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L’été artistique du château Sainte-Roseline

Lundi dernier, la propriété varoise qui abrite le cloître et la chapelle de Sainte Roseline (Les Arcs-sur-Argens) a lancé sa saison estivale avec une exposition de sculptures de Gottfried Honegger et Francisco Sobrino qui sera enrichie dès la semaine prochaine par la série de concerts qui émaillera la dix-neuvième édition du festival Gloriana (voir les dates ci-dessous).

Pionnier en matière d’œnotourisme, Sainte Roseline entretient « un lien fort et étroit avec l’art contemporain » et son parc abrite des œuvres signées William Sweetlove, Jim Dine, Benoit Lemercier ou Etienne Viart, installées au fil des expositions qui ont cours ici depuis près de vingt ans du fait de la « passion intense » pour le sujet que confesse les propriétaires des lieux, la famille Bertin-Teillaud.

Les amateurs pourront les découvrir au détour d’une balade dans les vignes ou le jardin du domaine en même temps que les « réalisations monumentales de l’artiste Gottfried Honegger et les œuvres de Francisco Sobrino. » Cette proposition de juxtaposition du travail des deux artistes suisse et espagnol, tous deux peintres et sculpteur, est visible jusqu’au 30 septembre 2019.


Festival Gloriana 2019, six concerts à Sainte Roseline :


16 juillet, L’invitation au voyage

19 juillet, La nuit du Piano

22 juillet, Une soirée à Vienne

24 juillet, Jazz Manouche

26 juillet, Une Nuit à l’Opéra

2 août, Les Grands airs pour violoncelle et orgue

Parisiens, investissez dans la première cuvée 100 % issue de la région parisienne

Lancée il y a quatre ans avec pour objectif de relancer la filière vitivinicole francilienne, la Winerie Parisienne a d’abord installé un chai urbain à Paris, qui n’en avait plus abrité depuis les années 1960, afin de proposer aux amateurs une première cuvée qui assemblait des raisins « issus des meilleurs terroirs français. » Ensuite, les trois fondateurs – et amis – à l’origine de cette entreprise ont planté sur la plaine de Versailles le premier vignoble professionnel d’Ile-de-France, dont les vendanges sont prévues cette année. La première cuvée 100 % issue de la région parisienne sortira en 2020. Conçue comme une vraie maison de vin, la Winerie Parisienne propose aussi des expériences vinicoles qui célèbrent le retour de Paris en tant que capitale du vin. Pour développer cette activité œnotouristique tout autant que ses gammes premium, pour investir dans un outil de production, internationaliser ses marques et être en mesure de pourvoir d’autres postes (dix emplois ont été créés à Paris depuis le lancement), l’entreprise a récemment fait appel au financement participatif via la plateforme Tudigo.

Un défi local

Cette levée de fond dont l’objectif est de réunir 500 000 euros – à l’heure où nous écrivons, plus de 471 000 euros ont déjà été réunis – s’adresse en tout premier lieu aux Parisiens qui peuvent ainsi « investir dans un projet local, concret, et à fort impact positif pour le territoire d’Ile-de-France », explique Stéphane Vromman, cofondateur de Tudigo. Déjà partisan de la tendance “locavore”, simplement amateur, ou un peu des deux, chacun peut aujourd’hui devenir actionnaire de la Winerie Parisienne, pour peu de disposer d’un peu plus de mille euros, c’est le ticket d’entrée. En rappelant que la région parisienne est agricole à 60 % et en précisant que l’avenir de la Winerie est de « travailler sur des quantités moins importantes, mais de qualité supérieure », Adrien Pelissié, l’un de ses trois fondateurs, explique avoir fait appel à Tudigo car, « comme nous, la plateforme valorise la proximité et les projets locaux porteurs de sens avec un fort impact sur le territoire, projets qui permettent aux citoyens d’investir et de se mobiliser pour leur région. » C’est par ici que ça se passe.

Château de Pommard : un festival sur la route des grands crus de Bourgogne

Depuis quelques semaines, étape par étape, le château de Pommard dévoile le voyage Made by nature imaginé par la famille Carabello-Baum, propriétaire des lieux depuis 2014. Un parcours à faire en ligne ou en personne au fil de quinze villages, de deux cépages iconiques et d’une série de collaborations exclusives tout au long de la route des grands crus de Bourgogne. Une aventure que l’amateur peut par exemple tenter en vélo électrique avec système de navigation intégré. Plus de renseignements et réservation auprès de la conciergerie du château, c’est par ici.

Comme un miroir à ces différentes expériences, la propriété propose son millésime 2017 en deux collections “La Route des grands crus”, hommages au chardonnay et au pinot noir livrables dans le monde entier. La première comprend six bouteilles : corton-charlemagne grand cru, puligny-montrachet, santenay 1er cru “La Maladière”, échezeaux grand cru, vosne-romanée 1er cru “Les Suchots” et chambolle-musigny (605 euros, direct propriété). La seconde, douze : un mazis-chambertin grand cru, un corton grand cru Charlotte Dumay – Hospices de Beaune et deux bouteilles de corton-charlemagne grand cru, meursault 1er cru “Porusots” – Hospices de Beaune, échezeaux grand cru, vosne-romanée 1er cru “Les Suchots” et chambolle-musigny (939 euros).

Autre mise à l’honneur des vins élaborés dans les chais de ce château dont le célèbre clos a été converti à la biodynamie, l’édition 2019 du festival Rootstock qui s’y invite en ce week-end du 14 juillet est une « ode à la magie de la musique et du vin » dont on découvrira le programme complet ici, des cours de yoga aux tournois de pétanque ou de criquet dans le parc en passant évidemment par les différentes scènes. Un food court installé spécialement pour ces deux jours permettra aux producteurs et restaurateurs de faire la part belle à la gastronomie régionale et les cocktails seront également de la partie, signés par le mixologue Clément Leroy. Quant à la nouvelle cuvée Rootstock Rosé, imaginée exclusivement pour le festival, elle sera disponible en édition limitée.

©Château de Pommard

Recracher, adorer. La nouvelle campagne de Vin & Société

Recracher le vin au cours d’une dégustation est le geste le plus pratiqué par les professionnels du vin, et pourtant il est peu connu du grand public des amateurs. Une enquête conduite par Vin et Société, organisme agissant au nom des 500 000 acteurs de la vigne et du vin en France, a ainsi montré que 85 % des personnes interrogées ne connaissent pas les techniques liées à ce geste et que 50 % pensent que le fait de recracher serait synonyme de perte d’arôme et donnerait une impression d’inachevé. Faux, tout comme l’idée que le vigneron serait vexé. Pour remédier à ces lacunes, une campagne d’information a été lancée il y a quelques jours. « Tous ceux qui recrachent mon vin l’adorent » annoncent ainsi les hommes et les femmes de la filière sur des affiches et des mémentos comme celui publié ci-dessous, mis à la disposition des interprofessions viticoles, des maisons de négoces et des vignerons.

Recracher n’est pas gâcher

Cette manière ludique et sans tabou de raconter les coulisses de « l’art » de recracher est également diffusée sur le site vinetsociete.fr/recracheradorer et peut-être relayée sur les réseaux sociaux avec le hastag #recracheradorer, tout comme la vidéo explicative sur le sujet, dans laquelle les vignerons donnent quelques conseils avisés. Initiée par les professionnels de la filière vitivinicole, convaincus que l’art de la dégustation est le premier apprentissage « vers la connaissance du vin et le bon usage du produit », le budget de cette campagne d’information signée par l’agence Mutant s’élève à 100 000 euros. Elle illustre l’engagement de la filière dans la promotion de la consommation responsable et sa contribution au Plan national de santé publique, axée sur deux grands points, rappelons-le : favoriser la responsabilité dans la consommation de vin et contribuer à protéger les populations à risque.

Une campagne de transmission

En précisant qu’en matière de prévention, tous les acteurs ont un rôle à jouer et que d’autres initiatives seront lancées par Vin et Société d’ici la fin de l’année, sa déléguée générale, Krystel Lepresle, explique que cette campagne promeut une consommation responsable « en incitant les amateurs de vin et les touristes à recracher lors de leur dégustation au caveau ou sur les salons. » En effet, détaille Joël Forgeau, le président de Vin & Société, « au cours des dix dernières années, la dégustation de vin s’est démocratisée sous l’effet du développement de l’œnotourisme et des stages de découverte. »
 Ainsi, transmettre l’art de la dégustation et la manière de recracher, action peu élégante et hygiénique souvent associée au gaspillage dans la représentation collective, « c’est donner à ceux qui veulent entrer dans l’univers du vin de bonnes clés pour le faire en connaissance, avec plaisir et responsabilité. »

« Contrairement aux idées reçues, recracher le vin n’est pas une offense faite au vigneron. Ce n’est pas non plus l’apanage exclusif des grands dégustateurs. Au contraire, ce geste est une première étape vers la connaissance du vin et l’apprentissage de la dégustation : regarder, sentir, goûter puis recracher. Il permet d’apprécier les arômes et les sensations du vin, de se faire plaisir aussi. »

Un chablis à ne manquer à aucun prix

Si le prix des bourgognes blancs grimpe comme le mercure du thermomètre, il existe de remarquables chablis accessibles sans casser son livret A.

À cinq kilomètres à l’est de Chablis, le château de Fleys est l’ancien pavillon de chasse d’un écuyer de Louis XIV. Installée au milieu du XIXe siècle comme bucheron, la famille Philippon a acheté des vignes aujourd’hui exploitées par Benoît, Béatrice et Olivier, la quatrième génération. Avec un solide sens vigneron, ils réalisent des chablis et des chablis premier crus sincères, élancés et très purs. On peut se faire plaisir pour moins de 12 euros avec l’Incontournable, un chablis sur les fleurs blanches, racé, très fin, à la minéralité délicate. Pour quelques euros de plus, 15,20 très exactement, le premier cru Mont de Milieu monte en race tout en gardant la même finesse de constitution et la même dynamique. Qui a dit que les grands bourgognes blancs sont inaccessibles ?

Le vin : Château de Fleys, chablis premier cru Mont de Milieu, blanc 2017
Le prix
 : 15,20 euros départ propriété et chez les cavistes
Les coordonnées : 03 86 42 47 70 ; [email protected]

Toutes les infos sur ce domaine sont à retrouver dans l’appli Le Grand Tasting.

Parmi les meilleures cartes des vins au monde : la sélection 100 % Bourgogne du restaurant Les Climats

©Olivier Sochard

Pour la troisième année consécutive, le restaurant Les Climats a reçu pour sa carte des vins la plus haute distinction réservée en cette matière par le célèbre magazine américain Wine Spectator, aux côtés de quatre autres adresses fameuses, La Tour d’Argent, Le Taillevent, Epicure (le restaurant gastronomique de l’hôtel Bristol) et enfin Vantre qui fait son entrée dans la cour des grands avec ce classement 2019. Symbolisé par un logo à trois verres et attribué cette année à cent établissements dans soixante-quinze pays, le Grand Award of Excellence est une récompense remise depuis 1981 sur la base de critères de sélection parmi lesquels figurent bien entendu la richesse de la sélection de vins et ses conditions de conservation, mais aussi la créativité du menu associé à la carte.

Ouvert en 2013 par Carole Colin et Denis Jamet (photo), le restaurant Les Climats est né de leur volonté de proposer « un lieu unique à Paris où près de 3 000 références de vins bourguignons soigneusement sélectionnés côtoient une cuisine étoilée respectant le fil des saisons » (élaborée par le chef Emmanuel Kouri, ex-second d’Eric Fréchon chez Epicure). Très heureuse de voir confirmer la présence de son établissement dans le club très fermé des meilleures cartes des vins du monde, Carole Colin voit dans ce prix « une belle reconnaissance qui nous conforte dans notre choix de départ. » Pour sa sélection qui couvre toute la Bourgogne, ses flacons les plus prestigieux, mais également « les meilleurs vins, à prix accessible, de jeunes talents ou de talents moins connus », précise Denis Jamet, le restaurant dispose de trois monumentales caves de services et deux caves de conservation et vieillissement.

L’équipe de sommellerie est menée par Florentin Francesco Cosci, qui a appris à apprivoiser la complexité des terroirs et climats de la « seule région au monde à pouvoir justifier à elle seule une carte des vins de 300 pages », dit-il. Elle fait d’ailleurs ici l’objet d’un livre dont la septième édition est sous presse. Illustré par les cartes des climats du vignoble de Bourgogne de Sylvain Pitiot et par des photos des escaliers de caves des vignerons bourguignons, cet ouvrage inclut un nouveau chapitre : Les vins du XXe siècle. Parce que « l’époque est à l’empressement, à la consommation immédiate, à l’aussitôt vinifié, aussitôt bu », se désolent Carole Colin et Denis Jamet, quand La Bourgogne, comme le Bordelais, est une des régions les mieux à même de supporter l’épreuve du temps. « Déguster des vins d’un certain âge permet de découvrir des territoires aromatiques et sensoriels souvent fascinants, avec les rouges comme avec les blancs. » Preuve sera faite dès septembre par la nouvelle carte concoctée par le duo.


La carte du restaurant Les Climats, c’est :

276 vignerons
2 844 références, de 24 à 8 610 euros

3 684 rouges en cave de service
594 blancs en cave de service
27 665 bouteilles en cave de conservation

La sélection intraitable : un sauvignon de Loire

Notre dégustatrice Véronique Raisin vous emmène dans la Loire à la découverte d’un vin blanc du Domaine Henry Pellé, qui a toutes les qualités d’un super sauvignon.

Un rouge de Provence

château Rasque

Les terroirs de Provence peuvent faire de grands rouges et de grands blancs. Au milieu d’un océan de cuvées rose pâle, Château Rasque défend avec panache les trois couleurs.

Le château Rasque est une création de toutes pièces, trente hectares de vignes pris sur la forêt dans les années 1980. C’est la seconde génération de la famille Biancone qui le mène aujourd’hui, avec à sa tête la pétillante Sophie, secondée par Enzo, le dernier d’une fratrie de cinq enfants très unie. Petit paradis de verdure à quelques kilomètres des Arcs et de Draguignan, Rasque est une superbe propriété construite par le père, maçon d’origine italienne.

Irréductible Château Rasque
Le sens du beau se perçoit dans les chais et le bâti, une architecture classique provençale revisitée par un amoureux de la renaissance italienne avec force clefs de voûte et statues néo-classiques. Un peu d’œnotourisme complète la production viticole avec quatre chambres superbement décorées et un immense espace pour des évènements accueillant jusqu’à 300 personnes. Alors que la Provence a basculé à 89 % dans le rosé, quelques intrépides se battent pour que l’on n’oublie pas que la région sait aussi faire de très jolis blancs et rouges. C’est le cas du château Rasque qui produit 30 % de blancs et 20 % de rouges, un record dans le secteur.

Allô la Provence, ici le terroir
C’est d’un rouge dont nous parlons ici, Clos de Madame 2015. Les arômes épicés et poivrés des 85 % de syrah qui la compose ne dominent pas : c’est bien le terroir qui parle avec de magnifiques senteurs de pinède et de garrigue. On est en Provence dès le premier nez et l’on y reste jusqu’à la finale où le thym et le romarin prennent le dessus. Satiné dans son tannin, ouaté, complexe, il lui faut comme partenaire une viande rouge marinée. Ne pas faiblir sur les herbes aromatiques de la marinade.

15,5/20 dans le Guide des Vins Bettane+Desseauve.

Le vin : Château Rasque, Clos de Madame, côtes-de-provence, rouge 2015
Le prix : 22 euros
Les coordonnées : 04 94 99 52 20 ; [email protected]

Toutes les infos sur ce domaine sont à retrouver dans l’appli Le Grand Tasting.

La Loire met son cépage star sur orbite

Le critique américain, le vigneron ligérien et le vigneron sud-africain trinquent au succès du congrès sur le chenin.
Le critique américain, le vigneron ligérien et le vigneron sud-africain trinquent au succès du congrès sur le chenin.

Ça bouge du côté d’Angers où les vignobles ligériens viennent d’enchaîner la Paulée de l’Anjou et le Congrès International du Chenin. Ces deux manifestations incarnent les nouvelles ambitions de la région.

La Paulée de l’Anjou n’est pas un événement nouveau. Mais elle a pris une nouvelle dimension. Au cœur de l’événement, un homme-clef, Ivan Massonnat. Ce financier parisien a racheté en 2018 le domaine de Jo Pithon et l’a agrandi pour arriver à 25 hectares. Il a de grandes ambitions pour son domaine, nommé Belargus, mais aussi pour la région. Habilement, les vignerons lui ont laissé prendre la présidence de la Paulée à laquelle il a immédiatement voulu donner un nouvel élan. Il a réussi à fédérer le saumurois, pour que cet événement ne soit plus seulement celui de l’Anjou Noir. Il y avait donc ce dimanche 30 juin, 500 personnes au banquet gastronomique du Grenier Saint-Jean, une grande dégustation de domaines bios et biodynamiques l’après-midi à la coulée de serrant, des sommelières internationales (Pascaline Lepeltier, Paz Levinson) et des annonces importantes puisque l’événement aura lieu à Saumur l’année prochaine et sans doute un jour… à New-York.

Un congrès mondial
Cette Paulée new-look s’est doublée dès le lendemain d’un congrès sur le chenin au palais des congrès d’Angers. Organisé par l’Académie du Chenin, présidée par Evelyne de Pontbriand (Domaine du Closel à savennières), il réunissait 200 participants, dont 45 sud-africains, pour parler histoire, paysages, économie, changements climatiques. Une cession sur le goût, animée par Gabriel Lepousez de l’Institut Pasteur, fut passionnante. On a aussi appris que l’autre parent du chenin, le premier étant le savagnin, était… la sauvignonasse. Un nom pas sexy pour désigner un cépage aussi appelé sauvignon vert ou friulano. Des visites ont permis aux visiteurs de découvrir les vignobles environnants.

Les sommelières surtitrées Paz Levinson et Pascaline Lepeltier en compagnie d’une vigneronne invitée, Christine Vernay, du domaine Georges Vernay à Condrieu.

Un cépage, plusieurs approches

On pouvait aussi déguster 350 vins de chenin du monde entier. Cela permettait notamment de comparer ses identités. Les Sud-Africains, qui produisent beaucoup plus que la France, avec 18 000 hectares plantés en chenin, proposaient beaucoup de vins de grande consommation, standardisés aromatiquement et pourvus de l’incontournable capsule à vis. Les Français, fidèles à leurs AOC et à leurs bouchons, présentaient une offre plus complexe mais souvent plus qualitative. Si certains, comme le Domaine du Closel ou le Domaine Ogereau confirment qu’ils sont des références, on a aussi pu découvrir des nouveaux comme Pierre Menard ou Le Fief Noir qui nous ont donné un goût de « revenez-y ».

La Loire affirme de nouvelles ambitions, notamment vis-à-vis de ses vins blancs secs. Si la région a toujours été appréciée pour son activisme et sa disparité, il lui a longtemps manqué un mouvement collectif et des porte-étendards qualitatifs de taille. Si la révolution ne se fait pas en un jour, et que la cohésion est toujours plus difficile à créer que la zizanie, il nous semble que ces quatre jours ont incarné les prémisses de changements fructueux.

Photo d’ouverture : Le critique anglais Jim Budd, le vigneron ligérien Emmanuel Ogereau et le vigneron sud-africain Ken Forrester trinquent au succès du congrès du chenin.

Les hospices de Gigondas et le nez des amateurs

Haut-lieu d’histoire médiévale tombé en ruine, les hospices de Gigondas furent restaurés par ses habitants dans les années 1980 pour devenir l’un des plus beaux sites du Vaucluse, doté d’une vue imprenable sur la vallée du Rhône. Au cœur de ces remparts, les vignerons de Gigondas invitent les amateurs dès aujourd’hui et jusqu’au 25 août « à découvrir la magie du vin sous l’angle de ses arômes, en collaboration avec les Editions Jean Lenoir » (le créateur des fameux livres-objets Le Nez du vin).

Gratuite, cette proposition estivale accueille le visiteur dans des espaces novateurs et ludiques, comme celui consacré à l’éveil de l’odorat des enfants ou cet autre qui fait la part belle au terroir et à la biodiversité en projetant « un étonnant film d’animation sur la formation géologique des dentelles de Montmirail. » De quoi former son nez et se balader ensuite avec un tout autre œil sur la région. L’atelier sensoriel de Gigondas est ouvert du mardi au dimanche, de 11 h à 13 h 30 et de 14 h 19 h.