Page d'accueil Blog Page 537

Les pomerols 2011 par Thierry Desseauve

0

Pomerol est une appellation intéressante dans le cadre particulier de ce millésime qui va mettre du temps à s’exprimer parfaitement. D’habitude extravertis, cette année, les vins sont tout en finesse, voir introvertis. S’il est d’une dimension incontestablement moindre que les millésimes précédents, 2011 se distingue par son énergie et son dynamisme.

S’il est d’un niveau qualitatif plus homogène qu’à Saint-Emilion, ce qui me marque cette année c’est la capacité de découvrir la véritable personnalité des crus, loin de la surenchère des millésimes précédentes.

Les propriétés qui ont décidé de jouer la carte de la finesse s’en sortent le mieux. Ce millésime ne supporte pas l’extraction et les prises de bois.

A ce stade de la dégustation, je retiens Vieux Château Certan. Ce vin n’est pas dans la surenchère, il offre une finesse intense, une délicatesse, une profondeur et beaucoup de fraicheur.

Les grands crus sont évidemment au rendez-vous. Petrus (moins volumineux que les années précédentes, tout en finesse, droiture et onctuosité), L’Evangile, Trotanoy, L’Eglise Clinet, la Violette ou Lafleur sont très différents les uns des autres, mais tous sont brillants. Dans un registre moins célèbre, Montviel ou Bourgneuf (ex-Vayron) sont de belles réussites.

Dans les appellations périphériques, les vins qui s’en sortent le mieux sont issus de terroirs d’alluvions, sableux et légers. On y retrouve des vins souples et onctueux.

A ce moment de la dégustation quelques crus qui retiennent mon attention : La Fleur de Bouard (nettement au dessus des autres crus de l’appellation), le Domaine de l’A, le Château Clarisse et Grée-Laroque, le Défi de Fontenil, etc.

Classement des blogs, BonVivant premier. Yes.

0

Et voilà, enfin. Bon Vivant est tout en haut du classement. Je ne vais pas la jouer « on s’en fout » comme deux ou trois ronchons de ma connaissance affligée. Non, non, non. Je dis que je suis ravi. Que j’ai fait tout pour. Que j’adore ça. Oui. Et que je vais continuer à fond. Que ça durera ou pas, mais que je ne lâche rien. Et que c’est du bonheur quand ça tombe la semaine du lancement de My Bettane+Desseauve qui est un succès impressionnant et inattendu. Comme si le monde n’attendait que ça. Et ben, il l’a, le monde, son web-magazine. Et ça m’enchante. Le succès est l’idée de toute entreprise et c’est un plaisir. Dire le contraire, c’est mensonge et fausse modestie, de l’éducation mal assimilée, des idées moisies…Lire la suite

Chablis, Domaine Laroche, blanc 2009

0

Également passé sous pavillon Advini, le Domaine Laroche reste une valeur sûre du vignoble chablisien, voire incontournable. La nouvelle équipe en place continue de développer les fondamentaux de la marque, notamment avec cette cuvée Saint-Martin, franche et directe, qui n’a pas vu le bois. Le vignoble compte 63 hectares sur des calcaires du Kimméridgien.
Cépages : 100 % chardonnay.
Le vin : Un chablis tendu et droit, au fruité citronné fin, très digeste.

Note bettane+desseauve :14,5/20
Prix public : 11 euros

22, rue Louis-Bro • 89800 Chablis
Tél. 03 86 42 89 00 • Fax : 03 86 42 89 29
[email protected]
www.larochewines.com

Les pessac-léognan 2011 par Michel Bettane

0

Une première dégustation dans des conditions techniques très difficiles avec des échantillons trop chauds, un brouhaha environnant et une organisation perfectible.

Heureusement, l’organisateur nous a proposé de regoûter les vins lors d’une nouvelle séance plus au calme avec des échantillons cette fois à la bonne température.

Dans une appellation déjà sérieuse et austère, on retrouve un millésime 2011 avec des vins sérieux et austères. Les vins sont droits, francs et les tanins raides.

Les meilleurs ont su tirer leur épingle du jeu grâce à une bonne sélection des raisins.

Au nez, on retrouve des senteurs de tabac, certains confrères autour de moi ont parlé de senteurs de fruits mais j’en ai peu trouvé.

Cette épisode illustre parfaitement la difficulté de la dégustation des vins en primeurs, la qualité de l’échantillon est cruciale. Je me demande quel jugement ont porté mes confrères lors de la première dégustation de ce matin.

Pour les vins blancs de Pessac-Léognan, c’est autre chose, on retrouve une belle acidité, fraicheur, de beaux arômes et une belle énergie.

Ce sont des bons vins mais d’un charme rapide, ils devraient être prêts d’ici 2 ou 3 ans.

Suite de la dégustation chez Haut-Brion…

Mes préférés pour le moment : Fieuzal, Larrivet Haut-Brion, Pape-Clément et Domaine de Chevalier

Photo: Guy Charneau

Questa sera

0

D’accord, d’accord, l’Italie est première en matière de volume d’exportations (23 % de parts de marché, devant l’Espagne 22 %, et la France 14 %, source Organisation internationale de la vigne et du vin),
mais c’est bien normal quand on sait le poids de la communauté italienne aux Etats-Unis, première destination de leurs vins. D’accord, d’accord, les vins italiens commencent à faire la course avec les nôtres sur le marché asiatique, mais qui a éduqué les palais, là-bas ? Ce soir, pas chauvin, on oublie tout ça. C’est «jeudivin» chez Divinamente Italiano, un restaurant situé au 28, rue Notre-Dame des Victoires, dans le 2e arrondissement de Paris, qui propose régulièrement des soirées d’initiation aux vins italiens, région par région. Le programme du jour, c’est la Vénétie. Viendront ensuite le Latium et la Sardaigne.
Réservation au 01 47 03 38 41.

La hiérarchisation des vins méditerranéens

0

Plus d’un siècle après Bordeaux et la Bourgogne, le Languedoc entre dans une démarche de hiérarchisation de ses vins et s’attaque à l’épineux problème de la lecture de l’offre vin par les consommateurs. L’appellation, le prix, le terroir, la réputation : quelles sont les meilleures clés d’entrée sur le marché ? C’est la question qui a été débattue par différents professionnels lors de la IXe journée technique organisée par l’association Vino Latino. Parmi les sujets abordés : la hiérarchisation actuelle et ses perspectives d’avenir (Catherine Richer, INAO Montpellier), la différence entre hiérarchisation et segmentation (Sarah Lumbroso, Montpellier Sup Agro), la pertinence du classement des vins de Bordeaux par rapport aux terroirs de l’appellation (Olivier Tregoat, Viti Développement) et l’utilité de la hiérarchisation pour les consommateurs (Philippe Faure-Brac).
Vino Latino est une association professionnelles fondée en 1992 à l’initiative trois laboratoires oenologiques du Languedoc-Roussillon (Riere, Dubernet et Œnoconseil). On la découvre ici.

 

 

Eaux de Pâques

0

Non, les capsules Kapsi ne sont pas que d’amusants petits objets colorés conçus pour égayer les tables, même si elles remplissent aussi très bien cette fonction. Elles contiennent chacune 5 ml d’une eau-de-vie sélectionnée pour plaire aux amateurs autant qu’aux nouveaux venus sur le sujet. Jaune, c’est pour la poire Williams. Vert, c’est l’absinthe. Orange, la mirabelle. Rose, la framboise, violet, la prune et rouge, la cerise (mais on dit kirsch). Elles se marient, selon les préférences de chacun, avec un café, un dessert et bien sûr, avec les chocolats de Pâques. Le tube de douze capsules est vendu 20 euro chez Nicolas.

Un vin à 9° d’alcool, interview avec le Domaine la Colombette

0

Situé dans le Languedoc, le domaine La Colombette, s’étend sur plus de 130 hectares de vignes, dont une partie en bio. Dirigé par François Pugibet et son fils Vincent, le domaine propose une gamme de vins à 9° degrés d’alcool. A l’occasion du salon Prowein, nous avons rencontré François Pugibet afin qu’il nous présente son domaine … Lire la suite

Languedoc, Coteaux du Languedoc – Terrasses du Larzac, Mas Cal Demoura, L'Infidèle, rouge 2008

0

Vincent Goumard a abandonné son métier dans le conseil financier pour reprendre cette propriété, installée à Jonquières, en Terrasses du Larzac, qui appartenait au père d’Olivier Jullien. La succession s’annonçait délicate, mais ce domaine produit aujourd’hui des vins typiques du secteur avec une trame structurée et puissante et une patte unique qui s’affine millésime après millésime. Les Combariolles est une cuvée dense de belle plénitude, et l’Infidèle est une entrée de gamme idéale pour comprendre les Terrasses du Larzac. Chaque millésime voit une progression qui porte le domaine dans la cour des grands. Les rouges, mais également les blancs, sont hautement fréquentables ! L’utilisation de chenin est une excellente idée pour donner du nerf aux blancs languedociens. Elle devrait faire des émules. Année après année, cette cuvée gagne en qualité de texture, en soyeux, dans les trois dimensions. La finale est gourmande, elle porte l’essence du grand languedoc.

Note bettan+desseauve : 16,5/20
Prix public : 13,50 euros
Tél : 04 67 44 70 82*

Les saint-émilion 2011 par Thierry Desseauve

0

Pendant que Michel Bettane bat la campagne sur la rive gauche, Thierry Desseauve passe la rive droite au peigne fin. On sent pointer une touche de déception…

« Après 2009 et 2010, ça fait tout drôle. Aucun doute, 2011 est un cran en dessous. Il y a une dimension, un volume qu’on ne retrouve pas cette année. Et c’est systématique. Ce qui classe le millésime 2011 dans une catégorie différente. À Saint-Émilion, d’habitude, les arômes de fruits rouges et noirs sont très démonstratifs. Cette année, ils sont très discrets voire absents. Dans les grands vins, c’est plus floral. Ou plus chocolaté quand on approche de Pomerol. Pour les autres, les vins apparaissent plus austères avec un manque total de fruit. Autres défauts, des creux en milieu de bouche qui semblent interminables et des tanins qu’on n’avait pas vu d’une telle sécheresse depuis 2006.

Pour le bon côté, le millésime 2011 est un juge de paix. Je n’ai jamais vu autant de différences entre les vins. Quand on déshabille les bouteilles après la dégustation à l’aveugle, on n’a pas beaucoup de surprises. On connaît ceux qui se donnent les moyens de bien travailler et ce n’est pas, ou pas seulement, une question d’argent (cf. Catherine Papon-Nouvel). Et il y a les autres.

C’est un millésime avec des déficits assez marqués. Il ne faut pas en attendre de l’exubérance, de la plénitude. Certains ont du charme, mais dans un registre qui ne sera jamais celui des deux millésimes précédents. Hélas pour l’amateur, beaucoup de vins sont oubliables. Heureusement pour lui, il y a de réelles réussites.

Parme les grands, Pavie, Valandraud, Larcis-Ducasse, Angélus, Beauséjour-Bécot ont fait de beaux vins. Je n’ai pas encore tout goûté et, particulièrement, pas les premiers. Parmi les noms moins connus, je retiens le Clos Saint-Julien, vraie réussite. Pressac, qui est le meilleur Pressac de l’histoire. Faugères est très bon et Bergat aussi. La-Clotte est délicieux. À Fronsac, Haut-Carles est formidable.

La suite… »

Choisir, c’est se réjouir

Déjà deux ans que ce Nouveau Bettane+Desseauve a pris la place de l’historique Guide des vins. Comme l’an dernier, les fondamentaux de ce livre-magazine n’ont pas changé. D’abord, proposer un bel objet, grand format, bon et beau, moins austère que son prédécesseur.