Accueil Blog Page 454

Domaine Didier Dagueneau, l’extraordinaire relève

[row]
[col width= »six »]Six ans après la disparition prématurée de Didier Dagueneau, le domaine de Pouilly-Fumé a retrouvé sous la conduite de ses enfants, Louis-Benjamin et Charlotte, une continuité prodigieuse dans l’excellence et la très grande personnalité. Il entre cette année dans le club très fermé de nos producteurs « Cinq Etoiles ».

Avec son facies de chef franc, Didier Dagueneau était l’un des chefs de la tribu des sauvignons depuis le début des années 1980 entre Saint-Andelain et Saint-Laurent au pays du Pouilly-Fumé. Ses propos pouvaient être aussi tendus que ses vins et ses cuvées inattendues. « La quintéssence de mes roustons » reste un modèle de l’humour vineux et décapant de cet extrémiste de la qualité. À son savoir œnologique, il ajoutait une intuition de génie permettant de sortir des cuvées dignes du dieu Sauvignon. Vigneron au grand cœur, il s’est envolé il y a plus de six millésimes mais il n’est pas tombé dans l’oubli. Ses héritiers sont dans l’ordre chronologique, son fils, Benjamin et sa fille Charlotte, qui continuent le travail du sol tout en respectant l’environnement. Cela permet de donner aux blancs de Pouilly-Fumé en même temps une richesse et une droiture dans l’expression des terroirs qui portent le Sauvignon à son juste point d’équilibre. Leur personnalité pure, brillante et sans concession constitue une référence absolue ; le travail forcené sur les derniers millésimes a permis de gagner en précision. Désormais chaque détail compte pour optimiser la qualité.
Les 12 hectares de Pouilly-Fumé font l’objet des plus grands soins et Benjamin Dagueneau aime rappeler « qu’il y a une personne par hectare pour travailler au mieux les sols. Ici on privilégie les tâches manuelles au tracteur ». Dans la mouvance bio, cet as du sauvignon traite uniquement avec des produits de contact et bannit tous les intrants. Cependant, s’il faut traiter pour sauver la récolte comme en 2013, on intervient exceptionnellement. Je possède également trois stations météo sur le secteur. Leurs informations précieuses permettent d’économiser un ou deux traitements par millésime. Les densités de plantation varient entre 6500 pieds l’hectare pour les vieilles vignes à 10000 pieds pour les derniers plants.

Les vendanges en caisses sont manuelles avec des tries toujours sévères à la vigne qui nécessitent la présence de 60 à 70 coupeurs et de 10 hotteurs; Le débourbage se révèle serré, la fermentation s’effectue dans des demi-muids de 600l ou dans des cigares contenant 320l. On ne corrige pas les degrés, ni l’acidité; on se veut le plus près possible du jus de la treille.[/col]
[col width= »six »]L’élevage se déroule durant un an sur lies totales, sans soutirage, puis on assiste à la mise en masse dans des cuves inox pour une durée qui varie entre 6 et 8 mois. On entend ainsi obtenir l’expression la plus cristalline du sauvignon; Tout est levuré au domaine et à partir de 2015, « on démarrera une sélection avec les levures souches du domaine », aboutissement ultime d’une sélection mise en place par Antoine Pouponneau, l’un des spécialistes de la question.
Le chai grand consommateur d’énergie est indépendant grâce à 180 m2 de panneaux photovoltaïques. Son hygiène irréprochable permet de baisser l’utilisation du soufre.

Cinq cuvées sont produites sur Pouilly avec le même soin.
Le blanc fumé ouvre le bal, il est issu d’un assemblage de jeunes vignes de 5 à 20 ans issues pour 2/3 d’argile à silex et 1/3 de marne. Cette première cuvée au charme immédiat se veut aromatique, vive et tranchante. On peut la consommer peu après sa mise en bouteille sur un crottin de Chavignol. Elle évolue parfaitement en bouteille et aujourd’hui le 2007 est en pleine forme.
On entre ensuite dans les sélections parcellaires avec sur 2 hectares d’argiles légers situés sur Saint-Laurent, la cuvée Pur-Sang dont l’âge des vignes tourne autour de 25 ans. Elle se révèle pleine, fougueuse avec des rondeurs suggérées et vibrantes dignes d’une salade de langoustines aux agrumes.
Portées par 1,60 hectares d’argiles plus riches dans le bas du coteau de Saint-Andelain, les vignes de Buisson Renard ont une trentaine d’années, elles offrent plus d’épaules en attaque et il présente un beau volume de bouche tout en conservant une tension harmonieuse avec toujours de beaux amers en final qui conviennent parfaitement à un carpaccio de saint-jacques.
Sur le haut de la butte magique de Saint-Andelain sur des argiles à silex plus durs, les 4 hectares de la cuvée Silex donnent leurs lettres de noblesse aux sauvignons d’exception avec des vignes dont l’âge varie entre 30 et 80 ans. Elle présente une percussion renversante. Il faut plusieurs années pour que ce cru donne toute sa mesure, il évolue parfaitement dans le temps, les 2002, 1996 ou 1988 ont encore de l’éclat. Ce vin fait merveille sur un dos de turbot aux truffes.
La cuvée Astéroïde issue de vignes franches, de pied de 25 ans n’est produite que sur 17 ares d’argiles à silex de la butte vénérée, elle se révèle extra-terrestre , avec sa puissance cristalline et son intensité aromatique déclinant les agrumes et offrant une expression minérale très pure. Elle fait volontiers la courte échelle au homard serti de diamant noir.
Depuis 2005 le domaine produit un hectare de Sancerre blanc sur le terroir béni des Monts Damnés de Chavignol. Riche, profond, gras et crayeux, ce cru offre une énergie minérale magnifique. Au fil des millésimes, le vin s’affirme comme une référence sur le secteur. On l’apprécie sur la délicatesse d’un fromage de Pouligny.


[/col]
[/row]


Astéroïde Pouilly-Fumé 2010 18,5/20

Cette cuvée ultra confidentielle est vraiment extra-terrestre, on en apprécie la puissance cristalline et l’intensité aromatique déclinant les agrumes et offrant une expression minérale très pure.

ACHETER


Blanc Fumé de Pouilly 2012 15/20

Fumé à souhait avec une bouche droite et saline, ce vin s’offre tout de suite.

ACHETER


Buisson Renard Pouilly-Fumé 2010 16,5/20

Nez de citron vert, bouche d’une tension cristalline de grand style, avec une bien belle persistance.

ACHETER


Buisson Renard Pouilly-Fumé 2011 16/20

Nez d’agrumes avec une touche fumée, la bouche s’étire de belle façon, avec de la distinction.

ACHETER


Buisson Renard Pouilly-Fumé 2012 16,5/20

Bouche sur un fruité croquant avec une belle tension derrière.

ACHETER


Pur Sang Pouilly-Fumé 2010 17/20

Vin complet avec une allonge stylée et énergique dans un style cristallin.

ACHETER


Pur Sang Pouilly-Fumé 2011 16/20

Nez sur les fruits blancs, le poivre gris et la craie, on retrouve une bouche longue et élancée avec une belle persistance.

ACHETER


Pur Sang Pouilly-Fumé 2012 17/20

Il faut carafer ce pur-sang pour apprécier sa tension sur le fumé et les agrumes.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 1986 17/20

Nez d’ananas frais, avec une pointe de fumé, l’attaque est caressante puis le vin se tend ; un vin de saint-jacques.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 1996 19/20

Nez de truffe blanche avec une pointe d’agrumes, l’attaque soyeuse est de grand style, la bouche possède un ressort cristallin superbe, avec une fin saline ; idéal sur une salade de langoustines aux truffes.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2002 18,5/20

Conjuguant la pureté minérale et les agrumes, cette cuvée donne le grand frisson.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2006 19/20

La vibration minérale exquise dans toute sa pureté, avec un peu plus de fond sur le 2006 que lors de notre dégustation de mars 2007.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2008 19,5/20

C’est déjà bien en formes, avec une fulgurance au niveau de la tension, une bouche d’une précision d’orfèvre. Grandissime !

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2009 19/20

Matière riche portée par un beau support acide, attaque soyeuse puis le vin développe une énergie savoureuse, avec une finale rayonnante aux accents exotiques et salins. C’est l’une des réussites majeures du millésime.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2010 18/20

Matière très pure portée par un excellent support acide et une maturité juste, la colonne vertébrale minérale est superbe, on est dans le registre de la fulgurance, ce vin évolue parfaitement et nous fait revoir la note à la hausse.

ACHETER


Silex Pouilly-Fumé 2011 17,5/20

Pureté et allonge toute en tension savoureuse, ce vin s’étire avec élégance sur une aromatique marquée par les agrumes et la minéralité.

ACHETER


Le Mont Damné Sancerre 2010 17/20

Millésime chavignolesquement pur dans son expression aromatique comme dans sa structure, il s’ouvre progressivement au bout d’une heure d’ouverture en offrant la complexité crayeuse que l’on observe dans la deuxième année de bouteille.

ACHETER


Le Mont Damné Sancerre 2011 16,5/20

Nez crayeux avec une touche d’agrumes, la bouche offre une réelle plénitude avec une finale classique bien constituée. Ce vin évolue parfaitement.

ACHETER


Le Mont Damné Sancerre 2012 18/20

Traçant, avec une matière très pure, ce vin est d’une précision époustouflante.


Les Grands de demain : le Médoc


Les experts Bettane+Desseauve ont sélectionné dans chaque vignoble de France les producteurs qui leur paraissent avoir le potentiel de s’affirmer au plus haut niveau de leur appellation.


Première étape de ce Tour de France de l’avenir, le Médoc

[ubergrid id=23891]

Légende photo d’ouverture : Le vignoble du Château Calon-Ségur

suivre

La dégustation du mardi

Ce 21 octobre, dans le cadre de ses récurrents « mardis » dédiés à la dégustation, la maison parisienne Legrand Filles et Fils propose aux amateurs une plongée dans l’appellation châteauneuf-du-pape avec les vins du domaine du Vieux Télégraphe. Porte-drapeau des quatre vignobles dont la famille Brunier est propriétaire, ce domaine de 70 hectares est situé au sud-est de l’AOC, sur le plateau de la Crau, là où le grenache noir est roi et les étés chauds et asséchés par le mistral.

Présent lors de cette soirée, Daniel Brunier parlera de ces conditions de culture ardues, de ce terroir historique où sa famille produit des vins rouges et blancs depuis plus d’un siècle, des méthodes de vinification qu’il prône – le moins d’interventions possible, et des caves de vieillissement creusées dans la roche qui permettent à ses vins de profiter d’une humidité et de températures optimales.
Tarif : 100 €, plus de renseignements et réservation ici ou au 01 42 60 07 12.

Les vins :
Clos La Roquète 2013 blanc
La Roquète, Mégaphone 2013 rouge
Télégramme 2012 rouge
Les Pallières, Terrasse du Diable 2011 rouge
Les Pallières, Les Racines 2011 rouge
La Roquète, Piedlong 2011 rouge
Vieux Télégraphe 2011 blanc
Vieux Télégraphe 2011 rouge
Vieux Télégraphe 2009 rouge
Vieux Télégraphe 2004 rouge
Vieux Télégraphe 1992 rouge (en magnum)

Mybettanedesseauve.com, deuxième acte !

À partir du lundi 20 octobre 2014, notre site entre dans la deuxième phase de son existence. Il vous propose désormais, toujours en accès libre, toutes les rubriques d’un véritable magazine digital du vin. Notre première mission est, a toujours été, de vous donner des clés, et parfois même de vous ouvrir en grand la porte, pour vous y retrouver dans l’univers foisonnant et changeant des bons vins. C’est ce que nous nous emploierons à faire tous les jours avec notre équipe de journalistes et de dégustateurs chevronnés. Vous retrouverez au travers de nombreuses rubriques nos sélections, nos analyses, nos enquêtes, nos portraits et interviews et nous espérons que chacun d’entre eux nourrira avec bonheur votre connaissance et votre passion du vin. Et contribuera à remplir votre cave.
L’ère numérique des médias a bouleversé les vieux équilibres de la presse, en particulier le sacro-saint principe du prix des journaux. C’est aujourd’hui un fait. L’accès à l’information est largement ouvert sur le web. La plupart des organes de presse et des journalistes semblent regretter cette liberté, laissant la place de fait à d’autres tribunes digitales, qu’il s’agisse des envolées plus ou moins contrôlées de blogueurs passionnés ou des dithyrambes intéressés des marchands. Nous estimons au contraire que proposer gratuitement notre travail et notre connaissance du sujet au public le plus large des amateurs de vin constitue un challenge extrêmement vivifiant et passionnant. Nous le ferons en respectant les principes qui sont ceux de journalistes professionnels : l’indépendance de jugement, la nécessité du travail d’enquête, la volonté d’être complet sur un sujet.
« Comment financerez-vous votre travail et votre site ? » est donc une question légitime. Par la vente de publicité et par des partenariats commerciaux essentiellement dans un premier temps, par la mise en place d’un club d’amateurs qui vous sera destiné dans un second temps. Ces messages et ces formules ne sont pas dissimulés. Comment garantir ainsi notre indépendance ? De la même façon que nous le faisons depuis vingt-cinq ans : par la nécessité vitale pour nous de maintenir avec vous une relation de confiance et de respect mutuel. Nous en sommes depuis toujours convaincus. Si nous trichons avec nos convictions, vous le saurez vite et nous n’aurons tout aussi vite plus de raisons d’exister.
Car après l’accès libre à l’information, le lien direct avec vous est certainement le second aspect le plus précieux que nous voulons instituer dans ce magazine du vin. Nous avons créé avec Michel Bettane cette entreprise d’information avec la solide résolution de ne jamais nous enfermer dans la tour d’ivoire qui éloigne tant de critiques de leur public. Que cela soit dans les multiples éditions du Grand Tasting en France ou ailleurs, dans les Challenges Prix Plaisir ou dans les simples, mais innombrables rencontres avec nos lecteurs, nous sommes convaincus que le débat, la rencontre, la convivialité est non seulement une dimension essentielle de notre métier, mais son essence même. Nous ne sommes pas là pour vous dicter ce que vous devez boire, mais pour vous faire partager nos expériences, nos rencontres et nos découvertes. Aussi, n’hésitez pas à la commenter et nous solliciter puisque ce magazine est le vôtre.

Le Tour de France de Michel Bettane : Champagne du 8 au 15 septembre

Vendanges – minutieuses ! – chez Egly-Ouriet à Ambonnay.


Vendanges 2014 : le tour de France de Michel Bettane


Deux à trois semaines de temps parfait, et vraiment somptueux vers le milieu du mois ont permis pour les vignobles centraux de la Marne mais aussi de l’Aube de récolter en volume plus que convenable (12 à 15 000 kilos/ha) des raisins tournant autour de 10° de moyenne, avec des acidités bien marquées, mais sans le caractère excessif de celles de 1996. Le point fort sera sans doute le chardonnay, malgré quelques précipitations habituelles dans les vendanges, le plus souvent dans les meilleurs crus, et un niveau de culture, disons-le, largement perfectible pour une large majorité du vignoble. Les pinots noirs étaient sains, bien équilibré et parfois somptueux comme dans la Montagne de Reims (Verzenay/Mailly au niveau de réussite des plus grands millésimes), ou du côté d’Ay et Ambonnay, où le niveau de viticulture est bien plus élevé que dans la côte des blancs. Ici ou là quelques foyers de pourriture acide ou quelques vignes ravagées par le mildiou mosaïque nécessitaient un tri bien plus important du raisin. On regrettera qu’il ne soit pas toujours fait par des apporteurs de raisins trop gâtés et qui trouvent hélas toujours preneurs de leur camelote quand des acheteurs sérieux la refusent. Le résultat est plus inégal en pinot meunier avec des foyers de pourriture acide plus importants dus à des attaques de drosophiles et insectes volants piquant les raisins, un vrai fléau qui devra faire réfléchir les chefs de culture locaux. Tout laisse à penser qu’une bonne proportion de la récolte sera millésimée.

Les meilleurs rapports qualité-prix des "petits" bordeaux


Bordeaux regorge de crus vendus à petit prix, mais avec une qualité extrêmement hétérogène.
Nous avons sélectionné les douze vins qui offrent le meilleur rapport qualité-prix en rouge, blanc et liquoreux.


[su_tabs active= »1″]
[su_tab title= »VIN 1″]

Château La raz Caman

Blaye Côtes de Bordeaux 2011 7,90 euros 16/20

Joli nez de cerise, tannins robustes bien enrobés, longue finale mentholée. Très agréable.
CONTACTER LE PRODUCTEUR

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 2″]Brown

Château Lavenceau Divine Cuvée

Blaye Côtes de Bordeaux 8 euros 15/20

Robe profonde, grand volume de bouquet sur le fruit noir, bouche ample et gourmande aux tannins mûrs et souples, finale intensément aromatique. Une découverte.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 3″]

Château Marjosse blanc

Bordeaux 2013 8,50 euros 16/20

Splendide blanc : nez complexe, expressif, offrant une grande pureté de fruit et une exquise minéralité, que l’on retrouve dans une bouche franche, riche, ample, tendue par une excellente fraîcheur. Le summum de l’élégance.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 4″]

Dourthe N°1 blanc

Bordeaux 2013 7,50 euros 15/20

Idéalement vinifié, il offre un nez pur, intensément fruité, doté de notes florales et anisées, une bouche très agrumes, charnue et très fraîche.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 5″]Carmes-Ht-Brion

Château Frachet cuvée Prestige

Bordeaux supérieur 2012 8,50 euros 15,5/20

Magnifique nez riche et complexe, exprimant un fruit très épanoui, des notes de freesia et de résineux, bouche fondante, charnue, avec des arômes persistants et une longue finale fraîche. Très raffiné.
CONTACTER LE PRODUCTEUR

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 6″]De-Fieuzal

Terra Burdigala Roc de Jean Lys

Bordeaux Supérieur 2011 9 euros 15/20

Charnu et gourmand, avec un fruité généreux, voici l’archétype du « petit » bordeaux moderne et souriant, attendant avec impatience une viande grillée dans un bon bistrot !
CONTACTER LE PRODUCTEUR

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 7″]

Château de Birot

Cadillac Côtes de Bordeaux 2011 8,50 euros 15/20

Bouche pleine et riche, des tannins encore très jeunes mais droits, qui assurent une bonne tenue, de la fraîcheur et un bon équilibre. Un bordeaux classique comme on les aime.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 8″]

Bernard Magrez Château Guerry

Côtes de Bourg 2011 8,50 euros 15,5/20

Volume solide, truffé, gourmand, très représentatif de son appellation
CONTACTER LE PRODUCTEUR

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 9″]

Château Haut-Guiraud

Côte de Bourg 2011 6,90 euros 15/20

Dans un style très digeste, les tannins sont gourmands et ronds avec ce qu’il faut de coulant et de fraîcheur. Finale sur des notes de fruits rouges.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 10″]

Château de Francs Les Cerisiers

Côte de Francs 2011 9,80 euros 15/20

Fruit un peu plus ferme qu’habituellement mais fraîcheur et équilibre impeccables.
CONTACTER LE PRODUCTEUR

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 11″]Ht-Bailly

Château Bonnet blanc

Entre-Deux-Mers 2013 7,15 euros 15/20

Beaucoup de caractère et une grande buvabilité pour cet entre-deux-mers friand et charmeur, qui exprime toute la rondeur du sémillon, balancée par une très grande vivacité en finale. Le fruit est harmonieux, mûr et frais à la fois, la minéralité perçue est exquise.
ACHETER

[/su_tab]
[su_tab title= »VIN 12″]

Château du Cros Château Ségur du Cros blanc

Loupiac 2011 9,20 euros 15,5/20

Pur, noble, avec des notes d’acacia, encore très jeune mais aussi très prometteur. Une grande bouteille de liquoreux qui ira loin.
CONTACTER LE PRODUCTEUR
[/su_tab]
[/su_tabs]

Les vignes de Jimi


Brève –et personnelle– histoire contemporaine du vin de France


 

Introduction, où il est prouvé que le rock et le vin ne sont pas nés au même endroit.

 

J’ai été fan de rock avant de m’intéresser au vin. Je vivais dans une ville de Normandie, en France, à la fin des années soixante-dix, et j’avais déjà compris que j’étais né au mauvais endroit et au mauvais moment pour vivre cette passion du rock autrement que comme un fan nostalgique. La période clé où la culture rock a explosée, c’était entre 1965 et 1970 à Londres et en Californie. J’avais onze ans en 1969, beaucoup trop jeune pour aller danser dans la boue de Woodstock au son des riffs déchirants de la Fender de Jimi Hendrix.
J’ai eu beaucoup plus de chance avec le vin, seconde passion que j’ai pu suivre comme journaliste, critique puis patron du principal magazine spécialisé français au moment le plus exceptionnel de son histoire pourtant millénaire et dans le pays comptant depuis toujours les vignobles, les domaines et les vins les plus illustres de la planète. Avec Michel Bettane rencontré en novembre 1988 aux Hospices de Beaune et avec qui j’avais dégusté chaque cru de la vente (j’ai su un an plus tard qu’il avait apprécié mon jugement lorsque je fus embauché comme rédacteur en chef de la Revue du vin de France, célèbre RVF dont il était le critique vedette), nous avons pu vivre une expérience exceptionnelle, qu’aucun autre grand dégustateur mondial n’a pu partager aussi intimement. Celle de vivre au jour le jour dans tous les grands vignobles français et auprès des meilleurs vignerons (et parfois aussi avec d’autres producteurs moins doués) la plus formidable révolution qualitative qu’ai connu le monde du vin depuis son origine.

Partageant souvent les doutes et les espoirs d’une génération brillante de vignerons de notre âge, dégustant avec eux leurs vins à la barrique, discutant des choix d’encépagements, de méthode culturale, de vinification ou d’élevage. Bien sûr, les commentaires et les notations que nous établissions s’adressaient à un public d’amateurs de plus en plus nombreux et prêts à découvrir de nouvelles stars du vin, mais nous savions pertinemment que nos premiers lecteurs étaient ces vignerons eux-mêmes, qui avaient absolument besoin du regard sincère et franc que nous portions à leur travail.
Michel Bettane, avec qui je dégustais chaque matin des dizaines de vins anonymes ou célèbres, m’impressionnait par l’honnêteté et la précision de son jugement sur chacun de ces vins, manifestant toujours une incroyable indépendance à l’égard de la réputation du cru et encore plus souvent des relations amicales qu’il pouvait entretenir avec tel ou tel producteur. Il avait conservé dans cette mission de critique et d’observateur du vignoble, les principes qu’il avait appris en enseignant le français, le latin et le grec à ses élèves des classes préparatoires aux grandes écoles au cours d’une première vie de professeur. Porter une attention bienveillante, mais ultra exigeante au travail de ceux qu’il jugeait les plus doués des vignerons français. Travaillant depuis un quart de siècle avec lui, j’ai conservé et cultivé ces principes. On juge mieux les vins en suivant et en comprenant le travail quotidien du vigneron.

suivre

Le bistrot des belles caves à Tours


[row] [col width= »four »]
MENUS = de 18 à 45 euros
Ouvert de 12h à 15h et de 18h à 00h
Fermé le dimanche et le lundi.

23 rue du Commerce, 37000 Tours
Tél. : 02 47 05 71 21
www.lesbellescaves.com [/col] [col width= »six »]
L’histoire a commencé en blanc par le domaine de la Taille aux loups qui produisait du Montlouis et s’est progressivement étendu vers les grands terroirs de Vouvray. Elle s’est poursuivie en rouge à Bourgueil, au domaine de la Butte. Jacky Blot a découpé sa butte en tranches, avec une cuvée du pied de la butte, de la mi-pente et du haut de la butte sans parler de la cuvée des Perrières, tout aussi passionnante. En parallèle du vignoble, cet entrepreneur à l’énergie incroyable avait développé plusieurs caves sous l’enseigne Les Belles Caves. Le dernier de ses magasins, acquis au centre de Tours, lui offrait l’occasion d’acheter en même temps un restaurant voisin, Le Rive Gauche, ancien étoilé de la ville. Le Bistrot des Belles Caves était né ! On y mange bien et surtout, on y boit grand. La carte des vins approche les 1000 références et pas des moindres. Les liens tissés par Jacky depuis des années avec les meilleurs vignerons lui permettent d’avoir des allocations de vins introuvables. C’est là que vous pourrez venir faire la verticale dont vous rêviez. Vous aimez les chablis, elle portera sur Raveneau, Dauvissat ou William Fèvre, excusez du peu. Une lacune sur un millésime de Rayas, du clos Sainte-Hune ? Elle ne vous coûtera à table que 10€ de plus qu’en vente à emporter. Et pour ceux qui aiment varier les plaisirs, 40 vins sont quotidiennement à déguster au verre.

Description
À LA CARTE: menu à 24 euros entrée+plat+dessert • Gaspacho Andalou et ses légumes croquants, toast de jambon Ibérique • Cuisse de canette en fricassée, pêche rôtie et légumes glacés • Poire poché sur son miroir de cassis crème mousseuse citron

RÉSERVER[/col] [/row]


DÉCOUVREZ LA SÉLECTION LEBEY

LOGO-LEBEY

Condrieu, la renaissance du viognier


Le vin de Condrieu, malgré sa rareté, est devenu l’un des vins de la vallée du Rhône les plus populaires au monde, le seul vin blanc même à l’être et son exemple est à l’origine de nombreuses plantations du cépage viognier à travers le monde, alors que, trente ans plus tôt, il avait failli disparaître.


 

À LIRE >Condrieu, les villages et les lieux-dits…

 

À suivre >Vinification et caractère des vins… >Le guide des producteurs et leurs vins…

 

Lors de ma première visite dans le vignoble, durant l’été si sec de 1976 Lors de ma première visite dans le vignoble, durant l’été si sec de 1976, ils n’étaient que dix hectares de coteaux abrupts à revendiquer l’appellation, dont la moitié appartenait à une force de la nature, Georges Vernay. Son courage, sa foi dans la qualité du vin, son tempérament de bon vivant ont largement contribué au triomphe actuel que connaissent les vins, qui peuvent enfin se vendre à des prix rentabilisant la pénibilité du travail de la vigne.

Un terroir unique

L’appellation Condrieu se décline sur la bordure orientale du Massif Central, comme le pendant des crus du Beaujolais au nord de Lyon, sur des sols vieux de plus de 300 millions d’années, formés lors de l’orogenèse hercynienne (formation des reliefs de l’ère primaire). La roche d’origine est granitique et lorsque des températures de plusieurs centaines de degrés l’ont retravaillée, elle s’est transformée en différents types de gneiss. On parle alors de roches métamorphiques riches en micas sombres ou en feldspaths plus clairs. Ce métamorphisme a pu prendre la forme feuilletée de schistes, sous l’effet de puissants mouvements tectoniques. Beaucoup plus près de nous, à l’ère quaternaire, sur le sommet des coteaux se sont accumulés ici ou là des dépôts de loess apportés par les vents et qui allègent les textures. Ces granits se délitent ou se décomposent facilement formant des arènes de sables. Ces sables s’alourdissent parfois par la formation d’argile, mais cette argile est infiniment moins compacte que sur un substrat calcaire. Une étude très précise des sols de l’appellation, commanditée par le syndicat viticole a été réalisée par les géologues Céline Beaucamp et Lolita Gilles. C’est ce travail capital qui inspire largement le descriptif des lieux-dits qui va suivre.

Un seul cépage

À l’heure actuelle, l’aire de production couvre un peu plus de 140 hectares sur 220 potentiels. Cela semble peu si l’on tient compte de la trentaine de kilomètres qui sépare le ruisseau de Bassenon, limite nord de l’appellation, du coteau de Montrond, au sud de Limony, qui la clôt. Mais avec beaucoup de rigueur, les vignerons n’ont conservé que les meilleures expositions, sud ou sud-est, et ont exclu les sommets de coteau, qui produisent un vin de pays des collines rhodaniennes. À partir de Chavanay, tous les coteaux qui n’ont pas droit à l’appellation Condrieu peuvent revendiquer l’appellation Saint-Joseph, mais paradoxalement sans être autorisés à planter le même cépage blanc. Ces saint-joseph du nord relèvent en effet des usages de ceux du sud : pour les vins blancs, seules la marsanne et la roussane sont autorisées, alors qu’en Condrieu et depuis la nuit des temps, le viognier est le cépage exclusif. On a longtemps cru que cette variété n’existait au monde que dans ce petit espace. Il semble pourtant qu’elle fasse depuis longtemps partie du patrimoine des vignobles dalmates, sans qu’on puisse savoir qui l’a plantée le premier. En tout cas, son adaptation au type de sol et au climat de ce secteur est brillamment mise en évidence par la finesse et le parfum remarquable qu’elle donne au vin et qui a donné l’idée à de nombreux « nouveaux » vignobles, en Californie, en Australie et désormais un peu partout dans l’hémisphère sud de l’essayer, souvent avec succès. Au moment des premières extensions de plantation, les vignerons n’avaient à leur disposition que deux clones bien inférieurs en qualité aux plants d’origine et qui pourtant ont fait le tour du monde. Grâce à la ténacité de Georges Vernay et à l’intelligence de la nouvelle génération de vignerons conduite par Gilbert Clusel et Brigitte Roch, une sélection massale soignée donne à tous la possibilité de revenir à la qualité incomparable des plus anciennes vignes.
suivre

Cloudy Bay pinot noir

 

La Nouvelle-Zélande, l’autre pays du pinot noir


 

Marlbourough, Nouvelle Zélande

Robe rubis brillante très pinot, caractère aromatique immédiatement séduisant au nez avec les notes de prune et de fleurs relevées par des épices, attaque en bouche très veloutée, mais aussi de belle vivacité, fruit épicé superbement présent en bouche, finale soyeuse et énergique. Très bel équilibre, prêt à boire.

16,5/20

Disponible à 32,50 euros la bouteille sur vinatis pour le millésime 2001
ACHETER


En France, seuls les spécialistes et les grands voyageurs connaissent Cloudy Bay. Les premiers savent que cette winery néo-zélandaise appartient – comme cinq autres à travers le monde – au groupe LVMH ; les seconds ont nécessairement vu une bouteille de Cloudy Bay sur la carte d’un restaurant de Londres, Hong Kong ou New York, tant la marque est mondialement diffusée. Mais les uns comme les autres connaissent surtout le sauvignon de Cloudy Bay, devenu l’étendard des blancs néo-z, avec son énergique vivacité mais aussi son savoureux confort de bouche, avec ses arômes de pamplemousse immédiatement séduisants. J’aurais adoré pouvoir vous parler du 2014 (récolté en mars, hémisphère sud oblige et, donc, mis en bouteille) que la winery a eu la gentillesse de nous adresser en direct depuis son site de Blenheim, dans la région de Marlbourough. Mais, comme le montre la photo jointe, les conditions de transport ont eu raison du sacro-saint bouchon à vis kiwi…
Cet envoi m’avait néanmoins fait plaisir, je suis allé dans ma cave retrouver une bouteille de Cloudy Bay. À côté du sauvignon, dormaient deux autres spécialités maison, bien moins connues, un chardonnay et un pinot noir. J’ai ouvert le pinot 2012 et je me suis régalé. Il en est du pinot comme du chardonnay, on soupçonne toujours ses versions New World de jouer sur un registre caricatural : la cerise ultra mur et la quetsche pour le premier, le butterscotch pour le second, la lourdeur alcoolique pour les deux. Ici, rien de cela, mais pas non plus une copie forcément imparfaite d’un gevrey ou d’un volnay. Non, une vraie expression originale, jouant sur une finesse allègre et souverainement tapissante en bouche, une complexité aromatique s’amusant de notes de petits fruits rouges et de touches subtilement poivrées et épicées. Côté climat, 2012 a ressemblé un peu là-bas à ce qu’est 2014 sous nos latitudes, avec un été froid et un automne inhabituellement chaud et sec. À la fois moderne (fraîcheur, fruit, caractère énergique en bouche) et très classique dans sa définition avec un équilibre quasi parfait, il est l’exemplaire démonstration qu’hors de Bourgogne le pinot noir peut avoir une vie originale et brillante.

Thierry Desseauve

 

IMG_9591-petit
Les deux bouteilles de sauvignon 2014 reçues par transporteur depuis la Nouvelle-Zélande. Elles n’ont pas été décapsulées, mais le niveau de chaque flacon montre que leur étanchéité a été mise à mal durant le transport. Étonnant pour un mode de bouchage annoncé 100% fiable.