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Sols vivants, biodiversité, durabilité : Moët Hennessy s’engage pour l’avenir

Philippe Schaus, président-directeur général de Moët Hennessy

Lors du discours d’ouverture du forum “Living Soils” (sols vivants) organisé par Moët Hennessy à Paris la semaine dernière dans le cadre du salon Vinexpo, le groupe a officialisé son engagement envers la viticulture durable. Président-directeur général de Moët Hennessy, Philippe Schaus (photo) a déclaré que le but de ces journées d’échanges était d’unir ses communautés à travers le monde et de développer un programme de responsabilité sociale. A l’heure du changement climatique, l’idée est de faire avancer la conversation, de la faciliter et de sensibiliser ainsi tout un chacun, sans tabou. « Il y a plus de philosophie dans une bouteille de vin que dans tous les livres », a dit Louis Pasteur, qui s’y connaissait. C’est cette philosophie qui est au cœur de la vision de Moët Hennessy pour un progrès continu «  sur le plan humain autant qu’en termes de connaissance scientifique, de méthodes et de technologies. »

Des sols vivants et des engagements

Pour œuvrer plus encore à la préservation de ces “sols vivants”, Moët Hennessy s’est engagé sur trois points précis. Dès à présent, l’ensemble de ses vignobles champenois seront menés sans herbicide et ses vignerons partenaires, accompagnés sur la voie des certifications environnementales. Ensuite, le groupe s’apprête à investir vingt millions d’euros en Champagne dans un centre consacré à la recherche scientifique autour de la viticulture durable. Enfin, une université des sols vivants sera créée afin d’encourager le partage des savoirs et des pratiques sur le sujet. Prolongement des discussions ouvertes lors de ce forum, son objectif sera d’enrichir les débats sur la construction d’un avenir durable de la filière. La vision portée par le groupe à travers ses différentes maisons* est d’ouvrir la marche pour les générations futures, « afin que tous les collaborateurs, consommateurs et vignerons puissent continuer à apprécier et découvrir ses vins et spiritueux, de façon respectueuse envers la nature. »

L’espace Moët Hennessy sur le salon Vinexpo, cadre des différentes interventions du forum Living Soils

* Hennessy, Moët & Chandon, Veuve Clicquot, Dom Pérignon, Ruinart, Krug, Mercier, Belvedere, Glenmorangie, Ardbeg, Chandon, Newton, Terrazas de los Andes, Cloudy Bay, Cape Mentelle, Numanthia, Ao Yun, Volcan De Mi Tierra, Woodinville Whiskey Company, Clos19, Château du Galoupet, Cheval des Andes, Château d’Esclans.

T’es sûr qu’on est mardi ?

©Thomas O’Brien et Guillaume Long pour Inter Rhône

Oui on est bien mardi, et c’est un jour que l’amateur de côtes-du-rhône et côtes-du-rhône villages doit garder en tête car c’est celui que l’école des vins d’Avignon a choisi pour réunir, une fois par mois, une vingtaine de passionnés autour de la découverte de ces appellations et des richesses de leur terroir, par exemple sous l’angle des accords mets et vins, mais pas seulement. Le 25 février, c’est assorti d’une exposition nommée Les Fleurs de Bacchus (et en présence de l’artiste Karine Jambou) que se tiendra cet œnophile et convivial rendez-vous, donné afterwork (18 h 30 – 20 h 30). Tarif : 36 euros par personne, plus de détails et inscription par ici.

N.B. : Le titre de cette brève est emprunté à ce blog-là

Y’a de la joie au Prix Plaisir

Étiquettes décalées et bonne humeur assumée. La franche camaraderie se fête souvent autour des vins de France. Voilà cinq médaillés Prix Plaisir 2019 à déguster absolument.

Château Gaudou, Exception 2018
Blanc, Sud-Ouest
Médaille d’or
C’est qui ? 
C’est Fabrice Durou. Depuis qu’il est à la tête de cette exploitation familiale, il a donné un vrai coup de jeune aux vins du domaine. À Viré-sur-Lot (repaire d’un certain nombre de nos médaillés cadurciens), le style Gaudou brille par ses extractions en douceur et une gamme élargie qui valorise mieux les différents terroirs du vignoble, situés sur les fameuses troisièmes terrasses de l’appellation. Pour faire court, ce domaine est une référence.
C’est quoi ?
Tiens, tiens. Un blanc de noir et un 100 % malbec en plus. Elle est là l’exception. Et c’est plutôt une bonne idée. Déjà parce que ça change et ensuite parce que c’est bon. Un vin d’une belle acidité qui a préservé l’essentiel, sa fraîcheur et une trame aromatique surprenante. La bête noire d’une dégustation à l’aveugle. Bonne chance.
C’est combien ? 
6 euros. Seulement ? Tant mieux.

Domaine Le Petit Courselle, Les Copines 2018
Blanc, Bordeaux
Médaille d’argent
C’est qui ? 
Bordeaux dans sa joie, dans sa convivialité et, en quelque sorte, dans ce que les vins de la région ont de meilleur à offrir : l’assurance d’un peu de bonheur sous le bouchon. Et c’est aussi deux sœurs, Marie et Sylvie Courselle, dont l’humour et la simplicité font un bien fou dans un vignoble qui en manque parfois cruellement. Avec Les Copains en rouge et Les Copines en blanc, on n’aura aucun mal à choisir avec qui déguster ces vins. Ces champions de l’apéro se défendent aussi à table, avec un peu de charcuterie ou bien quelques huîtres.
C’est quoi ? 
Sémillon, sauvignon pour le style, un peu de chardonnay pour l’originalité. Quand on sait d’où il vient, l’assemblage d’un vin de France peut parfois dérouter. Celui-ci profite d’une macération pelliculaire à froid pour plus de fruit et d’une fermentation à basse température pour garder son croquant et ses arômes. C’est un joli blanc, bien équilibré, ample et gourmand. Pas inclassable mais étonnant.
C’est combien ? 
Pour de la surprise, de la joie et des bonnes copines ? 8 euros.

Domaine de l’Ermitage, Enfant Rebelle 2018
Blanc Vallée de la Loire
Médaille d’argent
C’est qui ?
Antoine de la Farge, jeune vigneron inspiré de Menetou-Salon et petit-fils de Bernard Clément, un autre vigneron inspiré à l’origine de la création de cette appellation du Centre. Il a repris le flambeau et le travail de ses parents et conduit aujourd’hui un vignoble de neuf hectares avec talent et maîtrise. 
C’est quoi ?
Un sauvignon blanc fin et équilibré. Attaque sur le fruit et finale minérale. C’est gourmand et c’est salivant, très digeste. On y revient avec plaisir.
C’est combien ? 
7, 20 euros. On signe où ?

Les Arches de Bellivière, Raisins migrateurs 2017
Rouge, Vallée de la Loire
Médaille d’argent
C’est qui ?
Peut-être le vigneron sarthois le plus connu des amateurs. En tout cas des belles tables et des grands restaurants qui s’arrachent les jasnieres d’Éric Nicolas. En 2016, à cause du gel qui a sévit ces dernières années et malgré 15 hectares répartis sur cinq communes, il a créé une petite structure de négoce, Les Arches de Bellivière. Une gamme à part qui propose trois vins dont celui-ci, issu de raisins récoltés dans le Rhône, près du mont Ventoux.
C’est quoi ? 
Les raisins migrateurs, ce sont principalement des grenaches de 45 ans et quelques vieux carignans, récoltés au pied du mont chauve, vinifiés en Sarthe, au domaine, et élevés en barrique pendant 12 mois. Résultat, un vin inattendu, très plaisant en bouche, avec un équilibre sur les fruits bien mûrs. Voir un orfèvre du chenin s’amuser avec des cépages rouges rhodaniens, on dit oui.
C’est combien ? 
12 euros et un vrai potentiel de garde. C’est un bon investissement.

The Way of Wine, Pas vu pas pris 2018
Blanc, Languedoc
Médaille d’argent
C’est qui ? 
Mais où s’arrêtera Jeff Carrel ? Vous connaissez sûrement sa cuvée phare Les Darons, disponible dans beaucoup de bistrots et plus largement dans tous les repaires de bons vivants. Mais le créateur languedocien a aussi une gamme de vins bios biens faits et à bon prix, et dont les étiquettes au ton décalé feront mouche sur vos tables.
C’est quoi ? 
Pas vu pas pris, c’est un 100 % chardonnay issus de vignes moyennement âgées plantées au nord-ouest de Béziers. Et c’est aussi un blanc fruité au nez, agréable en bouche, rond, expressif et qui ne manque pas de tonus.
C’est combien ? 
9 euros. Le prix aussi est au rendez-vous.

Huit manières d’envisager la Saint-Valentin (et autant de champagnes)

Briser la glace
Difficile d’imaginer mieux que de faire rire, ou sourire, l’autre. Pas de doute, paré pour l’hiver, la neige comme les tempêtes, le flacon en photo ci-dessus saura détendre l’atmosphère sur les pistes comme ailleurs. Une fois déshabillée, cette bouteille dévoilera un champagne rosé à la robe nuancée, né de l’assemblage de 10 % de chardonnay, 45 % de pinot noir et autant de meunier. Edition limitée disponible chez les cavistes et dans les boutiques Nicolas Feuillatte, à Paris (254, rue du Faubourg Saint-Honoré, 8e) et à Chouilly, dans la Marne.
Champagne Nicolas Feuillatte, Réserve Exclusive Rosé emmitouflé, 35 euros (prix conseillé)

S’entendre sur tout
Tout le monde a raison, personne n’a tort. Avec le coffret de la maison Ruinart, les amoureux n’ont pas à tergiverser. On peut préférer le champagne rosé, assemblage de chardonnay (45 %) et de pinot noir (55 %, dont environ 18 % vinifiés en rouge) majoritairement classés en premiers cru. Ou ne jurer que par le blanc de blancs de la maison, un champagne 100 % chardonnay de différentes années. On peut aussi essayer de mieux se comprendre en partageant ses goûts. Dans tous les cas, cette caisse en bois est un fort joli cadeau.
Champagne Ruinart, caisse duo Blanc de Blancs et Rosé, 145 euros (prix conseillé)


Le bel accord
Vénérable maison fondée en 1808, Henriot délivre à l’intention des amoureux un conseil d’accord mets-vin pour déguster de la plus belle des manières ce champagne aux reflets cuivrés « obtenu par ajout de pinot noir vinifié en rouge à l’assemblage et par un séjour de 3 ans dans le calme et la fraîcheur des caves de la maison. » Assemblage de 50 % de pinot noir, 40 % de chardonnay et 10 % de meunier, contenant une légère part de la fameuse cuve 38, réserve perpétuelle d’Henriot, « ce rosé à l’effervescence délicate accompagne à merveille l’apéritif, mais aussi un plat exotique, une viande rosée ou un dessert aux fruits rouges. » 
Champagne Henriot, Brut Rosé, 49 euros (prix conseillé)

En tête-à-tête
Accompagné de verres à dégustation siglés, voici un petit flacon (37,5 cl) fait pour deux d’une cuvée de champagne rose tendre. Hommage à Suzanne Gosset, qui participa à la renommée de cette historique maison dans les années 1950, cette cuvée emblématique est issue de l’assemblage à parts égales de chardonnay et de pinot noir (tout commence d’ailleurs ici par l’assemblage de vins rouges de Bouzy, Ambonnay et Cumières, mais aussi de vins de réserve). A son propos, Odilon de Varine, chef de cave de la maison Gosset, évoque « un bouquet de rosé, à partager à deux, aux parfums plus fruités que floraux. »
Champagne Gosset, coffret Saint-Valentin Grand Rosé, 50 euros (prix conseillé)

S’engager
Si l’on peut trouver le champagne brut rosé premier cru de la maison Cattier dans un bel étui rose à l’occasion de cette fête des amoureux, on trouvera aussi cette même cuvée assortie de deux verres dans le coffret dégustation ci-dessus. De quoi passer à table de la façon la plus chic qui soit, car la robe pâle aux reflets bleus et orangés de cet assemblage de pinot noir (50%), meunier (40%) et chardonnay (10%) précède et accompagne « une belle vinosité aux notes subtiles qui s’accordent parfaitement avec un plat ou un dessert. »
Champagne Cattier, coffret dégustation Brut Rosé Premier Cru, 53 euros (prix conseillé)

Le rose aux joues
La couleur de sa robe aux transparents reflets ressemble à celles qui monte parfois aux joues de ceux qui s’aiment et se le font savoir. Alors cette année encore, c’est sur les volutes du flacon de son champagne rosé (assemblage de 33 % de pinot noir, 33 % de meunier et 34 % de chardonnay) que la marque de champagnes Tsarine – propriété du groupe Lanson-BCC (Boizel Chanoine Champagne) – conseille aux yeux des amoureux de se poser à l’occasion du 14 février.
Champagne Tsarine, Rosé Brut, 32 euros (prix conseillé)

©Victoire Avril
Sortir dîner ?
C’est à un instant Delamotte, son hashtag préféré sur les réseaux, que la maison du même nom – dont le blason historique, « Vive et me ama », exhorte à la vie et à l’amour – convie les valentins et valentines en leur annonçant que ses champagnes (brut et blanc de blancs) sont servis au verre au sein de quelques belles adresses parisiennes. Le Trianon Palace à Versailles , le restaurant Chiquette de l’hôtel Codet, Unico Rive Gauche ou encore Firmin le Barbier dans le septième arrondissement, mais aussi Le Coq Rico, rue Lepic, Il Caravaggio à Vaucresson (92400) et La Romantica à Clichy (92110). Et ce, tout le mois de février.
Champagne Delamotte, #InstantsDelamotte

Parler d’avenir
Assemblage méticuleux de chardonnay et de pinot noir doté d’un très éloquent flacon, cette cuvée de champagne rosé est exclusivement issue de raisins des grands et premiers crus « sélectionnés pour leur caractère, leur palette aromatique et leur structure. » Cette bouteille taillée comme un diamant, présentée dans un étui blanc et or rose, est disponible auprès du domaine Vranken-Pommery, à Reims. L’heure est-elle à ce genre de message ? Il n’y a que vous pour le savoir. Le diamant de Vranken existe aussi en version brut et blanc de blancs.
Champagne Vranken, Diamant rosé, 55 euros (prix conseillé)

Amateurs de beaux vins, rendez-vous chez Tajan

Avec un peu plus de 750 lots de vins et de spiritueux, la prochaine vente Tajan a de quoi satisfaire le collectionneur le plus pointu. Référence du marché de l’art et spécialiste historique des vins aux enchères, la maison parisienne tient séance en deux temps ce jeudi 13 février, rue des Mathurins dans le 8e arrondissement, dans un espace dédié.

Armagnac 1904
Si les références sont au rendez-vous et témoignent une nouvelle fois de l’excellent réseau tissé par Tajan avec ses vendeurs, l’amateur y trouvera une large sélection entre flacons rares et vins plus modestes dans de vieux millésimes. L’occasion pour l’amoureux de flacons vintages d’enrichir sa cave mais qui intéressera également le chercheur de bonnes affaires puisque certains lots restent très accessibles. Une ambivalence voulue par Arianne Brissart, directrice du département vin : « C’est cette expertise qui nous différencie. On offre un conseil, on alerte sur les nouvelles tendances et sur les placements potentiels. »

Côté spiritueux, on retiendra entre autres la vente d’un armagnac de 1904, d’un whisky japonais Hanyu 19 ans d’âge ou encore d’un lot de neuf bouteilles de rhum Saint-Gilles 1935. Côté vin, la maison impressionne par la présence au registre de tous les noms mythiques du vignoble français (Bordeaux, Bourgogne et Rhône en tête). Le catalogue de la vente est à retrouver en ligne.

C’est quand ?
Jeudi 13 février
11h (lots 1 à 151)
14h (lots 152 à 759)

C’est où ?
Espace Tajan
37 rue des Mathurins
75008 Paris
www.tajan.com

Le temps de l’amour

À quoi sert le champagne rosé ? À quoi sert l’amour ? Faut-il boire du champagne rosé en hiver ? Faut-il se faire plaisir ? Voici Amour. De Deutz, maison de champagne sœur de la marque Roederer. Et voici Amour, comme la vie, en rose et en grand format. En magnum, c’est mieux. Il nous fait l’honneur de la Une. Ce qui est réciproque, bien sûr. Et ce qui tombe bien en ces temps où l’amour n’est pas exactement une vertu cardinale. Avec trois verres Riedel, collection “Fatto a Mano” à jambe colorée (ici, en rouge), Fabrice Leseigneur a fait une composition aérienne, inspiré sans doute par le goût de ce champagne et c’est toute la page qui envoie des notes de fruits rouges. Bravo.
C’est aussi une manière légère d’évoquer le contenu de cette dix-septième édition d’En Magnum, presque tout entier (mais jamais complètement) consacré aux grands vins, aux vins fins, aux bons goûts, jamais les mêmes, le bonheur est là. Ce beau magnum, dans l’excellent millésime 2007, est l’un des sommets de la collection Deutz, qui en compte d’autres, je pense à la cuvée William Deutz et je crains qu’elle n’existe pas en rosé. Il sera le parfait tremplin des dîners réussis avant d’être l’impeccable cavalier des beaux poissons des grandes tables de Noël. Rappelons au passage qu’au sein du groupe familial Roederer, Deutz contrôle la maison Delas dans le Rhône, connue pour signer deux cuvées d’hermitage épatantes, dont un bessards qui vaut tous les détours. Le grand vin est souvent un pré-requis dans certains groupes. Chez Deutz, même la cuvée d’entrée de gamme, le Brut Classic est une perfection du genre.

Cet article est paru dans la rubrique Histoire de Une, En Magnum #18 (décembre 2019- janvier-février 2020).

Ruinart invente l’emballage du futur

L’environnement est un critère de plus en plus important pour les consommateurs de vin et de spiritueux. Ruinart l’a bien compris et lance un nouveau packaging éco-conçu, zéro plastique, 100 % recyclable. Le résultat est plutôt bluffant.

Pour un consommateur sur trois, un emballage de luxe doit être conçu dans le respect de l’environnement. Près de 80 % des acheteurs de vins et spiritueux se disent prêts à entendre parler d’environnement, chiffre qui passe à 100 % chez les moins de 35 ans… et 75 % des consommateurs pourraient se détourner d’une marque de vin ou de spiritueux si ces emballages se révélaient non respectueux de l’environnement*. Des chiffres que la marque de champagne Ruinart n’a pas attendu de connaître pour lancer son département recherche et développement sur le sujet dès 2012.

Sept prototypes
Deux années auront été nécessaires pour mettre au point ce nouvel emballage, éco-conçu, zéro plastique, 100 % recyclable. Ultra-léger, issu de fibres naturelles de bois provenant de forêts européennes éco-gérées, il est facilement et intégralement recyclable. La mise au point de cette texture censée rappeler la  craie est apparemment une performance technologique en soi. Sept  prototypes ont été nécessaires pour arriver au résultat final obtenu grâce à plusieurs avancées technologiques dans le travail du papier, moulé exactement à la forme du flacon. L’absence de rebords (découpés grâce à un jet d’eau sous pression, un procédé développé pour Ruinart) et un système de fermeture par bouton pression directement moulé sur la bouteille, ont permis d’obtenir cet emballage monobloc.

Neuf fois plus léger, 60 % d’empreinte carbone en moins
Ce nouvel étui est ainsi neuf fois plus léger que le précédent coffret et réduit de 60 % l’empreinte carbone par rapport à l’actuelle génération de coffrets Ruinart. Il a été développé pour ses cuvées R, R Millésimé, Rosé et Blanc de Blancs. Délaissant les codes visuels traditionnels des coffrets utilisés en Champagne, cet étui seconde peau est en rupture avec l’offre existante et ambitionne de devenir une source d’inspiration pour d’autres acteurs. On ne peut qu’encourager cette démarche de géant du luxe LVMH, propriétaire de la marque.

* Étude Citeo/Adelphe sur la perception des emballages de produits de luxe, 2019.

En Bourgogne, Boris Champy reprend un domaine pionnier de la biodynamie

Entre Boris Champy et Didier Montchovet, qui a fondé son domaine en 1984, le passage de relais se fait en douceur

Créé de toute pièce au début des années 1980 par Didier Montchovet, le domaine qui porte son nom est le plus vieux vignoble bourguignon certifié en biodynamie. Cette respectueuse façon de mener ses terres – douze hectares aujourd’hui, principalement situés à Nantoux, Beaune et Pommard – sera évidemment poursuivie après la cession de la propriété à Boris Champy qui annonce que « l’altitude des climats du domaine et un travail parcellaire respectueux de la nature permettront de créer des vins de haut niveau en phase avec les attentes des amateurs de bourgogne, aussi bien en termes de fraîcheur gustative des vins que de respect de l’environnement. »  Depuis trente-cinq ans et avec d’autres pionniers auxquels le temps a donné raison, Didier Montchovet a montré la voie d’avenir que constitue cette viticulture. Sans successeur, il a souhaité transmettre à Boris Champy aussi bien son domaine – certifié par Ecocert (AB) et Demeter (biodynamie) – que la philosophie qui l’a animé depuis son origine. Cette passation en douceur a commencé de manière informelle durant les dernières vendanges à Montchovet, auxquelles le Bourguignon d’adoption a participé.

Sur la côte de Beaune, terroir d’altitude et biodiversité

Né en Champagne en 1974, Boris Champy est œnoglogue (diplômé en 1996) et a fait ses premières armes en passant dix ans en Californie, dans la Napa Valley (Dominus, famille Moueix). Il est ensuite devenu le directeur technique de la maison familiale Louis Latour puis l’œnologue et régisseur du domaine du Clos des Lambrays. Il a aussi été président de l’ODG corton et initiateur d’une association de protection de l’environnement. A propos de ce « projet ultime », celui qui est aussi aussi un triathlète (Ironman), un nageur qui a traversé la baie de San Francisco et un pèlerin qui a accompli avec son chien le chemin vers Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Dijon dit croire au futur des hautes-côtes-de-beaune : « Avec les vignerons voisins, nous devons continuer d’élever la réputation des vins. Mon objectif sera de mettre en avant les lieux-dits, valoriser les microclimats plus ou moins frais, les différentes expositions et autres subtilités passionnantes.(…)Nos parcelles sont des îlots de biodiversité, de multiples “clos”, mais aussi des arbres, des haies vives, des murs et meurgers, des fruitiers. Nous aurons une approche holistique. »

Entre la maison Drouhin et la Bourgogne, une longue passion mise en image

A l’heure de célébrer ses 140 ans, notamment sur les réseaux sociaux avec le partage du film ci-dessus, la maison familiale Joseph Drouhin rappelle que c’est bien « une passion immense pour la Bourgogne » qui lui a permis de bâtir, entre 1880 et 2020, de Mâcon à Chablis, un domaine exceptionnel mené en bio (et ce depuis plus de trente ans). Et que c’est ce même esprit pionnier qui a mené la maison jusqu’en Oregon afin de « révéler au monde une facette encore méconnue des deux cépages phares bourguignons, le chardonnay et le pinot noir. » C’était en 1987. Il y a longtemps.

Président du directoire de la maison, et représentant de la quatrième génération, Frédéric Drouhin explique que le souhait qui accompagne cet anniversaire est d’ouvrir les portes au plus grand nombre : « C’est important pour nous, car Joseph Drouhin est la garantie d’une qualité sans concession, du bourgogne chardonnay ou pinot noir accessible à tous jusqu’aux grands crus les plus rares et les plus recherchés. Mettre le consommateur au cœur de cet art et de ce savoir-faire ancré dans notre Bourgogne natale, voici le thème de l’ensemble des initiatives que nous mènerons tout au long de l’année. »

Baptisé Inside Joseph Drouhin et fait de partages sur les réseaux aussi bien que d’événements consacrés à l’histoire de la maison à travers les siècles, ce voyage au cœur d’une institution bourguignonne « qui n’a jamais suivi les modes mais qui a su créer les tendances » commence ici.

Bordeaux ou Bourgogne, les amoureux dans le vignoble

©Cote d'Or Tourisme

Pas besoin d’aller au bout du monde pour se balader en amoureux. La Saint-Valentin approche et, enfin, cette célébration ouvre un week-end. La raison est toute trouvée d’aller promener son cœur d’amateur en Côte-d’Or ou sur la route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes, deux destinations viticoles, parmi d’autres, qui font les yeux doux à ceux qui s’aiment

Fall in love au cœur de la Bourgogne

Succession de maisons d’hôtes et de restaurants à découvrir en amoureux, le site officiel du tourisme en Côte-d’Or regorge de bonnes adresses spécialement sélectionnées pour cette Saint-Valentin. Mais il décline aussi des idées tirées de l’application Balades en Bourgogne, romantique compilation de « petits coins insolites et de balades merveilleuses à partager en amoureux » à découvrir ici. Enfin, cadeau pour les gourmands, le site dévoile la recette d’une Tarte d’amour qui a les couleurs de la passion. Elle est signée par le chef du restaurant Ed.Em, à Chassagne-Montrachet.

Balade moelleuse au sud de Bordeaux

La route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes se mobilisera également en ce 14 février. Outre les deux belles adresses que sont l’hôtel Lalique du château Lafaurie Peyraguey (Sauternes) et Les Sources de Caudalie, nichée dans les vignes de Smith Haut Lafitte, les valentins pourront hésiter entre le quizz amoureux proposé par le château Jouvente (20 euros par couple, réservation au 05 56 62 49 69), l’apéritif vigneron du château Haut-Claverie (10 euros, réservation au 06 38 57 65 03) ou encore le confidentiel récital qui se tiendra autour du piano à queue familial du château Bardins (40 euros pour deux, réservation au 05 56 30 78 01);

Hôtel & Restaurant Lalique – Château Lafaurie Peyraguey.
Photo : AgiSimoes-RetoGuntli
Les Sources de Caudalie.
Photo : RValerio