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Esprits de Noël

A deux semaines de Noël, une deuxième sélection de cadeaux pour amateurs débutants ou confirmés. Cette fois, ce sont les flacons de spiritueux qui se poussent du col sous le sapin, avec raison.

Sept siècles
Fruit d’une quête de « l’essence originelle de l’armagnac » portée par l’amour que porte Louis-Marie de Castelbajac à sa région et par son envie de partager avec le monde entier une tradition datant de plus 700 ans, l’armagnac ci-dessus est issu des cépages folle-blanche et ugni blanc. A l’occasion des fêtes de fin d’année, sa bouteille au design moderne a été décorée de feutrines aux couleurs et motifs de noël. Du cousu main, tout comme l’eau-de-vie qu’elle contient, l’idée étant de proposer « un produit artisanal de A à Z. » Ce flacon est uniquement disponible au Lafayette Gourmet et sur le site de la marque.

Armagnac 700, 700 ml, 145 euros


Du même bois
C’est une barrique de chêne français ayant accueilli pendant dix-huit mois le vin du château Marquis de Terme , grand cru classé de Margaux, qui a achevé de parfaire – pendant dix mois – les arômes de ce rhum de dix ans d’âge de la distillerie martiniquaise HSE (Habitation Saint-Etienne). De ces deux élevages de part et d’autre de l’Atlantique, les deux maisons ont tiré ce coffret d’un genre unique, mariage entre deux crus d’exception proposé en édition très limitée pour les fêtes de fin d’année à la boutique du château, et sur son pendant en ligne.

Château Marquis de Terme 2006 & HSE Rhum hors d’âge “Château Marquis de Terme finish”, 200 euros


Trois étoiles
Né d’une volonté du restaurant triplement étoilé Paul Bocuse de proposer un cognac d’une grande maison française à ses clients étrangers, voici un hommage au premier assemblage créé par la maison Martell, en 1879. Basé sur une recette datée du 14 février de cette année-là, qui évoque « huit cognacs vintage distincts provenant de Grande et Petite champagne, des Borderies, des Fins bois et de Bon bois », cet assemblage est doté d’un flacon qui fait aussi honneur à l’héritage Martell, ses formes étant caractéristiques du XIXe siècle. Il est disponible, en édition limitée, à la boutique du restaurant Bocuse.

Cognac Martell, Premier Assemblage, 75 euros

D’un nectar à l’autre
Si deux nouveaux extra-maturés viennent de rejoindre la gamme emblématique de single malt des Highlands de Glenmorangie (Lasanta, 12 ans d’âge et affinage en fûts de sherry ; Quinta Ruban, 14 ans d’âge et affinage en fûts de porto) c’est au finish sauternes de cette distillerie spécialiste des vieillissements dans des fûts d’exception que nous réservons une place dans cette sélection. Juste parce que Sauternes, bien sûr. C’est dans des fûts ayant contenu ce beau vin, sélectionnés individuellement, qu’a vieilli durant douze ans ce whisky dont l’étiquette a récemment été revue et réhaussée d’or.

Glenmorangie, The Nectar d’Or, 63 euros

Double magnum
Si le format est déjà exceptionnel pour l’amateur de vin, il est encore plus impressionnant s’agissant d’un cognac. Autant dire que c’est un magnifique cadeau que cette proposition inédite de la maison Delamain, qui offre à l’occasion de cette fin d’année cet imposant écrin à son porte-étendard, le cognac Pale & Dry X.O, assemblage d’eaux-de-vie exclusivement issues de Grande Champagne.

Cognac Delamain, Pale & Dry X.O, 450 euros le double magnum (sans le berceau verseur)


On ice
Un seul glaçon, très gros (a rock, quoi), trois glaçons ou alors carrément six, dans un verre à pied (voir l’image ci-dessous), les recettes et les traditions évoquées par la maison Hennessy varient, tout comme les degrés de froid mettent différemment en valeur les arômes du cognac. Ces expériences de dégustation autour du X.O créé en 1870 par Maurice Hennessy s’accompagnent d’un coffret proposé en édition limitée, qui se transforme en seau à glace. Seule règle incontournable, de parfaits glaçons ne s’obtiennent qu’avec de l’eau minérale ou filtrée.

Cognac Hennessy, coffret X.O & Ice, 198 euros

On three rocks, on a rock ou over ice, trois façons de (re)découvrir Hennessy X.O

Ce dimanche à Paris, le vin italien tient salon

Près de cent vignerons venus de toute l’Italie (vingt régions exactement) seront présents ce week-end à l’espace Charenton (Paris 12e) pour présenter « la fine fleur du vin naturel transalpin » et plus de trois cents cépages autochtones au grand public des amateurs comme aux professionnels, auxquels est réservée la journée de lundi. Lancé en 2002 à Fornovo par Christine Marzani et doté d’un pendant français depuis 2016, avec l’aide de l’œnologue et consultante Claudia Galterio, le salon Vini di Vignaioli déploiera un éventail de plusieurs centaines de vins, assorti de produits gastronomiques italiens bio. Entrée : 10 euros, plus de renseignements sur le site vinidivignaioli.fr

Nos dix étoiles du champagne

Dix champagnes de maisons ou de vignerons, des bruts sans année, des millésimés, des blancs de blancs, des valeurs sûres, des références, des petits trésors. Bref, voici ceux que nous aimons et qui doivent être à coup sûr sur vos tables de fêtes, entre 20 et 70 euros

Sélection Louis Victor Charvet pour Bettane+Desseauve

Du 742 pour le 24
Jacquesson, Cuvée 742
Issu de la récolte 2014, ce brut non millésimé est superbe de plénitude, avec beaucoup de profondeur dans la définition de bouche, une bulle fondante et crémeuse, des notes grillées et toastées bien fondues dans d’autres plus boisées.
45 euros

D’amour et d’Avize
Champagne Franck Bonville, Millésimé 2008
Troisième génération, Olivier Bonville travaille la vigne dans un secteur idéal pour le chardonnay. Les 20 hectares du domaine s’étendent sur les communes de Cramant, Oger et Avize. Avec un nez brioché, des accents de noisettes fraîches et une touche d’agrumes, c’est un millésimé de grande élégance qui sublime la pureté du terroir d’Avize.
70 euros

Mumm millésimé
Mumm, Brut 2013
La marque au cordon rouge sort son nouveau millésime 2013. A majorité pinot noir (74 %) issu de villages classés en grand cru sur la montagne de Reims, assemblé avec du chardonnay de la côte des Blancs, ce 2013 est fait pour le poisson et les crustacés.
46,70 euros

All I want for Christmas is Piper
Piper-Heidsieck, Vintage 2012
D’un bel équilibre chardonnay et pinot noir, ce millésimé au fruit expressif a toute la fraîcheur requise. Dans les pas de Régis Camus, le génial artisan de Rare, le jeune chef de cave Emilien Boutillat instille aux cuvées de Piper-Heidsieck le style tonique et élancé qui fait la signature de la maison.
45 euros

Au pied du sapin
Gosset, Grand Millésime 2012
Plus ancienne maison de vins de la Champagne, fondée à Aÿ en 1584, Gosset propose une gamme d’une formidable qualité. Si la cuvée Celebris se trouve au sommet de celle-ci, ce millésimé 2012 est également un choix raffiné avec sa grande vinosité et son potentiel de garde.
57 euros

Noël blanc
Henriot, Blanc de blancs
L’une des références dans la catégorie et depuis longtemps, avec ces notes zestées et fruits blancs au nez, cette bulle crémeuse et fondante, et surtout cet équilibre frais et irrésistible, voilà un apéritif incontournable qui prolongera la conversation sur des entrée marines.
40 euros

Réveillon chic
Billecart-Salmon, Vintage 2008
Porté par ses agrumes bien mûrs, c’est une déclinaison de zestes au nez puis en bouche, avec une bulle fondante et crémeuse qui a eu le temps d’affiner ses contours dans la fraîcheur de la craie champenoise. Les inconditionnels de la maison ne seront pas déçus, les autres non plus.
63 euros

Thiénot incontournable
Thiénot, Vintage 2009
Puissant au nez dans ses parfums de fruits mûrs, fruits bien jaunes voire exotiques (ananas), en bouche c’est l’équilibre qui domine dès l’entame, droite et nette. Une belle vivacité prend le relais pour un champagne complet, élégant, harmonieux et à point.
38 euros

Grand brut, grand frisson
Perrier-Jouët, Grand Brut
Avec un vignoble de 65 hectares presque intégralement en grands crus, cette maison historique compte parmi les plus régulières et offre une gamme bien construite. Ce brut sans année surprend par son ampleur relevée par des arômes de zeste d’agrumes frais. La bulle est fine, l’allonge gourmande et savoureuse.
40 euros

La pépite du dégustateur
Virginie Bergeronneau, Jeanne
Sur le vignoble de la Montagne de Reims, Virginie Bergeronneau a créé il y a quatre ans sa propre signature. Elle exploite un peu plus d’un hectare certifié HVE. Cette création évoque l’ingénieux mariage du fruit riche, généreux et entier à la dimension des saveurs extraites des sols. Un champagne profondément sensoriel.
25 euros

Ce champagne fait partie de notre sélection Le Club du Grand Tasting by iDealwine, à retrouver sur https://www.idealwine.com/fr/domaine/7249-Champagne-Virginie-Bergeronneau.jsp au tarif préférentiel de 20 euros.

Pour en savoir plus : Le Club du Grand Tasting by iDealwine, épisode VI

Si Trévallon m’était conté


Plaisir extrême à offrir à un amateur, l’ouvrage en photo ci-dessus raconte l’histoire du domaine mythique qu’est Trévallon. Sous la plume de Guy Jacquemont et au fil les photographies de Hans Silvester, Denis Laveur et Thierry Veson, c’est une œuvre à l’image des vins d’Eloi Dürrbach qui se déploie ici, depuis les premiers pas (en 1973) jusqu’au succès international de ce domaine de dix-sept hectares, conduit depuis toujours dans le plus profond respect de la nature et désormais porté par Ostiane Dürrbach Icard et son frère Antoine. Une invitation au cœur des Alpilles, dans ce qui fait le quotidien de Trévallon, la sobriété de ses paysages et de ses hommes et son très haut degré d’exigence.

« Ce qu’il y a d’émouvant,
c’est de revivre ce qui n’était
au début qu’un rêve »

Eloi Dürrbach

Si le titre de cet ouvrage dit beaucoup, Trévallon, une famille d’artistes, un vin rare, il ne précise pas à quel point l’auteur s’est plongé en profondeur dans les coulisses du mythe. « Je connaissais bien sûr les grands vins de Trévallon mais Eloi m’a fasciné par sa personnalité, sa simplicité et impressionné par sa vision du vin, son goût pour la liberté et la force de ses intuitions », révèle ainsi celui qui a passé trois ans au domaine afin de s’inspirer de son âme et d’en témoigner, notamment en faisant une grande place aux équipes comme aux amis de toujours, vignerons, sommeliers, chefs, importateurs. Disponible depuis peu, cet ouvrage a également fait l’objet d’une édition luxueuse et limitée, coffret numéroté proposé au prix de 300 euros. Plus de détails et commande sur le site lelivre.domainedetrevallon.com

Guy Jacquemont, Trévallon, une famille d’artistes, un vin rare, 80 euros

Un bourgogne des Hospices et une légende

Joseph Drouhin, Hospices de Beaune,
Cuvée Maurice Drouhin, beaune 1er cru 2017

Pourquoi lui
Une petite histoire qui s’inscrit dans la grande. Pendant l’Occupation, Maurice Drouhin, chef de la maison Joseph Drouhin, a été caché par les religieuses qui menaient les Hospices de Beaune. Dès 1947, reconnaissant, il a fait don d’un domaine de trois hectares aux Hospices. Pour fêter les 70 ans de cette donation, la maison a acquis toutes les pièces de cette cuvée.

On l’aime parce que
Un assemblage de quelques très belles parcelles de la côte de Beaune, finement élaboré par Ludivine Griveaux, maître de chai du domaine des Hospices, c’est forcément un grand magnum.

Lire la suite ici sur le blog bonvivant

Le Nouvel An célébré en six services

Dans trois semaine exactement, le restaurant Les 110 de Taillevent accueillera l’année 2020 avec le dîner de réveillon détaillé ci-dessous, un menu signé Baptiste Leroux (photo) et composé de produits de saison d’exception. Tarif de cette gastronome proposition à réserver dès maintenant (c’est par ) : 195 euros par personne sans les boissons. A ce propos, rappelons que l’établissement doit son nom et sa réputation au fait de proposer un éventail exceptionnel de 110 vins au verre.

Les 110 de Taillevent, menu du Nouvel An :

Cromesquis foie gras et poire épicée

Huître Marennes, citronnelle et sarrasin

Ceviche de bar, crémeux de fenouil, eau de citron noir


Saint-Jacques dorée, nashi et betterave, beurre blanc au caviar


Tourte de pomme de terre truffée, à la crème fumée


Caille farcie aux châtaignes, butternut acidulé, jus perlé à la Chartreuse verte


Brie de Meaux aux noix, pâte de coing


Mandarine corse rafraîchie au Champagne


Truffes au chocolat

Aux enchères, le domaine de La Grange des Pères atteint de nouveaux sommets

Mercredi dernier, lors de la dispersion aux enchères des 1 600 flacons de la collection particulière d’un grand amateur, la plateforme Idealwine a enregistré un record avec l’adjudication à 5 219 euros d’un flacon de l’iconique domaine de la Grange des pères, millésime 1992. Première maison de vente de vins aux enchères en France, leader mondial des enchères en ligne de vin* et, de ce fait, coutumière des records « non seulement sur les grands classiques des enchères, mais aussi pour des vins issus de domaines plus pointus », la société Idealwine précise que plusieurs autres lots de millésimes matures de cette même propriété ont été vendus à des prix largement au-dessus de leur cote (jusqu’à 770 % de hausse), mettant ainsi à l’honneur les grands vins du Languedoc.

Si les vins de la Grange des Pères sont particulièrement recherchés des amateurs depuis déjà plusieurs années et si leur cote monte régulièrement, jamais celle-ci n’avait atteint les sommets permis par cette vente constituée d’une rare série de flacons. Parmi les lots mis en vente, trois flacons ont dépassé le seuil des mille euros (1992, 1993 et 1994, soit les trois premiers millésimes produits) et la bouteille du millésime 1992 évoquée ici a fait l’objet d’une « véritable bataille d’enchères entre trois internautes » (c’est un amateur français qui l’a remportée). Extrêmement rares, les vins blancs du domaine étaient présents en nombre lors de cette vente, constituant une trentaine de lots qui ont également surpassé leur cote Idealwine. Ainsi du 2004, coté 188 euros et adjugé 552 euros.

En Champagne, la viticulture durable est accompagnée et honorée par la maison Lanson

Outre le fait de posséder en propre un vignoble de seize hectares mené en bio, le domaine de la Malmaison (Verneuil) qui donne naissance à sa cuvée Green Label, la maison de champagne Lanson s’investit aussi pour une viticulture durable en encourageant ses vignerons partenaires à emprunter de plus verts chemins. Selon les objectifs définis par l’interprofession champenoise et le ministère de l’Agriculture, que viennent certifier les labels Viticulture durable en Champagne (VDC) et Haute Valeur Environnementale (HVE), la maison Lanson accompagne de façon proactive, au travers d’une structure collective, l’engagement de chacun envers une culture durable du raisin, dans le respect de la biodiversité et des normes sociétales et environnementales.

Chaque année, une cérémonie salue la nouvelle promotion de vignerons
qui s’engagent et agissent pour préserver le terroir champenois

« Engagés librement dans ce groupe de travail collectif, les viticulteurs bénéficient d’un accompagnement technique personnalisé durant un an, avec les équipes Lanson et Magister, pour intégrer et mettre en pratique dès à présent un système viticole que le comité interprofessionnel du vin de Champagne, souhaite étendre à l’ensemble de l’aire d’appellation d’ici dix ans. » Cette transition, qui contribue également à la valorisation de l’AOC champagne, la maison Lanson a choisi de la saluer chaque année lors d’une cérémonie honorant les récipiendaires de certifications. Lors de l’édition 2019, qui s’est tenue début décembre à Reims, dix-neuf de ses vignerons partenaires ont reçu leurs labels VDC et HVE, reconnaissances officielles de leurs pratiques vertueuses.

C’est le moment de visiter le château Pape Clément (entre autres)

Troisième et dernier volet de la trilogie de portes ouvertes dans les propriétés qui a animé l’automne sur la route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes, le week-end sera consacré aux vins rouges et blancs de l’AOC pessac-léognan. Là, durant deux jours, trente-quatre châteaux – dont quatre crus classés de Graves – attendent les amateurs pour des visites, des dégustations, des ateliers, des expos de photos ou encore de véhicules anciens, des balades à dos de poney, des marchés gourmands, toutes animations dont on trouvera le détail sur le site de l’appellation pessac-léognan. Précisons que le château Pape Clément proposera des visites guidées de la propriété toutes les 45 minutes sans réservation préalable (dès 10 h samedi comme dimanche et jusqu’à 17 h samedi et 16 h 15 dimanche).

Quand le champagne se fait cadeau

A trois semaines de Noël, une première sélection de huit champagnes dont le format, l’âge, le coffret ou le bel habillage méritent qu’on leur fasse une place au pied du sapin.

Hypernature
Le geste de la cueillette d’une grappe de raisin et la générosité du terroir champenois, voilà ce qu’illustre le rituel de dégustation visible ci-dessus. Signé Bethan Lauren Wood il accompagne la cuvée Grand Brut de la maison Perrier-Jouët en cette fin d’année après avoir fait l’objet d’une création spectaculaire à Paris au printemps dernier (nous vous en avions parlé ). « Aussi libre dans sa forme qu’intense dans ses couleurs », cette œuvre poursuit le dialogue entre art et nature que la maison entretient depuis sa création en 1811, notamment à travers le mouvement Art nouveau (ses cuvées Belle Epoque en sont les témoins). Dans cet arbre coloré, on vient cueillir son verre de champagne comme le fruit de la vigne qu’il est. Outre cette création originale, le coffret Hypernature contient deux verres ornés des anémones emblématiques de la maison et le nouveau flacon de sa cuvée Grand Brut, « celle sur laquelle Perrier-Jouët a bâti sa réputation », comme le rappelle son chef de cave, Hervé Deschamps.

Champagne Perrier-Jouët, coffret HyperNature, 300 euros (prix conseillé)


Tenue de soirée exigée
Façon smoking, c’est en noir et blanc que la maison Cattier envisage les fêtes de fin d’année. Deux coffrets graphiques habillent un duo de cuvées formé par le brut premier cru Clos du Moulin, assemblage de trois millésimes doté d’une étiquette numérotée et sérigraphiée et d’un coffret en bois laqué de noir, et par l’emblématique champagne blanc de blancs premier cru de la maison.

Champagne Cattier, coffrets Clos du Moulin et Blanc de blancs, 96 euros et 125 euros (prix conseillé)


Le pouvoir du temps
Odilon de Varine, le chef de cave de la maison Gosset, explique qu’un double vieillissement, « c’est l’expérience ultime d’un grand champagne, celle où l’effervescence s’efface pour laisser le vin s’exprimer pleinement. » Une expérience permise par cet assemblage de grands crus – Avize, Cramant, Mesnil-sur-Oger et Oger pour les chardonnays (46 %), Ambonnay, Aÿ, Bouzy et Vernezay pour les pinots (54 %) – de la récolte 1995, année marquée par des températures dépassant 37° à la fin du mois de juillet (« soit une chaleur presque comparable à celle obtenue en 1983 et 1976 qui furent deux années caniculaires », rappelle la maison). Après une décennie sur lies, à plus de dix-huit mètres sous terre, suivie d’un long repos supplémentaire après dégorgement, ce millésime ancien est proposé dans une édition limitée à un millier d’exemplaires.

Champagne Gosset, “Les Célébrissimes”, Celebris 1995, 500 euros (prix conseillé)
Généreux nature
Un jéroboam au design métallique et contemporain, c’est la belle édition limitée que la maison Ayala, fondée à Aÿ en 1860, a réservé en cette fin d’année à son emblématique cuvée non dosée, assemblage de 40 % de chardonnay, 40 % de pinot noir et 20 % de meunier. Baptisée “Silver Edition”, cette série de coffrets dont les lignes aiguisées et les tons inox « font écho au processus même de vinification du Brut Nature » est numérotée de 1 à 200. Pas plus.

Champagne Ayala, Brut Nature Silver Edition, 320 euros le jéroboam (prix conseillé)


Vendanges d’août
Interprétation du millésime 2007 par le chef de cave de la maison, Frédéric Panaïotis, le nouveau millésime de Dom Ruinart rosé est le fruit d’une année atypique, « l’une des rares en Champagne où les vendanges ont débuté en août. » Cuvée unique livrant l’expression sublimée du goût Ruinart, ce prestigieux champagne dosé à 5 grammes par litre est issu de l’assemblage de 80 % de chardonnay issu des grands crus de la côte des Blancs (Avize, Chouilly, Le Mesnil-sur-Oger) et de la montagne de Reims (Sillery et Verzenay) et de 20 % de pinot noir vinifié en rouge issu du seul grand cru d’Aÿ. Il a vieilli en cave une douzaine d’années avant un dégorgement suivi de dix ans de maturation sur lies.

Champagne Ruinart, Dom Ruinart Rosé, 270 euros (prix conseillé)


Généreuse nature
En précisant que cette cuvée ne pouvait pas « tourner le dos à une année comme 2004, où tout lui était prédestiné », la maison Pommery rend à nouveau un bel hommage à cette Louise à qui elle doit d’exister. Uniquement élaboré quand l’année en est digne, ce champagne est issu des meilleures parcelles de trois grands crus (Avize, Cramant et Aÿ), d’une belle dose de patience avant de vendanger « en ne cueillant que les plus belles grappes » et d’une sélection des jus les plus purs lors du pressurage. Cette matière noble fournie par la nature, l’assemblage, le passage du temps et l’expérience de l’œnologue et chef de cave de la maison, Thierry Gasco, l’ont transformée en « un vin d’une absolue pureté » qui sait se faire apprécier seul et peut aussi accompagner « une tourte aux fruits de mers, ou une truffe en croûte et, pourquoi pas, un bon quatre quarts breton moelleux à souhait. »

Champagne Pommery, Cuvée Louise 2004, 155 euros (prix conseillé)


Blanc de blanc vêtu
Dirigée depuis le début de l’année par Benjamin Fourmon, qui représente la sixième génération à la tête de cette entreprise familiale créée en 1825, la maison Joseph Perrier propose une édition limitée (1 500 magnums) née de la rencontre de ce dernier avec l’artiste Lauren Collin, qui crée des “papiers sculptés” sur la base d’une technique unique qu’elle a développée et consistant à inciser le papier dans son épaisseur à l’aide de scalpels. L’œuvre née des émotions qu’elle a ressenties lors de la dégustation de cet assemblage 100 % chardonnay – Chouilly, Avize, Le Mesnil sur Oger, Cumières et Epernay – issu du millésime 2014 (« Ce vin m’a fait voyager dans un champ de fleurs blanches enivrantes par leurs parfums suaves et délicats », dit-elle) a été transposée sur le verre de ces flacons numérotés par le biais d’une sérigraphie à froid de couleur blanche.

Champagne Joseph Perrier, Tout de blanc by Lauren Collin, 150 euros le magnum (prix conseillé)


Un grand rêve pour l’amateur
Au début du XXe siècle, à contre-courant de la tradition champenoise de l’assemblage, Eugène-Aimé Salon décide de créer un vin unique, issu d’un seul cépage (le chardonnay), d’un seul cru (Le Mesnil-sur-Oger) et d’un seul millésime. Cette émancipation lui permet, dans des années exceptionnelles, de révéler la complexité du terroir et l’aptitude au vieillissement du champagne. Un siècle après lui, la maison qui porte son nom réaffirme sa position de pionnier avec la sortie de son 2008 – la plus petite vendange jamais récoltée chez Salon – élevé uniquement en magnum. Ce grand flacon est proposé au sein d’une caisse déployant quatre millésimes : 2004 (deux bouteilles), 2006 (deux bouteilles), 2007 (deux bouteilles) et 2008 (un magnum), champagnes respectivement surnommés par la maison “La Sérénité”, “Le Romantique”, “La Lumière vive” et “Le Rêve”.

Champagne Salon, Caisse œnothèque, 7 500 euros (prix conseillé)