt que de se les faire livrer.

Voilà l’idée dont on comprend qu’elle est animée par la volonté du fondateur de faire plaisir et se faire plaisir. « Le vin, c’est pas assez détendu. Trop d’experts, trop de sachants (y compris chez les nouveaux ayatollahs nature), un vocabulaire excluant qui oublie que ce qui compte, c’est bien le “bon ou pas bon” », explique Gilles Dumas. « Plus que les cépages, les sols ou les manières de vinifier, c’est bien la passion et l’amour des vignerons qui font les vins “Canons”. Le vin, c’est un couple à trois entre le vigneron, le vendeur de vin et le buveur. Tout le monde doit s’aimer. (…) “Canons” sera une expérience, de la découverte au verre en passant par l’achat, la garde ou la livraison. » Plus de détails sur canons.paris

[J-18] Le Grand Tasting pro, 100 % talent, 100 % expert

le Grand Tasting pro

Le Grand Tasting pro, c’est la grande dégustation dédiée aux professionnels du vin.

Tour de France des appellations
Des vignerons de toutes les régions viticoles, sélectionnés par les experts Bettane+Desseauve, donnent rendez-vous aux professionnels (cavistes, sommeliers, restaurateurs, acheteurs, etc.) pour une journée d’échanges et de dégustation, dans un lieu à taille humaine et convivial, le Pavillon Wagram, près de la place de l’Etoile à Paris.

Une journée pour faire son marché
Le Grand Tasting pro, c’est l’endroit idéal pour faire son marché, renouveler sa carte des vins, déguster les vins qui ont enchanté nos experts, rencontrer leurs auteurs inspirés, discuter avec d’autres professionnels.
Et non, ce n’est pas annulé ! Nous avons prévu plein de gels hydroalcooliques…

Pour vous inscrire et découvrir la liste des exposants
https://pro.grandtasting.com/

Découvrir Le Grand Tasting pro 2019
https://youtu.be/fLsUj9nQhzU

Covid-19 : Les Grands jours de Bourgogne sont annulés

L’évolution rapide du nombre de contaminations en France et dans le monde a poussé le conseil d’administration des Grands jours de Bourgogne, conscient des enjeux de santé, à suspendre la prochaine édition de l’événement qui devait se tenir du 9 au 13 mars prochains entre Chablis et Mercurey : « Les derniers éléments connus, ainsi que les échanges des organisateurs des Grands jours de Bourgogne et du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) avec les autorités concernées, ont permis de prendre une décision éclairée et responsable, même si elle est douloureuse. Les inscriptions, closes depuis vendredi 18 h, indiquent que près de 2 500 personnes avaient prévu de participer(…), originaires de plus de 50 pays, dont plusieurs en zone à risque (Chine et Italie notamment, mais aussi France). Réunir autant de nationalités dans des espaces clos n’est plus possible au “stade 2” de l’alerte sanitaire. Cela serait irresponsable. » La décision a beau être raisonnable, elle n’en a pas moins été prise « le cœur lourd », précise le président de l’association des Grands jours de Bourgogne, Raphaël Dubois, en ajoutant que des possibilités de report allaient être étudiées.

En Provence, des arbres pour favoriser la vie des sols viticoles

L’union de coopératives et caves viticoles Estandon, qui a rejoint en 2019 l’association “Pour une agriculture du vivant”, vient de se lancer dans un vaste projet d’agroforesterie en plantant près de 700 arbres dans les parcelles de trois de ses adhérents. Peuplier noir, frêne, érable, saule ou encore mûrier, ce sont au total vingt-huit essences d’arbres qui sont venues rejoindre les pieds de vignes lors de cette première phase de plantation (la prochaine, plus importante encore, aura lieu en novembre prochain), instaurant une diversité qui a pour vocation de stocker du carbone et de favoriser la biodiversité dans le sol, à la manière de ce qui se passe en forêt : «  Les arbres interagissent avec la vigne grâce à leurs racines qui créent dans le sol un écosystème complexe où s’échangent les nutriments et l’eau. » Afin que leurs racines plongent encore plus en profondeur, certains de ces arbres seront fréquemment “trognés”, forme de taille sévère qui convient parfaitement à certaines essences. D’autres pousseront librement afin de procurer de la fraîcheur à certaines parcelles.

Echanges de bons procédés

S’il s’inscrit dans la démarche “sol vivant” préconisée depuis plusieurs années par le responsable technique d’Estandon, Stephan Reinig (enherbement des inter-rangs, paillage des sols avec des déchets végétaux, etc.), ce projet vise également à lutter contre les aléas climatiques, notamment la sécheresse, en stockant l’eau en profondeur grâce aux racines des arbres. La coopérative est également moteur dans la création d’un groupe de travail sur le même sujet porté par le cluster Provence Rosé qui rassemble des membres de l’entreprise Racine, d’Estandon et du Cabinet d’agronomie provençale dirigé par Laurence Berlemont. La raison d’être de ce groupe est de partager les bonnes pratiques de sol vivant en Provence. Par exemple, il a été remarqué qu’un enherbement maîtrisé et bien pratiqué permet de structurer les sols, de les protéger contre le ravinement lors de fortes pluies, de ramener la vie dans le sol et de mieux conserver l’eau, surtout pendant les périodes de sécheresse.

Estandon Vignerons en chiffres :

• 10 % de la production totale des vins de Provence et 20 % de la mise en marché vrac, soit le plus important metteur en marché des vins de Provence.
• 250 viticulteurs travaillant au sein de 10 caves particulières et 8 caves coopératives (Brignoles, Brue-Auriac, Correns, Flayosc, La Roquebrussanne, Rougiers, Seillons-Source-d’Argens, Le Thoronet)
• 90 % de rosé
• 20 millions de bouteilles par an, dont 65 % en AOC
• 48 % des ventes en GMS, 27 % en CHR et 25 % à l’export
• Présence dans 40 pays

Vignerons indépendants : Alsace et Champagne ne forment plus qu’une seule fédération

Afin d’être plus efficaces sur de nombreux dossiers, de l’environnement à l’export en passant par l’œnotourisme, les syndicats de vignerons indépendants d’Alsace et de Champagne ont récemment uni leurs forces. Cette annonce a été faite à Strasbourg mi-février, lors de l’inauguration du salon des vignerons indépendants, en présence des présidents respectifs de ces deux fédérations qui réunissent 900 adhérents, Pierre Bernhard et Yves Couvreur, avec le parrainage de leur président national Jean-Marie Fabre (photo ci-dessus).

Depuis la création de la région Grand Est, les échanges entre les deux fédérations régionales s’étaient intensifiés, explique Yves Couvreur : « Nous avons vu la région comme une opportunité, une chance à saisir. Évidemment l’un des rôles de la fédération Grand Est sera également d’être l’interlocuteur de nos élus régionaux. » Cette fusion permet également le partage des atouts de chacun, comme le détaille Pierre Berhnard : « Nous avons très vite compris que nous pouvions apprendre les uns des autres. Autant nous pouvons apporter notre expérience sur l’œnotourisme aux Champenois, autant ils peuvent être une source d’inspiration sur l’export. »

Au point de vue environnemental, la fédération du Grand Est est déjà très engagée, les vignerons indépendants de Champagne étant 30 % à faire valoir leurs certifications en la matière et la moitié des vignerons indépendants d’Alsace étant labellisés (30 % en bio). Côté œnotourisme, deux tiers des entreprises labellisées Vignobles & Découvertes en Alsace sont des vignerons indépendants et plus d’un tiers en Champagne. L’idée est de rester des acteurs régionaux incontournables sur ces deux points et des interlocuteurs légitimes des élus de Grand Est, première région pour le tourisme viticole et territoire portant d’ambitieux objectifs environnementaux à court terme.

Débutées en amont de la création, des missions export communes sur des pays ayant un intérêt pour les vignerons des deux régions vont se poursuivre, conjointement aux premières voies de travail ouvertes sur l’œnotourisme et la promotion des appellations. Co-présidée par les deux présidents en exercice, la fédération des vignerons indépendants du Grand Est – dont le siège est établi à Colmar – comprend six administrateurs : Eliane Ginglinger, vigneronne à Voegtlinshoffen ; Christine Scher-Sevillano, vigneronne à Vincelles ; Catherine Schmitt, vigneronne à Ottrott ; Francis Backert, vigneron à Dorlisheim ; Alexis Leconte, vigneron à Troissy ; Stéphane Vignon, vigneron à Verzenay.

Avec Estate, The Macallan rend hommage à son héritage

Elaboré avec l’orge issu des champs longeant la rivière Spey du domaine originel de la distillerie, Easter Elchies House, manoir des Highlands construit en 1700, le nouveau single malt proposé à l’amateur de scotch par The Macallan doit son caractère exceptionnel à cette noble provenance. Cette orge n’est en effet distillée qu’une seule et unique fois par an, pendant une semaine, et ce processus rare n’était jusqu’à présent réservé qu’au très haut de la gamme des whiskys de cette marque distribuée en France par Baron Philippe de Rothschild Distribution (RFD), objet de convoitise pour les collectionneurs.

A propos d’Easter Elchies, Sarah Burgess, whisky maker chez The Macallan, évoque «  un endroit d’une beauté naturelle intemporelle que nous sommes fiers d’appeler notre maison. » Et à propos de ce nouveau whisky, présenté dans un coffret dont les motifs sont inspirés des pierres présentes sur le domaine et dont l’intérieur est composé d’une photo aérienne des fameux champs d’orge, elle décrit « un spiritueux riche, agréable et complexe, qui rend hommage aux terres fertiles du Speyside et célèbre le savoir-faire inégalé qui a fait la notoriété de The Macallan depuis 1824. »

The Macallan. Estate, 43% vol., 260 euros chez les cavistes (prix conseillé)

L’appellation montlouis-sur-loire intègre un nouveau vin à son cahier des charges

Du chenin, toujours. Des bulles, encore. Mais avec une autre méthode que la traditionnelle.

C’est sous le terme “originel” que l’AOC montlouis-sur-loire, qui produit six types de vin blanc à partir du cépage chenin (sec, demi-sec, moelleux, liquoreux, méthodes traditionnelles et mousseux) a récemment intégré à son cahier des charges un nouveau vin effervescent à la méthode d’élaboration unique : « Le terme “originel” renvoie au fait qu’il s’agit de la première méthode utilisée pour faire de la bulle, avant même celle du champagne ou du crémant, mais également au fait que, contrairement à la méthode traditionnelle, sa bulle naît de sa première et unique fermentation. » Dans le droit fil du retour au pétillant naturel, vin de niche plus familièrement appelé pét’ nat’ par ses amateurs, « cette bulle est une belle endormie qui a refait surface ces dernières années sous l’impulsion de vignerons ligériens audacieux qui ont réussi à sécuriser la technique originelle d’élaboration des effervescents. »

Pétillant naturel ou pas tout à fait ?

Pratiquée par quelques-uns des vignerons* de cette appellation née en 1938, qui compte quarante-cinq producteurs indépendants et coopérateurs sur un territoire de 450 hectares bordé par la Loire et le Cher, cette méthode consiste à embouteiller pendant la fermentation, en laissant le sucre résiduel et les levures indigènes poursuivre la fermentation dans la bouteille, sans aucun ajout (hormis le soufre en usage très limité). Si l’originel de Montlouis-sur-Loire ressemble à un pétillant naturel, il n’en est pas tout à fait un, explique Damien Delecheneau, le président de l’appellation, qui met en avant la triple dimension terroir, millésime et vigneron de cette production : « En France, le pétillant naturel est généralement produit sous la dénomination “vin de France” et se soustrait donc aux contraintes d’une AOC. À Montlouis-sur-Loire, nos vignerons qui maîtrisent la technicité de cette élaboration ont souhaité protéger ce savoir-faire et lui donner une place entière dans leur cahier des charges. »

Des contraintes, une ambition

Définir précisément le savoir-faire artisanal et naturel de la technique, c’est une première qui permet de sortir ce mousseux sec de l’effet de mode et de mieux mettre en valeur le travail du vigneron. Pour voir le jour et obtenir sa profondeur de fruit, ce vin nécessitera un raisin à parfaite maturité, une récolte manuelle, des rendements maîtrisés (identiques à ceux des vins tranquilles, soit 52 hectolitres à l’hectare contre 65 pour la méthode traditionnelle) et un haut niveau d’exigence de la part du vigneron (pressurage direct de la vendange entière, sans éraflage ni foulage, filtration et ajout interdits, neuf mois sur lattes au minimum, dégorgement obligatoire, etc.). «  Notre ambition est d’inscrire cet effervescent comme un véritable vin de garde qui exprimerait clairement le potentiel de maturité du chenin. Le fait de ne pas ajouter de liqueur va permettre de laisser parler le millésime. Enfin, on peut tout à fait imaginer des cuvées parcellaires, mettant en valeur la richesse des terroirs de Montlouis. »

* Par exemple, les domaines Laura David (Naturelle 2018), Lise et Bertrand Jousset (Bubulle 2018), La Grange Tiphaine (Nouveau Nez 2018), Le Rocher des Violettes (Pétillant Originel 2017), le domaine de La Croix Mélier (La Bulapapa 2018) ou encore la cave des producteurs de Montlouis (Origine M 2018)