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Sauternes et le Ciron vus d’en haut

Est-ce parce que le sauternes demande un soin tout particulier, de la vigne jusqu’aux chais, que le château de Rayne Vigneau, premier grand cru classé en 1855 qui déroule ses 84 hectares d’un seul tenant sur une vaste croupe dominant le Sauternais, travaille avec tant de précision ses propositions œnotouristiques ? Après la dégustation perchée dont nous vous avions parlé (45 euros par personne), les verticales de trois ou six millésimes (28 et 38 euros par personne), l’atelier des cinq sens (30 euros par personne) ou encore le mystérieux escape game lancé la saison dernière (30 euros par personne), Rayne Vigneau propose désormais à l’amateur de survoler Sauternes (125 euros par personne).

Nouveauté 2019, tout comme l’accès à la tour d’observation offrant un point de vue unique sur ce grand vignoble et la découverte de la collection d’oiseaux naturalisés qui occupe désormais les chais, ce wine tour organisé en partenariat avec le château Vénus est à associer avec l’une des activités proposée à Rayne Vigneau. Enfin, mené en collaboration avec Delphine Dentraygues, nez en parfumerie et passionnée par le vin, le nouvel atelier “Instantanez” permet – entre autres initiations – de créer son propre parfum, l’Essence de Rayne (de 95 à 190 euros par personne selon le nombre de participants). Plus de détails et réservation sur le site du château Rayne Vigneau (tél.: 05 56 76 64 05).

Châteauneuf-du-Pape, à vélo ou en 2CV ?

Maison historique de l’AOC châteauneuf-du-pape, Ogier fut fondée en 1859 et n’a eu de cesse depuis de s’engager « pour la mise en lumière de ce célèbre terroir » et d’adapter ses vinifications et ses élevages au fil de sa connaissance de plus en plus précise des quatre sols typiques de l’appellation : galets roulés, safres, grès rouges, éclats calcaires. Aujourd’hui, au sein de ses chais centenaires situés en plein cœur du village, « la maison dispose d’une grande diversité de contenants qui lui permet de choisir avec la plus grande précision celui qui viendra sublimer l’assemblage de ses vins. » Depuis l’an 2000, Ogier est propriétaire du clos de l’Oratoire des Papes, dont le mythique châteauneuf, créé en 1880, est vinifié au prieuré de l’Oratoire « où tradition, modernisme et excellence se retrouvent. »

Tous ces secrets et bien d’autres sont partagés avec l’amateur en visite, la maison Ogier pratiquant la transmission de différentes manières, dans sa boutique, au cours de dégustations ou via des activités œnotouristiques permettant de vivre « l’expérience Châteauneuf-du-Pape », par exemple le temps d’un pique-nique à deux au prieuré (40 euros par personne).

Outre la visite commentée du “conservatoire des terroirs”, consacrée à l’influence des différents types de sols sur les vins proposée en continu tout l’été (15 euros par personne), un “tour des terroirs” permet de partir à la découverte de ces mêmes sols à vélo au long d’un parcours ludique de vingt kilomètres dans l’appellation avant une dégustation de la gamme Expression de Terroirs (60 euros par personne, minimum deux personnes). La maison propose également une visite du vignoble en 2CV, assortie au préalable de l’obtention d’un “permis de conduire” ce véhicule (100 euros par personne, par équipe de quatre). Le but étant là encore, de découvrir la spécificité des terroirs d’éclats calcaires, de safres, de grès rouges et de galets roulés. Plus de détails sur le site de la maison Ogier (tél. : 04 90 39 32 41).

Château d’Estoublon : huiles d’olive et vins de Provence

Avec ses 120 hectares d’oliveraies, 20 hectares de vignoble et le reste formant un « écrin sauvage de toute beauté » dans le décor de massifs calcaires des alentours des Baux-de-Provence, le château provençal d’Estoublon, qui date du XVIIIe siècle, offre à l’amateur une halte de choix. D’abord, outre la beauté des lieux, pour la promenade instructive qu’offre son « sentier des parcelles », promenade balisée en douze haltes pédagogiques qui permet aux amateurs de passage d’appréhender en toute liberté la faune et la flore locales, la viticulture et l’oléiculture.

Ensuite pour ses qualités hôtelières, combinaison des charmes d’une maison de famille (bibliothèque, salle de billard, bar anglais) et du niveau de service, sur-mesure, d’un palace (salle de fitness, de cinéma, de massage, etc.). Aux mains de la famille Schneider depuis 1999 et totalement restaurée par ses propriétaires, la propriété offre une dizaine de chambres et suites ainsi qu’un restaurant proposant une cuisine de saison typiquement méditerranéenne et une épicerie fine déployant une sélection de produits venus du domaine et d’ailleurs : confitures, confiserie ancienne, tapenades, terrines, etc.

Entre mer et vignes, découvrir le terroir du fort de Brégançon

Ancienne ferme du fort de Brégançon, le château Malherbe est un domaine viticole mené en bio, propriété la famille Ferrari depuis quatre générations. Situé sur une route dite “du bout du monde” (si, si, c’est bien l’adresse), cette propriété typiquement méditerranéenne accrochée aux contreforts du cap Bénat regarde un exceptionnel panorama : « la rade de Hyères et l’île de Porquerolles droit devant, la presqu’île de Giens, le massif des Maures à droite, l’île de Port-Cros à gauche et cette forêt primaire en contrebas des vignes. » Venir découvrir les vins de la propriété, c’est assurément s’offrir une expérience œnotouristique d’un genre différent, notamment si l’on décide d’accoster le petit port de pêche du domaine ou d’arriver par hélicoptère (sur réservation, 75 euros par personnes, 2 à 8 personnes).

Outre la visite de ses caves avec découverte des cépages et dégustation de six vins (tarif : 20 euros ; avec tour du vignoble en 4×4 : 35 euros), le château Malherbe organise tout l’été, trois soirs par semaine, des apéritifs vignerons à l’ombre des platanes au cours desquels les cuvées Malherbe (blanc, rouge et rosé) et Pointe du Diable (rouge et rosé) sont accordées à des assiettes gourmande. Le nombre de places est limité et le rendez-vous, prisé, la réservation est donc indispensable. Tous les jours, dans les horaires d’ouverture de la propriété, quatre parcours de balade guidée permettent aux promeneurs, à pied ou à vélo électrique (35 euros la demi-journée, 50 euros la journée), de découvrir la végétation locale, les cépages et l’histoire des lieux tout en profitant d’époustouflants points de vue.

Plus de détails sur le site du château Malherbe.

La Cavale fait son cinéma

Le chai de La Cavale, signé par l'architecte Jean-Michel Wilmotte

L’amateur en visite dans le Lubéron pourra d’abord lire ici l’histoire de cette propriété provençale de 42 hectares, productrice de rouge, de blanc et de rosé, avant d’aller découvrir son vignoble à travers le prisme du cinéma : Manon des Sources, Le Hussard sur le Toit ou encore Une année en Provence ont été tournés sur ces lieux, à Vaugines, à Cucuron, etc. (tarif : 20 euros par personne).

Outre cette originale approche, La Cavale propose également à ses visiteurs une plus classique visite de chai avec dégustation (12 euros par personne, réservation conseillée) ainsi que des ateliers thématiques sur réservation : vins et fromages, vins et chocolats, découverte de la truffe, des cépages, ou encore initiation à la dégustation (de 20 à 40 euros par personne, deux personnes minimum).

Enfin, chaque dimanche dès 10h30, on peut venir bruncher à La Cavale avec La Cuisine d’Edith, à la carte ou selon le menu du jour. Plus de renseignements sur le site internet de la propriété et au 04 90 77 22 96.

L’autre conservatoire de Guiraud

Tomates rouges, vertes, jaunes ou noires, pas moins de 482 pieds de tomates de variétés différentes s’épanouissent dans le jardin du château Guiraud, à Sauternes, un domaine pionnier en terme d’œnotourisme comme de biodiversité, engagé dans la viticulture bio dès 1996. Comme un miroir du conservatoire des cépages de de ce grand cru classé premier en 1855, cet outil pédagogique situé au beau milieu des vignes est là pour illustrer la diversité variétale au sein d’une même espèce et sert de support à l’explication, parfois complexe, des pratiques menées au domaine. Par exemple, la sélection massale réalisée sur tout le vignoble.

Devant chaque pied de tomate, la présence d’œillet d’Inde répulse les insectes, notamment les piqueurs, ainsi les parasites racinaires pouvant attaquer les plants. Des panneaux explicatifs satisfont les plus curieux et le bac à sable et le labyrinthe végétal sont à l’entière disposition des enfants. Véritable ressource génétique représentant un patrimoine qu’il est « nécessaire de mieux connaître », ce jardin n’est pas simplement une interface décorative entre l’équipe du château et les visiteurs. Il s’ancre également dans le quotidien des personnes qui travaillent là et met en scène les éléments mémorables constituant l’identité de Guiraud.

Non loin des chais, une centaine de souches de sémillon et de sauvignon sont utilisées pour la structuration du vignoble. « En agissant ainsi, nous maintenons la mémoire historique et la diversité génétique des cépages blancs du vignoble bordelais », explique Luc Planty, gérant de Château Guiraud. « Le conservatoire de cépages fonctionne en symbiose avec notre serre de greffage dans laquelle, chaque année, 40 000 pieds de vigne sont greffés et plantés par nos soins. » Récipiendaire par cinq fois du trophée Best of Wine Tourism, notamment pour son restaurant, nous vous en avions parlé , le château Guiraud est dans le Top 3 des châteaux du Bordelais les plus visités. Pensez à réserver !

Vendanges 2019 en Champagne, combien de kilos à l’hectare ?

©LaChampagnedeSophieClaeys

Le comité interprofessionnel du vin de Champagne – structure co-gérée, rappelons-le, par le syndicat général des vignerons de Champagne créé en 1919 (SGV) et l’union des maisons de Champagne fondée en 1882 (UMC) – a annoncé le rendement officiel de la prochaine récolte dans le vignoble champenois. Ce sera 10 200 kilos à l’hectare, une information relayée sur le blog La Champagne de Sophie Claeys.

Un pauillac avec des antécédents remarquables et un avenir épatant

Château Lynch-Moussas,
grand cru classé de Pauillac 2016

Pourquoi lui
Ce beau domaine discret et historique est la propriété de la famille Castéja depuis 1919, avec quelques autres merveilles du paysage bordelais. C’est le « petit » de la famille. Mais voilà, il grandit. Il se pousse du col, il veut sortir de l’ombre et ça lui va plutôt bien.

On l’aime parce que
Il a de la branche, c’est l’autre moitié de Lynch-Bages. Ensemble, ils composaient le vignoble du comte Lynch. C’est Lynch-Moussas qui a gardé le château, très élégant. Tout ceci sans doute lui inspire toute cette ambition.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Le Grand Tasting Wine Awards, saison 2

Retour en vidéo sur le Grand Tasting Wine Awards 2019 que nous organisons à Hong Kong depuis deux ans. Bravo aux 86 vins médaillés.

250 vins français et étrangers sont dégustés à l’aveugle par des amateurs hongkongais qui sont autant de prescripteurs.
Au final, 86 cuvées médaillées et un tremplin pour les vignerons sur le marché asiatique.
Merci à nos partenaires dans cette aventure, Cru Magazine et Watson’s Wine et bien sûr à tous les vignerons médaillés.
Les résultats sont en ligne sur : https://legrandtastingawards.com/fr/resultats-2019 et seront dans le numéro 17 de notre trimestriel d’En Magnum (parution 6 septembre).

Château La Martinette, toutes les couleurs de la Provence

Domaine historique de Lorgues (Var) racheté en 2011 par trois amis d’enfance, le château La Martinette a inauguré il y a peu le nouveau chai en photo ci-dessus, un bâtiment « à la hauteur de son histoire et de son terroir », tout à la fois magistral et discret, par respect pour la nature sauvage qui caractérise les lieux. Gérant de cette propriété âgée de près de quatre siècles, dont le destin agricole raconte la Provence des vignes autant que celle des oliviers et de la lavande, Guillaume Harant explique qu’il s’agissait avant tout de donner à La Martinette « un outil de production à la dimension de sa splendeur passée, à même de sublimer ce magnifique terroir de la Provence calcaire. »

Signé par les Ateliers Mazières, ce bâtiment a été agencé sur trois étages, chaque niveau symbolisant l’un des trois types de paysages présents sur la propriété : « La fraîcheur de la plaine d’Argens et ses prairies verdoyantes, le plateau du vignoble où se mêlent argiles rouges et marnes calcaires et enfin la colline minérale constituée de dalles calcaires dures et de garrigue pauvre. » En précisant que cette organisation en restanque permet désormais un processus de vinification gravitaire, Guillaume Harant ajoute qu’un dernier atout caractérise le lieu : « Ce chai, de par son implantation, domine le vignoble et ses nombreuses terrasses offrent une expérience unique et authentique aux visiteurs. »

Nul doute qu’ils seront nombreux cet été à venir découvrir ce domaine, ses 42 hectares de vignes menées en bio et protégées par 350 hectares de forêt, d’oliveraies, de vergers et des champs de lavandes, comme sa gamme de vins qui décline la Provence dans les trois couleurs, rosé, rouge et blanc. Avec l’ambition de développer encore sa production d’ici à 2023, permise par le nouveau chai comme par la certification bio prévue pour 2020, le château La Martinette cultive aussi la volonté de s’ouvrir davantage à l’accueil du public. Au programme, restauration et offre hôtelière dispersée dans différents bâtiments de la propriété en passe d’être restaurés. Affaire à suivre, donc.