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Château Petit-Village accueille une nouvelle directrice technique

En charge de Château Petit-Village depuis 2012, Marielle Cazaux est partie vers de nouveaux horizons (en lire plus ici à ce sujet). Par conséquent, Christian Seely et son équipe « sont heureux d’annoncer l’arrivée de Diana Berrouet-Garcia » (en photo ci-dessus) en tant que nouvelle responsable de ce vignoble de 10,5 hectares d’un seul tenant situé sur la partie haute du plateau de Pomerol, qui fait partie du portefeuille d’AXA Millésimes depuis 1989.

Œnologue de formation ayant également suivi un module « viticulture » et un master à l’ESA d’Angers, Diana Berrouet-Garcia a été responsable technique de Château Teynac (Saint-Julien) et Château Corconnac (Haut Médoc). Outre ce savoir-faire, cette fille et petite-fille de viticulteurs espagnols est dotée d’un goût pour la gastronomie et les voyages, « beaucoup d’atouts qu’elle saura associer avec brio pour représenter les vins de Château Petit-Village à la propriété et dans le monde entier. »

ChateauPetitVillageAXA

Lettre ouverte au Parlement européen

Réseau rassemblant des millions d’individus engagés sous la bannière d’une « alimentation bonne, propre et juste », par exemple des chefs, des exploitants, des pêcheurs ou encore des experts et des universitaires, Slow Food compte 1 500 antennes locales dans le monde. Ce mouvement qui organise régulièrement des événements et des campagnes et accompagne aussi les 2 500 communautés Terra Madre « qui produisent, à petite échelle et de manière durable, des aliments de qualité », fait partie des signataires d’une lettre ouverte aux membres du Parlement européen concernant le traité de libre-échange transatlantique (à lire ici dans son intégralité).

Ce lundi 6 juillet, quelques jours avant la reprise du vote du rapport d’initiative sur le Partenariat transatlantique sur le commerce et l’investissement (TAFTA ou TTIP, pour Transatlantic Trade and Investment Partnership), tous les parlementaires ont reçu cet appel à voter contre le TTIP émanant de 484 organisations de la société civile européenne. Prévu pour le 10 juin, le débat a été repoussé après l’ajout de plus de 200 amendements à cet accord. Le vote doit avoir lieu ce mercredi 8 juillet et pour Slow Food, la seule solution est son rejet total.

Carlo Petrini, le président de Slow Food, estime que si le TTIP passe, « notre système alimentaire quotidien, qui subit déjà des changements drastiques et dissimulés, continuera sa déconnexion avec la sphère humaine. Les accords de libre échange, depuis l’ALÉNA, n’ont pas réellement conduit à une augmentation de la qualité de vie des petits producteurs ni des individus plus faibles économiquement, mais uniquement multiplié les gains des spéculateurs les plus riches. »

Pour Ursula Hudson, présidente de Slow Food Allemagne, « le TAFTA n’est pas du tout acceptable dans son état actuel. Nous avons besoin de tout autre chose : de démocratie, de transparence et de protection légale des droits de l’homme, pas de plus de droits permettant aux corporations de saisir les tribunaux*. Nous souhaitons la préservation et le développement de la politique environnementale européenne, les normes que nous avons obtenues jusqu’ici, au lieu de leur subordination à la logique du libre-échange. »

Enfin, le directeur exécutif de Slow Food USA, Richard McCarthy, se dit véritablement préoccupé par cette course à la dérégulation « diminuant les contrôles et la transparence de notre système alimentaire, qui apportera en vérité beaucoup d’incohérences, car les communautés aux États-Unis et en Europe tentent actuellement de reprendre le contrôle en matière d’étiquetage alimentaire, d’origine des aliments et de la manière dont ils sont produits ou élevés. »


*Le TTIP prévoit un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et États qui « permettrait aux corporations de poursuivre les gouvernements devant des tribunaux privés, lorsque des actions nationales interfèrent avec leurs investissements ou diminuent leurs profits, une pratique qui saperait l’État de droit et les principes démocratiques. »

Chili, tendances et état des lieux

Michel Bettane au Chili, notre saga de l’été


L’été a commencé chaud, nos vins auront peut-être cette année
un profil d’hémisphère sud. Autant commencer à s’y habituer en révisant nos connaissances
sur les vins chiliens, modèles du continent sud-américain.

CARNET DE ROUTE >À consulter ici…

J’ai eu beaucoup de chance de découvrir le vignoble Chilien à la fin d’un mois de mars particulièrement torride, mettant parfaitement en valeur l’opposition incroyable entre la sécheresse presque désertique du cœur de la vallée centrale et les oasis vertes des vallées transversales, métamorphosée par l’eau de fleuves et de rivières prenant leur source dans les contreforts des Andes. J’ai eu encore plus de chance de visiter les vignobles dans un pays pacifié, moderne, ayant parfaitement profité de la première longue période de tranquillité d’une histoire incroyablement chargée pour la population en souffrances de tout ordre, coup d’états, guerres civiles, crises économiques, tremblements de terre et tsunamis dévastateurs.
La vie urbaine dans les grandes cités favorise le développement de la convivialité pour une population qui aime sortir, boire et manger. Elle attire aussi de nombreux touristes étrangers venus des Etats-Unis ou des pays voisins, Pérou, Argentine et surtout Brésil, qui eux aussi aiment boire, manger et visiter les nombreuses merveilles naturelles du pays. Dans ce contexte le vin fait partie de la vie normale des familles, sans le chichi et le snobisme qui existe dans nos vieux pays occidentaux, mais aussi sans leur raffinement. Le chilien aime avant tout le vin rouge, costaud, épicé, plein de fruit, bu jeune et sans tralala. Une nouvelle génération, souvent majoritairement féminine s’intéresse plus aux blancs, qu’elle boit parfois pour eux-mêmes, au verre, dans les bars de Santiago ou de Valparaiso et de plus en plus aux vins effervescents. On n’aime pas les vins trop chers (5 à 10 000 pesos – entre 5 et 13 euros- semblent largement suffisants pour un vin de qualité), les cuvées iconiques partant à plus de 95% à l’export.

Il n’y a pas encore une gastronomie de grand luxe, avec des sommeliers exigeants sur les accords mets et vins, comme au Brésil, mais le mouvement commence dans les restaurants des wineries les plus prestigieuses.

Mon programme de visite a été fixé par Wines of Chile, association officielle de promotion des vins chiliens auprès des professionnels étrangers ou nationaux, et s’est limité au cœur de la vallée centrale, sur une bande de 300 kilomètre entre le nord, le nord-ouest, le sud et le sud-ouest de Santiago. J’ai pu visiter en profondeur une douzaine de propriétés parmi les plus représentatives de l’histoire du vin dans le pays, et qui continuent à produire des vins de référence. Partout j’ai constaté que la nouvelle génération d’agronomes et d’œnologues se pose de justes questions l’évolution idéale de leurs pratiques et du goût des vins. Il est évident que la viticulture biologique ou biodynamique progresse, avec le souci d’une meilleure connaissance des sols, du matériel végétal et de la plantation progressive des cépages qui conviennent le mieux. On se dirige aussi vers des vins rouges plus équilibrés en alcool et en tannin, vendangés à un moment plus précoce et plus précis où la richesse en sucre des baies est plus modérée et l’acidité plus vivifiante, sans être exagéree.

crédits photo d’ouverture : Paulina Sanchez

 


Cet été, partez à la découverte du Chili

Michel Bettane au Chili, notre saga de l’été


L’été a commencé chaud, nos vins auront peut-être cette année
un profil d’hémisphère sud. Autant commencer à s’y habituer en révisant nos connaissances
sur les vins chiliens, modèles du continent sud-américain.


 

À VENIR >Lundi 6 juillet : Chili, tendances et état des lieux…>Mercredi 8 juillet : chronologie…>Lundi 13 juillet : géographie et économie…>Mercredi 15 juillet : sols et viticulture…>Lundi 20 juillet : la région du nord et ses caractéristiques …>Mercredi 22 juillet : la vallée centrale et ses caractéristiques…>Lundi 27 juillet : région du sud et ses caractéristiques…>Mercredi 29 juillet : winery et quelques vins…>Lundi 3 août : winery et quelques vins…>Mercredi 5 août : winery et quelques vins…>Lundi 10 août : winery et quelques vins…>Mercredi 12 août : winery et quelques vins…

MB


Classés !

Les dossiers champenois et bourguignon débattus ce week-end à Bonn ont chacun donné lieu à un vote positif de la part des membres du comité de l’Unesco. La “valeur universelle exceptionnelle” des Coteaux, caves et maisons de Champagne et des Climats de Bourgogne a été reconnue et ces deux “biens” ont été inscrits au patrimoine de l’humanité. Pour ces deux régions viticoles, c’est l’aboutissement de nombreuses années de travail et de mobilisation (en lire plus ici, et ). Un engagement qui sera dignement fêté cette semaine.

Paulée des Climats
Jeudi soir, dans le parc du château de Meursault, c’est autour d’un champêtre et convivial repas que chacun pourra célébrer « ce moment historique » où la Bourgogne a rejoint, avec la Champagne, les six vignobles déjà inscrits au patrimoine de l’humanité (Tokaj en Hongrie, Haut-Douro et île de Pico au Portugal, terrasses de Lavaux en Suisse, Langhe-Roero et Monferrato dans le Piémont, Saint-Emilion). Repas marquant traditionnellement la fins des vendanges, la paulée qui sera organisée ce soir-là par les membres du comité de soutien (son président, Bernard Pivot, sera présent) célébrera « la transmission et la préservation des valeurs du territoire bourguignon » permises par cette inscription sur la liste de l’Unesco. Dégustations de vins, animations pour les enfants et feu d’artifice sont au programme, à découvrir ici. On peut venir avec son propre pique-nique, ou réserver dès à présent celui qui sera proposé sur place (10 euros) en cliquant .

Nuit blanche
Après le joyeux rassemblement qui s’est tenu hier à Hautvillers, c’est à Reims que l’inscription de la Champagne sera célébrée en musique, en lumières et en images. Dès samedi, l’exposition de Michel Jolyot, photographe « qui sillonne les coteaux et villages de la Champagne depuis plus de trente ans, a photographié les 320 communes de l’appellation depuis le ciel et descendu les escaliers de plus de cent caves champenoises » permettra au public de découvrir les images qui ont illustré la candidature des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au patrimoine mondial. Lundi soir, un spectacle pyrotechnique rythmé par une série de tableaux qui renderont hommage au champagne (pieds de vigne, grappes, effervescence, fête, etc.) marquera avec force cette « remarquable reconnaissance de ce symbole qu’est le champagne, de ses paysages et de son histoire. » Plus d’infos sur cette soirée du 13 juillet pas tout à fait comme les autres en cliquant .

Les coteaux historiques du vignoble d'Ay, photographiés par Michel Jolyot
Les coteaux historiques du vignoble d’Ay, ©Michel Jolyot.

Champagne, les mots de la victoire

A l’annonce de l’inscription, « l’émotion est palpable du côté des représentants français de l’Unesco, des ministères de la Culture et de l’Écologie et de la délégation champenoise. » Pierre Cheval, président de l’association « Paysages du champagne » qui a monté et conduit depuis 8 ans le dossier présenté à l’Unesco, a d’abord salué l’engagement de chacun, passé et à venir :

« Je pense immédiatement à tous ceux qui ont œuvré sur le dossier, à tous les partenaires qui ont soutenu ce projet hors du commun et aux Champenois, dont le territoire vient d’être reconnu au niveau mondial. L’inscription est une reconnaissance, mais elle est aussi un engagement devant les nations, il nous faudra donc en être dignes. Ce paysage, ces savoir-faire et ce patrimoine, nous nous devons de les préserver, de les entretenir pour les confier intacts aux générations futures. C’est un rendez-vous avec l’Histoire et avec notre histoire ! »

Leplusdeb+d
Après une première inscription sur la liste du patrimoine mondial pour ses monuments (la cathédrale, le Palais du Tau et l’ancienne abbaye Saint-Remi, voir ici), la ville de Reims se voit distinguée par l’Unesco une deuxième fois, pour des raisons tout aussi historiques, ce dont se réjouit son député-maire, Arnaud Robinet :

« Les Rémois ont massivement soutenu cette inscription et ils peuvent être fiers aujourd’hui d’avoir été les ambassadeurs de leur territoire ! »

Leplusdeb+d
Avec sept sites champenois concernés par cette inscription à l’Unesco (caves Moët & Chandon, jardins de l’Orangerie, Hôtel Moët et caves Mercier sur l’avenue de Champagne, caves Veuve Clicquot et Ruinart dans les souterrains de la colline Saint-Niçaise et abbaye Saint-Pierre d’Hautvillers, berceau de Dom Pérignon), Moët Hennessy a soutenu dès le début la candidature portée par l’association « Paysages du champagne ». Egalement “inscrit” en Bourgogne (Clos des Lambrays), le groupe se réjouit de cette reconnaissance par la voix de son président-directeur général, Christophe Navarre :

 « Alliant héritage et innovation, les Maisons de Moët Hennessy développent depuis plusieurs centaines d’années leur patrimoine qu’il soit viticole, humain, architectural ou industriel et contribuent à apporter un témoignage unique sur la tradition vivante du champagne et à faire rayonner sa dimension universelle exceptionnelle. »

Leplusdeb+d
Enfin, de façon plus anecdotique mais pas moins savoureuse, terminons avec cette question posée à Bonn lors de la session du Comité du patrimoine mondial par le délégué du Liban (cité par France 3, article complet ici) :

« Pourquoi les Coteaux, caves et maisons  de Champagne ne sont pas déjà inscrits au Patrimoine mondial ? »



Photo ci-dessus, ©Leif Carlsson (caves Veuve Clicquot). Tous les nouveaux biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco à l’issue de cette 39e session sont à découvrir ici.

Bourgogne, les mots de la victoire

Aubert de Villaine et Guillaume d’Angerville, président et président délégué de l’association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial, dans leur lettre de remerciement à tous ceux qui se sont mobilisés :

« Ce rêve que nous avons fait ensemble il y a 8 ans est aujourd’hui réalité.(…) Cette inscription est la reconnaissance du travail de toutes les générations qui nous ont précédées, vignerons, moines cisterciens, ducs de Bourgogne, qui, au fil des siècles, ont patiemment construit le vignoble de la Bourgogne recherchant l’excellence avec détermination. Elle ouvre une nouvelle page dans l’histoire des Climats de Bourgogne, tout comme l’a été la création des AOC en 1936. »


Leplusdeb+d
Impliquée dans cette belle aventure collective en tant que « Grand Mécène Fondateur », la Maison Albert Bichot se réjouit vivement de cette décision, « fruit d’un travail de plusieurs années qui met en lumière les ressorts fondamentaux d’une économie viticole bourguignonne bien vivante » :

« La Bourgogne, archétype des vignobles de terroirs est le fruit d’une relation forte entre une géologie extraordinaire, une riche histoire humaine et ses prolongements culturels et architecturaux. Ce caractère exceptionnel de nos climats dépasse ainsi largement nos frontières, traverse les âges et mérite d’être reconnu à l’échelle mondiale. Cette inscription va véritablement “graver dans le marbre” un modèle unique au monde (…). Elle va également permettre de valoriser et de transmettre aux générations futures un héritage culturel incomparable, vieux de 2000 ans. »

Leplusdeb+d
C’est « avec une immense fierté » que le bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB) accueille la décision de l’Unesco et salue « l’engagement de toute une région et de toute une filière, né de la volonté de l’un de ses vignerons les plus respectés, monsieur Aubert de Villaine. » Toujours pédagogue, le BIVB rapelle les fondamentaux de ce territoire :

« Le vignoble de Bourgogne s’est construit sur 2000 ans. Sa spécificité est d’avoir constamment recherché la référence au lieu (le climat) et au temps (le millésime) comme marqueurs de la qualité de la production viticole. Cette recherche trouve son expression la plus aboutie (…) sur les 60 kilomètres reliant Dijon à Santenay. Accolés les uns aux autres, telles les pièces d’un grand puzzle, les climats forment une mosaïque de crus uniques, où défilent les noms les plus illustres. Chaque climat possède son histoire, son nom, son goût, sa place dans la hiérarchie des appellations, tels que les a lentement construits le génie vigneron allié à un milieu naturel exceptionnel. Associés aux villes de Dijon et Beaune, sièges historiques du pouvoir politique, économique et culturel, les climats du vignoble de Bourgogne constituent un conservatoire unique et vivant de savoir-faire et de traditions. »

Leplusdeb+d
D’autant plus heureux de cette victoire « que nous pouvons partager notre joie avec nos amis champenois », Claude Chevalier, le président du BIVB, s’est exprimé en ces termes :

« Nous nous réjouissons de cette inscription qui vient saluer 8 ans de travail, de sensibilisation, de mobilisation collective. (…) C’est une étape de plus qui jalonne notre histoire, celle des hommes et des femmes qui ont façonné ces paysages, bâti les murs, les cabottes, identifié chaque parcelle, construit villes et villages. Cette inscription nous engage aussi à poursuivre dans la même voie de qualité, sans mettre notre vignoble “sous cloche”, mais en assurant la continuité de l’activité économique et de la vie des populations, dans le respect de ce vignoble qui nous fait vivre et que nous transmettrons demain aux générations futures. »

Leplusdeb+d
Enfin, citons Bernard Pivot, président du comité de soutien à la candidature, qui sera présent lors de la soirée de célébration qui se tiendra jeudi soir à Meursault, dont nous vous avons parlé:

« Nous avons la chance de pouvoir affirmer que ce que nous élaborons ici, c’est beaucoup plus que du vin ; que ce que nous exposons, c’est beaucoup plus que des paysages. C’est une construction culturelle à la très longue et riche histoire, qui se distingue parce qu’elle est unique et exceptionnelle. »


Photo ci-dessus, ©Aurélien Ibanez. Tous les nouveaux biens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco à l’issue de cette 39e session sont à découvrir ici.

Mastrio Côtes Catalanes, carignan Vieilles Vignes 2009 Michael Paetzold


 

Mastrio Côtes Catalanes, carignan Vieilles Vignes 2009

LE VIN : On ne peut imaginer plus parfaite interprétation du Carignan du Roussillon que ce très séduisant Mastrio 2009 d’une netteté et d’un charme aromatique intenses, à l’opposé de ces brouillons adulés par les bobobars. Ah, au fait il ne revendique que 13,5°. Tiens c’était donc possible malgré le soleil de 2009 ?

16/20

CONTACTER LE PRODUCTEUR


LE DOMAINE : Michael Paetzold ne fait pas la une des journaux spécialisés et encore moins ceux des sites qui veulent les remplacer et pourtant il s’agir d’une des éminences grises du vignoble français. Viticulteur brillant et modeste (oui cela existe vraiment et pas que sur l’étiquette) en Roussillon, il est surtout l’œnologue qui a fait le plus progresser la notion de filtration dans le monde et on serait étonné de la liste de toutes les grandes propriétés qui font appel à ses camions de mise en bouteille ! On sait encore moins qu’il accompagne le travail de vinification de quelques producteurs amis et très célèbres, qui ont l’intelligence d’admettre que la science œnologique aide à exprimer avec encore plus de précision les raisins, les terroirs et les millésimes.

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Jour J, jour de liesse

L’association de soutien pour l’inscription des « Coteaux, maisons et caves de Champagne » au patrimoine de l’humanité propose au public un rendez-vous ce dimanche afin de suivre en direct ou en différé le vote du comité de l’Unesco, à Bonn (le dossier champenois devrait être présenté samedi en fin de journée ou dimanche matin). Pour tout savoir sur cette candidature qui représente des années de mobilisation, on pourra lire cet article-.

Outre cette diffusion sur grand écran, Hautvillers accueillera de 10 h à 14 h des animations musicales, des dégustations pédagogiques, des jeux, des stands d’informations et inaugurera l’exposition intitulée La main de l’Homme et la vigne, plus de renseignements en cliquant ici. Chaque visiteur se verra remettre un kit complet de soutien de la candidature des « Coteaux, maisons et caves de Champagne » avec drapeaux, flûte collector, brochure pédagogique, goodies, etc.

Si l’inscription est entérinée, une coupe de champagne sera offerte à chacun. On croise les doigts.




Un été et des vins

Démarrées à la Maison des vins du Languedoc début juin (rendez-vous tous les mardis soirs jusqu’en septembre, 19 h – 23 h, 5 euros), les rencontres hebdomadaires proposées par les Estivales de l’appellation languedoc, « soirées conviviales et gourmandes en compagnie des vignerons de l’AOC », se sont ensuite étendues à Pézenas (tous les vendredis soirs jusqu’au 28 août, 20 h – 00 h, 4 euros) et Sommières (tous les lundis soirs jusqu’au 31 août, 19 h – 23 h, 4 euros).

Ce soir, la première dégustation des Estivales de Narbonne fera la part belle aux vins de La Clape (4 euros). Rendez-vous ensuite chaque vendredi jusqu’au 21 août, de 18 h 30 à 23 h30, promenade des Barques ainsi que les 27, 28 et 20 août dans le cadre du festival « Barques en Scène ». La semaine prochaine, Montpellier proposera également sa première rencontre de l’été (5 euros). Plus de renseignements sur les « Estivales du Languedoc » en cliquant .