Ca y est, toutes les copies ont été rendues et les onze recettes concourant pour l’élection du meilleur accord mets-vins de Gigondas sont à découvrir dès maintenant sur le site de l’appellation. Mais c’est le 24 février prochain, dans les conditions du réel (au restaurant) qu’elles devront convaincre les membres du jury, au rang desquels se trouve un invité d’honneur très qualifié , le chef aux deux étoiles Alain Senderens. Ce dernier a été l’un des premiers en France à avoir mis la cuisine au service du vin, ainsi magnifié par le plat (et pas l’inverse). Goût, originalité, mais également harmonie avec un vin du cru ont donc été exigés des onze blogueurs – pas forcément culinaires – qui se sont lancé dans l’aventure en novembre dernier, ainsi qu’un respect de la saisonnalité et de la contrainte budgétaire (13 euros). Les trois finalistes sont attendus à Gigondas le samedi 23 février. Au programme, balade dans les vignes, présentation des terroirs, visites de domaines et dégustations avant de devenir, le temps du déjeuner du dimanche, chefs de l’Oustalet. La recette gagnante figurera un mois à la carte du restaurant.
Retour aux affaires, aux vins

Voilà, j’ai déserté mon blog depuis trois semaines, ce qu’on appelle des vacances. En vacances aussi de Facebook et de Twitter, mais en moins radical. Je traînais ici et là, pour suivre la conversation,
les copines, de loin. J’étais bien tranquille avec mon amoureuse,
la Bretagne et les montagnes, la neige, les belles bouteilles, quand soudain.
Voilà que Bettane et Desseauve publient un papier anti-vins sans soufre ajouté dans Gambero Rosso, le magazine italien qu’on aime bien. L’affreux Nossiter, cinéaste tremblotant, tout défrisé par cette remise à niveau, s’en fait l’écho sur Facebook sur le ton grandiloquent d’un Castro montant à l’assaut du capitalisme, en appelant au réveil des peuples, la mauvaise foi en sautoir, grotesque comme il sait faire et ça n’a pas raté, toutes les chaisières du mondovino y ont été de leurs petits cris, ça se tortillait dans tous les sens, ça criait au scandale en remuant des abattis comme autant de bébés oiseaux apprenant à voler et, à défaut d’arguments, ce sont les injures qui volaient bas.
Du coup, moi, vous me connaissez, je n’ai pas pu m’empêcher de m’en mêler. Une belle baston où, comme toujours, les intelligents se sont distingués des bas du front. Et là, je ne parle pas des gens qui sont d’accord avec moi/nous. Je ne parle que de ceux qui ne sont pas d’accord. Il y a ceux qui ont quelque chose d’intéressant à nous dire même si j’ai du mal à adhérer à leurs propos et les autres, ceux qui n’ont que des insultes à faire valoir, ce qui montre le niveau, mais j’ai peur qu’il s’agisse d’une seconde nature chez ces gens. Cela dit, je persiste à défendre la liberté Internet malgré ces trolls inaudibles.
J’ai bu des vins
Une théorie de petits et quelques grands. Les voici en mots et en images.
D’abord, pour bien commencer entre coquillages et crustacés, le magnifique bourgogne générique sous-la-velle 09 de mon cher François d’Allaines. J’en ai déjà beaucoup parlé ici, six mois plus tard, un an après, la qualité se confirme et le talent. Un blanc épatant.
Même lieu et de la belle viande, un cornas 97 de Paul Jaboulet Aîné, élégant, bien amorti, à sa place,
tout de griottes.
Puis est venu un meursault-charmes 09, un parcellaire du château…
Saint-Émilion 2012. Saison 1, épisode 2.

« Dès le mois de juin et les premiers dossiers, nous avions interpellé la commission sur toutes les incohérences de la procédure, et nous l’avons refait après l’annonce du classement. Nous voulions vraiment que les choses soient remises à plat avant la signature du ministre, pour faire réviser le classement et non l’annuler. » Après avoir été à l’origine de l’annulation du classement de Saint-Emilion de 2006, le château Croque-Michotte, qui se confie ici à la rédaction de Terre de Vins, conteste la validité de celui qui a été promulgué par l’INAO en septembre dernier et officialisé par le ministère de l’Agriculture début novembre. Croque-Michotte a pris la responsabilité de déposer un recours fin décembre devant le tribunal administratif de Bordeaux. Le classement 2012, invalidé ? On le saura à la fin du long feuilleton judiciaire qui s’annonce. Les enjeux sont considérables. Le résumé de l’intrigue et des épisodes à venir est à lire ici.
Deep dinner
Au domaine rémois Les Crayères, il y a Le Château, un luxueux hôtel qui vient de se voir attribuer la onzième place au Andrew Harper Reader’s Choice Award*, et il y a Le Parc, un restaurant gastronomique qui fonctionne au rythme des accords parfaits entre Philippe Mille, son chef doublement étoilé, et Philippe Jamesse, son génial sommelier.
La dernière proposition culinaire et œnologique de ces deux-là, immersion dans l’art de l’assemblage de la maison Krug qui débute ce mercredi, a été conçue comme une célébration du renouveau des saisons et du cycle végétatif de la vigne. Truffe noire en quatre temps et Krug Grande Cuvée en deux millésimes, telle sera la musique tout en profondeur qui sera jouée aux Crayères jusqu’à la fin de l’hiver.
Menu Deep Dinner Krug : 350 euros. Réservation au 03 26 24 90 00.
* Le guide américain Andrew Harper, référence du voyage de luxe depuis plus de 30 ans, récompense l’excellence dans tous les secteurs du tourisme et de la gastronomie et classe tous les ans les meilleurs hôtels du monde. Très attendu, son
Andrew Harper annonce ainsi un Top 20 des meilleurs hôtels du monde. Le Domaine Les Crayères, 5 étoiles
et environ 400 références de champagnes, est le seul hôtel français de sa catégorie (Food & Wine).
Cazes rachèteLes Clos de Paulilles

La Maison Cazes, filiale du groupe AdVini, annonce l’acquisition des Clos de Paulilles. Situé sur la commune de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales), ce domaine s’étend sur 90 hectares dans le vignoble du Roussillon.
Les Clos de Paulilles représentent la plus grande superficie des crus Banyuls et Collioure. La Maison Cazes s’intéresse à ces magnifiques terroirs depuis quelques années. En 2009, elle avait notamment créé l’association Notre Dame des Anges, réunissant quatre caves particulières et une coopérative. Elle avait également acheté une petite parcelle sur la commune de Collioure, fin 2011.
L’affinité de la Maison Cazes pour le terroir de Collioure
Le directeur de la Maison Cazes, Lionel Lavail, souhaite réaliser plusieurs projets sur son nouveau domaine. Il envisage de replanter du grenache, de transformer la ferme auberge en restaurant et d’ouvrir une boutique. La Maison Cazes, fondée en 1895, cherche à s’impliquer dans le terroir de Collioure et dans les vignobles du Roussillon.
Qu’est-ce qu’on fait ce week-end ?
On peut profiter encore un peu de la galette des rois, aujourd’hui et aussi demain, au comptoir
de dégustation de Legrand Filles & Fils, à Paris, galerie Vivienne (au 1, rue de la Banque, pour être précis).
La recommandation de la maison ? L’accompagner d’un verre de cidre du Domaine d’Apreval, millésime 2010.
La grande affaire du jour, c’est la réouverture de l’Oustalet, à Gigondas. Ce soir, on y fêtera la fin de la trève hivernale avec de la truffe noire. On pourrait en dire beaucoup de belles choses, mais aucun mot ne saurait égaler, dans un cœur gastronome, le pouvoir de cette image-là (et du menu total truffe situé à sa gauche).
On combat le froid en regardant cette vidéo, extraordinaire dégustation verticale de douze millésimes (1963 pour
le plus vieux et 2003 pour le plus récent) de l’un des vins les plus rares et recherchés au monde, le meilleur même, pour certains, le Vintage Nacional de Quinta do Noval, un vin issu d’une toute petite parcelle de vignes non-greffées et produit en quantité très limitées, seulement quelques années par décennie.
On fait les soldes, évidemment. Ca marche aussi pour le vin, la preuve ici. Pour des projets de plus d’envergure, c’est le bon moment pour investir dans une cave à vin d’appartement, de service ou de vieillissement. On pourra aussi craquer pour ça, pourquoi pas ?
Buvez (moins) cher 2/5

Une fois les fêtes et ses exagérations terminées,
il est temps de revenir à des choses simples, des vins légers, et peu onéreux.
Voici une sélection de 5 vins à moins de 20 euros,
pour votre plus grand plaisir.
Blanc | Clos Floridène
Graves 2010
Cette marque, qui associe les prénoms de Florence et Denis Dubourdieu, bénéficie du savoir-faire et du faire-savoir du célèbre œnologue bordelais.
Tout est au top : nez superbe, raffiné, complexe, d’une grande maturité de fruit, notes minérales, épicées, bouche ample, harmonieuse, équilibrée et d’une magnifique longueur.
Apogée : 2013 à 2019
http://www.denis-dubourdieu.com/index.php?d=4
18,50 €
Rouge | Domaine Métrat et Fils
Lieu-dit côte-rôtie, chiroubles 2010
Bernard Métrat a de la chance de cultiver des vignes dans le fameux secteur de la Roilette. Situé à Fleurie, mais en bordure de Moulin-à-vent, le sous-sol y est plus caillouteux et argileux que dans le reste de l’appellation.
Finesse supérieure des arômes par rapport à l’autre chiroubles, tabac et fruits secs, la texture du cru revient en seconde partie de bouche.
Apogée : 2013 à 2025
http://www.domainemetrat.fr
8 €
Rouge | Château La Dauphine
Fronsac 2009
Bénéficiant des conseils de l’œnologue Denis Dubourdieu, la production joue clairement la carte de la finesse et de l’équilibre, quitte à parfois paraître très souple dans des millésimes moyens.
Bonne densité et structure pour ce beau fronsac, du fruit croquant et une bonne persistance. Une Dauphine toute sur le charme, qui affirme un style de plus en plus sur la finesse. Belle réussite.
Apogée : 2015 à 2019
http://www.chateau-dauphine.com/
19 €
Rouge | Domaine du Château de Meursault
Savigny-lès-beaune 2009
Belle couleur, vin large et onctueux. Petite note de caramel de vin solaire, finale tendre et lactique. Long, velouté, bien vinifié.
Apogée : 2013 à 2016
http://www.meursault.com/
12 €
Rouge | Château Rouquette-Sur-Mer
Cuvée Henry Lapierre, coteaux-du-languedoc 2010
Jacques Boscary a investi dans ce domaine au bord de la mer. Le vignoble, bien tenu, montre que le secteur de La Clape peut produire de grands vins.
Remarquable sensation de bouche avec un tanin ultra-fin et la suavité de bouche permise par le secteur.
Apogée : 2013 à 2017
http://www.chateaurouquette.com
19,90 €
La belle année (encore) de Nicolas Feuillatte
Malgré une année 2012 très instable, Nicolas Feuillatte conforte sa place parmi les toutes premières marques de Champagne. Avec 9,5 millions de bouteilles expédiées (9,1 sous Nicolas Feuillatte), la marque enregistre sa deuxième meilleure performance historique. Fidèle à ses engagements, et en dépit d’une perte de 6% de ses volumes, le centre vinicole a poursuivi sa stratégie de positionnement et de montée en gamme. Ainsi l’année 2012 aura encore été déterminante dans la construction méthodique de cette marque positionnée comme n°1 en France et située dans le Top 5 au niveau international. Les résultats financiers confirmant cette performance et ceux de l’ensemble des activités seront publiés lors de l’Assemblée Générale du 17 mai 2013. Au-delà des nombreuses prises de décision opérationnelles que le contexte économique incertain a nécessité, des engagements majeurs ont été pris sur le long terme afin de pérenniser la vie de l’entreprise et de ses adhérents et partenaires. Le Champagne Nicolas Feuillatte poursuivra sa stratégie en 2013 en favorisant créativité et réactivité. Solidaire de sa région, il soutient évidemment sa candidature au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Buvez (moins) cher 1/5

Une fois les fêtes et ses exagérations terminées,
il est temps de revenir à des choses simples, des vins légers, et peu onéreux.
Voici une sélection de 5 vins à moins de 20 euros,
pour votre plus grand plaisir.
Blanc | Louis Sipp
Kirchberg de Ribeauvillée, alsace grand cru, riesling 2008
Il exprime de fines nuances terpéniques et agrumes, tension vibrante en bouche, long et en dentelle, finale mentholée rafraîchissante.
Apogée : 2013 à 2028
http://www.sipp.com
20 €
Rouge | Château du Hureau
Lisagathe, saumur-champigny 2009
Ce vin a toujours autant d’éclat, avec un velouté sensuel, une longueur raffinée et une texture tout en suavité.
Apogée : 2013 à 2014
http://www.domaine-hureau.fr
17 €
Rouge | Château Sénéjac
Haut-médoc 2009
Notes fumées, poivrées. La bouche bien structurée possède une matière suave, allonge aux notes cacaotées, tanins souples.
Apogée : 2013 à 2020
http://www.chateau-senejac.com
19 €
Rouge | Chanson Père et Fils
Bourgogne, pinot noir 2010
Près de 100 000 bouteilles pour un assemblage exemplaire donnant le sentiment de raisin mûr et d’un tanin bien fixé, sans âpreté ni maigreur. Vivement recommandé mais, servir à 16° pas plus.
Apogée : 2013 à 2020
http://www.vins-chanson.com
Env 14 €
Rouge | Henry et Jean-Sébastien Marionnet
Première vendange, touraine 2011
La cuvée ne cesse de progresser. Grand fruit, finale onctueuse et gourmande, racée à souhait.
Apogée : 2013 à 2015
http://www.henry-marionnet.com







