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Le Vinexpo nouveau

Inauguré par le président de la République, c’est une première (photo ici), le salon professionnel qui a lieu tous les deux ans à Bordeaux a ouvert ses portes hier aux dizaines de milliers de visiteurs attendus, opérateurs de la filière mondiale des vins et spiritueux venus de 120 pays. Pour cette édition 2015, Guillaume Déglise, directeur général depuis septembre 2013 de Vinexpo et Vinexpo Overseas (salons se déroulant les années paires à Hong-Kong et Tokyo), a fait évoluer cet important salon qui accueille sur cinq jours et 40 000 m2, 2 400 exposants représentant 45 pays producteurs. D’abord son identité graphique et sa signature, « Taste the unexpected » est la nouvelle promesse faite aux participants, et avec elles l’expérience toute entière.

Résolument tourné vers la gastronomie, des food-trucks aux grandes signatures en passant par les bistrots, Vinexpo 2015 ne propose pas moins de vingt-six points de restauration assorti d’ateliers dédiés aux accords mets-vins organisés sous l’égide de Gault & Millau. Autre nouveauté, la place accordée aux vins rosés et effervescents dont la consommation au niveau mondial ne cesse d’augmenter, notamment en France. Avec 76,8 millions de caisses de rosé et 30,2 millions de caisses de vins effervescents selon l’étude Vinexpo IWSR 2015 dont nous vous avions parlé ici, « la France occupe respectivement les rangs de 1er pays consommateur de vin rosé et de 2e pays consommateur de vins effervescents. » Ces deux types de vin sont, avec les liquoreux, les stars des espaces de dégustation libre « Flight » mis en place cette année.

Parmi les autres points forts, l’Academy Vinexpo proposera aux professionnels 80 rencontres sur des thématiques variées « animées par les plus grands spécialistes mondiaux du vin, qu’ils soient producteurs, dégustateurs ou œnologues » (débats, conférences, dégustations, le programme complet est ). Enfin, parce que tout le monde n’est pas forcément invité aux festivités organisées dans les châteaux pour l’occasion, quatre soirées hors-les-murs baptisées « The Blend » sont également prévues dès 22 h au Hangar 14, sur les bords de la Garonne, afin que l’ensemble des visiteurs de cette 18ème édition d’un salon désormais relié par tramway au centre-ville de Bordeaux puissent développer leur réseau professionnel.

Un nouvel accord de distribution

Dès le 1er juillet, Advini sera en charge de la distribution exclusive en France, en Belgique et au Luxembourg des marques bordelaises « Légende » et « Saga » ainsi que de Château d’Aussières (Corbières). Cet accord signé entre Domaines Barons de Rothschild (Lafite) et le groupe Advini concerne tous les réseaux, zones de duty free comprises.

Christophe Salin, le président de DBR Distribution, confie que le choix d’Advini pour porter le développement de ces marques « s’est imposé naturellement », pointant la qualité des équipes, la connaissance du métier « tant dans le Languedoc que dans le Bordelais » et le savoir-faire d’une force de vente implantée sur tous les secteurs de distribution qui caractérisent le groupe.

Le président d’Advini, Antoine Leccia, estime que cet accord de distribution exclusive « témoigne de la pertinence du modèle alliant le savoir-faire historique et remarquable de DBR dans les vins d’excellence avec celui d’Advini dans la distribution sélective, soucieuse de la valorisation des vins à forte identité », ajoutant que ces vins complètent parfaitement les portefeuilles des filiales du groupe à Bordeaux (Antoine Moueix) et dans le Languedoc (Vignobles Jeanjean).

Paul-François Vranken, le rosé de la Gordonne prend de la hauteur

FP VRANKEN PDG VRANKEN POMMERY

Paul-François Vranken, grand opérateur champenois avec ses marques célèbres (Pommery, Demoiselle, Heidsieck-Monopole, Vranken) a pris des positions très sérieuses en Provence et en Camargue. Il s’est confié à MyBettaneDesseauve.


MyBD : Quel sens donnez-vous à cette implantation dans le sud, Provence et Camargue, par rapport à vos racines champenoises ?

PFV : Si j’y suis allé il y a neuf ans c’est parce que je pensais profondément que les vins, qu’ils soient de Camargue ou de Provence, procuraient un plaisir exceptionnel à la dégustation. Pour ce faire nous avons totalement modifié les méthodes de vinification à La Gordonne, ainsi qu’au domaine Royal de Jarras.
Nous y avons installé avec Thierry Gasco, chef de cave de Pommery, une dizaine de pressoirs champenois, ce qui a considérablement modifié la qualité du produit. En traitant le Midi comme on traite la Champagne, nous avons créé des vins de garde. Sur les 300 hectares de notre propriété provençale nous avons fait des sélections pour chaque vin. Nous avons choisi de réaliser un vin qui est un assemblage de ce que nous avons sur la propriété, une autre sélection plus grande qui s’arrête au Cirque des Grives et à La Chapelle-Gordonne.

MyBD : Vous avez donc trois étiquettes ?

PFV : Quatre. Le Château est un assemblage de l’ensemble des parcelles, ensuite nous avons Vérité du terroir, et enfin La Chapelle-Gordonne, une sélection des parcelles qui se trouvent sur le versant sud de la colline de schistes qui trône sur La Gordonne. Le dernier étage de notre pyramide qualitative se trouve au Cirque des Grives, le versant le plus exposé et exclusivement dans le chistes.
En dégustant, avec Thierry Gasco, nos vins de 2014 du Cirque des Grives, avec notre process œnologique, nous nous sommes rendus compte qu’ils n’étaient pas commercialisables compte tenu de leur structure et de leur acidité, ils ne sont pas prêts. C’est une révolution dans les rosés.

MyBD : C’est une réelle avancée, en effet.

PFV : C’est une évolution formidable. D’autant plus importante qu’elle nous permet d’exporter nos rosés tant appréciés par nos amis Nord-Américains.
Le syndicat des vins de Provence a annoncé cette évolution qualitative. Elle était essentielle étant donné que les vins ne se gardaient pas. Le rosé d’été a laissé place à un rosé qui est un vin à part entière.

MyBD : Au regard de vos critères champenois, jugez-vous que cette initiative – faire un grand rosé de garde – est couronnée de succès ?

PFV : Je pense, oui. Nous atteindrons les 500 000 bouteilles sur le marché américain, 100 00 en Australie cette année, avec en prime une ouverture sur le marché japonais. C’est assez impressionnant, car nous partions de zéro en 2012. Nous ne pouvons qu’être satisfaits. C’est un succès assez inattendu.

Propos recueillis par Nicolas de Rouyn

Villa Baulieu, une villa belle comme l’antique

La lumière toscane qui nimbe la Villa Baulieu offre au pays d’Aix un attrait irrésistible qui justifie la mise en service du dernier TGV, Londres-Aix. Cette villa plus belle que l’antique constitue désormais un point d’ancrage pour l’aménagement du territoire du goût avec un TGV (Très Grand Vin) mis sur les rails par la famille Guénant. Jouissant d’une vue imprenable sur le Massif de la Trévaresse, la Villa Baulieu permet de vivre des rêves de braise. On y tutoie un ancien volcan. Dans ses flancs subsistent des sources exploitées : elles alimentent toujours les bassins et fontaines du parc et lui donnent un air de fête baroque ; la villa construite dès 1635 par les comtes de Provence vient d’être restaurée par ses nouveaux mécènes, tombés amoureux des lieux : « Cette propriété était à vendre, nous sommes arrivés avec mon épouse Nicole par un jour de pluie. Malgré le temps et l’état d’abandon du domaine, il s’en dégageait quelque chose de magique, une beauté transcendantale.

Lorsque nous achetons en 2001, ma mère dépitée me confie : tu as fait l’acquisition de buissons et non de vignes. » Les Guénant ont mené la restauration avec un sens du détail qui va jusqu’au galbe des lustres vénitiens. La bibliothèque dédiée à l’une des plus importantes collections de livres bachiques constitue une référence mondiale. Toute cette sensibilité, Pierre Guénant l’a transmise à Bérengère, sa fille qui dirige avec charme cette Villa Baulieu où la lumière pourpre orange se réfracte, se diffuse toujours colorée d’une touche de grâce : « Cette aventure familiale est très excitante, je l’ai vécue depuis ses débuts. Je suis arrivée dans la propriété après des études de commerce et de tourisme hôtelier. Puis j’ai suivi une formation viti-oeno à Suze-la-Rousse. J’ai donc en charge la partie viticole, agricole et hôtelière. »


Qu'est-ce qu'on fait ce week-end ?

Cluny accueille ces jours-ci la 22e édition du festival Œnovideo, dont la sélection inclut notamment Insecticide mon amour, le nouveau film du réalisateur-vigneron Guillaume Bodin, grand prix Œnovideo 2011 avec le très remarqué documentaire La Clef des terroirs, à voir ou revoir ici. Evénement parallèle au festival, la 10 e édition de Terroir d’Images, concours de photos consacrées à la vigne et au vin mettant en compétition 1 500 œuvres du monde entier (le thème 2015 est L’énergie de la terre : Fer, Feu, Verre de la vigne au vin) propose aux amateurs de découvrir une sélection de cent photographies, agrandies et accrochées dans le cadre historique des écuries de Saint-Hugues, face à l’abbaye de Cluny. Plus de renseignements en cliquant .


tutiac
A proximité de hauts sites touristiques du nord du Bordelais, près de l’estuaire de la Gironde et de ses îles, les chais des vignerons de Tutiac ouvrent ce week-end leurs portes aux amateurs souhaitant découvrir les savoir-faire traditionnels comme les technique d’aujourd’hui des appellations blaye-côtes-de-bordeaux, côtes-de-bourg et bordeaux. Ce parcours « initiatique et interactif » en cinq étapes, d’une durée d’environ une heure et demie, créé par ce regroupement de 500 vignerons a pour objet un partage de connaissances qui va « de la vigne au verre. » Tarif : 5 euros par personne, sur réservation au 05 57 32 82 83. Plus de renseignements en cliquant ici.


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La 1e Semaine de la coopération agricole se poursuit jusqu’à dimanche et c’est l’occasion d’aller rendre visite aux vignerons ardéchois. Par exemple au caveau de Montfleury, qui propose ce samedi entre 11 h et 16 h des visites de ses parcelles et de son chai (plus d’infos au 04 75 94 76) ou au caveau de Jalès qui propose aux amateurs une initiation à la dégustation (réservation au 04 75 39 08 26). A Ruoms, l’espace de découvertes œnologiques Néovinum organise à destination des enfants un atelier de découverte des arômes (inscription au 04 75 39 98 08) et les chais du Pont d’Arc une journée sur le thème du vin rosé (avec vide-grenier, tombola, randonnées, plus d’infos au 04 75 88 02 16).


translayon
Dans la vallée de la Loire, la 7e édition de la Translayon se poursuit ce week-end avec un programme chargé de vingt randonnées à pied, à vélo, à cheval, à VTT et en canoë, autant de façons d’envisager la descente du Layon à la découverte des patrimoines culturel, naturel et viticole de ses coteaux. Depuis sa création, le succès de cet événement phare de l’œnotourisme ne se dément pas, certaines inscriptions étant closes depuis des mois (par exemple, les randonnées à cheval). Pour découvrir les différentes animations, expositions et autres propositions émaillant ces journées festives, musicales et gourmandes, on se reportera au programme détaillé ici.

Maître sauternes, sur un arbre perché

Parmi les différentes propositions œnotouristiques que le château de Rayne Vigneau fait à ses visiteurs, la plus originale est sans doute cette dégustation de sauternes organisée dans le cèdre bicentenaire de son parc. Encadrés par un moniteur diplômé, les amateurs découvrent ainsi le vin de ce premier grand cru classé de Sauternes en bénéficiant d’une hauteur de vue sur la vaste croupe dominant le Sauternais qui lui donne naissance, 84 hectares d’un seul tenant dont le « sous-sol de graves sablonneuses révèle d’étonnantes richesses, agates, saphirs, cristaux de roche, annonciatrices d’un vin précieux. »

Outre cette “Dégustation Perchée” (25 euros par personne), qui peut accueillir trois à sept convives, Rayne Vigneau se découvre également à cheval (2 à 12 personnes, 55 euros la randonnée + dégustation des trois vins de la propriété) et à pied, de la classique visite et dégustation (7 euros) jusqu’aux “Secrets de Rayne Vigneau” incluant une verticale de trois millésimes (20 euros par personne). Une dégustation gourmande axée sur la capacité du sauternes à s’accorder avec « un nombre illimité de mets » (45 euros à partir de six personnes) complète ces différentes approches du domaine dont on trouvera le détail ici. Réservation auprès de Clémence Quemin au 05 56 76 61 63.

Lynch-Bages, l'artiste de l'été

Après James Brown en 2010, Antoni Tàpies, en 2011, Emilio Perez en 2012, Paul Reyberolle en 2013 et Pierre Alechinsky en 2014, le château Lynch-Bages présente dès ce week-end dans ses chais une exposition de l’artiste pluridisciplinaire Barthélémy Toguo intitulée Harvest in Heaven. Peinture, photographie, sculpture, estampe, aquarelle, installation, performance, c’est à travers différents medium que cet artiste né eu Cameroun en 1967 exprime « ce que lui inspire la société contemporaine, abordant notamment la place de l’homme, dans les flux migratoires comme dans l’univers, l’échec des leaders africains ou encore le devoir de mémoire consécutif aux crimes contre l’humanité. Une vingtaine de ces œuvres « tantôt ouvertement provocatrices, tantôt subtilement subversives » sont visibles à Lynch-Bages jusqu’au 31 octobre, en collaboration avec la galerie Lelong qui représente Barthélémy Toguo depuis 2010.

Ci-dessus, The Perfect Wedding, 2014. Aquarelle sur papier marouflé sur toile, 240 x 240 cm, ©Barthélémy Toguo / Courtesy Galerie Lelong & Bandjoun Station / Photo Fabrice Gibert.

La Mordorée en deuil

Christophe Delorme, qui dirigeait avec son frère le Domaine de la La Mordorée, à Lirac, nous a quitté brutalement à 52 ans, des suites d’une crise cardiaque. Cette disparition si brutale et prématurée m’a rappelé mes premières visites dans ce beau domaine à la fin des années quatre-vingt, alors que Christophe venait de décider de se consacrer pleinement à sa passion de la vigne et du vin. J’avais été immédiatement impressionné par la force de sa conviction, par la précision des questions qu’il se posait tant sur la conduite de la vigne que sur les vendanges, les vinifications ou les problématiques d’élevage. Son exigence était immense, les résultats furent immédiats. La Mordorée fit partie, dès cette époque des grands de la vallée du Rhône. Qu’il s’agisse des liracs rouge et blanc ou, plus tard, du châteauneuf-du-pape et des tavels, les vins de Christophe Delorme font partie de ceux qu’on attend chaque année avec confiance : je ne me souviens pas d’avoir jamais été déçu par un vin du Domaine de la Mordorée. Christophe Delorme a été l’un des grands vignerons français de ces vingt-cinq dernières années, même si, de par son peu de goût pour les mondanités et sa discrétion naturelle, il n’a jamais cherché à profiter de cette dimension.
Toute l’équipe de Bettane+Desseauve présente à sa famille nos plus sincères condoléances.

Photo : D.R.

Loi Evin, on avance

La commission spéciale du projet de loi dit « Macron » a choisi de maintenir la définition de la publicité adoptée au Sénat en première lecture début mai. Les parlementaires permettent aux journalistes et aux acteurs de l’œnotourisme de sortir de l’insécurité juridique. Les 500 000 acteurs de la vigne et du vin, au travers de Vin & Société, saluent un vote qui concilie santé publique, information et promotion responsable du vin.

Ce matin, les parlementaires se sont prononcés en faveur de la clarification du cadre règlementaire de la Loi Evin. Si le vin est un atout économique et une richesse culturelle incontestables pour la France, il est essentiel d’en encadrer la publicité, notamment pour protéger les jeunes et les populations à risque. Or, la jurisprudence développée depuis 25 ans avait entraîné une confusion entre information et publicité comme en témoignent les condamnations de journaux*, dont les articles de presse avaient été requalifiés en publicité. Ces condamnations avaient créé une insécurité juridique forte et de l’autocensure préjudiciables à un secteur économique majeur pour notre pays. « En distinguant la publicité de l’information, les parlementaires reviennent à l’esprit initial de la loi Evin : encadrer la publicité mais ne pas interdire toute forme de communication sur le vin. Contrairement aux contre-vérités entendues ces derniers jours, cette clarification ne donnera pas plus de droits aux producteurs de vins » déclare Joël Forgeau, président de Vin & Société.

Vin & Société rappelle que sa position n’est pas d’assouplir la loi Evin mais au contraire d’en favoriser l’application dans un contexte règlementaire clair, stable, permettant à chacun d’exercer sa responsabilité. « Cette situation est un juste retour à l’esprit initial de la Loi Evin. Les parlementaires réaffirment le fondement même de leur mission – légiférer – et définissent un cadre légal clair pour les journalistes, les acteurs de l’œnotourisme, les milliers d’artistes et d’écrivains, les agences de communication et de publicité, les avocats, tous concernés par les conditions d’application de la Loi Evin. Ils adressent également un signal fort à toutes les régions viticoles dans lesquelles émergent des projets emblématiques soutenus par des fonds régionaux ou départementaux comme la Cité des civilisations du vin à Bordeaux, la Cité des vins de Bourgogne à Beaune, la Cité de la gastronomie à Dijon. Ce sont des projets ambitieux qui contribuent à l’attractivité de nos territoires déjà visités annuellement par quelque 12 millions d’œnotouristes venus du monde entier » poursuit Joël Forgeau.
 
De plus, cette clarification va permettre à Vin & Société, au nom des 500 000 acteurs de la vigne et du vin, de  s’engager davantage en faveur de l’éducation. « La filière viticole est convaincue que seule l’éducation permet de changer les comportements à risque.  Elle est prête à assumer son devoir de responsabilité en diffusant en particulier les repères de consommation**, peu connus des Français. » Le président de la République et le Premier ministre avaient déclaré au dernier Salon international de l’agriculture que « le vin est une valeur de la France et un produit phare. » Le ministre des Affaires étrangères a également témoigné : « Qu’il faille faire attention en matière de santé, tout le monde est d’accord, les vignerons les premiers. Il faut quand même qu’ils puissent communiquer donc il faut trouver un juste équilibre. » A quelques jours de l’inauguration de Vinexpo par le président de la République dimanche 14 juin, c’est un message de raison qui est adressé à une filière économique porteuse d’un patrimoine vivant mais fragile, qui irrigue notre territoire à travers 66 départements et qui contribue au maintien de 500 000 emplois non délocalisables.


* Condamnation de Paris Match (mars 2013), Le Parisien (décembre 2007), Les Echos (juin 2007)
** Repères de consommation établis par le Programme national nutrition santé (PNNS) du ministère de la Santé et la Haute autorité de santé publique (HAS) : 2 verres maximum par jour une femme, 3 verres maximum par jour pour un homme, 4 verres maximum en une occasion exceptionnelle, 1 jour d’abstinence par semaine.


 

Château Moulin Caresse, Montravel rouge 2010


 

Château Moulin Caresse, Montravel rouge 2010

LE VIN : Les fruits noirs, la densité et la profondeur s’invitent dans ce merlot chouchou de ses propriétaires. À juste titre car il en a sous le pied, puissant, juteux, élégant. Le président de la République François Hollande, qui inaugurera Vinexpo dimanche prochain, s’est enthousiasmé pour ce cru lors de son passage en mars dernier au Salon International de l’Agriculture. « C’est une bombe », dit-il. Ce cru mériterait à coup sûr d’être servi à l’Élysée.

16/20

ACHETER


LE DOMAINE : Depuis 1981, Sylvie et Jean-François Deffarge ne ménagent pas leurs efforts pour porter haut les couleurs de Montravel, sur ce domaine familial hérité du père de Jean-François et qu’il conduit désormais avec ses deux fils. Ce sont aujourd’hui 48 hectares situés en coteaux et sur le plateau de Vélines (dont 28 hectares de rouges), qui donnent lieu à une large gamme de vins parfaitement réalisés qui figurent parmi les plus réussis de Montravel. Le nouveau chai, qui permet de travailler plus confortablement et au large, les équipements techniques, le suivi des vins sont des atouts indéniables en cave. Côté vignoble, la culture n’a pas sauté le pas du bio mais s’efforce de faire du mieux possible. Ce domaine phare du Bergeracois qui a trois étoiles dans le guide Bettane et Desseauve sera présent à Vinexpo

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