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Les pépiniéristes de la vigne





Alors que la vigne se réveille doucement, l’heure est à l’aboutissement d’un patient travail chez les pépiniéristes viticoles. Après dix-huit mois, les plants de l’année ont commencé à quitter les chambres froides pour des plantations qui s’échelonneront cette année de février à juin selon les régions. Quant à la préparation des porte-greffes et greffons nécessaires aux greffages du printemps, qui donneront les plants de 2014, elle est en phase finale. Acteur majeur de la viticulture, la filière de la pépinière viticole intervient également dans la lutte contre la flavescence dorée. En Charente, une démarche collective pour protéger les parcs de vignes-mères a été mise en place en 2011. Pour la troisième année, un cordon sanitaire va être établi autour des vignes-mères. « On a le devoir de prospecter dans nos parcs de vignes-mères. Mais si un foyer existe à proximité, on a un risque de contamination. On demande donc aux adhérents de la démarche Prospection Flavescence Dorée de contrôler dans un rayon de 500 mètres autour des parcelles de vignes-mères. Et pour les vignes qui ne nous appartiennent pas, la prospection est sous-traitée. Le plus important dans cette démarche, c’est de détecter les pieds contaminés le plus en amont possible, de les marquer et de les arracher», explique François Bodin, le nouveau président du syndicat des pépiniéristes viticoles de la région du cognac. Dans la région Aquitaine, une première nationale a eu lieu en 2012 sous forme d’une action forte qui sera reconduite cette année. Des groupements de défense contre les organismes nuisibles ont pour mission de prospecter le vignoble afin de repérer la maladie. David Amblevert, président du syndicat des pépiniéristes-viticulteurs de la Gironde et du Sud-Ouest explique que « face à cette sensibilisation collective des viticulteurs, nous pépiniéristes avons décidé d’aller au-delà de la mission de FranceAgriMer (25 % par an) en faisant prospecter, à nos frais, 100 % des vignes-mères à greffons d’Aquitaine.» Cette prospection externalisée est effectuée par des techniciens de la Chambre d’agriculture de la Gironde.

Un nouveau cahier des charges devrait être adopté en août prochain au congrès de la Fédération Française de la Pépinière Viticole (FFPV) qui prévoira notamment la généralisation des mesures préventives annualisées sur la prospection des vignes-mères par les professionnels en s’inspirant des exemples de ces deux régions, ainsi qu’un volet sur la formation à la reconnaissance des pathogènes. La pépinière viticole française est la première au monde et représente à elle seule près de 40 % de l’offre européenne. Première étape de la production du vin, avec un engagement sur 40 ans, elle occupe un secteur de la viticulture dont l’activité consiste à fournir un matériel végétal sélectionné et certifié aux professionnels de la filière. Son marché est étroitement lié à celui du vin. Grâce au séquençage de la totalité du génome de la vigne, la sélection végétale française prend un nouvel essor. A travers
la marque ENTAV-INRA®, les pépiniéristes participent directement au financement de la recherche sur le matériel végétal. Le congrès annuel de la Fédération Française de la Pépinière Viticole se donne pour mission première de faire progresser la viticulture face aux enjeux de demain. Au programme de cette année, la compétitivité de la filière et la « Charte Qualité Plants ». Lors de la session 2012, le président de la FFPV, Gilbert Jenny, avait déclaré vouloir « pour la viticulture, nos organismes de contrôle et la recherche, être un partenaire responsable, afin qu’ensemble, nous puissions progresser dans l’intérêt commun. » En attendant le rendez-vous de l’été prochain, une journée sur le thème “Porte-greffes : des racines et des vins” se tiendra le 17 avril à L’Institut des sciences de la vigne et du vin. Une table ronde permettra au public de participer aux réflexions des acteurs de la filière sur les modifications du contexte climatique, environnemental ou des marchés mondiaux du vin et leurs interrogations au sujet du choix du matériel végétal, en particulier celui du porte-greffe. Renseignements et inscription ici.

Clôture imminente

Il ne reste à l’amateur que quelques heures pour enchérir sur les bouteilles ou les lots d’exception de cette vente qui réunit la crème du vignoble en deux-cents lots. Par exemple, ces caisses panachées des grands crus du millésime 2009. Petrus, Châteaux La Mission Haut Brion, Haut Brion, Lafite Rothschild, Latour, Mouton Rothschild, Margaux, Cheval Blanc, Yquem, une bouteille de chaque. Ou bien Mouton Rothschild, Haut Brion, Petrus, Margaux, deux bouteilles de chaque. Sinon il y aussi un double magnum de Mouton Rothschild 1981, une bouteille de Cheval Blanc 1971 et une autre d’Yquem, 1937. Sans oublier quelques cognacs. Vite, vite, on y accède par .

Le déjeuner du Prix Taittinger






Le 27 novembre dernier, Christophe Schmitt, sous-chef du Diane, restaurant étoilé de l’Hôtel Fouquet’s Barrière, remportait le Prix Culinaire International Pierre Taittinger, après une finale qui exigeait que soit servies, en deux pièces pour six personnes, deux dorades royales farcies accompagnées d’une sauce ou d’un jus au choix, servi(e) dans une saucière, et de deux garnitures libres. Les six candidats avaient découvert ce thème 2012 la veille du concours. La deuxième partie de l’épreuve, quant à elle, avait été dévoilée quelques semaines avant et consistait en une réinterprétation de la soupe de poisson. C’est donc Christophe Schmitt qui a su le mieux convaincre le jury de professionnels que présidait le triplement étoilé Gilles Goujon, élu Chef de l’Année 2012. Ce dernier s’est déclaré impressionné « par le très haut niveau des compétiteurs», précisant que le jeune vainqueur de 29 ans pouvait sérieusement envisager le concours de Meilleur Ouvrier de France. Réputé pour sa rigueur, le Prix Culinaire International Pierre Taittinger a été créé en 1967 en hommage au fondateur de la Maison (on retrouvera tous les lauréats ici). Organisé par des professionnels, il récompense les chefs qui savent concilier créativité et règles classiques de la gastronomie. Très ému par sa victoire, « aboutissement de plusieurs années de travail et expression de la passion qui m’anime », Christophe Schmitt a pu la célébrer lundi dernier lors du déjeuner organisé en son honneur par la Maison de Champagne. Comme on peut le constater sur la photo ci-dessus, le Prix Taittinger 2012 lui a été officiellement remis par Pierre-Emmanuel Taittinger et Fabrice Moizan, respectivement président de Taittinger et directeur de l’hôtel Fouquet’s Barrière.

Des hommes, des vins et des émotions


Le fameux critique gastronomique Nicolas de Rabaudy a écrit un livre de souvenirs. Voici Des hommes, des vins et des émotions, une mine de « petites » histoires qui s’inscrit naturellement dans la grande. En quelques 240 pages, voilà une promenade au cœur de la grande gastronomie française et de ses complices de toujours, les grands vins. Et aussi, bien sûr, les grands hommes qui sont à l’origine de tout ça ou qui ont, comme on dit, accompagné le mouvement. Du professeur Khayat aux collectionneurs Audouze et Chasseuil, en passant par l’immense Aubert de Villaine, il ne manque pas grand’monde à l’appel. Ce qui fait l’intérêt de l’opus n’est pas tant la qualité des gens dont parle Rabaudy, mais bien le caractère très personnel de cette promenade à travers les goûts des uns, les caves des autres et les émotions de Nicolas.
À lire d’urgence. Nicolas de Rouyn


Le marché allemand


La présence de Castel au salon Prowein qui a ouvert hier à Düsseldorf, et qui dure jusqu’à mercredi, est l’occasion de rappeler la place de l’Allemagne dans les échanges mondiaux. Ce marché mature est le quatrième marché du vin au monde, avec près de vingt millions d’hectolitres consommés en 2011) et le premier marché importateur
(16,1 millions d’hectolitres). Si la consommation tendait à diminuer depuis 2008, 2012 s’est terminé sur une augmentation sensible de 1,5 %. Pour les productions des viticulteurs français, l’Allemagne est le premier client en volume et le troisième en valeur (2011). Les Allemands considèrent que les vins français sont d’un bon rapport qualité-prix, ils en ont une bonne image et apprécient le renouveau des vignobles, leur engagement en faveur
du développement durable, la modernisation des caves ou encore la maîtrise des langues étrangères (source Ubifrance). Présents sur ce marché dès les années 60, les Châteaux et Domaines Castel y rencontrent de beaux succès, comme la multiplication par deux des ventes de Château Barreyres (Haut-Médoc, cru bourgeois), très apprécié dans le réseau des cavistes, ou l’augmentation de 42 % de celles de Château Tour Prignac (Médoc, cru bourgeois). En février dernier, sa filiale LFE Deutschland, qui met à disposition trois cent cinquante références de vins venus de France et d’ailleurs, a finalisé l’arrivée de deux nouvelles références, Cru de la Maqueline, un bordeaux issu d’une nouvelle propriété de la maison, et un muscadet-sèvre-et-maine biologique appelé Clos des Orfeuilles.

Bienvenue au Moët & Chandon Grand Vintage Rosé 2004

C’est en 1920 qu’est née la collection des rosés “grand vintage” de la Maison Moët & Chandon, héritage qui remonte à cette année 1801 où Napoléon Ier et sa mère ont acheté cent bouteilles de cuvée “Rozé” 1794 de Jean-Rémy Moët. Uniquement proposé en millésimé jusqu’en 1997, Moët Impérial Rosé est depuis présenté en version non millésimé. Pendant que ce champagne rosé élaboré tous les ans renouvelle la proposition de Moët & Chandon, le Grand Vintage Rosé n’est créé et assemblé que dans les années exceptionnelles, lorsque la nature a répondu aux exigences de la Maison. Comme ce 2004, il raconte ainsi l’histoire d’une année particulière. Ce trente-neuvième rosé millésimé est le résultat d’une récolte parfaitement saine et d’une belle maturité. Après un hiver doux et un printemps sec, les pluies d’août suivies d’un mois de septembre idéal, chaud et sec, ont donné des vignes luxuriantes et ont permis de récolter en abondance des raisins de maturité et de qualité optimales. Les vins les plus remarquables issus de cette récolte ont été sélectionnés par Benoit Gouez, et un long repos en cave a achevé de dessiner les facettes de ce Grand Vintage dont la robe cuivrée possède des reflets de vieil or. La note de dégustation transmise par la Maison évoque un nez opulent, duquel s’élèvent d’abord des notes fruitées de cassis et cerise noire, suivies de nuances confites de figue sèche et de pain d’épice, avec une pointe de réglisse. Le palais charnu exprime sa saveur ronde et délicate sur une structure légèrement tannique. L’acidité subtile se termine dans une finale raffinée, avec une pointe de chocolat noir. L’assemblage est composé de pinot noir (45 %, dont 22% de vin rouge), chardonnay (31 %), pinot et pinot meunier (24 %).

Des tokajis aux enchères


Il se passe des choses passionnantes au creux de l’hiver hongrois. Par là-bas, au pied du mont Tokaji, une bande de vignerons conscients des enjeux auxquels ils sont confrontés a décidé de ranimer la flamme de la Confrérie de Tokaji. Meilleure idée que de créer une nouvelle et énième association. Et cette Confrérie a décidé de faire parler d’elle sur le modèle de ce qui se fait en Bourgogne avec les Hospices de Beaune ou de Nuits.
Une vente aux enchères de vins en barriques va avoir lieu dans les murs du château de Sarospatak. Il s’agit de vins jeunes, secs et liquoreux. 22 lots sont proposés à la vente en barriques de 136 litres, à l’exception de deux eszencias en bonbonnes verre de 10 litres. Lire la suite…

1855.comPendant les procès, les affaires continuent

L’excellent magazine Terre de vins nous offre une interview de l’avocate d’un certain nombre de clients grugés par 1855.com, le marchand de vin sur internet qui a trouvé la meilleure façon de ne pas boire les vins trop tôt.
Où l’on apprend beaucoup de choses et où l’on se pose quelques questions pas idiotes.
Par exemple, où est l’argent des clients ? Rappelons que les vins ne sont pas payables à la livraison, mais à la commande.
Par exemple, très bonne question, pourquoi…lire la suite

Tu seras vigneron, mon fils !


…ou vigneronne, ma fille ! Les changements de générations sont souvent propices à des remises en cause des méthodes de travail et de la philosophie même du métier.

La vigne est une plante intergénérationnelle : on cultive les pieds que d’autres ont planté avant vous, et on plante pour ceux qui viendront après. Dans cet optique, la transmission de patrimoine, des parents aux enfants, n’est qu’une suite logique de cette activité agricole de long terme. Certaines se font dans la continuité, d’autres dans la rupture, c’est aussi une manière pour certains d’affirmer leur caractère ou leur désir de changement.
Prenons le cas d’une dynastie, les Mellot à Sancerre, par exemple. Alphonse Junior, actuellement aux commandes, est la dix-neuvième génération en place, qui a succédé à Alphonse Senior… Dans ces conditions, pas facile de se faire un prénom ! Alors, après avoir brillamment pris en main la gestion quotidienne et les exigences qualitatives du domaine familial, Alphonse a eu envie de relever un challenge particulier, celui de développer un vignoble dans les Coteaux Charitois.
Se faire un prénom, c’est ce que réussit à faire, petit à petit, Nicolas Ragot, au domaine familial, à Givry. Alors que les étiquettes du domaine affichent un très neutre « Domaine Ragot », transmissible à chaque génération, ses récents progrès vers plus de concentration et d’expression dans les vins lui ont permis de se faire une petite place parmi les vignerons en vue de l’appellation.
Succéder à ses parents, c’est aussi le besoin de trouver ses propres repères. A Irancy, Stéphanie Colinot a ainsi pris la suite de son père Jean-Pierre, entre 2000 et 2001, et le style des vins s’en est trouvé modifié. Est-ce par approche plus féminine de la dégustation ? Ou tout simplement par évolution des goûts et des formations en œnologie ? Toujours est-il que Stéphanie extrait moins que son père, réduit les pigeages, travaille le soyeux de ses tanins,
et érafle partiellement certaines de ses cuvées. Avec une grâce tactile sans précédent dans les vins du domaine.
Mais vouloir s’installer comme vigneronne, c’est aussi se trouver confronté à des contraintes administratives très particulières. Ainsi, en Alsace, Agathe Bursin souhaitait simplement reprendre le minuscule vignoble familial, pour le cultiver à son tour. C’était sans compter sur la réglementation dans cette région, qui impose à un vigneron d’avoir au minimum 2,70 hectares pour pouvoir s’installer ! Et comme il existe peu de terres à vendre, et que la SAFER surveille jalousement toutes les transactions, l’installation sur les propres vignes de sa famille s’est révélée être un petit parcours du combattant ! En comparaison, comme le reconnaît Agathe, il a été plus facile de se faire accepter comme vigneronne, dans un milieu traditionnellement masculin et un peu macho…
Les héritiers de vignerons peuvent aussi faire des rencontres et des mariages heureux, tels les Gonet-Médeville, par exemple. Xavier Gonet, Champenois et fils de vigneron, à la tête d’un fort joli domaine, a ainsi rencontré Julie Médeville, fille des propriétaires du fameux Château Gilette, à Sauternes. Comme dans la chanson de Trenet, ils ont enfin compris que leurs débits unis font le plus grand, le plus joli des beaux débits…de champagne et de Sauternes plutôt que d’eau et d’lait
Mais les successions peuvent parfois concerner plusieurs générations en même temps. Au Château Beau-Séjour Bécot, à Saint-Émilion, Michel Bécot a ainsi transmis la gestion quotidienne à ses deux fils Gérard et Dominique,
ces derniers étant ensuite rejoints par Juliette, à partir de 2001. Et cette cohabitation des trois générations permet la réalisation d’un des crus majeurs de la Rive droite.
Dans le Rhône, à Condrieu, au Domaine Georges Vernay, la discrète Christine a pris la suite de son père Georges. Lui avait redonné à l’appellation sa notoriété d’antan, elle s’est attachée à faire ressortir la pureté et la délicatesse de ses condrieux issus de terroirs granitiques, dans ses différentes cuvées.
Si l’héritage semble a priori la voie royale pour diriger un domaine, toutes les histoires ne ressemblent pas à des contes de fées. Outre les tracas administratifs ou l’incrédulité de certains banquiers, il faut parfois faire face à des réflexes d’un autre âge lorsqu’on est une femme (« elle ne saura jamais conduire un tracteur », ont pu entendre certaines d’entre elles…), ou tout simplement, affronter les remarques plus ou moins feutrées de la génération précédente, qui bien qu’ayant passé la main veille toujours au grain, et trouve en permanence la petite remarque qui irritera ou vexera (et parfois, le phénomène est amplifié lorsque les grands-parents sont également présents !). Sans parler des ragots des jaloux, ou des envieux de toute sorte. Pas facile d’être vigneron ? En tout cas, il serait difficile de leur faire changer de métier. Alors…

Guillaume Puzo

Le meilleur blended du monde


Pour la troisième fois en quatre ans, les World Whiskies Awards organisés à Londres sous l’égide de Whisky Magazine ont consacré comme le meilleur des blended le whisky Suntory Hibiki 21 ans d’âge. Cette compétition internationale, qui avait lieu pour la septième fois, sélectionne et récompense, après dégustation à l’aveugle,
les whiskies les plus distinctifs de chaque pays inscrit. Les délibérations finales regroupent six catégories (tous les résultats sont ). Les juges ont qualifié l’Hibiki 21 ans d’âge, déjà récompensé en 2010 et 2011, de « grand whisky qui s’exprime avec grâce dans un équilibre parfait entre nez, bouche et finale. »